À QUAND LA CONVERGENCE DES LUTTES ??? info luttes – n° 26 – juin 2018

À Air France, les salariés tiennent tête à la direction en votant majoritairement contre sa consultation malgré la pression patronale, le harcèlement intensif de mails jusque dans leur vie privée et l’intimidation agressive sur le renouvellement de certains contrats.

Les cheminots s’opposent à Macron contre la réforme entreprise visant non seulement la destruction de leur statut mais aussi la privatisation de la SNCF.

Les hospitaliers, les EPAHD résistent contre l’asphyxie du service santé public.

Les fonctionnaires manifestent le 22 Mai contre les suppressions de postes dans la continuité de la diminution du nombre de fonctionnaires et les nouvelles attaques mises en œuvre par la « République en Marche Arrière » pour saboter le paritarisme, les retraités qui ont manifesté par milliers le 14 juin contre l’augmentation de la CSG…

À Carrefour, à Casino et dans de nombreuses entreprises, les salariés combattent les plans de licenciements et contre les très mauvaises conditions de travail.

Alors, à quand le TOUS ENSEMBLE ET EN MÊME TEMPS ? Sinon, nous perdrons tous séparément !

Nous avons un ennemi commun la politique de Macron aux ordres du MEDEF, de Merkel, de l’UE et de la politique monétaire de la zone Euro. Cela se traduit par de l’austérité, encore de l’austérité et toujours de l’austérité détruisant les conquis sociaux du CNR, de Mai 68 , …

Cela se traduit par une fascisation d’un pouvoir politique plus prompt à prononcer des peines d’emprisonnement contre des syndicalistes défendant notre production qu’à poursuivre Lactalis mettant en jeu la santé des enfants !

Cela se traduit par toujours plus de profits pour le CAC40 : 66% vont aux actionnaires, 30% aux investissements et seulement 4% aux salaires très inégalement répartis.

Les élections européennes ne résoudront aucun de nos problèmes mais au contraire continueront de les aggraver. Les électeurs ne s’y trompent pas. L’abstention est très importante dans ce type d’élection mais pas que. Même dans le cadre de scrutins nationaux, l’abstention est en forte progression. Ils ne sont pas dégoûtés de la politique. Ils sont dégoûtés de la politique qui est menée !

En disant non à la constitution européenne le 29 mai 2005, ils avaient compris que le parlement européen n’a aucun pouvoir et que c’est la commission de Bruxelles composée de personnes non élues qui décide ! Mais ils ont compris aussi que les décisions européennes s’imposaient aux législations nationales. Les Grecs en ont d’ailleurs fait l’amère expérience.

Il est impossible dans ces conditions de faire l’Europe sociale car il faudrait l’unanimité des 27 pays. Alors, il est indispensable de construire un Frexit progressiste par la porte de gauche. Il est tout aussi nécessaire de s’extraire de l’OTAN et de ses équipées guerrières à la remorque des USA à travers le monde. À quoi serviront les 3% d’augmentation des dépenses militaires européennes ?

André Riera commission luttes du PRCF

Les grèves en cours :

  •  nationale chez Air France du 23 au 26 juin 2018

  •  des contrôleurs aériens du Sud-Est les 23, 24 et 30 juin et le 1er juillet 2018

  •  dans les cantines scolaires de Marseille dès le 19 juin 2018

  •  des facteurs d’Epinal depuis le 15 juin 2018

  •  nationale à la SNCF du 3 avril au 28 juin 2018

  •  à La Poste des Hauts-de-Seine depuis le 26 mars 2018

Les grèves à venir :

  • nationale des travailleurs, étudiants, chômeurs et retraités le 28 juin 2018

Revue de presse :

Des luttes gagnantes :

A – Maternité du pays du Giers à Saint-Chamond (42)

Source CGT : 18 juin 2018

La maternité du CH du pays du Giers à Saint-Chamond, réalisant plus de 800 accouchements par an était menacée de fermeture

“Pas de gynécologues obstétriciens” selon la direction de l’établissement qui avait pourtant une longue liste de praticiens intéressés par cet hôpital de proximité à échelle humaine.

Aucun ne faisait soit disant l’affaire…

Comme partout depuis la mise en place des Groupement Hospitalier de Territoires, les objectifs  sont de tendre à regrouper les activités des différents établissements conduisant à la fermeture de services dans les hôpitaux de proximité.

