Info luttes – Non aux renoncements idéologiques et au renoncement à la lutte du PCF PGE, Oui au Frexit de Gauche à la lutte de classes ! Hommage national aux travailleurs et à la jeunesse en lutte ! N° 15 – avril 2018

Comment alors que la haine de classe dans le droit fil de l’Europe de Maastricht, s’affirme dans les propos de Macron : « les fainéants, les cyniques et extrémistes », ceux qui produisent les richesses de notre pays, à commencer par les cheminots, les électriciens, les gaziers, les pompiers, ne pourraient-ils pas compter sur les travailleurs de France en lutte ?

En lutte pour rappeler au Président que si être extrémiste, c’est nationaliser les grandes banques, les grandes entreprises, redistribuer les profits comme le clament les salariés de chez Carrefour ou de chez Ford, vouloir que le produit de la nation soit réparti de manière plus égalitaire comme une retraite par répartition ou la Sécu, le statut de la Fonction Publique, mis en place par Ambroize Croizat alors oui, nous sommes des extrémistes !

M. Macron, Vous qui faites des cadeaux fiscaux aux plus riches-280 millions d’euros-vous qui bloquez le gel d’indice dans la Fonction Publique, Vous qui supprimez 150 000 postes dans la Fonction Publique, Vous qui faites passer les intérêts des banques avant les intérêts publics, vous n’êtes pas fainéants, vous êtes juste IN DE SI RA BLE !

Nous, M. Macron, Commission Luttes du PRCF, comprenons la légitimité des étudiants en lutte de Montpellier, Lille, Caen, Guingamp, Rennes, Tolbiac, La Sorbonne, Rouen, Orléans, Nanterre, Bordeaux, Pau, Nantes, Tours, Poitiers, Toulouse, Nîmes, Aix-Marseille, Grenoble, Lyon, Clermont Ferrand, Dijon, Besançon, Nancy, Strasbourg, qui demandent l’abrogation de la LOI ORE-Orientation Réussite Etudiants- alors que vos médias préfèrent pleurnicher sur la fortune des Hallyday ou celle des actionnaires du CAC 40 !

Pour toutes ces raisons, la Commission Luttes du PRCF appelle à faire grandir la mobilisation des salariés et des étudiants en ce mois d’avril 2018, et à aller manifester pour faire converger notre peuple en marche contre les maitres du capital et les rentiers pour le Tous Ensemble et en Même Temps des travailleurs et de la jeunesse.

 Antoine Luci pour la Commission Luttes

Les grèves en cours:

  •  Du 05/04/2018 au 28/04/2018 : Grève des bus et métros TCAR à Rouen du 5 au 28 avril 2018

  •  nationale à la SNCF du 3 avril au 28 juin 2018

  •  Depuis le 03/04/2018 : Grève du périscolaire à Nantes à partir du 3 avril 2018

  •  nationale des éboueurs dès le 3 avril 2018

  •  des électriciens et les gaziers dès le 3 avril 2018

  •  nationale et illimitée des fonctionnaires dès le 3 avril 2018

  •  à La Poste des Hauts-de-Seine depuis le 26 mars 2018

  •  des bagagistes à l’aéroport de Paris – Orly depuis le 23 mars 2018

  •  des avocats de plusieurs villes françaises depuis le 19 mars 2018

  •  illimitée des facteurs de Gironde dès le 12 mars 2018

Les grèves à venir:

nationale chez Air France les 10 et 11 avril 2018


Revue de presse

Luttes gagnantes:

Source : CGT

  1.  EHPAD du Val-de-Bièvre : la CGT obtient gain de cause

Cinq jours de grève ont permis aux professionnels des EHPAD de « Monsieur Vincent », dans le Val-de-Marne, d’obtenir des moyens supplémentaires, notamment en effectifs. Une victoire importante pour lutter contre la maltraitance institutionnelle dont souffrent nombre de personnes âgées dépendantes.

