Second tour des municipales : mobiliser contre la fascisation en marche, démasquer la fausse gauche, défendre et faire entendre les travailleurs.

par , secrétaire national du PRCF le 26 juin 2020

On peut se demander quels seront la légitimité et l’ancrage démocratique des conseils municipaux élus sur la base d’une abstention ultra-majoritaire aux deux tours de l’élection.

On mesure aussi rétrospectivement l’irresponsabilité de Macron et de l’ensemble des forces politiques qui ont refusé de reporter une élection manifestement faussée par la crise sanitaire…Rappelons que le PRCF,  dont le slogan n’a jamais été ” élections piège à cons!” a toujours appelé, sur le principe,  à participer aux municipales, l’un des ultimes acquis de la Première République que veulent liquider les partisans de l’UE et des euro- métropoles. 

Là où des listes soutenues par le PRCF, ont obtenu le pourcentage nécessaire, comme à Passy (74), nos camarades se maintiennent à la fois contre la pseudo droite républicaine, contre LAREM et contre la fausse gauche pro- Maastricht du PS. Cela ne signifie pas banaliser le vote en faveur du RN dont les prises de position sont de plus en plus clairement fascisantes. Pour faire décroître ce vote suicidaire pour la France et les classes populaires, la mobilisation doit être permanente.

Saisissons-nous de ces derniers jours de campagne pour interpeller les citoyens et les appeler à faire barrage aux contre-reformes maastrichtiennes, à la fascisation galopante de notre pays et à l’irresponsabilité sanitaire et sociale d’un gouvernement entièrement aux mains du MEDEF et de l’UE supranationale. Et dans la foulée, mettons au premier plan du débat municipal la défense des services publics, du produire en France,  des acquis sociaux et du vivre et lutter ensemble en rejetant le racisme, la xénophobie et toutes les formes de communautarisme anti républicain.


IC fait le point sur quelques un des enjeux de ce second tour dans quelques grandes villes de France

  • À Vénissieux, arrivée en tête du 1er tour, la maire communiste Michelle Picard, doit être reconduite pour la défense de cette municipalité populaire, sociale et solidaire face à la menace fascisante du RN et de la liste de LREM embarquant des militants islamistes soutiens déclarés de l’AKP d’Erdogan.
  • Au Havre le rassemblement autour du communiste Lecocq peut dégager le 1er ministre du régime Macron et sa politique antisociale radicalisée, malgré le choix de l’alliance EELV-PS tombant les masques de se maintenir au 2nd tour bien que très largement minoritaire au 1er tour.
  • À Marseille, le très large rassemblement des listes du printemps Marseillais peut l’emporter dans la plupart des secteurs et mettre fin à la main mise de la bande des Gaudin et de sa Vassal sur la seconde ville de France. Un second tour dans un contexte très tendu marqué par les enquêtes judiciaires visant les listes vassales et les pratiques douteuses autour des procurations.
  • À Lyon, le vote sanction contre l’ex n°2 du régime Macron, le très ultra libéral européiste Collomb, peut se renforcer au second tour alors que la liste verte est arrivée en tête du premier tour
  • À Toulouse, le maire sortant investi par LREM, est également en passe d’être sanctionné par la liste d’Antoine Maurice
  • À Bordeaux, où la figure ouvrière du NPA P. Poutou est présent au second tour avec une liste commune avec la France Insoumise, la droite LREM/LR est en ballotage et pourrait être mis en minorité alors que c’est une liste d’alliance PCF PS EELV qui la talonne au sortir du 1er tour.
  • À Saint Denis, pourtant un bastion communiste historique , le candidat PCF risque de perdre la mairie, attaqué par le PS arrivé en tête du premier tour, et après l’échec de la fusion avec la liste emmenée par LFI.
  • À Bobigny, la liste emmenée par le PCF est en passe de regagner la ville après avoir gagné le 1er tour avec plus de 10 points d’écart.
  • À Noisy-le-Sec, la liste emmenée par le PCF Sarrabeyrouse est arrivée nettement en tete du 1er tour.
  • À Nîmes, l’alliance EELV-PS a également tombé le masque pour s’allier à la droite (LREM), alors que le candidat PCF peut rendre la ville à la gauche.
  • À Arles, ville communiste, la tête de liste PCF Koukas, se voit disputer la mairie par l’ex-figure médiatique ultra réactionnaire De Caralolis
  • À Sète, c’est dans une triangulaire que la liste emmenée par la PCF Calueba pourrait bien replacer la ville à gauche.