Durant de longs mois, professionnels, élus, population avec la CGT se sont mobilisés sans relâche pour permettre aux enfants de continuer de voir le jour à Saint-Chamond

La lutte a payée, 3 gynécologues obstétriciens  ont été recrutés, la maternité et sauvée !!!

Cette formidable lutte  a permis de sauver pour la 2eme fois (depuis 2015) la maternité de Saint-Chamond pour la défense d’un service public de qualité et de proximité avec la population et usagers , une fois de plus démonstration est faite que la lutte collective paie !

B- Chez EUROPAFI (Papeterie de la Banque de France/Filiale) après 10 jours de mobilisation

Source : CGT – 20/05/2018

Le mercredi 6 juin 2018 a eu lieu ce que l’on peut considérer être comme la dernière réunion de négociations concernant les conditions de travail et d’emploi du Personnel de la Papeterie, et en particulier celles du Personnel Europafi.

Il a été obtenu :

§  Une augmentation générale de 1,2% des salaires à compter du 1er juin 2018 ;

§  La création d’une enveloppe égale à 0,8% de la masse salariale des agents Europafi au titre des avancements individuels ;

§  Une prime exceptionnelle d’un demi mois de salaire avec un minimum de 800 €, pour compenser le non versement de la Participation cette année.

§  La mise en place d’un système de compléments de rémunération (CDR) calqué sur le système Banque de France ;

§  Un nombre de jours fériés garantis identique au Personnel BDF ;

§  La prise en charge du congé de solidarité ;

§  La mise en place d’un compteur d’heures à récupérer de 40 heures maximum ;

§  Le maintien intégral des ressources intégrant les primes de sujétion en cas d’accident du travail ;

§  La révision de l’accord de participation avec un seuil réduit du déclenchement de la prime

§  Le renforcement des effectifs de 12 agents, faisant passer la cible de la Papeterie de 260 à 272 EATP.

§  Une étude comparative des niveaux de rémunération entre diverses entreprises locales ou de la profession avec ajustement et remise à niveau des salaires de base individuels des agents Europafi le cas échéant, voire de certains postes de travail, pour être au prix du marché voire légèrement au-dessus.

§  Une prime de 500 euros pour tous les agents présents à la Papeterie au 31 décembre 2017 et ayant travaillé au moins une journée au cours de cette même année.

Après 10 jours de mobilisation très suivies par le Personnel, (+50% en lutte sur le site ), la présence de 60 à 70 agents à chaque AG, la victoire a été acté par un vote unanime pour la reprise -8 abstentions

C- Après 7 semaines de grève des agents des catacombes de Paris

Source : CGT – 20/06/2018

Après sept semaines de grève, le plus long mouvement social de l’histoire de Paris-Musées, les agents des Catacombes de Paris ont finalement réussi à imposer leurs revendications.

Le gestionnaire du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau, a tenté à de nombreuses reprises de casser le mouvement avec quelques complices  mais cela n’aura pas entamé la détermination des personnels. Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne avec la signature d’un protocole de fin de conflit avec la mairie de Paris.

Il a été obtenu :

§  Sur les questions salariales,  le triplement de la prime de pénibilité et l’harmonisation par le haut des salaires des collègues ex-vacataires qui touchaient jusqu’à présent 150 euros de moins chaque mois par rapport aux ex-contractuels.

§  Sur les questions, plus épineuses, d’effectifs, 6 nouveaux postes ont été arrachés 

Les camarades sont sortis fiers de ce conflit, une fierté justifiée car effectivement les résultats obtenus sont exceptionnels. « Franchement cette victoire est historique » comme le rappellent les observateurs attentifs des mouvements sociaux à la Ville de Paris.

D- La SNCF condamnée à payer les jours de repos des grévistes

Source : CGT 21/06/2018

L’entreprise avait décidé, dans le cadre des retenues sur salaires liées aux jours de grève, d’inclure les jours de repos attachés aux jours non travaillés.

