info luttes – Coup de ciseau envisagé par Bercy sur les prestations sociales ! – n° 23 – Juin 2018

Le gouvernement Philippe, sous le dictat de l’UE qui impose aux pays membres la réduction de la dépense publique, après s’être attaqué aux retraités par l’augmentation de la CSG, préconise de revoir à la baisse certaines prestations sociales.

La direction du budget a déjà réfléchi à des pistes d’économies portant sur des dispositifs d’aide aux ménages et aux personnes démunies.

Pour Bercy, les prestations sociales constituent « un poids croissant » représentant 26 % des dépenses publiques en 2016. Leur nouvelle approche dans ce domaine est « de ne plus indexer (totalement ou partiellement) la progression des aides à l’évolution des prix. Prendre en compte également le patrimoine des personnes dans le calcul des prestations. » Par ailleurs, Bercy suggère de « revoir plus périodiquement le stock de bénéficiaires de l’Allocation adulte handicapés (AAH) et d’inciter à la reprise d’activité ».

Bercy n’a aucun scrupule à s’attaquer également aux personnes âgées qui ont de la peine à accomplir les gestes de la vie quotidienne, eux qui, toute leur vie, ont économisé pour acquérir un patrimoine et en fin de vie vont voir leur aide diminuer puisque Bercy indique que «dans un contexte de vieillissement démographique, les plans d’aide doivent être modulés en fonction du patrimoine de la personne ».

Autre piste envisagée, « articuler les prestations avec les avantages fiscaux », par exemple, « l’abattement de 10 % sur les pensions dans le cadre de la déclaration d’impôt sur le revenu. »

En ce qui concerne les APL, pour Bercy, « le dispositif comporte plusieurs limites, à savoir : le fait que les APL favorisent les personnes inactives, à niveau égal de ressources. » Pour les étudiants, il faudrait intégrer les minimas sociaux et les prestations familiales dans la « base ressources servant au calcul des APL. »

Et dernière trouvaille du ministre du budget, il veut « réduire la prime d’activité dans le domaine de l’emploi »

Comme on peut le constater, Macron, le président des riches et son gouvernement, s’attaquent à toutes les couches de la population sauf bien sûr aux dix plus grandes fortunes professionnelles française :(1)

Bernard Arnault société LVMH 46,9 milliards d’euros

Famille Bettencourt société l’Oréal 35,82 milliards d’euros

Axel Dumas société Hermès international 30,91 milliards d’euros

Gérard Mulliez Groupe Auchan 30,01 milliards d’euros

Serge Dassault Groupe Marcel Dassault 21,61 milliards d’euros

Gérard Wertheimer société Chanel 21,01 milliards d’euros

François Pinault société Kering  19,01 milliards d’euros

Patrick Drahi société Altice 14,78 milliards d’euros

Pierre Castel société Castel Frères 11,5 milliards d’euros

Xavier NielIliad 9,45 milliards d’euros

Total 241 milliards d’euros

Il ne s’agit là, que de leur patrimoine professionnel. Tout ce qui relève du domaine privé ou qui ne repose pas sur un outil de travail n’est pas comptabilisé. Il faut savoir que le montant cumulé de la fortune professionnelle des 500 personnes les plus riches de France représente 570 milliards d’euros.

Alors que 500 personnes accumulent des milliards, notre pays compte 9 millions de pauvres touchant moins de 1015 euros par mois pour une personne seule et 1.523€ pour un couple sans enfant, ou une famille monoparentale.(2)

Et si, au lieu d’aller prendre l’argent dans les poches des travailleurs qui sont les créateurs de ses richesses, Bercy piochait dans les coffres de ces milliardaires ! Ainsi, il pourrait combler une partie de notre déficit budgétaire et répartir une autre partie dans les services publics et les aides aux plus pauvres d’entre nous. Mais il est vrai que dans le système capitaliste seul comptent le profit et l’enrichissement de quelques gros milliardaires sur le dos du plus grand nombre.

C’est pourquoi le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) milite pour un changement de société où les richesses créées par les travailleurs seront réparties équitablement en fonction du travail de chacun et dans le souci de la solidarité nationale. C’est ce que nous appelons le socialisme progressiste. Mais pour cela, il nous faut sortir du carcan de l’Euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

Jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF

(1) Source : Challenges, 27 juin 2017 – Classement 2017 – © Observatoire des inégalités

(2) Source : Observatoire des inégalités

Les grèves en cours :

  • des agents municipaux de Beauvais du 29 mai au 1er juin 2018

  • des fonctionnaires territoriaux du 28 mai au 17 juin 2018

  • dans les agences LCL de Corse depuis le 28 mai 2018

  • des éboueurs de Chalons-en-Champagne depuis le 25 mai 2018

  • nationale à la SNCF du 3 avril au 28 juin 2018

Revue de presse :

Les luttes gagnantes :

A – AML system Hirson (02 métaux)

Source : CGT

Suite à l’instauration du rapport de force imposé par la CGT dans le cadre des nao, la direction a été contrainte de négocier.