La grève, illimitée, avait été déclenchée simultanément dans trois établissements de l’association Monsieur Vincent (Cachan, Gentilly, L’Haÿ-les-Roses) le 14 mars. À la veille, donc, de la deuxième journée de mobilisation nationale des personnels des EHPAD pour exiger des moyens pour l’accompagnement de la vieillesse en perte d’autonomie.

Les motifs de la colère des personnels relèvent de ce qui affecte l’ensemble des EHPAD où résident les personnes âgées totalement ou partiellement dépendantes : sous-effectifs chroniques, carences de moyens matériels, non-remplacement systématique des absences qui se répercute en cascade sur le personnel présent, recours excessif aux vacataires sans formation « Qu’il faut sans cesse prendre en charge pour leur expliquer le travail », témoigne une gréviste.

Sans compter un dialogue social lacunaire – pour ne pas dire entravé – instauré par la directrice des trois établissements dans les instances représentatives du personnel. « Nous n’avons plus de réunions de comité d’entreprise depuis environ six mois, la directrice ne nous écoute pas et passe son temps à pianoter sur son clavier d’ordinateur sans répondre à nos questions. » Idem au CHSCT où les alertes sur la maltraitance institutionnelle des patients sont prises en compte avec la même nonchalance, explique Chantal Muriel (DS, DP et membre du CHSCT de l’établissement de Gentilly), qui a alerté l’inspection du travail ainsi que la direction de l’association Monsieur Vincent, sans succès à ce jour.

À Cachan, où se situe le plus important des trois établissements qui héberge 154 résidents, les salariés en grève à 90% occupaient nuit et jour le site, déterminés à obtenir gain de cause sur toutes leurs revendications, et en particulier le départ de la directrice générale des trois établissements, ainsi que la levée de sanctions disciplinaires qu’elle avait infligées à deux salariées. La première : la déléguée syndicale CGT du site de Cachan, « parce que je parlais trop fort durant une réunion syndicale », explique-t-elle. La deuxième, une employée en CDD depuis deux ans, qui devait basculer en CDI mais a été congédiée pour avoir soutenu les revendications de ses collègues en grève.

« Avant l’arrivée de cette directrice, on n’avait jamais atteint ce stade de relations conflictuelles. Mais avec elle, c’est systématique », témoigne une aide-soignante qui évoque le mépris du personnel et des résidents. Ce que confirment des familles qui parlent même d’« attitude inhumaine » sous couvert d’anonymat « afin de ne pas nuire à [nos] proches ».

« Quand elle nous a reçus ce matin, elle nous a renvoyé la responsabilité du désordre actuel en stigmatisant le personnel en grève », explique le gendre d’une résidente.

Soutenues depuis le départ par la CGT du Val-de-Marne et des élus et organisations politiques (le PCF, le maire [PCF] de Gentilly et la France Insoumise), les revendications des grévistes étaient donc également approuvées par les familles des résidents qui ont lancé une pétition de soutien à leur lutte contre la maltraitance institutionnalisée.

Faute de dialogue avec la directrice (une ex. du groupe Korian), les salariés ont interpellé le président de l’association Monsieur Vincent, à qui ils ont adressé leur cahier revendicatif. Au moment où, au dire de familles de résidents rencontrées à Cachan, « les mauvaises odeurs commençaient à se faire persistantes » et où les risques pesaient sur la santé de plusieurs patients, l’association a pris le parti de calmer le jeu en acceptant de satisfaire les principales revendications des salariés.

Samedi 17 mars, le président recevait une délégation de la CGT. Il lui accordait le renforcement des effectifs, à l’appui d’un projet de recrutement de 20 emplois d’ici 2019, le paiement des jours de grève, la levée des sanctions disciplinaires ainsi que l’ouverture de négociations sur les conditions de travail.

