Pour défendre l’Éducation Nationale, l’appel au tous ensemble et en même temps, la grève le 24 janvier : #conseildeclasse #stopmépris

La liquidation de l’Éducation Nationale pour sa privatisation est En Marche. Après la “réforme des collèges” c’est la “réforme des lycées” et la casse des diplômes nationaux avec la réforme du Bac faisant suite à la sélection à l’entrée de l’Université avec “Parcoursup”. Tous ces mauvais coup sont liés. Ils visent d’une part à permettre la suppression de milliers de postes d’enseignants alors que le nombre d’élèves et d’étudiants ne cessent d’augmenter. D’autre part à renforcer le morcellement d’un des principaux services publics de la République, l’Éducation Nationale, pour permettre d’en lancer la privatisation. Tout cela est la même déclinaison du processus lancé sous l’égide de la stratégie de Barcelone par l’Union Européenne du Capital pour libéraliser et ouvrir aux profits capitalistes ce vaste “marché” qui lui est actuellement globalement fermé en France, celui de l’Éducation. Qui plus est les diplômes nationaux sont la base des conventions collectives, des statuts de la fonction publique, c’est-à-dire des droits collectifs et des grilles de salaires. Plus de diplômes nationaux, c’est la fin des grilles de salaires minimum par branche, la fin des protections, des droits collectifs pour plus d’exploitation de chaque ouvrier et employé se retrouvant seul face à un patron tout puissant. Le combat pour défendre l’Éducation Nationale concerne évidemment chaque jeune, chaque parent, mais également chaque travailleur. Et c’est pourquoi dans son nouveau numéro de Conseil de classe, le bulletin de la commission Éducation du PRCF, les militants communistes appellent au tous ensemble et en même temps.

Le principal syndicat de l’enseignement secondaire, le SNES avec une large intersyndicale (les organisations lycéennes UNL et FIDL et syndicales CGT Éduc’action – SNEP, SNUEP, SNETAP de la FSU – Sud Éducation – SNCL FAEN – CGT AGRI, SIES – Apses), appelle à la grève le 24 janvier.

Conseils de classe. hiver 2019 Bulletin des enseignants et lycéens du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Les directions syndicales de l’Éducation nationale semblent enfin se réveiller sous la pression du mouvement populaire de masse (Gilets jaunes), du courageux mouvement lycéen et des secteurs combatifs de la CGT, de la FSU et de FO. Il est plus que temps car…

Dans le secteur de l’Éducation nationale, c’est

  • l’hallali contre le statut de la Fonction publique qui, en garantissant la sécurité de l’emploi, le principe de la carrière et le lien avec les concours nationaux, matérialise la liberté pédagogique et l’indépendance intellectuelle des enseignants sans lesquelles maîtres et élèves seraient placés sous la tutelle des chefaillons locaux, du patronat, du gouvernement de l’heure et des Églises ;
  • la destruction prévue de nombreux postes de fonctionnaires pour complaire aux directives de Bruxelles, de la droite, de Macron et du MEDEF sur les « dépenses publiques excessives » de la France;
  • le blocage des salaires qui continue peu ou prou depuis 2008 alors que l’inflation a redémarré fortement;
  • la très dangereuse retraite à points, la fin du calcul de la pension sur les 6 derniers mois, et bien sûr le maintien de facto des scandaleuses « décotes »;
  • la contre-réforme du lycée articulée à Parcourssup qui liquide le bac national, étrille les savoirs disciplinaires, accentue le tri social à l’Université;
  • un incroyable projet liberticide de Blanquer visant à limiter la liberté d’expression politique des enseignants à l’extérieur de l’école;
  • le projet inconstitutionnel de Blanquer qui ferait de l’anglais une langue officielle de l’enseignement dès la maternelle (enseignement de plusieurs matières EN ANGLAIS dès la maternelle) de manière à « faire de l’anglais une langue native en France » : bref, on va vers la relégation du français en tant que « langue de la République » (art. II de la Constitution). Où le peuple, où le parlement en ont-ils décidé ?
  • Tout va dans le sens d’une mise à mort de l’Éducation NATIONALE au profit de lycées-entreprises et au service des entreprises, à l’anglo-saxonne, avec des profs jetables, des matières-croupions et des profs au garde-à-vous !

