Ian Brossat et Sophia Hocini, ou la décrépitude du « communisme new-look »

Un « communiste new-look » vanté par… la bourgeoisie

Un tract de Ian Brossat en 2017

          Le 7 mai 2019, Le Parisien publie un article élogieux à l’égard de Ian Brossat, tête de liste du PCF pour les élections européennes, intitulé « Ian Brossat, communiste new-look »[i] : présenté ni plus ni moins comme un militant qui « prend la lumière au PC comme personne depuis Georges Marchais » (sic), « à l’allure plus bobo que prolo », Ian Brossat « réussit sa campagne sur le terrain et dans les médias » pour franchir la barre des… 3% afin d’obtenir le remboursement des frais de campagne. Et qu’importe que Brossat soit critiqué par Stéphane Peu, député communiste de la Seine-Saint-Denis peu adepte de la « Brossat touch » (Le Parisien ou le Wall Streeter ?) et estimant que « Ian incarne une génération plus communicante qu’idéologue », et par Alexis Corbière, qui rappelle que Brossat « a été porte-parole d’Anne Hidalgo et reste son soutien. Il participe à Paris à un exécutif avec des soutiens de Macron », tout en recevant les louanges de… Pierre-Yves Bournazel, « député centriste et conseiller de Paris ». Certainement l’effet « communisme new-look » …

          Mais ce nouveau tour de passe-passe ne saurait cacher l’extrême fragilité, pour ne pas dire la totale inconsistance, du positionnement politique et idéologique de Ian Brossat, comme l’a révélé son passage sur France Culture le 29 avril dernier[ii]. Confronté aux questions – pour une fois fort pertinentes – des animateurs de « La Matinale », Ian Brossat se lance dans un grand plaidoyer pour une « Europe de la justice sociale » et ainsi sauver « notre Europe » (sic). Soyons rassurés : il faut défendre « l’harmonisation sociale », « un SMIC européen à 60% du salaire moyen », etc. ; et de rassurer les journalistes – à trois reprises : « pour ce qui concerne les communistes, nous ne sommes pas favorables à une sortie de l’Union européenne ». Pas de souci, nous l’avons bien compris : rester dans l’UE pour proposer une « Europe de la justice sociale », voilà la solution ! Mais Ian Brossat est-il simplement au courant que la révision de l’architecture européenne ne peut avoir lieu qu’après ACCORD UNANIME DES ETATS PUIS DES PARLEMENTS NATIONAUX (soit 54 accords !) ? Est-il au courant que déjà en 1978, François Mitterrand proclamait : « L’Europe sera socialiste ou ne sera pas. » ? Et sait-il que ce même Mitterrand avoue cinq ans plus tard, en 1983, qu’il est « face à un dilemme : la construction européenne ou la justice sociale » ?

Les élucubrations eurobéates du « communiste » Ian Brossat

          Cela n’empêche pas le « communiste new-look » de continuer à chanter les louanges d’une « autre Europe ». Et d’expliquer que le Parlement européen dispose en fait d’un certain pouvoir – après qu’un journaliste a rappelé que le traité de Lisbonne « organise notamment une certaine impuissance du Parlement européen » et que Ian Brossat est « candidat à une élection où [il n’aura] pas beaucoup de pouvoir », ce à quoi la tête de liste répond : « ce n’est pas complètement vrai » (triple sic !!!) : prenant l’exemple du quatrième paquet ferroviaire, il explique que ce dernier aurait pu être repoussé car n’ayant été approuvé qu’avec « 24 voix » d’avance. Et de sortir l’argument-massue justifiant l’indispensable mobilisation pour le 26 mai prochain : « si nous avions été un peu plus nombreux au Parlement européen pour nous y opposer, on n’aurait pas eu derrière la loi sur la SNCF et de la concurrence du transport-voyageurs ». En voilà un argument donnant envie de voter ! Malheureusement, Ian Brossat ignore de nombreux aspects :