Reste à savoir dans quelles conditions s’exercera le dialogue social, afin que l’écoute l’emporte enfin sur le mépris. Pour l’heure, la directrice reste en poste. Mais, au terme de cinq jours de grève, les personnels et les soignants ont gagné une étape décisive.

b – Victoire de l’UGICT-CGT des territoriaux de Rennes et Rennes métropole sur le report de congés et la maternité pour les Femmes des collectivités !
Source : CGT

Hier, la condition d’alimentation du CET dans le cas d’un report de congés pour cause de maternité pouvait aboutir à une perte pour l’agente. Aujourd’hui, grâce à vos interpellations, à notre ténacité, à notre intervention auprès de Mme LETOURNEUX, élue déléguée aux Droits des femmes et à l’égalité, et probablement en raison de l’audit relatif au renouvellement du Label « Égalité professionnelle », voici l’information de la mission « temps de travail » : « dans le cas d’un report de congés pour cause de maternité, la condition d’alimentation du CET (avoir pris dans l’année un nombre de jours minimal) ne s’applique pas»

Grèves et manifestations:

  1. Intervention des CRS dans un centre de tri de déchets du Val-de-Marne : “Nos militants ne sont pas des terroristes”, proteste la CGT

Source : AFP

  1. Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT services publics, a estimé, mardi sur franceinfo, que l’intervention des forces de l’ordre lors du blocage de la déchetterie à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) par des salariés signifie que “le gouvernement considère aujourd’hui qu’il est en guerre avec les travailleurs”. On nous envoie des policiers équipés d’armes de guerre, aujourd’hui, face à des grévistes.

“Ce matin 4 avril 2018, on nous a envoyé les forces de l’ordre, expliqué Baptiste Talbot, présent sur place. Il y avait même des policiers avec des armes lourdes, des armes de guerre.” “Visiblement, le gouvernement considère aujourd’hui qu’il est en guerre avec les travailleurs”, a insisté le syndicaliste.

La déchetterie Syctom-Tiru est le plus gros centre d’incinération de déchets d’Europe. Plusieurs actions ont été menées dans différents centres de tri en Île-de-France. À la mi-journée, le centre de tri d’Ivry-sur-Seine était toujours occupé par les grévistes. La CGT a appelé à un mouvement de grève illimité pour réclamer un “service public national” des déchets, ainsi que la reconnaissance de la pénibilité du travail dans ce secteur.

1 – Grève à la SNCF : la CGT Cheminots en Isère se félicite du niveau de mobilisation

source : Francebleu

Franck Boyer, secrétaire de la CGT Cheminots de Grenoble, s’est dit satisfait de l’ampleur de la mobilisation en ce premier jour de grève nationale à la SNCF. S’il “regrette la situation dans laquelle sont mis les usagers”, il accuse Emmanuel Macron d’avoir tout fait pour “aller au conflit”.

C’est le “jour 1” de la grande grève perlée de la SNCF annoncée le 15 mars dernier. En Isère, aucun train ne circule entre Grenoble et Lyon aujourd’hui. Au niveau national, plus de 75 % des conducteurs de trains se sont déclarés en grève. 

Invité ce matin sur France Bleu Isère, Frank Boyer, secrétaire de la CGT Cheminots à Grenoble, s’est dit satisfait de l’ampleur de la mobilisation : “Nous sommes dans de bonnes dispositions, nous n’imaginions pas un tel niveau de mobilisation“. 

    1. Les “rumeurs” et le “traitement médiatique” regrettable 

Franck Boyer regrette néanmoins le “traitement médiatique” et les réactions de politiques, qui “entretiennent des rumeurs” notamment autour du statut des cheminots et de la prime charbon qui n’existe plus depuis les années 1970.

Quand on lui parle du départ de l’âge à la retraite des employés de la SNCF, le secrétaire CGT estime que “l’âge moyen est le même que celui du reste de la population” : “Il est assez facile de voir qui sont les vrais privilégiés et où la richesse se concentre” ironise le syndicaliste.