Le Monde.fr avec AFP | 21.06.2018 à 10h57 • Mis à jour le 21.06.2018 à 11h25

La SNCF a été condamnée à payer les jours de repos des grévistes, ont annoncé jeudi 21 juin les avocats des syndicats, qui avaient saisi la justice. Les organisations syndicales contestaient la décision de l’entreprise de comptabiliser, dans le cadre des retenues sur salaires liées aux jours de grève, les jours de repos attachés aux jours non travaillés.

La direction de la SNCF déclare qu’elle « prend acte du jugement rendu ce jour par le tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny » et qu’elle « fera appel de cette décision ».

La situation des agents sera régularisée

Contrairement à une légende tenace, les jours de grève ne sont pas payés à la SNCF. Les syndicats ont justement inventé la grève intermittente – deux jours tous les cinq jours – pour éviter un mouvement trop coûteux aux cheminots. Chaque série de deux jours de grève correspond à un préavis particulier, ce qui évite l’ajout des jours de congé dans le décompte ; ce calcul pénalisant ne se déclenchant qu’au bout de trois jours de grève.

L’entreprise, qui estime que le mouvement « constitue bien une seule et même grève », même divisée en 18 séquences, considère « qu’il ne lui appartient pas de payer des jours de repos si le salarié est en grève et qu’il n’a pas travaillé ». Mais dans l’attente du jugement en appel, elle s’engage à appliquer le jugement du TGI de Bobigny « et régularisera la situation des agents concernés », précise-t-elle dans son communiqué.

Des grèves et manifestations :

1 – EDF: La grève de 10 jours pourrait affecter la production

Source : Reuter 19/06/2018

EDF a annoncé mardi avoir reçu un préavis de grève de ses salariés pour une période de dix jours allant du 19 au 29 juin qui pourrait affecter la production de ses centrales électriques.

L’électricien public français n’a pas apporté de précisions sur le mouvement de grève programmé, ni sur les sites susceptibles d’être touchés. 

Dans un communiqué, la CGT a expliqué que la grève visait à protester contre le projet de l’Etat de privatiser l’énergéticien Engie – la loi Pacte doit lui permettre de descendre sous la barre d’un tiers des droits de vote – et ses plans de réforme du secteur français de l’énergie. La grève coïncidera en partie avec les trois jours de manifestations prévues les 21, 26 et 28 juin à l’échelle du secteur français de l’électricité et du gaz.

2 – L’intersyndicale appelle à manifester contre la fermeture du lycée agricole de Moissac

Source : La Dépêche du Midi 18 juin 2018

“L’annonce du transfert de plusieurs formations scolaires sur le site de Montauban a été réaffirmée lors de la dernière réunion du comité technique de l’enseignement agricole, le mardi 12 juin”, indique Corine Lorrai, représente Snetap-Fsu, à Moissac. “Pour nous, cela signifie tout simplement la fermeture, à terme, de l’établissement.” En réaction, l’intersyndicale de l’enseignement agricole public d’Occitanie – Snetap-Fsu, FO, CGT, Sud Rural – appelle donc à manifester, ce mercredi 20 juin, devant le Legta de Montauban, dès 9 heures. “Au même moment, la cheffe de service a prévu de présenter sa décision aux personnels de l’établissement du Tarn-et-Garonne lors d’une réunion au lycée Montauban-Capou”, ajoute Corine Lorrai. “Nous appelons donc l’ensemble des personnels, des parents d’élèves, des citoyens, des élus, des associations et des professionnels – qui n’acceptent pas la fermeture d’un service public en zone rurale – à soutenir notre manifestation.” L’établissement, qui compte 120 élèves, avait pourtant reçu le soutien du ministre de l’Agriculture en avril dernier. “Il nous avait promis que le lycée de Moissac, ni même aucun lycée, ne fermerait. Maintenant, on attend son arbitrage, qu’il ne cesse de repousser.” Ce dernier devrait être rendu ce mardi 19 juin. 

3 – SNCF : la CGT propose une grève pour le premier grand départ des vacances en juillet

source : La Matinale du Monde – 20 juin 2018

La fédération CGT des cheminots, premier syndicat de la SNCF, a proposé aux autres membres de l’intersyndicale du groupe public ferroviaire (UNSA, SUD, CFDT) de discuter de l’organisation de trois nouveaux jours de grève contre la réforme ferroviaire.