  1. Il semble oublier la puissante « vague brune », parfaite illustration de la fascisation qui s’est emparée du continent depuis un moment[iii], qui fond sur l’Europe et qui s’acoquine totalement avec la construction européenne, comme en témoigne un tout récent article publié par Le Monde au sujet du refus du « Rassemblement national » (faussement patriotique et farouchement anticommuniste et fascisant) de sortir de l’UE[iv]. Quand on sait que ces partis fascisants, ou tout simplement fascistes comme la Lega de Salvini, s’apprêtent à rafler la mise dans des élections ne suscitant qu’un intérêt faible voire marginal (espérons que nous dépasserons les 60% d’abstention en France !), on se demande bien comment il serait possible d’obtenir plein d’eurodéputés PCF-PGE…
  2. Il ignore de toute évidence que les directives proposées par l’UE doivent être STRICTEMENT CONFORMES AUX TRAITES adoptés depuis la création de l’UE, cette dernière (alors OECE puis CECA-CEE) ayant été fondée avec l’objectif majeur de lutter contre… le communisme ![v]
  3. Il occulte le fait qu’il s’agi d’un quatrième paquet ferroviaire, concrétisant les trois premiers et la première directive en faveur de la libéralisation du rail datant de… 1991. Peut-on sincèrement croire qu’un improbable rejet de cette directive par les eurodéputés – toujours plus prompts à négocier avec les lobbies systémiquement admis et reconnus par l’UE[vi] – aurait pu empêcher la destruction de la SNCF ?! Et comment croire que la Commission européenne aurait abandonné ce projet de « libéralisation » ?

Ian Brossat ne peut admettre l’évidence, à savoir que « le Parlement européen est fictif. Il n’a quasiment aucun pouvoir », comme l’a fort justement relevé Éric Coquerel en septembre 2017[vii], confirmant ainsi les propos de l’ancien eurodéputé Jean-Luc Mélenchon qui estime que le Parlement européen a des « faux pouvoirs ». Forcément, mettre autant d’énergie et de temps de parole dans une campagne inutile – et avec de surcroît le risque de ne pas être remboursé des frais de campagne… – revient à sombrer dans l’aveuglement et l’entêtement, autrement dit ne pas voir l’inutilité absolue et totale d’un Parlement servant de chambre d’enregistrement pour toutes les directives détruisant progressivement les conquêtes sociales et démocratiques, aussi bien la SNCF que le code du travail[viii] ou le droit de grève en Grèce[ix]. Ceci est d’autant plus désolant quand on sait que 77% des jeunes s’apprêtent à s’abstenir[x] et que la classe ouvrière, et plus généralement les classes populaires, rejette massivement l’UE.

Mais qu’importe ! Ian Brossat l’affirme : « les communistes ne veulent pas sortir de l’UE » ; est-il seulement au courant que la Jeunesse communiste (JC) a voté en faveur du Frexit ? Sait-il que le réseau Faire vivre et renforcer le PCF (FVR-PCF), qui le soutient  aujourd’hui, s’est longtemps prononcé, comme le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), pour sortir de l’UE ? Et lui qui se plaît à citer Marx – avec d’énormes erreurs d’analyse d’ailleurs…[xi] –, il devrait surtout méditer ce qu’affirmait Lénine en août 1915, au sujet « Du mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe », à savoir que « les États-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires »[xii]. Lui qui utilise le Brexit comme un repoussoir – au point de déclencher la colère de Caroline Andréani, membre du réseau FVR-PCF[xiii] – ferait bien mieux de méditer ces sages paroles léninistes (et accessoirement de lire et comprendre Marx et Lénine !) plutôt que d’appeler l’électorat potentiel des communistes, à commencer par la classe ouvrière fondamentalement hostile à l’UE[xiv], à participer à cette mascarade « démocratique » ; faut-il d’ailleurs rappeler les paroles réalistes de Jean-Claude Juncker – qu’arborent les affiches du PRCF appelant à l’abstention citoyenne – à l’encontre du gouvernement Tsipras fin janvier 2015 : « IL NE PEUT Y AVOIR DE CHOIX DEMOCRATIQUE EN DEHORS DES TRAITES EUROPEENS » !