    1. Une priorité : lutter contre l’ouverture à la concurrence et la privatisation

Pour Franck Boyer, le statut des cheminots n’est pas le nerf de la guerre. “Ce sont les politiques qui donnent cette image. L’important n’est pas le statut, mais l’ouverture à la concurrence, la privatisation et la dette” déplore-t-il. Le syndicaliste détaille : “Depuis que le fret est ouvert à la concurrence, en 2006, le tonnage a été divisé par deux. Ce n’est pas une bonne solution, pourquoi ne pas revenir en arrière ?” Franck Boyer s’interroge : “Le meilleur réseau ferroviaire en Europe c’est celui de la Suisse et il est 100% public, donc ce n’est pas la concurrence qui apporte la qualité mais le financement qu’on consacre au transport ferroviaire“.

Le syndicaliste n’est pas non plus insensible au sort des usagers de la SNCF. Franck Boyer se dit “désolé” pour eux, pour les galères des trains supprimés, empêchant beaucoup de salariés de se rendre au travail mardi matin. Mais il pointe la responsabilité du gouvernement, et estime qu’Emmanuel Macron “a tout fait” pour aller au conflit.

2 – La CGT a entamé mardi matin 3/04/2018 une grève pour la création d’un “service public national” des déchets, avec des actions en Ile-de-France, dans l’Ouest et le Nord, ont indiqué des représentants syndicaux à l’AFP.

Présent avec une “petite centaine” de personnes devant le centre de tri du Syctom à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Fabrice Michaud de la fédération CGT des Transports a salué “une bonne mobilisation, dans le privé surtout”.

L’entreprise assurant la collecte des communes de “Villejuif, Gentilly, Vitry, Arcueil…” était à l’arrêt, a-t-il dit, tandis qu'”à Charenton il y a seulement 6 camions bennes qui sont sortis ce matin”.

Des assemblées générales se tenaient mardi matin dans les différents sites de collecte et traitement des déchets “pour convaincre les camarades de ne pas sortir”, a ajouté M. Michaud. 

Il y a par exemple “100% de grévistes aux Mureaux” dans les Yvelines et “99% au centre de tri d’Anzin” dans le Nord, selon lui.

Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT des Services publics, a également fait état de piquets de grève à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Dans l’Ouest, une mobilisation était en cours à Dieppe et à Morlaix, a-t-il ajouté.

Les fédérations CGT des Transports et des Services publics sont à l’origine de cette grève illimitée. Elles réclament la création d’un “service public national” des déchets avec un “statut unique public” pour les salariés de la filière.

Exigeant la “reconnaissance de la pénibilité” du travail dans ce secteur, ils demandent un départ anticipé à la retraite de cinq ans “à taux plein” pour tous et de 10 ans pour les métiers “exposés à l’insalubrité et la pénibilité” (ramassage des ordures, agents de tri), ainsi qu’une réduction du temps de travail.

3 – Les suites de la grève aux Urgences de l’Hôpital Nord-Franche-Comté

Source : ToutMontbelliard

Une grève du personnel de l’Hôpital Nord-Franche-Comté de Trévenans a eu lieu le jeudi 29 mars 2018 concernant principalement le service des Urgences.

« Il n’est pas possible aux agents de s’absenter du service pour manger »

Le syndicat CNI explique :

« L’évaluation du Service Accueil aux Urgences était à l’ordre du jour du CHSCT de ce 29 mars 2018. La situation est critique, l’augmentation du flux de patients aux urgences est en augmentation depuis plusieurs mois, les difficultés pour trouver des lits d’hospitalisation se majorent, générant des temps de présence des patients au SAU régulièrement supérieurs à 24h et des organisations de travail en mode dégradé (notamment recours à des personnels d’autres services pour gérer les soins). Les organisations de travail et les effectifs affectés aux urgences ne permettent plus une prise en charge efficiente et sécuritaire des patients : les brancards s’accumulent dans les couloirs, les soins d’hygiène et de confort sont dispensés dans des conditions indécentes, plusieurs services de soins subissent une désorganisation, les difficultés pour dispenser les soins et traitements aux patients sont nombreuses.