En tous domaines, Macron, exécutant servile du CAC 40 (+ 12 % d’augmentation des dividendes en 2018 !) et de l’UE, détruit les conquêtes du peuple français

  • La retraite à points pour tous ferait par millions, y compris dans notre secteur, de nouveaux miséreux dans notre pays en brisant le principe de la répartition mis en place en 1945 par Ambroise Croizat, le ministre communiste qui fonda aussi la Sécu. D’ores et déjà la destruction du Code du travail national et des conventions collectives est en marche, le patronat ayant désormais tout pouvoir dans les entreprises, avec la complicité de Berger et de la CFDT, pour ajuster les normes sociales selon ses desiderata.
  • MAcron n’a cédé des broutilles aux Gilets jaunes qu’en prenant sur l’argent public et en épargnant totalement le capital, les riches et le patronat qui, en revanche, sont gavés de cadeaux fiscaux géants (CICE, Pacte de responsabilité, dégrèvements multiples) sans effets sur l’emploi.
  • Tous les services publics sont asphyxiés (hôpitaux, Équipement, Poste), privatisés (SNCF, EDF, ONF, Gaz de France, Aéroports, FDJ, autoroutes) par les gouvernements maastrichtiens successifs, Le produire en France est bradé : vente à la découpe des Chantiers navals, d’Alsthom (locomotives), délocalisation rampante de Peugeot, la France devient un pays sans production locale sillonné en tous sens par le fret routier européen archi-polluant.
  • La Libre Pensée dénonce le projet macronien de vider de sa substance la loi de 1905 séparant l’État de toutes les Églises car Macron, sur injonction de l’UE cléricale, voudrait « réparer le lien abîmé de l’État avec l’Église » (sic).
  • La répression de masse contre les Gilets jaunes (des milliers d’arrestations préventives) et la nouvelle loi liberticide en préparation, assortie de l’inscription dans la loi des dispositifs de l’état d’urgence font qu’il y a désormais abus de langage à parler de la France comme du « pays des droits de l’homme ». Faut-il d’ailleurs continuer d’inculquer ce mensonge à nos élèves ?

Plus structurellement, Macron piétine la constitution qui stipule que LE PEUPLE FRANÇAIS EST LA SEULE SOURCE DE LA SOUVERAINETÉ en

  • Mettant en place un « gouvernement de l’euro » dirigé par la Banque de Francfort, une « souveraineté européenne » pilotée par Merkel, une « armée européenne » arrimée à l’OTAN, préparant la guerre contre la Russie et demain, faisant au besoin régner l’ordre maastrichtien contre les peuples d’Europe en rébellion, y compris contre le trop frondeur peuple français…
  • Déclare au sommet européen de septembre 2018 qu’il met en place « les réformes légitimement demandées par l’Allemagne » : ça a le mérite d’être clair, sachant que nous communistes, n’avons jamais confondu les travailleurs de RFA avec l’impérialisme allemand.

C’est pourquoi, alors que les Gilets jaunes ont eu le mérite de secouer la veulerie ambiante, de poser la question de la démocratie directe, des salaires et de la justice fiscale, nous, enseignants et lycéens franchement communistes du PRCF et des JRCF disons clairement que…

a)       Le monde de l’Éducation ne s’en sortira pas tout seul. Gilets jaunes, syndicalistes de terrain, « stylos rouges », construisons le TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS qui balaiera Macron et ses contre-réformes !

b)       Militants syndicaux de lutte, secouons l’euro-béatitude de nos directions, on ne sauvera pas l’Éducation nationale en laissant la classe dominante aidée par la fausse gauche désintégrer la France républicaine dans un Empire euro-atlantique du capital !

c)       Quand il y avait un vrai parti communiste de combat dans ce pays, l’indépendance nationale, le progrès social, les libertés démocratiques étaient défendues et la perspective du changement révolutionnaire forçait les capitalistes à reculer comme en 36, 45, 68.

Alors refusons l’anticommunisme délayé par les manuels d’histoire officiels, et aidons le PRCF à reconstruire un vrai Parti communiste digne de son grand héritage dans ce pays. C’est l’intérêt AUSSI des non-communistes réellement attachés à l’idéal républicain !


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