Ne touchez pas à la loi de 1905 : déclaration commune de la Libre Pensée et du PRCF

Ne touchez pas à la  !

Une délégation du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) a rencontré la Fédération nationale de la () à son siège parisien, le mardi 4 décembre 2018.

Les  deux organisations  ont réaffirmé leur profond attachement commun à la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. Elles condamnent de concert le projet gouvernemental, largement inspiré par les partisans de la construction européenne supranationale et cléricale, de réviser un tiers de la loi en bafouant les principes de non-reconnaissance des religions et de non-financement des cultes.

Le PRCF et la FNLP rappellent qu’il n’y a eu qu’une seule modification de cette nature : celle de la loi du 25 décembre 1942 par le Régime de Vichy qui a permis aussi un financement déguisé des cultes.

La FNLP et le PRCF appellent les laïques, les démocrates, les syndicalistes à participer aux rassemblements  devant les préfectures à l’occasion de l’anniversaire de la loi de 1905.

Une crise sociale et politique sans précédent

Les deux organisations ont procédé à un tour d’horizon sur la situation préoccupante que nous vivons actuellement. Nous assistons à une véritable dérive autoritaire d’un régime en crise. Face aux revendications qui sourdent de toute la société, le pouvoir n’a qu’une réponse : l’autoritarisme croissant pour dire non aux demandes justifiées de la population :

  • Menace d’instaurer l’état d’urgence, qui renforcerait les dispositions de la loi Sécurité intérieure qui introduit dans le dispositif « normal  et légal» des mesures permanentes de l’état d’urgence.
  • Interdiction des manifestations et rassemblements

Des rassemblements à l’initiative de la Libre Pensée devant les préfectures ne sont pas autorisés, des délégations demandées se voient obtenir des réponses de refus.

Si l’état d’urgence était proclamé, comment ne pas considérer qu’il signifierait une déclaration de guerre à toute la population qui revendique ?

Le PRCF et la FNLP comprennent la colère qui monte dans tout le pays et qui s’exprime par la mobilisation des Gilets jaunes et par les  manifestations et grèves syndicales pour  la défense des acquis sociaux et la satisfaction des revendications.

La FNLP et le PRCF soutiennent ce mouvement de refus de démantèlement et de régression.

La seule solution, c’est la satisfaction des revendications légitimes !

Il faut préserver et élargir tous les acquis démocratiques et sociaux. Il faut satisfaire les revendications de la population et des travailleurs.

Ne touchez pas à la loi de 1905 !
Satisfaction des revendications sociales, laïques et démocratiques !


2018-12-Déclaration commune de la Libre Pensée et du PRCF

Lire le communiqué de la Libre Pensée

Communiqués

LA LOI DE 1905 EST EN DANGER !

Chacun connait désormais le projet antilaïque du gouvernement concernant la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat :

– Il veut labelliser les religions (les bonnes et les mauvaises), donc les reconnaitre

– Il veut permettre leur financement par des biais fiscaux et immobiliers

– Et pour cela, il veut réviser un tiers de la loi

C’est une violation flagrante et destructrice de la loi de 1905 qui stipule :

Article premier – La République assure la liberté de conscience.

Art. 2La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte.

La Libre Pensée organise 87 rassemblements et initiatives en direction des préfectures pour dire clairement au gouvernement :

Ne touchez pas à la loi de 1905 !

Vous trouverez ci-joint la liste détaillée de ces initiatives.

La mobilisation a commencé (voir déclaration commune des associations)

La Libre Pensée a écrit aussi au Ministre de l’Intérieur pour lui demander de faire autoriser ces rassemblements et que les Préfets reçoivent les délégations des laïques :

Loi de  1905 :

La Libre Pensée écrit au Ministre de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,
La Fédération nationale de la Libre Pensée est très inquiète des projets du gouvernement de révision de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. Cette loi a permis le maintien d’une paix civile depuis 113 ans dans notre pays.
La liberté de conscience est assurée pour tous les citoyens et citoyennes. Chacun est libre de pratiquer son culte ou de n’en pratiquer aucun. C’est la non-reconnaissance des religions et le non-financement des cultes qui ont permis d’édifier cette œuvre républicaine et démocratique.
Or, selon ce qui a été divulgué par la presse, ce sont ces deux principes de non-reconnaissance et de non-financement qui sont directement visés par le projet de révision gouvernementale. Selon les mêmes sources, près d’un tiers de la loi serait modifié.
Aussi, à l’occasion de l’anniversaire de l’adoption de la loi, les Fédérations départementales de Libre Pensée organisent des rassemblements devant la plupart des préfectures et sollicitent des rendez-vous avec les Préfets. Ce qui n’est que l’exercice normal de la démocratie qui permet la liberté d’expression, d‘opinion et de dialogue avec les représentants de l’Etat.
Nous avons été contraints de prendre ces initiatives, car le 25 mai 2018, nous avions sollicité une entrevue avec monsieur le Président de la République sur ce sujet et nous n’avons jamais eu la moindre réponse.
Il ne nous restait donc plus qu’à saisir les représentants de l’Etat au niveau des départements pour faire valoir nos doléances.
Selon les informations que nous avons, dans un certain nombre de départements, la Libre Pensée accompagnée par d’autres associations laïques, des syndicats et des Elus sera reçue en Préfecture.
Mais dans les départements des Hautes-Alpes, Aude,  Bouches-du-Rhône, Cantal, Ille-et-Vilaine, Loire, Meurthe-et-Moselle, Puy-de-Dôme, Saône-et-Loire, Savoie, nos responsables départementaux nous indiquent n’avoir encore reçu aucune réponse des Préfets.
Cette situation n’est pas normale du point de vue de la démocratie et du nécessaire dialogue républicain. La voix de la France laïque doit être entendue dans les départements par les plus hauts représentants de l’Etat, à savoir Les Préfets.
C’est pourquoi, monsieur le Ministre, la Libre Pensée souhaiterait que vous indiquiez aux préfets qu’ils doivent recevoir les délégations de la Libre Pensée.
En vous remerciant par avance de cette marque de respect de la démocratie républicaine, nous vous adressons nos sentiments les plus distingués.
Christian Eyschen
Vice-Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée
Paris, le 2 décembre 2018

 

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