Sophia Hocini, ou le « point Godwin » pour refus du Frexit progressiste

          Malheureusement, Ian Brossat ne porte pas l’exclusive du « communisme new-look » : sa camarade Sophia Hocini, présente sur la liste PCF, a apporté sa « touch » dans une émission diffusée sur RT le 16 mai 2019[xv]. Evoquant les élections, Sophia Hocini s’est signalée par son simplisme et ses affirmations péremptoires, dont voici un échantillon non exhaustif : « la crise qu’on vit actuellement qui est simplement une crise de la représentativité » ; « nous proposons de mettre en œuvre un prélèvement à la source sur les multinationales » ; « je suis absolument contre une sortie de l’Union européenne » ; « pour moi les eurosceptiques, tout d’abord, ce sont des gens qui sont profondément racistes, ce sont des gens qui sont dénués, véritablement dénués de valeurs ». Dans ce concert de formules et de promesse dignes de la social-démocratie – comme l’ont d’ailleurs relevé les journalistes de France Culture au sujet de Ian Brossat, en lui demandant ce qui le distinguait dans le fond de la social-démocratie… –, la dernière permet à la jeune militante d’atteindre le point Godwin de la bien-pensance social-libérale, utilisant le terme « racisme » sans probablement savoir le définir correctement, pour accuser tout tenant de la sortie de l’UE de n’avoir aucune valeur. Le président du PRCF Léon Landini, médaillé de la Résistance et engagé dans les Francs-tireurs et partisans main d’œuvre immigrée (FTP-MOI), issu d’une famille immigrée italienne ayant fui le fascisme mussolinien, mais aussi toutes et tous les camarades du PRCF descendants de réfugiés espagnols, algériens, etc., ou de résistants français, apprécieront cette « riche analyse » de Sophia Hocini… Il est vrai que l’anathème constitue l’arme des faibles, surtout lorsqu’est abordé le thème du Frexit progressiste.

Qu’à cela ne tienne, Sophia Hocini préfère à la lutte des classes le slogan « L’Europe, tu l’aimes ou tu la kiffes » … c’est-à-dire le slogan des Jeunes avec Macron (JAM) s’amusant à coller des affiches portant ce mot d’ordre ![xvi] Et Hocini de se perdre encore dans une déclaration témoignant de l’incompréhension de l’idéologie communiste : « il faut aimer son territoire, en tant que communistes nous sommes internationalistes » : une nouvelle fois, la confusion entre Europe, entité géographique composée d’une diversité de territoires – territoire qui, dans le droit international, est avant tout la base de la souveraineté nationale –, et UE, cette prison des peuples tout juste bonne à araser les conquêtes sociales et démocratiques arrachées de haute lutte par un syndicalisme de classe et de masse relayé par des partis communistes franchement marxistes-léninistes, survient dans l’esprit de Hocini, au même titre que la confusion entre INTER-nationalisme et SUPRA-nationalisme. En effet, si ce dernier s’incarne parfaitement dans la construction européenne qui fait la part belle à la Commission, autorité placée AU-DESSUS des nations, c’est-à-dire des peuples dès lors incapables de contrôler un processus de décision leur échappant complètement, l’internationalisme promeut au contraire la coopération ENTRE les nations, donc entre les peuples souverains sur une base égalitaire, avec le pouvoir de décision pour fixer les règles d’une entente et d’une coopération respectant les intérêts des travailleurs de chaque pays, et non ceux des capitalistes avides de supranationalisme et autre « mondialisation heureuse »[xvii]. D’où la nécessité absolue de combattre le supranationalisme et la mondialisation capitaliste, présentés comme de (faux) « internationalismes » ne visant en réalité qu’à servir les intérêts du grand capital en détruisant les souverainetés nationales et populaires, véritable rempart contre les capitalistes (dont la totale liberté de circulation des capitaux) SI un pouvoir populaire est à la tête des nations. Sophia Hocini devrait méditer là encore les paroles de Jaurès, qui avait parfaitement perçu qu’« un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène » ; mais également se rappeler que les ouvriers ont une nationalité, comme l’affirmaient Marx et Engels dans le Manifeste du Parti communiste : « On a reproché aux communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur ôter ce qu’ils n’ont pas. Sans doute le prolétariat doit tout d’abord conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe nationale souveraine, et se constituer lui-même en nation ; et en ce sens il reste encore attaché à une nationalité. »