Il s’agit des lundi 2, vendredi 6 et samedi 7 juillet ont indiqué au Monde plusieurs sources syndicales, ce qui inclut le premier grand week-end de départ en vacances. Cette proposition sera mise sur la table de la prochaine réunion de l’intersyndicale, initialement prévue lundi 18 juin et finalement reportée au mardi 19 dans l’après-midi.

« Redynamiser le mouvement »

Cette initiative intervient alors que s’achève le trente-deuxième jour de la grève en pointillé (deux jours tous les cinq jours) mise en place par les syndicats. Ce calendrier du mouvement anti-réforme devait s’achever avec un trente-sixième jour d’arrêt de travail, le 28 juin.

SUD-Rail souhaite également cibler des dates de grèves pour « redynamiser le mouvement », selon son porte-parole et secrétaire fédéral, Erik Meyer.

Quant à l’UNSA-Ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF, il réunira mardi dans la matinée l’ensemble de ses mandants lors d’une téléconférence nationale pour décider de sa participation au mouvement pendant ces journées des 2, 6 et 7 juillet. D’ores et déjà, ses dirigeants ont entériné le fait qu’ils soutien- draient la grève jusqu’au 28 juin.

La CFDT-Cheminots réunira aussi son conseil national mardi matin pour « un exposé sur le contenu » de la réforme, « un décryptage » de la réunion tripartite et « analyser les propositions des autres syndicats », a indiqué le secrétaire général, Didier Aubert. « Nos équipes nous diront ce qu’elles pensent des propositions de cibler des jours de grève en juillet. »

Peser sur la négociation de la convention collective

D’autres suggestions sur la poursuite de ce mouvement pourraient aussi émerger, comme l’idée de concentrer les journées de grève lors de la négociation de la future convention collective des travailleurs ferroviaires.

En effet, les syndicats ne peuvent plus vraiment peser sur le gouvernement, la loi de réforme de la SNCF ayant été définitivement votée le 14 juin. En revanche, les discussions avec le patronat sont l’occasion pour eux d’atténuer ce qu’ils considèrent être des reculs sociaux – fin de l’embauche au statut des cheminots, transfert des personnels dans le cadre de la future concurrence ferroviaire.

Cette dernière stratégie devrait avoir pour effet de ne pas gêner les vacanciers. On ne connaît pas encore la date des futurs « rounds » de cette négociation sur la convention collective mais ils ne devraient pas se dérouler en juillet et en août.

Lundi, la direction de la SNCF a annoncé le plus bas taux de grévistes depuis le 3 avril, début du mouvement de grève intermittente, soit 10,8 % d’agents en arrêt de travail ; un chiffre à rapprocher de la décision de la CFDT de mettre entre parenthèses le mouvement pendant la semaine du baccalauréat – 18 juin et 22 juin – afin de ne pas pénaliser les candidats. On notera que le taux de conducteurs grévistes (43,8 %), même s’il est lui aussi à son niveau le plus bas, reste tout de même encore élevé.

4 – Air France : les syndicats lèvent leur préavis de grève, sauf les pilotes du SpafSource : Sud Ouest – 18 juin 2018

Seul le deuxième syndicat de pilotes de la compagnie, le Spaf, maintient son préavis pour la grève du 23 au 26 juin

L’intersyndicale d’Air France a décidé lundi de lever  la grève prévue du 23 au 26 juin, annonce-t-elle dans un communiqué, seul le deuxième syndicat de pilotes de la compagnie, le Spaf, maintenant son préavis. Alors que la nomination d’un nouveau PDG d’Air France-KLM est attendue “au plus tard mi-juillet”, les organisations de pilotes (SNPL, Alter), de personnels au sol (CGT, FO, SUD) et d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) ont “la conviction qu’il sera plus efficace d’attendre le bon interlocuteur et prend, par conséquent, la décision de suspendre son préavis du 23 au 26 juin”, est-il écrit. Selon diverses sources syndicales, la direction d’Air France a proposé lors de rencontres informelles 3% d’augmentation générale en 2018 puis 0,65% début 2019, contre 5,1% réclamés par l’intersyndicale. “Nous sommes passés très près d’une proposition d’augmentation qui a été bloquée au dernier moment par le conseil d’administration” d’Air France-KLM, affirme l’intersyndicale. Lors du dernier comité centrale d’entreprise, jeudi, “la nouvelle présidente intérimaire Anne-Marie Couderc a assuré qu’un candidat sera rapidement nommé (pour remplacer le PDG démissionnaire Jean-Marc Janaillac), au plus tard mi-juillet et que sa première mission sera de régler la question des salaires”, se justifient les organisations signataires du communiqué. “A défaut, elle (Mme Couderc) s’est engagée à aller chercher un nouveau mandat salarial auprès du Conseil d’Administration”, affirment-elles. 

