Commission d’enquête parlementaire sur les violences policières : le PRCF soutient la demande de la LDH

crs matraque psFACE A L’ETAT POLICIER de CAZENEUVE, LE SOUTIENT LA DEMANDE DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME

Alors que Hollande et ses ministres-dévots s’agitent sur des tribunes pour promouvoir l’inexistant « bilan de gôôôche » du gouvernement Valls – l’un des plus antisociaux, euro-atlantique, belliqueux et liberticides de la 5ème République – une avalanche de faits accablants montre que M. Cazeneuve mésuse des forces de police pour intimider les travailleurs et la jeunesse en lutte.

Le PRCF, qui rattache le climat de plus en plus policier de la France sous état d’urgence permanent à l’euro-fascisation en marche (montée des nostalgiques du Reich et criminalisation rampante du communisme vont de pair dans la belle UE « démocratique et pacifique ») soutient demande de la dont chacun des termes dément l’outrecuidante prétention de Hollande à se réclamer de Jaurès et du Front populaire.

Communiqué LDH –  Paris, le 3 mai 2016 –   : la LDH demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire

Depuis plusieurs semaines, un peu partout en France, les manifestations contre la ou les initiatives prises dans le cadre du mouvement «  » donnent lieu à des incidents souvent violents impliquant les forces de police, dans une escalade de la violence.
Quel que soit le contexte, quelquefois marqué par la présence de groupes cherchant l’affrontement, rien ne saurait justifier les débordements auxquels se livrent régulièrement les forces de l’ordre en faisant un usage disproportionné de la force vis-à-vis de citoyens, souvent jeunes, qui manifestent pacifiquement leur opposition au projet de loi travail ou qui se réunissent pour échanger, discuter, imaginer d’autres façons de préparer l’avenir.
De nombreux témoignages, de multiples vidéos qui montrent de façon répétée des coups portés à des personnes déjà entravées interrogent sur les objectifs des stratégies mises en place par les instances de commandement de fonctionnaires de police qui n’hésitent pas, par ailleurs, à utiliser des balles de défense, arme qui a fait perdre un œil à un jeune manifestant de Rennes.
La LDH rappelle aux responsables de police et aux fonctionnaires sur le terrain que l’article R.434-17 du Code de la sécurité intérieure dispose que « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence ou de tout traitement inhumain ou dégradant ». Face à la gravité avérée des faits, elle demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin que toute la lumière soit faite sur des événements qui, y compris chez les policiers et les gendarmes, ont déjà fait plusieurs victimes et qui ont entraîné par ailleurs des peines de prison ferme.
Dans un contexte de montées de tensions sociales aussi fortes que préoccupantes, le droit de manifester pacifiquement et contester collectivement ce qu’on estime injuste, le droit de se réunir dans l’espace public constituent des libertés fondamentales. Les exercer est un acte de citoyenneté.
Il appartient aux pouvoirs publics de les garantir. Il nous appartient de les défendre : nous n’y manquerons pas.

Commentaire de lecteur “Commission d’enquête parlementaire sur les violences policières : le PRCF soutient la demande de la LDH

  1. Jacqueline Grimault
    10 mai 2016 at 18:46

    Dans l’Humanité de lagardère du jeudi 11 février 2016, la LDH s’acharne contre le “régime de Damas”. Préfèrerait-elle les atrocités des islamistes à la laïcité de Bachar? A vrai dire, on n’attend pas grand-chose d’elle. Ce qui étonne un peu par contre, c’est de voir l’Initiative communiste s’engouffrer dans son giron même s’il s’agit d’un autre sujet car on sait bien que tout se tient…
    Ceci dit, à propos des provocations organisées, comme toujours, par les hommes de main du Capital: une anecdote. Alors que j’étais jeune (il y a fort longtemps), ma mère, revenant d’une manif, m’avait raconté que dans le cortège un type avait ramassé un pavé et l’avait lancé dans une vitrine. Alors, illico presto, un camarade du Parti, Roland M., lui avait flanqué son poing dans la figure. C’est qu’on devait avoir, à l’époque, une sacrée culture politique et qu’on faisait le travail nous-mêmes.
    Quant à la CGT elle évitait de se tromper de cible et de s’attaquer à des travailleurs du service public payés avec un lance-pierre pour risquer de plus en plus souvent leur vie afin de protéger les nôtres. Dans notre quartier, nous en savons quelque chose…
    Salut et Fraternité.