Les salariés de chez AML system Hirson (02) et leur syndicat CGT ont obtenu :

– 2.2 % d’AG au 01/04/2018 pour les 1er et 2e Collèges ;

– 2.2 % d’AI au 01/04/2018 pour le 3e Collège.

– Une prime de bons résultats pour tous de 325 € fin mai.

– déblocage de la prime d’ancienneté pour les 1er et 2e Collèges de 16 % pour 20 ans, 17 % pour 25 ans, 18 % pour 30 ans, 19 % pour 35 ans et 20 % pour 40 ans étalé du 1er Juin 2018 au 1er Juin 2020.

– Création d’une prime d’ancienneté pour le 3e Collège de 1% pour 10 ans, 2 % pour 15 ans, 3 % pour 20 ans, 4 % pour 25 ans et 5 % pour 30 ans, dont l’application sera étalée du 1er Juin 2018 au 1er Juin 2020.

– + 5 % pour la médaille du Travail.

– 3 embauches en production pour 2018

– Embauche en CDI de 6 Intérimaires

– Passage à 39 H pour les coefficients 305 (sur demande du salarié)

– Passage en ETAM pour les plus anciens leaders.

– La Prime de « remplacement des leaders » passe de 6.5 € à 10 € par jour

– la prime de « responsabilité Week-end » passe de 20 euros à 30 euros par jour.

1 -LCL de Corse : L’intersyndicale STC-FO en grève

Source ; Corse Net infos 28 mai 2018

L’intersyndicale STC-FO du LCL de Corse a déclenché une grève pour protester contre la baisse drastique du le montant de la prime d’insularité et en restreignant les conditions d’accès à ses bénéfices. L’intersyndicale explique les raisons de son mouvement dans un communiqué.

A la suite d’une atteinte grave à notre pouvoir d’achat et face au refus de la Direction de négocier, nous salariés du groupe corse du LCL avons décidé d’entamer un mouvement de grève afin que nos revendications soient entendues. Nous avons fait ce choix avec gravité par l’intersyndicale STC FO car nous mesurons l’impact de ce mouvement sur le quotidien de nos clients et sur les services que nous leur apportons.

Notre direction, depuis son bureau de Paris, a fait le choix unilatéral de réduire notre pouvoir d’achat, en diminuant drastiquement le montant de la prime d’insularité et en restreignant les conditions d’accès à ses bénéfices.
Cette décision est bien sûr insupportable sur le fond : 

– La prime d’insularité est un mécanisme de compensation destiné à pallier la faiblesse des revenus insulaires, dans un contexte de coût de la vie majoré
–  Le revenu médian en Corse est toujours significativement plus bas que la moyenne française et cela est particulièrement vrai pour les salariés du LCL de l’île par rapport au reste du réseau
– Le coût de la vie en Corse est toujours aussi élevé
– La remise en cause de cet acquis social, obtenu de haute lutte, porte un préjudice
majeur, sans contestation possible, au pouvoir d’achat des salariés 

Cette décision est tout aussi insupportable sur la forme, car la décision a été prise sans respecter aucun des canaux du dialogue social. Pire, malgré nos différentes tentatives de discussions aucun dialogue n’a été possible jusqu’à aujourd’hui.  Au préjudice objectif, s’ajoute ainsi une forme de mépris vis-à-vis des salariés corses.  Notre revendication est simple et mesurée : nous souhaitons uniquement la préservation de nos acquis et le maintien de notre prime en l’état actuel.  Le respect de notre condition de salarié et de notre situation géographique ne s’argumente pas : nous sommes déterminés à obtenir gain de cause et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre et préserver les intérêts des salariés corses du LCL. 
2 – Sept salariés en grève de la faim à l’hôpital psy de Rouen

Source : Paris Match -28 mai 2018

Sept salariés de l’hôpital psychiatrique de Sotteville-lès-Rouen dans l’agglomération de Rouen observent une grève de la faim pour obtenir des moyens supplémentaires, a indiqué lundi la CFDT. Quatre ont débuté le 21 mai, les trois autres ont rejoint le mouvement respectivement jeudi, vendredi et dimanche, selon le syndicat. Les sept grévistes de la faim de cet hôpital dit du Rouvray sont âgés de 34 à 51 ans, selon la même source.