Lors de la présentation du projet d’organisation du SAU aux instances de janvier 2016 nous avions émis un avis défavorable, la direction a maintenu son projet avec peu d’évolutions favorables et aujourd’hui elle propose de diminuer l’effectif infirmier à partir de minuit alors que nous sommes bien en dessous des effectifs infirmiers et aides soignants recommandés. Les temps de repas ne sont pas inclus dans le temps de travail pourtant au vu de la charge de travail il n’est pas possible aux agents de s’absenter du service pour manger. Il est question de créer un nouvel horaire de 12h-0h lorsque l’organisation actuelle en prévoit déjà 5 incluant une alternance jour/nuit !

Le personnel des urgences a manifesté ce 29 mars 2018 pour réclamer des conditions de travail permettant de sécuriser leur exercice et les prises en charge. Nous avons alerté à de multiples reprises la direction sur la situation. Les membres désignés par le syndicat CNI pour siéger au CHSCT soutiennent les personnels des urgences et des services de I’HNFC impactés par ces problématiques et exigent que des mesures soient prises et mises en place sans délai« .

Un des plus gros services d’urgences de l’Est de la France

La Direction de l’Hôpital Nord-Franche-Comté a répondu à cette grève et à ces remarques :

« Suite aux déclarations des grévistes, la Direction réunira prochainement les représentants des urgences et des organisations syndicales. La CGT appelait le service des urgences de l’HNFC à faire grève ce 29 mars 2018. Le CHSCT, prévu ce jour, a écouté les manifestants lors de la séance. Des déclarations des manifestants et des différentes organisations syndicales ont été réalisées devant la Direction. M. Roche a convenu que le niveau d’activité a été particulièrement soutenu ces dernières semaines et a accepté l’organisation d’une réunion très prochainement avec les représentants des urgences et des organisations syndicales.

L’Hôpital Nord Franche-Comté a connu, entre début janvier 2018 et fin mars 2018, un afflux de patients. Cette situation de très grande activité s’est traduite par l’accueil d’environ 250 patients (et jusqu’à 300 patients) au service des urgences de Trévenans, ce qui en fait l’un des plus gros services d’urgences de l’Est de la France. Le service des urgences est organisé selon 3 circuits afin d’optimiser les prises en charge selon leur typologie : le circuit court (petits traumatismes), le circuit long (éventuelle hospitalisation) et les urgences vitales. Il comprend 7 médecins, 11 infirmières et 4 aides-soignantes en journée. La nuit, les personnels sont au nombre de 5,5 médecins, 10 infirmières et 2 aides-soignantes. L’ensemble du service est encadré par 7 cadres, dont deux sont présents la journée et un la nuit. En cas de forte affluence, des moyens supplémentaires sont déployés en journée, en particulier des aides-soignantes en charge des patients sur le plan de l’hygiène, du confort et des repas.

Au-delà du service des urgences, ce sont tous les services de l’Hôpital qui ont contribué à la prise en charge de l’afflux de patients. Parmi les 250 patients qui arrivaient quotidiennement aux urgences ces dernières semaines, 50 à 60 patients par jour nécessitaient une hospitalisation. Cela suppose que chaque jour autant de lits soient libérés. Toutes les équipes médicales et soignantes ont œuvré d’arrache-pied pour soigner au mieux et au plus vite ces patients. Cette pression sur les lits s’accentue compte tenu de la difficulté de trouver une place en soins de suite et réadaptation (SSR) ou en EHPAD pour des patients âgés.
La prise en charge d’un afflux de patients demande à ce que toute la chaîne de prise en charge fonctionne à l’Hôpital comme en ville.

