Assassinat d’une fonctionnaire à #Rambouillet – déclaration de Georges Gastaud et Fadi Kassem co-secrétaires nationaux du PRCF

DÉCLARATION DE GEORGES GASTAUD ET FADI KASSEM, co-secrétaires nationaux du PRCF – Le 23 avril 2021

Après la décapitation barbare du professeur d’histoire Samuel Paty par un assassin islamiste, l’assassinat d’une fonctionnaire de l’Intérieur préposée à l’accueil à l’entrée d’un commissariat de Rambouillet montre que la dangerosité de l’intégrisme religieux n’a pas décru dans notre pays. La chose est d’autant plus angoissante pour nos concitoyens que l’égorgeur semble avoir choisi sa victime au hasard… 

Il convient d’abord de saluer la mémoire de cette concitoyenne vaillante et très appréciée et s’associer à la douleur immense de ses proches, de ses collègues et de tous les citoyens, français et immigrés, quelle que soit leur religion ou leur incroyance personnelle, qui respectent la devise républicaine et pratiquent au quotidien, très majoritairement, la vertu de tolérance qu’elle implique.

Bien évidemment, il faut s’attendre à un déferlement de propos démagogiques haineux à l’encontre « des » de la part de l’extrême droite et de tous ceux qui surenchérissent sur elle dans les allées du pouvoir, notamment du côté de M. Darmanin, et dans une bonne partie de la droite parlementaire, voire dans certains cercles de la social-« démocratie » (on pense particulier au regrettable Manuel Valls et à sa conception complètement partiale et biaisée de la laïcité). 

Bien entendu, la rigueur la plus grande est indispensable pour combattre et circonvenir les et les mettre hors d’état de nuire : un pouvoir authentiquement populaire France serait d’ailleurs d’une intransigeance absolue à ce sujet. Cependant, l’expérience a mille fois prouvé qu’on ne combat pas les actes fanatiques, surtout ceux qui émanent d’individus isolés et/ou de déséquilibrés, par un surcroît de lois liberticides, ni par une stigmatisation accrue d’une catégorie de la population. Au contraire, ce type de réaction dictée par l’émotion et exploitée par l’extrême droite ne fait rien d’autre que limiter les libertés de tous et qu’exaspérer les haines intercommunautaires artificielles sans empêcher en rien les passages à l’acte barbares émanant de désaxés ou de « cellules terroristes dormantes » qu’il faut détecter et démanteler par un patient travail d’amont.

L’apaisement à moyen et à long terme du climat délétère qui règne dans notre pays et qui sert de terreau fertile aux actes les plus graves – actes qui n’en demeurent pas moins inexcusables quand ils vont jusqu’à l’assassinat – passe par une profonde transformation sociale de notre pays dans le sens d’une République sociale, souveraine, démocratique, laïque et indivisible centrée sur le monde du travail et tournée vers les Lumières et le progrès social. Les dirigeants maastrichtiens qui se sont succédé à la tête de l’État depuis des décennies et qui n’ont cessé de démolir la France, le produire en France, les services publics et la protection sociale issus du CNR, mais aussi l’extrême droite, qui dévoie depuis des lustres le beau mot de patriotisme, ne prennent manifestement jamais par eux-mêmes cette direction salutaire. 

C’est pourquoi la relance du de classe, la construction du « tous ensemble en même temps » pour la justice sociale, la renaissance de l’idéal révolutionnaire, rationaliste et internationaliste du communisme, sont de plus en plus nécessaires pour que notre pays finisse par émerger de la longue période de désorientation propice à toutes les dérives antihumanistes, où l’ont plongé la casse maastrichtienne de la République, les trahisons récurrentes de la gauche établie et les hurlements extrémistes de l’extrême droite et de ses relais pseudo-« républicains ».