“Notre santé commence à être menacée selon les médecins du SAMU qui sont venus à notre rencontre”, a indiqué à un correspondant de l’AFP l’un d’entre eux Jean-Yves Herment, secrétaire CFDT du CHSCT de l’hôpital touché par un mouvement social depuis le 22 mars. Jean-Yves Herment indique avoir déjà perdu “plusieurs kilos”.

“Nous réclamons la création de 52 postes d’aides-soignants et d’infirmiers afin de faire face à une surpopulation chronique de l’hôpital et à une dégradation des conditions de travail et d’accueil”, a précisé Jean-Yves Herment. “Cela fait des mois que nous tirons la sonnette d’alarme. La direction et l’ARS (Agence régionale de santé) ne nous oppose que du mépris. Nous passons donc à une nouvelle phase, a ajouté Jean-Yves Herment.

L’intersyndicale CFDT, CGT et CFTC demande également une solution immédiate pour l’hospitalisation des patients mineurs aujourd’hui reçus selon elle dans des unités réservées aux adultes. Contactées par le correspondant de l’AFP, l’ARS et la direction du centre du Rouvray n’ont pas souhaité faire de commentaires. Le 24 mai la direction de l’hôpital avait dans un communiqué estimé qu’il n’y avait “plus de suroccupation dans l’établissement à la suite d’un ensemble d’actions mises en place le 15 avril”. La direction avait notamment annoncé l’embauche de cinq contractuels, un chiffre jugé “ridicule” par les syndicats. Quatre contractuels ont effectivement été recrutés depuis et un cinquième est attendu début juin selon la CFDT. Dans son communiqué du 24 mai, la direction ajoutait “être favorable à mieux organiser dès à présent l’hospitalisation des adolescents dans une unité individualisée pour améliorer les prises en charge”. “La comparaison des ressources d’assurance maladie par habitant montre un positionnement du CH du Rouvray au-delà de la moyenne nationale et de la moyenne régionale”, avait aussi affirmé la direction. L’entourage du fondateur du mouvement Générations, Benoît Hamon a annoncé lundi sa venue auprès des grévistes mardi. En 2016 l’effectif équivalent temps plein de l’hôpital se montait à 1.951.

3 – Reprise de Doux : Nadine Hourmant, déléguée FO, dénonce un « immense gâchis »

Source : FO – 28 mai 2018

Le 18 mai, la justice a désigné le consortium emmené par LDC (Poulets de Loué) pour reprendre le volailler Doux, placé en liquidation début avril. Ces sociétés vont conserver 811 des 1 165 emplois du groupe et proposer des reclassements. Nadine Hourmant, déléguée centrale FO, ne cache pas sa colère.

Le tribunal de commerce de Rennes a choisi, le 18 mai, le consortium composé notamment du leader de la volaille LDC (Poulets de Loué), du groupe coopératif Terrena (ancien actionnaire principal) et du Saoudien Al-Munajem (premier client de Doux) pour reprendre le groupe volailler en difficultés financières. C’était le candidat le mieux disant en termes d’emploi. Une nouvelle société, Yer Breizh, va être créée.