La solution, à moyen terme, à cet afflux de patients passe beaucoup plus par une amélioration de l’organisation interne de l’établissement que par un accroissement d’effectifs. Pour y parvenir, l’HNFC a, d’ores et déjà, entrepris plusieurs chantiers pour anticiper l’afflux de personnes aux urgences et fluidifier leur prise en charge l’hiver prochain. Tout d’abord, des services vont être redimensionnés : la capacité du service de médecine polyvalente sera accrue de 12 lits, permettant d’accueillir des patients polypathologiques, le plus souvent âgés. Par ailleurs, cette année, sera aménagé un salon de sortie où les patients seront installés, dans l’attente d’une ambulance, avant leur retour à domicile. Cela permettra de libérer plus rapidement le lit du patient et, ainsi, d’installer, tout de suite, un patient en attente aux urgences. Ensuite, l’Hôpital va acquérir un logiciel informatique permettant de gérer les admissions programmées de malades et les admissions non programmées via les urgences. Cette vision d’ensemble permettra de placer le malade dans le bon service au bon moment. Enfin, l’HNFC souhaite poursuivre la coopération avec tous les autres établissements de l’Aire urbaine pour faciliter à la fois le placement des patients dans ces structures mais aussi éviter que des personnes fragiles soient envoyées inutilement aux urgences.

La Direction met tout en œuvre pour améliorer les prises en charge en prévision de l’hiver prochain et réitère ses remerciements aux médecins, aux cadres et à toutes les équipes soignantes pour leur implication, ces dernières semaines« .

4 – Grèves : vers une semaine noire

Source : franceinfo

La première semaine d’avril s’annonce turbulente dans le service public. Ce qui est sûr, c’est que mardi sera bien une journée noire. À la SNCF certes, mais chez Air France aussi car on ne saura que le matin même quels avions voleront.

    1. La grogne pourrait s’étendre

Le ramassage des déchets pourra poser problème en région parisienne, à Marseille (Bouches-du-Rhône), Montpellier (Hérault) et dans l’est et le nord de la France. Du côté d’EDF, la CGT appelle à la grève. Même si les coupures sont interdites, la maintenance des sites pourrait être affectée. Pour le reste de la semaine, c’est encore flou. Mercredi et dimanche, poursuite de la grève sur le rail. Samedi, même chose dans les airs. Mais les tensions risquent de se durcir chez les éboueurs qui ont annoncé une grève illimitée et dans les universités où, après les blocages de la semaine dernière, la grogne pourrait s’étendre.

5- Grève des salariés de Carrefour : le mouvement a été de «grande ampleur» samedi

Source Le figaro

L’appel à la grève de FO et de la CFDT a entraîné des perturbations dans au moins 300 magasins samedi, selon les syndicats. La direction indiquait de son côté que «les hyper qui étaient encore impactés à la mi-journée (de samedi, NLDR) ont rouvert les uns après les autres». Les salariés protestaient contre les suppressions d’emplois et réclamaient davantage de pouvoir d’achat.

Le week-end de Pâques a été agité chez Carrefour. Hypermarchés filtrés ou bloqués par des alignements de chariots, faire ses courses dans certains magasins du groupe relevait du parcours du combattant samedi au vu de la forte mobilisation des salariés, mobilisés pour défendre leurs emplois et leur pouvoir d’achat.

À l’appel de FO – syndicat majoritaire du géant de la distribution – et de la CFDT, les salariés étaient appelés à débrayer. Le mouvement de grève a démarré «très fort» dès samedi matin puisqu’au moins 300 magasins ont été impactés, au lendemain d’une mobilisation dans les entrepôts. Dans la matinée, la CFDT recensait 170 hypermarchés (sur 220) mobilisés et 130 supermarchés (sur environ 470) avec un taux de grévistes avoisinant «50%». Sachant que Carrefour emploie 60.000 personnes (dans sa section «hyper»), environ 25.000 salariés étaient mobilisés, selon nos informations.

«Le mouvement est de grande ampleur, plusieurs dizaines de magasins sont fermées dans toute la France, je n’avais jamais vu une telle vague», confiait au Figaro Michel Enguelz, délégué national FO chez Carrefour, samedi en milieu d’après-midi. D’après le syndicaliste, il y avait par exemple «80% de grévistes à Besançon» et «90% de grévistes à Charleville-Mézières». Certains hypermarchés étaient complètement bloqués, selon les syndicats CFDT, FO et CGT, comme à Antibes, Ollioules, Toulon Grand Var, Nice Lingostière ou Port-de-Bouc dans le Sud, Vénissieux, Chambéry ou encore Toulouse-Labège.