Quand Macron appelle à voter… n’importe quoi, mais à voter !

          On l’aura compris, le « communisme new-look », loin de séduire de nombreux camarades du PCF franchement eurosceptiques et probablement en colère contre de telles capitulations, constitue une étape supplémentaire dans l’euro-mutation ayant frappé le PCF depuis au moins Robert Hue, désormais plus enclin à voter pour « Jupiter » Macron au premier tour de l’élection présidentielle 2017 qu’à défendre les intérêts des travailleurs. Cela débouche ainsi sur l’inquiétude de l’Humanité face au « spectre de l’abstention »[xviii], alors même que cette dernière constitue justement un outil de combat contre l’illégitime UE, dont les élections du Parlement représentent un gadget pseudo-démocratique comme l’affirmait déjà Emmanuel Todd à la veille des élections européennes 2014 : « Nous avons affaire à un ‘Parlement Potemkine’, un vernis démocratique pour un système qui ne l’est pas. En toute confidence, les eurodéputés eux-mêmes ne se font pas beaucoup d’illusions »[xix].

          Affirmer dès lors que l’abstention ferait le jeu d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen – qui, malheureusement, bénéficient de leur socle électoral de 20 à 25% – est un leurre : c’est exactement l’inverse, car ces derniers souhaitent obtenir la plus large légitimité pour leur gros score à venir – gros score qui sera d’ailleurs fort peu légitime à mesure que l’abstention sera massive. Le chef de l’Etat s’inquiète d’ailleurs de cette puissante abstention, traduisant la crise et la défiance absolue le frappant et que les Gilets jaunes portent depuis plus de 6 mois dans la rue ; en effet « Jupiter » Macron n’a-t-il pas encore déclaré le 17 mai 2019 : « Moi ce qui me préoccupe le plus aujourd’hui, c’est quand je vois le chiffre de l’abstention »[xx]. Cela n’empêche pas « Jupiter » d’expliquer au sujet du Brexit que « quand les jeunes n’ont pas été voter, ils se sont fait voler le vote ». Non Monseigneur Macron, le vol a eu lieu le 4 février 2008, quand le Parlement réuni à Versailles a ratifié le traité de Lisbonne qui reprenait le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TECE) rejeté par référendum en France le 29 mai 2005 ![xxi]

          Emmanuel Macron tombe finalement le masque dans la même déclaration : « Il ne m’appartient pas de lancer un appel pour voter pour un tel ou un tel, mais déjà, aujourd’hui, à dix jours de ce scrutin, d’appeler les Françaises et les Français à aller voter ». Espérant ainsi reprendre la main politiquement sur le conflit avec les Gilets jaunes, légitimer de nouveau par le suffrage – puisqu’assuré de finir parmi les deux premières forces du pays – sa politique dont les classes populaires et une part croissante des classes moyennes ne veulent plus, mais aussi redorer le blason pourri de l’UE capitaliste, impérialiste et atlantiste. Bref, votez, votez n’importe quoi, mais votez ! Cette injonction, risquée d’autant plus quand elle se transforme en un appel en faveur d’un référendum anti-Macron[xxii], est d’ailleurs de plus en plus refusée par les citoyens, comme le montre cet article publié le 18 mai 2019 et intitulé : « Hors du vote, point de salut ! »[xxiii].