Plusieurs ministères et la région Bretagne se félicitent dans un communiqué commun d’une reprise exemplaire qui apporte des solutions à tous les emplois : 811 des 1 165 postes du groupe seront conservés et des reclassements seront proposés pour les autres,tant en Bretagne qu’en Pays de la Loire.
Mais de son côté Nadine Hourmant, déléguée centrale FO chez Doux et secrétaire générale de l’union départementale FO du Finistère, ne décolère pas. 
On ne peut pas entendre qu’il y a une solution pour chaque salarié, dénonce-t-elle. Sur mon site à Châteaulin, 79 CDI sur 453 doivent partir. Pour la charrette, qui concerne trois ateliers, ils sont remontés à 30 ans d’ancienneté, ils savent ce que c’est 30 ans dans la même boîte ? Qu’ils viennent voir les salariés en stress..Nadine Hourmant accompagne les salariés concernés lors de leur entretien. Selon elle, il est proposé un transfert sur trois sites dans le cadre d’une convention avec LDC. les salariés
Les salariés vont refuser, et s’ils refusent, ils seront licenciés dans le cadre du PSE, 
poursuit-elle. Ici, c’est pleurs et incompréhension, ils ne comprennent pas qu’on licencie des gens qui ont 30 ans d’ancienneté alors que des intérimaires et des CDD restent en poste. D’autres reclassements sont prévus pour une vingtaine de salariés de Plouray (Morbihan) ou pour des postes administratifs du siège. Quant au site de Chantonnay, qui emploie 145 salariés en Vendée ainsi que 120 intérimaires et CDD, il est condamné.
Chaque salarié a une offre mais parfois à une heure de voiture, et il n’y a pas de prime exceptionnelle pour le transport, ajoute-t-elle. D’autres devront déménager, or on ne déménage pas comme ça.
 Elle demande la mise en place d’une cellule psychologique. Elle souhaiterait aussi un plan de départs volontaires pour les salariés proches de la retraite.
C’est un gâchis énorme
, poursuit-elle. A cause d’erreurs de gestion et de choix stratégiques, Doux, une entreprise familiale créée en 1955 n’existe plus depuis le 22 mai. Le groupe a reçu beaucoup d’aides publiques et il n’y a jamais eu de contrôle de leur utilisation. Les dirigeants restent impunis et derrière ce sont les salariés qui paient un lourd tribu à la finance et au fric, j’en ai ma claque.

Le groupe, qui avait déjà été placé en redressement judiciaire en 2012 après avoir supprimé près d’un millier d’emplois, avait orienté son activité vers l’exportation de poulets congelés au Moyen-Orient. Confronté notamment à la concurrence brésilienne, il perd près de 35 millions d’euros par an. L’ambition du consortium est notamment de reconquérir le marché français où près de la moitié de la volaille consommée est importée malgré le savoir-faire national. C’est une revendication portée par FO depuis des années.

Au milieu de son amertume colère, un sourire filtre dans la voix de la déléguée FO. Je viens d’être saluée par un salarié que j’ai rattrapé hier, explique-t-elle. Il était dans la charrette avec sa femme mais lorsque des couples travaillent chez Doux, on a obtenu que l’un des deux puisse rester.

4 – Crise des hôpitaux : vers une grève des médecins remplaçants ?

Source : la voix des entreprises – 28 mai 2018

Les hôpitaux traversent une crise sans précédente, et ce, même au sein des praticiens. Après avoir publié la liste des hôpitaux où les médecins remplaçants et intérimaires refusent d’aller car leur rémunération y sont encadrées, ils annoncent qu’ils tiendront prochainement une assemblée générale le 30 juin prochain avant de, peut-être, faire valoir leur droit de grève.

Hôpitaux surchargés, effectifs réduits et rémunérations qui ne sont pas en accord avec les responsabilités des praticiens. L’hôpital public traverse actuellement une crise sans précédent. Outre la fracture entre les médecins et le gouvernement, il existe aussi un front de contestation entre praticiens. Plus précisément entre les médecins titulaires et les remplaçants / intérimaires.

Ces derniers sont accusés d’avoir des émoluments très largement supérieurs aux titulaires sans toutefois assumer les problèmes du quotidien auxquels sont confrontés les titulaires. Refusant d’être les boucs-émissaires de la crise, les remplaçants ont formé un syndicat : le SNMRH pour Syndicat National des Médecins Remplaçants en Hôpitaux.

Depuis le 1er janvier 2018, la rémunération des médecins remplaçants est encadrée par un arrêté publié au Journal Officiel le 26 novembre 2017. Ce dernier fixe les émoluments perçus à 1 404,05€ bruts par jour pour l’année 2018 puis 1 287,05€ pour l’année 2019.

En 2013, le député PS Olivier Véran, qui officie d’ailleurs au CHU de Grenoble, rendait un rapport au vitriol dans lequel il fustigeait les « rémunérations outrancières des praticiens intérimaires« . Il estimait leur rémunération à « plus du triple du coût normal d’une journée de travail pour un praticien hospitalier (médecin titulaire) » soit un surcoût annuel « de l’ordre de 500 millions d’euros« .

Face à ces allégations que le SNMRH juge fausse, ou du moins incomplète sans leur contexte, il annonce qu’une assemblée générale aura lieu le 30 juin 2018. Doit aboutir de cette dernière la décision d’une grève généralisée dans les hôpitaux ou non.

