(Se) débattre ou combattre

6 722 400 inscrits à Pôle Emploi au second trimestre 2021.

120 000 victimes de l’inhumaine gestion libérale de la crise sanitaire (« Laissez faire, laissez passer ! »).

13 morts 3000 blessés dont 94 graves (comprenant 4 mains arrachées et 17 éborgnés ) parmi la population civile lors des manifestations contre la vie chère et la politique injuste  d’Emmanuel Macron lors du mouvement des Gilets Jaunes.

25 % d’augmentation du CAC 40 entre 2018 et 2021.

Quatre ans de présidence Macron. 

Quatre longues années de désastres économiques, sociaux, écologiques et sanitaires. Quatre longues années d’insultes méprisantes à l’égard de ceux qui travaillent (avec dernière sortie aussi inédite que lunaire en date une attaque ignoble de Macron contre les sportifs de haut-niveaux français jugés pas assez performants ni rentables par ce « winner » de la finance mondialisée qui n’a jamais rien produit sinon de la haine et du mépris). Quatre longues années de répressions, d’interdictions de privations de libertés et de violences inédites depuis l’Occupation. 

Défaire la République française, dissoudre à marche forcée les droits sociaux conquis par les travailleurs de France depuis des siècles dans l’acide de la (des)intégration européenne et du capitalisme neo-libéral mondialisé ne peut  se faire que dans la violence et la souffrance.

Dans cette course à l’abîme, démarrée bien avant que les playmobils de Macron ne se mettent En Marche, l’Education nationale, c’est-à-dire l’Ecole de la République est la prochaine victime à dépecer. 

Il faut dire que depuis 2002 et le sommet européen de Lisbonne décidant de la création d’un grand marché européen des compétences et des connaissances, l’existence en France d’un grand service public d’Education national est devenue impossible. Dans une Union Européenne dont les traités -refusés en 2005 par un vote démocratique- imposent comme principe indépassable la concurrence libre et non faussés, il ne peut exister un tel service gratuit, non marchant, dispensé à chaque élève de façon égale sur tout le territoire par des fonctionnaires recrutés de façon transparente par concours, protégés des puissances d’argents et des pressions idéologiques par le Statut de la Fonction Publique crée par le ministre communiste Thorez à la Libération. Un tel service public est incompatible avec « l’économie de marché ouverte sur le monde » qui est inscrite dans les traitées européens « contre lesquels il n’y a pas de choix démocratique » comme l’a rappelé le cruel Juncker entre deux libations.

Après La Poste, France Telecom, GDF, et EDF. Après le Service public de Santé, à qui la Commission européenne a exigé à 63 reprises entre 2011 et 2018 de baisser ses dépenses, c’est au tour de l’E.N de passer au poteau d’exécution des tueurs de l’Ecole de Chigaco. 

Pour ce faire un spécialiste des basses œuvres est à la manœuvre : BLANQUER.

 D’abord dans l’ombre des cabinets, où en tant que Recteur de l’Académie de Créteil, puis DEGESCO de Chatel sous Sarkosy, il fut responsable 

  • de 80 000 suppressions de postes d’enseignants dans les collèges et les lycées, 
  • du programme ECLAIR qui expérimenta sur les défavorisées le recrutement local des enseignants et la disparition des programmes nationaux, conduisant, 
  • et de la réforme de la masterisation (elle aussi imposée par le LMD bruxellois) qui écarta les étudiants les plus défavorisé du métier d’enseignant, détruisit le cadre des concours affaiblit la formation, tarit les viviers de recrutements et a pour conséquence que depuis sa mise en place, aucune campagne de recrutement n’a réussi. 

Il fut accompagné à l’époque de son comparse en costume de luxe Fillon dont la loi éponyme remplaça l’enseignement efficace et éprouvé de connaissances disciplinaires dans le cadre de programme nationaux par un livret personnel de compétence, rejeton du livret ouvrier d’antan permettant de mettre en place l’école à deux vitesses et dans le même temps de caporaliser toute la profession enseignante. 

Le changement dans la continuité eurobéate UM-PS ajouta le mot culture au livret de compétences et détruisit le collège en 2016 sous les coups de l’odieuse Vallaud-Belkacem, tandis que « socialistes » Peillon et Hamon commençaient à détricoter le Statut des enseignants.

Le nombre d’élèves ne cessait d’augmenter, comme la rémunération des cadres, tandis que le nombre d’enseignant ne cessait de baisser, comme le salaire réel des professeurs. Macron était déjà ministre du Budget.

