“Le vrai grand débat, c’est dans la rue, sur les ronds-points, dans les entreprises en lutte, dans les nombreuses manifs d’avril et de mai”

Conclusion sans surprise du «  »PAS DE VRAI DEBAT SANS COMBAT, « tous ensemble et en même temps », contre Macron et l’UE du capital

Par Georges Gastaud, porte-parole national du PRCF

En attendant que Macron ne mette ce qu’il croit être le « point final » à son Grand Débat (en réalité à sa campagne européenne financée par le contribuable !), le Premier Ministre s’en va pérorer au Grand Palais pour présenter sa « synthèse ».

De deux choses l’une, ou le « grand débat » a été un succès de participation (6% des Français pensent que le GD a été un succès !), et qui peut croire que, même avec des moyens informatiques importants, on puisse ainsi le résumer en trois coups de cuiller à pot ?

Ou bien, comme tout observateur un peu sérieux peut s’en douter, les conclusions étaient écrites à l’avance et, à côté de quelques mesurettes plus ou moins empoisonnées destinées à dorer la pilule, Philippe et Macron vont tenter de présenter leur nouvelle grande offensive euro-libérale commanditée par l’UE et par le MEDEF (casse des retraites par répartition, obsolescence programmée du statut de la fonction publique et de l’Education nationale, nouvelles tranches de privatisation, rabougrissement de ce qui subsiste de la représentativité parlementaire, « saut fédéral européen », le tout sur fond de répression massive et sanglante du mouvement populaire) comme émanant des « gens » eux-mêmes.

Ça craint en particulier pour ce qui reste de nos services publics, spécialement en ce moment même pour l’Education nationale !

Mais Macron n’éteindra pas ainsi l’incendie social qu’il a largement attisé par sa politique de casse sociale et nationale.

Le vrai grand débat, c’est dans la rue, sur les ronds-points, dans les entreprises en lutte, dans les nombreuses manifs d’avril et de mai déjà annoncées, dans la recherche d’un nouveau Front populaire, patriotique (car c’est en définitive la nation qui est dépecée vive par cette politique) et antifasciste, qu’il faut continuer à le mener. Le PRCF vient d’ailleurs de signifier son adhésion à l’appel à un nouveau front populaire, même si par ailleurs nous insistons pour qu’impasse ne soit plus faite sur le débat urgent, au sein du mouvement social, sur le Frexit progressiste. Divers appels de vont d’ailleurs dans cette direction dans la dernière période. C’est pourquoi les militants du PRCF mettront partout en débat leur proposition stratégique de sortie par la gauche de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres US, et du capitalisme, ce système de plus en plus obsolète, fascisant et destructeur.

C’est à promouvoir la discussion sur cette stratégie innovante et révolutionnaire que sert en particulier le Tour de France du Frexit progressiste, organisé sur proposition du PRCF, qui vient encore de connaître un beau succès dans le Vaucluse avec la participation de notre camarade Fadi Kassem.

Sans oublier d’appeler à sortir Macron lui-même, le chef d’orchestre de la casse géante qui frappe le monde du travail et la nation.

8 mai 2019


94% des français pensent que le grand débat n’est pas un succès, 61% soutiennent les gilets jaunes

Selon un sondage publié le 3 avril, les français ne sont pas dupes du grand débat, la vaste opération de propagande lancé par le régime Macron pour faire diversion et étouffer la révolte populaire.

  • seul 6% pensent que le grand débat est un succès
  • 70% estiment que le grand débat ne résoudra pas la crise
  • 63% estiment que Macron ne tiendra pas compte des différents points de vues exprimés
  • 62% soutiennent les gilets jaunes

On se souvient que la commission nationale du débat publique avait refusé de se prêter à la mascarade ; ce sont désormais les “garants” pourtant recrutés parmi les soutiens de l’exécutif qui n’assument plus cette propagande caricaturale.

par exemple, Nadia Bellaoui, secrétaire générale de la ligue de l’enseignement dénonce désormais les questions posées par l’exécutif comme problématiques leur formulation étant binaire et orientées. Et pointe également la présence omniprésente de Macron. Effectivement cela n’a pas été un débat mais un meeting permanent du locataire de l’Elysée, au frais des travailleurs de France.

La participation a été très faible. Moins de 500 000 participations ont été enregistrées en ligne, pouvant comprendre des contributions multiples, et parmi elle, moins de 150 000 ont été des contributions ouvertes. En réalité le “grand débat” a mobilisé moins de participation que les manifestations des gilets jaunes ou les manifestations intersyndicales.