5 – Des agents en grève occupent le site d’Enedis
Source : Le Parisien – Par Alexandre Arlot – 19 juin 2018

Ils craignent que le déploiement des compteurs Linky entraîne des suppressions de postes.

M eaux

Le cercueil en bois clair trône au-des- sus de la porte d’entrée. Dans le ciel, un cercueil noir a été accroché à une grue.

Les revendications des agents Enedis du département sont claires : c’est pour protester contre une « mise à mort » du service public que plu- sieurs dizaines d’entre eux occupent depuis dimanche soir le site de Meaux, l’un des cinq de Seine-et- Marne.

Cette action s’inscrit dans un mouvement social d’ampleur nationale. Plus de 150 sites ont été ou sont bloqués en France. Les pneus des camionnettes dégonflés pour obstruer le passage

Les grévistes protestent pêle-mêle contre l’absence d’augmentation des salaires, l’externalisation des astreintes ou encore les suppressions de postes, symbolisées selon eux

par le déploiement des « intelligents » Linky. compteurs

Les agents qui ont investi les lieux portent une cagoule sur la tête afin de ne pas être reconnus. « Certains ont reçu des courriers d’avertisse- ment » après des actions similaires, assure Fabrice Daynes.

L’occupation se poursuivra aujourd’hui. Des ex-collègues aujourd’hui retraités prêtent main- forte aux grévistes. « Cela fait dix ans que l’entreprise n’a pas connu un mouvement aussi suivi », se félicite Philippe Béchu, « inactif » depuis trois ans.

Hier matin, alors que la police gardait l’entrée du site, une huissière a visité l’entreprise avec l’accord des grévistes. « Tout est par terre dans le bureau du grand chef mais il n’y a pas de dégâts », confiait une gréviste dans un sourire. ■

Meaux, hier. Plusieurs dizaines d’agents Enedis du département ont cessé le travail. Pour symboliser la « mise à mort » du service public, Ils ont installé un cercueil noir au sommet d’une grue.

« Linky va faire disparaître 3 000 emplois, estime Fabrice Daynes, secré- taire général de la CGT Energies 77. C’est une tuerie pour le service public. »

A Meaux, comme à Savigny-le- Temple la semaine dernière, les véhicules d’Enedis ne peuvent sortir du site. Les grévistes ont dégonflé les pneus de camionnettes pour obstruer le passage. « Les véhicules qui partent pour des interventions d’urgence peuvent sortir, précise Fabrice Daynes. De même, le site est ouvert aux non-grévistes. Bon, il n’y a pas beaucoup de travail puisque le réseau informatique a été coupé… »

Le directeur territorial d’Enedis en Seine-et-Marne « regrette » la situation : « Nos clients rencontrent des désagréments, des rendez-vous ont été annulés. Mais nous discuterons de la situation directement avec les agents. » Une centaine de personnes travaillent en temps normal sur le site de Meaux, d’où partent les agents pour des travaux ou des opérations de raccordement.

6- Les agences EDF de la Haute-Savoie à l’arrêt

Source : Le Dauphiné.com – Par Stéphane BOUCHET 21/06/2018

L’agence EDF d’Annecy-Meythet ne répond plus. Et pour cause, les salariés ont tout simplement coupé le courant. Réunis devant les grilles et un très chaud feu de palette, en ce jeudi déjà bien ensoleillé, ils protestent contre la réforme des astreintes, comme un peu partout en France.

“160 sites sont actuellement occupés” confirme Heidi Pinet, nouvelle secrétaire générale de la CGT Energie Annecy-Léman. “Aujourd’hui, un technicien touche environ 1200€ plus 400€ de primes d’astreinte. Si on lui enlève ça, ça va faire une perte énorme de revenus. Et c’est encore plus insupportable dans un département très cher comme la Haute-Savoie.”