L’arrivée du Banquier d’affaire Macron à la Présidence, lui permis de nommer le très réactionnaire Blanquer sous les ors du ministère. Il y est resté depuis, il faut dire qu’aucun syndicat n’a demandé sa démission… 

Aussi incroyable que cela soit, il n’a pas été viré, en dépit de ses échecs patents, de sa grave responsabilité dans l’effondrement scolaire des élèves français (passé de la 7e place mondiale en mathématiques 1995 aux avant-dernières en 2020!). Il n’a pas démissionné en dépit de sa répression violente des justes mouvements de protestation lycéen contre la casse des Lycées généraux et professionnels. Il n’a pas démissionné alors qu’a cette occasion, s’engageant fermement dans une dérive fascisante, il n’eut de cesse d’attaquer les représentants syndicaux enseignants et lycéens tout en déployant la force armée contre sa propre jeunesse jusqu’au sein même des lycées, tandis que son ministère restera à jamais celui de la barbouzerie Avenir Lycéen. 

QUI POURRA OUBLIER en 2022 les images de lycéens a genou les mains sur la têtes sous les lazzi d’hommes en armes commandés par Macron&Blanquer? 

Au comble du cynisme, au lieu d’oeuvrer pour sécuriser les écoles face à la menace pandémique, en véritable Bolsonaro français il a multiplié les contre-vérités pour, sans bourse délier, ouvrir en grand au virus des établissements scolaires transformées en garderies du MEDEF, profitant du chaos pour finir d’achever le Bac national, pilier des conventions collectives, et parachever la sélection sociale à l’entrée du Supérieur.

Il porte ainsi une grande responsabilité dans la diffusion du coronavirus en France, alors qu’il n’a eu de cesse d’éviter de sécuriser nos écoles et de promouvoir l’infection de troupeau dans la jeunesse, sois disant exempte de tous dangers, rendant 600 millions d’euros en pleine pandémie, alors même que le premier mort français recensé est un enseignant et que le premier foyer de diffusion communautaire documenté en France est un Lycée !

 

Pour tout remerciement aux enseignants qui seuls, abandonnées de leur hiérarchie pourtant d’habitude si prompte à les accabler d’injonction débilitantes, ont tenus et tiennent encore les écoles debout (alors qu’ils sont dépourvus de tout depuis les masques chirurgicaux jusqu’aux fenêtres qui ouvrent, en passant par les indispensables moniteurs de qualités de l’air). Ce sinistre Blanquer décide de continuer à baisser leur salaires réels en leur refusant une Loi de Programmation pourtant offerte (avec le train gratuits) à la Police de Macron. Pire encore Macron, tout seul, annonce comme le fait du Prince qu’il entend détruire le Statut des enseignant et se servir des défavorisées comme terrain d’expérimentation.

Cela suffit.

Depuis Robespierre, le Peuple Sans culotte à imposer aux dominants que seul le mérite de chacun devait compter, non les relations, les fortunes familiales ou les réseaux d’influences. L’égal accès à l’enseignement public, les enseignants statutaires recrutés par concours et non soumis aux pressions, les programmes et les diplômes nationaux anonymes sont des fondements de notre République. Aucun républicain sincère ne les laissera attaquer sur l’autel des intêrets privés. 

A l’heure où Blanquer et macron s’apprêtent à détruire l’Education nationale( ainsi que les retraites et l’assurance chômage), le temps des hésitations et des atermoiements coupables est passé. Il n’est plus temps de débattre.  Le moment de la lutte et de la résistance est venu. 

Ne comptons pas sur les bonimenteurs sociauxdémocrates et eurocompatibles qui comme Hidalgo reviennent des le lendemain sur leur douteuses promesses, et voudraient que l’on oublie qu’ils ont hier participé à la destruction de l’Ecole publique, trop contents de satisfaire à la voracité du Marché inscrite dans le marbre de Traités européens qu’ils défendent de toutes leurs forces et qui interdisent toute alternative de progrès.


Ne comptons pas non plus sur un illusoire dialogue social alors que les gouvernements successifs n’ont fait qu’amplifier la répression et le mépris envers le mouvement syndical, N’hésitant pas pour cela à enclencher un mortifère processus de fascisation du Pays dont nul ne peut savoir où il s’arrétera.

Comptons sur notre force collective et sur la justice de nos revendications. Unis nous pouvons et nous devons imposer la volonté de la majorité : construire une société juste et émancipatrice.

Engagez-vous. Rejoignez le PRCF dans son combat contre l’euro-austérité et le carcan européen, contre l’injustice capitaliste, pour la défense de la Terre, pour la Paix et la coopération entre les peuples.

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210916-Conseil de Classe