Contactée par Le Figaro, la direction du groupe Carrefour faisait état d’une trentaine d’hypermarchés bloqués à 10h30. À midi, «80% de nos hypermarchés sont ouverts» et «100% de nos supermarchés», soulignait-elle. Le groupe indiquait en milieu d’après-midi que «les hyper qui étaient encore impactés à la mi-journée ont rouvert les uns après les autres». Par ailleurs, selon Michel Enguelz, «certaines équipes pourraient continuer la mobilisation ce dimanche matin mais cela devrait concerner peu d’établissements».

    1. Des mouvements dans toute la France

Partout samedi, la mobilisation s’est traduite par des rassemblements devant les magasins, du «filtrage» aux entrées ou carrément des blocages. Sur Twitter, de nombreuses vidéos illustraient la mobilisation, que ce soit en Indre-et-Loire, dans le Nord, en région parisienne ou encore dans le Var (voir ci-dessous).

    1. Pourquoi les salariés protestaient-ils?

Cette mobilisation était le point d’orgue de l’inquiétude et la colère qui montent depuis l’annonce le 23 janvier par Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l’été dernier, de son «plan de transformation» s’accompagnant de la suppression de 2.400 emplois. Michel Enguelz (FO) évoque lui «5000 suppressions de postes en tout d’ici 2019», d’après les estimations des syndicats.

Les syndicats protestent aussi contre le passage en location gérance d’hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine visés selon eux) et s’inquiètent aussi de l’impact sur l’emploi d’autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100.000 m2 des surfaces des hypermarchés). «Nous avons deux revendications: le pouvoir d’achat et l’emploi», résumait samedi Michel Enguelz. Selon le syndicaliste, c’est la baisse d’un tiers de la participation cette année qui «a mis le feu aux poudres».

Dans le détail, le niveau de participation pour l’exercice 2017 a été jugé insuffisant. À 57 euros (contre 610 euros pour 2016), son niveau moyen – calculé sur les résultats du groupe – a fait sortir de leurs gonds les syndicats. La direction a fait dans la foulée un geste, via un complément forfaitaire d’intéressement de 350 euros pour tous les salariés (soit 407 euros au total). Soit au final une baisse d’un tiers par rapport à l’exercice 2017, dans les mêmes proportions que la baisse du dividende proposé aux actionnaires lors de la prochaine AG du groupe le 15 juin. Mais ce niveau laisse sur leur faim les syndicats, qui demandaient au moins 600 euros.

    1. Crispation du dialogue social

Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d’euros de dividendes, font valoir les syndicats qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais. «Augmenter les salaires, pas les dividendes des actionnaires», proclamait une pancarte dans les rassemblements. «On s’est dit qu’on allait arrêter de payer pour les actionnaires, c’est un ras-le-bol général», relevait Olivier Ginestar (CGT), devant l’hypermarché de Lomme (Nord), fermé samedi. Côté syndicats, le mouvement traduit aussi la crispation du dialogue social, dont tous dénoncent unanimement la «dégradation». Il est «rompu, c’est marche ou crève», expliquait à Marseille Smaïl Ait Atman (CFDT). Pour FO, qui a déjà annoncé qu’il ne signerait pas le projet d’accord sur le plan de départs volontaires, «la balle est dans le camp» de la direction. Si d’autres actions ne sont «pas exclues», «l’objectif est de revenir autour d’une table de négociations», soulignait Michel Enguelz.

Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l’inquiétude chez certains de nos salariés», admettait samedi Pascal Clouzard, directeur exécutif France Carrefour, dans une réaction adressée à l’AFP. Mais, «si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer», ajoutait-il.