Lettre ouverte aux parlementaires : n’autorisez pas la suppression du français dans les écoles !

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La suppression du français dans les écoles, c’est bien ce que veut mettre en place une proposition de loi déposée à l’Assemblée Nationale à l’automne 2016. Les associations de défense de la et de la diversité linguistique tirent le signal d’alarme.

Le PRCF s’associe à cette circulaire aux parlementaires de l’association de défense linguistique dont le président d’honneur et le président exécutif sont, respectivement, Léon Landini et Georges Gastaud.

Merci à nos lecteurs de la relayer autour d’eux. Militants communistes et progressistes, syndicalistes, patriotes républicains, militants anti-impérialistes, nous sommes tous concernés par ce combat vital pour l’avenir du peuple français, de la Francophonie et de la diversité culturelle et linguistique mondiale. Ne laissons pas l’oligarchie broyer la langue française, premier service public de France, entre les séparatismes régionalistes à prétexte linguistique, et le tout-anglais cher à l’UE, au MEDEF, à l’OTAN et aux tenants du Pacte transatlantique.

Intervenons auprès de nos élus, députés, sénateurs, mais aussi maires et conseillers territoriaux.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Une proposition de loi n° 4096 relative à la promotion des langues régionales a été déposée le 7 octobre 2016 au bureau de l’Assemblée Nationale.

Cette proposition de loi comporte diverses dispositions. L’une d’entre elles vise à faire disparaître l’horaire minimal d’enseignement en français dans les écoles publiques.

Notre association déplore vivement une telle initiative qui constitue un pas supplémentaire dans la destruction de notre langue. Nous ne pouvons nous empêcher d’y voir un acharnement certain.

En effet, depuis le début de la mandature, la loi sur l’enseignement supérieur, dite Fioraso, autorise l’enseignement en anglais dans l’enseignement supérieur, au mépris de la Constitution; les quotas de chanson francophone sur les radios ont été réduits; le crédit d’impôt cinéma bénéficie aux films tournés en langue étrangère. Dans le même temps, la proposition de loi n° 32 complétant la loi relative à la langue française, adoptée par le Sénat et déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale le 2 juillet 2012, n’a jamais été examinée.

Il est fort louable de vouloir préserver la diversité culturelle. Mais lorsque cette volonté ne se traduit que par des mesures tendant à marginaliser la langue française, patrimoine commun de tous les Français, dans tous les domaines, nous estimons qu’il y a la une volonté maligne.

C’est pourquoi nous demandons que la proposition de loi n°32 renforçant la loi relative à la langue française soit examinée dans les meilleurs délais et en préalable à toute législation d’ordre linguistique.

L’heure des élections approche et croyez bien que notre association et toutes celles qui défendent la langue française sauront rappeler à leurs adhérents le bilan déplorable de cette mandature.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, nos respectueuses salutations.