Remaniement : la souris accouche d’un souriceau.

Ou encore appelé “ ministériel”.

Bref! Christophe à la place du sémillant Gérard Collomb comme matraqueur en chef.
Et la ministre de la culture renvoyée à sa maison d’édition rénovée est remplacée par un apostat des LR soucieux de sa carrière ou, ne soyons pas médisant, illuminé par la grâce macronienne.

Et c’est à peu prêt tout si l’on considère somme toute sans grande importance qu’un glyphosatophile ex-PS soit remplacé à la tête du ministère de l’ agriculture par un autre glyphosatophile ex-PS. Ou que la lobbyiste en chef de la multinationale Danone rejoigne l’ex-DRH du groupe et le lobbyiste d’Areva dans les rangs de l’équipe .

Le remaniement symptôme de la crise chronique du régime Macron

Que dire sur ce remaniement sinon qu’il révèle que la crise chronique du macronisme, résultat de son élection riquiqui (18% des inscrits au 1er tour) avec une base de masse réduite au minimum et une majorité parlementaire élue alors que 57% des électeurs s’abstenaient au 2e tour des Législatives, ne fait que s’aggraver. Tu parles d’un président légitime !…

Conséquence logique aussi de sa politique “pro-buisness” ce que les Françaises et les Français ont traduit fort justement par l’expression “président des riches”. Et de l’UE faut-il ajouter puisque notre Napoléon III de l’ Élysée fait de sa soumission, aux diktats capitalistes et germaniques de l’ UE, vertu.

À part casser le droit du travail, les services publics, les retraites par répartition , l’ Université, le secteur public, les statuts protecteurs des travailleurs, la Sécu…. le pouvoir macronien ne fait rien, c’est un euphémisme, pour attirer le soutien du monde du travail. Sauf peut-être les traducteurs qui devront bientôt devoir traduire le globish de Macron qui semble trouver plouc de parler français si on en juge  par les termes américains dont il truffe ses discours.

Bref, on prend les mêmes et on continue.
Faisons chauffer les photocopieuses, sortons nos drapeaux, déployons nos banderoles, nous rentrons dans une zone de fortes turbulences. L’arrogance méprisante pour les “gens de peu” est un boomerang que les aristos de 1789 ce sont pris en pleine figure.
À bon entendeur, salut !