Pour rappel, le syndicat avait déjà dressé une liste d’une vingtaine d’hôpitaux que les intérimaires doivent boycotter car y est appliqué le décret contesté. De même, le collectif expliquait, en février dernier, « inviter les médecins remplaçants qui le peuvent à refuser les offres appliquant la nouvelle tarification. » A partir du mois de mars, nous demandons à tous nos collègues remplaçants de refuser tout remplacement dans vingt hôpitaux choisis par le collectif. Cette liste sera amenée à s’élargir à d’autres structures avec une grève totale des remplacements en juillet, août et les jours fériés.«  Si l’annonce est forte, difficile de savoir si elle sera suivie. Pour l’instant, la liste d’inscrits à l’assemblée générale n’a recueilli qu’une vingtaine de signatures. 5 – Yvelines : la CGT lance un

5 -Appel à la grève des facteurs

Source : Le Parisien – 28 mai 2018

Le mouvement, reconductible, démarre ce mardi. Le syndicat dénonce une dégradation des conditions de travail.

La distribution du courrier risque d’être fortement perturbée dans les Yvelines ce mardi. La CGT FAPT a en effet lancé un préavis de grève « reconductible » auprès des facteurs du département à partir de ce jour, pour dénoncer, en particulier, la dégradation de leurs conditions de travail. « Si nous sommes en grève, c’est pour défendre notre métier, notre savoir-faire et le service de distribution chaque jour en matinée » insiste Fabien Lecomte, porte-parole du syndicat.

A en croire le syndicaliste, « réaliser son métier de facteur de façon convenable est devenu impossible ». A cause, selon lui, des multiples réorganisations mises en place depuis dix ans par l’entreprise. « Le quotidien des facteurs devient invivable et la qualité de service s’en ressent : un facteur n’a qu’1 minute 30 pour distribuer un recommandé, 2 secondes par boîtes aux lettres et tout est chronométré de la sorte », affirme la CGT.

Dans le dernier projet d’organisation décidée au niveau national, le travail de tri sera effectué par un autre employé. « Le facteur ne va même plus pouvoir préparer sa propre tournée !, critique la CGT 78. Les facteurs devront distribuer d’environ 9 h 30 à 17 heures, du lundi au samedi mais, à cause de ce rythme impossible à tenir, les entreprises et les usagers qui seront en fin de tournée seront très pénalisés par ce type de distribution. »

Le syndicat évoque des résultats « déjà catastrophiques » dans plusieurs communes, comme Maisons-Laffitte, Gargenville, Neauphle-le-Château, Élancourt et Poissy. « 80 réclamations en 15 jours pour Maisons-Laffitte par exemple : du courrier non distribué, des réexpéditions non effectuées… », précise Fabien Lecomte.

Réunis en assemblée générale au siège du syndicat, à Trappes, ce mardi matin, les facteurs grévistes décideront à ce moment-là s’ils reconduisent leur mouvement. Mais ils préviennent déjà : ils vont « tenter de convaincre encore plus de collègues de rejoindre la lutte »…

6 -Grève lundi après l’agression d’une enseignante par un élève d’une école primaire à Toulouse
Source : La Dépêche.fr 31 – mai 2018

Une enseignante de l’école primaire Alphand de Toulouse, dans le quartier Lalande, a reçu des coups de pied et des coups de poings de la part d’un de ses élèves, ce mardi, selon le syndicat SNUipp-FSU. C’est la goutte de trop pour ce dernier qui appelle, en compagnie d’autres syndicats, à une grève et un rassemblement devant la préfecture de Toulouse, lundi 4 juin. “Ces violences à l’encontre d’enseignants du premier degré, si elles restent limitées, sont symptomatiques d’une dégradation de la situation, en particulier dans les écoles du nord de Toulouse, écrit le SNUipp-FSU dans un communiqué. Ces faits sont inacceptables, déstabilisent et mettent en grande souffrance des équipes pédagogiques. Ils témoignent aussi de prises en charge inexistantes et/ou inadaptées. En plus de cela, la mesure de dédoublement des CP et CE1 en REP (Réseaux d’éducation prioritaire) n’est pas financée et ponctionne les moyens nécessaires au fonctionnement du service public d’éducation département


7 – Comme partout en Europe, FO et CGT d’Alstom mobilisés pour une journée d’action.

Source : La Voix du Nord

Ce mercredi, c’est une journée d’action et d’informations des syndicats européens d’Alstom. À Petite-Forêt, en raison de la sous-charge qui touche le site depuis septembre 2016 et pour encore quelques mois, FO et la CGT ont décidé de ne pas débrayer mais de diffuser un tract que le personnel valenciennois va découvrir ce mercredi.