Face à l’UE cléricale et au gouvernement réactionnaire Macron-Philippe, défendons la loi laïque séparant l’État de toutes les Églises !

Appel du secrétariat national du PRCF – 16 novembre 2018 : pour la loi laïque

Face à l’UE cléricale et au gouvernement réactionnaire Macron-Philippe, défendons la loi laïque séparant l’État de toutes les Églises !

Promulguée le 9 décembre 1905 avec le soutien de Jean Jaurès, la loi de séparation de l’État et des Églises dispose que “la ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte”. Ainsi, la ne connaît-elle que des citoyens égaux en droits et renvoie-t-elle les convictions religieuses et philosophiques à la sphère privée, c’est-à-dire à la conscience de chacun.

C’en est trop pour l’UE, dont les très cléricaux fondateurs, Monnet et Schuman, ont toujours prôné le dialogue institutionnel avec les autorités religieuses, mais aussi pour Macron, qui mendie l’appui de la hiérarchie catholique à ses contre-réformes et qui voudrait bien mettre sous tutelle politico-économique les citoyens censément musulmans de France.

Aussi le gouvernement voudrait-il s’allier à la vieille droite cléricale, type Fillon, et à l’aile « vallsiste » du PS, pour liquider la loi de séparation et imposer une forme de concordat permettant aux autorités politiques de subventionner les cultes… alors que l’euro-austérité dévaste les services publics et la protection sociale !

L’argent public doit aller aux hôpitaux, aux écoles, à une véritable défense nationale centrée sur le peuple en armes et à la vie collective en général, mais pas aux cultes qui relèvent de la sphère privée et de la conscience individuelle.

Si le gouvernement veut empêcher le financement des cultes par des États étrangers, il n’a qu’à l’interdire, non seulement aux États intégristes du Golfe que Paris arme jusqu’aux dents, mais aux sectes dites évangéliques qui viennent de faire élire un fasciste au Brésil et dont les liens avec la CIA sont constants.

Pour notre part,  nous refusons d’autant plus le néo-cléricalisme macronien, que nombre de croyants refusent aussi cette immixtion de l’État, qu’une majorité de Français se déclare sans religion et que les vrais problèmes posés à notre pays ne sont pas religieux mais sociaux, politiques et économiques. 

En réalité l’attaque contre la à la française participe de la politique destructive d’euro-alignement en tous domaines : démantèlement des acquis sociaux de la Résistance, substitution du « pacte girondin » à la République indivisible, glissement organisé du pays au tout-anglais,  dissolution de la souveraineté nationale dans la souveraineté européenne, dilution de la défense nationale dans l’armée européenne arrimée à l’OTAN, tout cela à l’initiative du pouvoir le plus antisocial et antinational qu’ait connu la France depuis Pétain, un pouvoir dont la mission de classe fixée par l’oligarchie est rien moins que de mettre le point final à l’histoire multiséculaire d’une France indépendante.

C’est pourquoi le PRCF appelle les communistes et tous les vrais républicains à participer aux manifestations appelées par la Libre Pensée le 9 décembre prochain devant les préfectures et les sous-préfectures.

À bas Macron et l’UE supranationale du capital !

Vive la République sociale, souveraine, laïque, démocratique, fraternelle à tous ses citoyens sans distinction de croyance, ” en marche” vers le socialisme !


Ne touchez pas à la ! l’appel à manifester le 9 décembre lancé par la Libre Pensée

Les dés semblent jetés désormais. Le Président de la République a annoncé qu’il entendait au début de l’année 2019 modifier la loi de 1905 sur des aspects financiers et de labellisation de cultes « reconnus ». Selon la presse, un tiers de la loi (pas moins !) serait concerné. Il s’agirait donc d’une remise en cause en profondeur de la loi de Séparation des Églises et de l’État.

La loi de 1905 repose sur deux principes essentiels que doit mettre en œuvre la République pour garantir à tous la liberté de conscience :
La non-reconnaissance des cultes
Le non-financement des religions
Or, le projet d’Emmanuel Macron remet précisément en cause ces deux principes essentiels. Par le biais d’une fiscalité dérogatoire, il mettrait, en effet, en place un financement public déguisé des cultes. Serait aussi donné un « label gouvernemental » à certains  cultes reconnus, qui pourraient ainsi bénéficier d’aides financières et matérielles.

Pour tromper l’opinion publique, la communication de l’Élysée proclame que la loi de 1905 a été déjà modifiée et qu’elle n’est pas « sacrée ». Si la loi de 1905 a été modifiée, c’est quasiment toujours pour tenir compte de l’évolution des choses en 113 ans, mais sans jamais remettre en cause les fondements de la loi. Par exemple, l’article 43 sur l’Algérie est considéré comme obsolète et pour cause, d’autres sont devenus caducs de fait, car ils répondaient à des situations ponctuelles. Ces situations ayant changé, les articles concernés ont dû être modifiés.

La seule grande « modification » a été celle opérée le 25 décembre 1942 par le Régime de Vichy qui a modifié le principe de non-financement des cultes. Or, c’est précisément ce que veut faire Emmanuel Macron, en marche ainsi dans les pas de Philippe Pétain.  Car la loi du 9 décembre 1905, stipule de la manière la plus claire : « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. »

Avec Emmanuel Macron, la République reconnaîtrait certaines religions et les financerait !
Ce n’est donc pas mineur, mais fondamental. On ne fera pas prendre la proie pour l’ombre à la Libre Pensée. Les propositions du gouvernement visent le cœur de la  loi de Séparation des Églises et de l’État.

La Libre Pensée a donc décidé de se rendre devant toutes les préfectures dans les départements et régions pour signifier le refus de la France laïque de voir modifier la loi de 1905 à l’occasion de la date anniversaire de la loi de Séparation des Églises et de l’État, les 7, 8 et 9 décembre 2018. Nous rappelons qu’Emmanuel Macron a refusé de recevoir la Libre Pensée sur ce sujet.
La Libre Pensée invite toutes les associations laïques, les syndicats, les partis, les Élus à se mobiliser pour manifester leur opposition au projet gouvernemental. La Libre Pensée ouvre largement aux associations et aux syndicats  la composition de ses délégations auprès des préfets.

La Libre Pensée se déclare prête à s’associer à toute initiative des associations laïques et syndicales  sur le thème :
« Ne touchez pas à la loi de 1905 ! »
Paris, le 14 novembre 2018