L’abstention citoyenne, arme en faveur du Frexit progressiste

Voilà pourquoi contrairement à toutes les euro-illusions du « communisme new-look », le PRCF, franchement communiste et franchement insoumis à l’UE supranationale capitaliste, impérialiste et atlantiste, appelle au seul choix réaliste et indispensable, à savoir l’ABSTENTION CITOYENNE massive et de classe, pour délégitimer totalement cette UE totalitaire anticommuniste et antisyndicale, qui détruit toutes les conquêtes sociales et démocratiques, démolit l’indépendance, voire l’existence même de la France, accélère la fascisation du continent et est vassalisée à l’impérialisme états-unien. N’oublions jamais que le chiffre de l’abstention constitue un marqueur important pour l’avenir, celui qui permettra de rappeler que, comme pour le second tour des législatives en juin 2017 (plus de 57% des Français se sont abstenus, donnant une légitimité fortement minoritaire à Macron et ses laquais), le pouvoir macronien est très fragile, comme le démontre le combat acharné et héroïque des Gilets jaunes. Voilà pourquoi choisir parmi l’une des 33 listes (!) d’un scrutin apparaissant comme une grande illusion confinant à la foire d’empoigne pour récolter quelques misérables pourcentages, ne peut faire le jeu que de tous nos ennemis de classe, à savoir Macron, Merkel, Le Pen, les faux « Républicains » et « Patriotes », et bien entendu de la mortifère UE appuyée par une fausse gauche eurobéate et social-libérale.

Par Fadi Kassem –  membre du secrétariat national du PRCF


[i] Voir le lien suivant : http://www.leparisien.fr/elections/europeennes/europeennes-2019-ian-brossat-communiste-new-look-07-05-2019-8067027.php

[ii] Voir le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=TF4lFZ_7mdo

[iii] Parmi les nombreux écrits et interventions du PRCF à ce sujet, voir notamment les liens suivants : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/italie-condamner-le-diktat-de-la-commission-europeenne/ ; https://www.youtube.com/watch?v=tmJEzm5UnH8

[iv] Voir le lien suivant : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/15/europeennes-comment-le-rassemblement-national-a-abandonne-l-idee-du-frexit_5462553_4355770.html

[v] On ne peut que renvoyer à cette démonstration d’Annie Lacroix-Riz lors du café marxiste du 6 avril 2019 : https://www.youtube.com/watch?v=wZbbG55Fsl8

[vi] Voir notamment le lien suivant : https://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/05/07/bruxelles-les-lobbies-a-la-man-uvre_4412747_4350146.html Rappelons que Le Monde n’est pas un journal « complotiste » …

[vii] Voir le lien suivant : https://twitter.com/ericcoquerel/status/912930895694323713

[viii] Pour rappel sur ce sujet : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/26/31001-20160526ARTFIG00104-l-union-europeenne-assume-la-loi-el-khomri-c-est-elle.php

[ix] Pour rappel sur ce sujet : http://www.rfi.fr/europe/20180112-grece-greve-services-publics-restriction-droit-syndicats

[x] Voir le lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/77-des-jeunes-rejettent-lunion-europeenne-par-les-jrcf/

[xi] On apprend ainsi que Marx, de fait, voulait changer le monde en paroles et guère en actes. Fonder l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) en 1864, chercher à créer un Parti communiste, écrire pour mettre en pratique, est-ce seulement et uniquement des « paroles » ?! Ecouter l’entretien sur France Culture pour constater la pauvreté de la pensée « brossatiste » …

[xii] Voir le lien suivant : https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1915/08/vil19150823.htm

[xiii] Voir le lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/lue-ian-brossat-et-caroline-andreani/

[xiv] Rappelons que près de 80% des ouvriers ont rejeté le TECE le 29 mai 2005.

[xv] Voir le lien suivant : https://francais.rt.com/france/62139-speciale-europeennes-europe-on-aime-ou-on-la-quitte

[xvi] Voir le lien suivant : https://twitter.com/brunepoirson/status/1109854378322771969 On reconnaître Brune Poirson, qui a eu l’été dernier une bouffée passagère d’anticapitalisme comme le rappelle l’article suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/desastre-ecologique-quand-le-gouvernement-denonce-le-capitalisme/

[xvii] Cette confusion conceptuelle est une tradition à « gauche », comme l’avait déjà prouvé Benoît Hamon. Lire l’article suivant pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/non-benoit-hamon-nest-pas-la-gauche/?utm_source=Sociallymap&utm_medium=Sociallymap&utm_campaign=Sociallymap

[xviii] Voir le lien suivant : https://www.humanite.fr/europeennes-bientot-le-retour-du-suffrage-censitaire-671701

[xix] Voir le lien suivant : https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/190514/europeennes-pourquoi-je-n-irai-pas-voter-de-todd

[xx] Voir le lien suivant : https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/europeennes-emmanuel-macron-se-dit-preoccupe-par-l-abstention-1161865.html

[xxi] Pour rappel, voir le documentaire suivant : https://vimeo.com/207604456

[xxii] Voir l’épisode Kotarac, ancien membre de la liste européenne de la France insoumise ayant appelé à faire barrage à Macron en votant pour le RN – ce que Jean-Luc Mélenchon et l’ensemble de la FI ont vertement et fermement condamné : https://www.lalsace.fr/actualite/2019/05/14/un-elu-de-la-france-insoumise-appelle-a-voter-rn

[xxiii] Voir le lien suivant : https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/hors-du-vote-point-de-salut-215160

2 Commentaires de lecteur “Ian Brossat et Sophia Hocini, ou la décrépitude du « communisme new-look »

  1. SNOWDEN
    27 mai 2019 at 08:00

    Par tradition familiale j’ai mis un bulletin Brossat dans l’urne, mais je n’étais pas du tout convaincu, le PCF n’étant plus communiste ce qui ouvre un boulevard aux fascistes du RN. Une campagne bobo, anti chine communiste, antirusse, pro-immigration (Du temps de Duclos et Marchais, le PCF disaient à raison qu’il faut d’abord soutenir les pays d’Afrique en ne soutenant pas les dictatures corrompus, et en organisant la coopération économique, ce que fait la Chine communiste argument que n’a à aucun moment avancé le bobo Brossat qui a parlé comme ELLV, le PS et LFI: les électeurs ont préféré l’original EELV. Il n’a même pas soutenu le nucléaire. A l’inverse le parti ultralibéral hyperatlantiste fasciste RN reprend les arguments qu’utilisait le PCF sur l’immigration en demandant d’abord la coopération avec les pays d’Afrique. Idem sur le nucléaire et la Russie. Il faut que le PCF soutiennent la Chine communiste et explique que la réussite de la Chine communiste est d’abord le succès de l’économie socialiste planifiée, avec politique industrielle et coopération avec les pays en développement. Il faut aussi que le PCF soutiennent la Russie en Ukraine et dans les pays Baltes et le Président Bachar en Syrie, contre l’impérialisme yankee.

  2. TIBLE
    27 mai 2019 at 15:42

    Combien de claques, d’échecs, de vestes et même de pardessus, faudra-t-il à l’actuel PCF pour comprendre qu’il doit RADICALEMENT changer de ligne politique et, par conséquent, de direction politique?
    Comment peut-il ainsi s’accrocher à la social-démocratie qui a fait tellement de mal au Peuple et qui finit TOUJOURS par amener l’extrême droite?