L’impérialisme, stade suprême du capitalisme : UN LIVRE DE LÉNINE QUI PARLE D’AUJOURD’HUI… et de DEMAIN – par Georges Gastaud

georges gastaud conférence nationaleIl y a 100 ans, publiait une de ses plus fameuses études, L’, stade suprême du capitalisme.

, philosophe, montre la stupéfiante actualité de l’analyse léniniste de l’impérialisme.

Georges Gastaud est notamment l’auteur de Marxisme et Universalisme, Classes, Nations, Humanité paru aux Editions Delga (2015) et de Lumières Communes, cours de philosophie laique à la lumières du matérialisme dialectique. A paraitre aux Editions Delga

UN LIVRE DE LÉNINE QUI PARLE D’AUJOURD’HUI… et de DEMAIN.

lenine-imperialisme-stade-supreme-du-capitalisme13 octobre 2016

Écrite en 1916 voici cent ans, l’étude magistrale de Lénine intitulée L’impérialisme, stade suprême de capitalisme, reste d’une confondante actualité.

I – VOIR CLAIR SUR LES CARTELS « HYPER-IMPÉRIALISTES »

En la relisant, on est frappé par la hauteur de vue de l’auteur qui, joignant la théorie à la pratique, conduira bientôt au succès la première Révolution prolétarienne de l’histoire menée à l’échelle d’un grand pays. Dans cette brochure parue en pleine guerre mondiale, Lénine ne se contente pas de réfuter les conceptions dites « hyper-impérialistes » chères aux ténors de la Deuxième Internationale (les Kautsky et autre Hilferding prédisaient sans rire l’extinction prochaine des guerres impérialistes alors même que les ouvriers socialistes, russes, allemands, anglais, s’entretuaient dans les tranchées à l’appel de leurs partis respectifs !). Ces théoriciens faillis masquaient ainsi sous leurs « savantissimes discours » les contradictions explosives inhérentes auxquelles le stade monopoliste du mode de production capitaliste était parvenu depuis la fin du 19ème siècle. Lénine prouve l’inverse : le capitalisme moderne ne marche aucunement vers le dépassement spontané de ses contradictions par la mise en place d’un ou de plusieurs Etats capitalistes mondiaux ou continentaux qui, sans cesser d’exploiter les travailleurs, deviendraient du moins des facteurs de paix et d’équilibre géopolitique. Au contraire, dit Lénine, les contradictions inter-impérialistes ne peuvent que s’aiguiser ; sur ce point, Lénine s’accordait avec Jean Jaurès quand ce dernier, assassiné deux ans plus tôt par un partisan de la guerre impérialiste, déclarait que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée orageuse porte la foudre ».

En effet, les accords de type « hyper-impérialiste » par lesquels les États capitalistes peuvent transitoirement s’associer, ne peuvent être que fort instables. Le capitalisme est en effet marqué par un développement inégal, foncièrement dissonant et déséquilibré, des prétendus « États associés » ; de par leur nature exploiteuse, ceux-ci ne peuvent avoir pour but la paix et la coopération internationale mais seulement la prédation à l’intérieur et à l’extérieur de leurs propres frontières : aggravation de l’exploitation des travailleurs par les bourgeoisies coalisées de différents pays, pillage des États plus faibles par les États plus forts (naïfs partisans de l’ « Europe sociale », cela ne vous rappelle-t-il rien ?), menaces militaires, ingérence et invasion (au nom, bien entendu, de la « civilisation »…) contre les États ne faisant pas partie du cartel… Car le but incessant de ces ententes interétatiques transitoires entre mafias capitalistes est le repartage incessant du monde dans le cadre de la chasse au profit maximal, de l’exportation des capitaux et de l’extorsion coloniale (devenu aujourd’hui pour l’essentiel, néocoloniale) du surprofit arraché aux travailleurs de l’ « Orient » surexploités (aujourd’hui, du Sud et de l’Est), tandis que les forces productives des pays dominants sont démantelées et/ou dévoyées vers le « parasitisme économique ». Passant tantôt par de tels cartels « hyper-impérialistes » et tantôt par des phases de confrontation interétatique directe, l’objectif de classe des oligarchies impérialistes est toujours d’augmenter la rentabilité des investissements capitalistes et aussi, bénéfice secondaire non négligeable pour les bourgeoisies dominantes, de se donner les moyens d’« acheter » et de « corrompre » les couches supérieures du salariat, de les « institutionnaliser » dirait-on aujourd’hui. En particulier, le surprofit impérialiste arrachés aux travailleurs des pays dominés sert à acheter (souvent de façon indirecte…) une partie des dirigeants syndicaux et des élus « socialistes » des pays dominants. De la sorte, l’oligarchie et l’État impérialiste qui la sert s’assure de neutraliser le mouvement ouvrier organisé : une part du « tribut » impérialiste est ainsi prélevée par les capitalistes sur leur butin néocolonial sert à « arroser » de mille façons ce que Lénine appelle sarcastiquement les « lieutenants ouvriers de la classe capitaliste » : telle est, plus que jamais de nos jours, la base matérielle, « social-impérialiste » (c’est-à-dire « socialiste en paroles, impérialiste en pratique ») de l’émergence contre-révolutionnaire  d’une social-démocratie qui vire ordinairement du rouge au jaune en passant par le rose vif, comme c’est aujourd’hui plus que la tentation de nombre de « chiens de Berger » affiliés à la C.E.S. pro-Maastricht…

En conséquence, Lénine montre que la lutte anti-impérialiste coïncide avec la lutte anti-opportuniste et anti-révisionniste puisque cette gangrène du mouvement prolétarien s’ancre dans les prébendes impérialistes accordées à certains états-majors dont la mission peu ragoûtante et pseudo- « internationaliste » est de paralyser les organisations ouvrières en soutenant les cartels impérialistes présentés comme potentiellement « sociaux, démocratiques et pacifiques ».

II – DÉMASQUER LE MOT D’ORDRE des ÉTATS-UNIS « SOCIALISTES » D’EUROPE

On ne s’étonnera pas que dans ces conditions, Lénine ait vu juste à la même époque sur la signification de classe réelle des « États-Unis d’Europe », ou de leur variante trotskiste, les États-Unis « socialistes » d’Europe ». S’agissant de ce mot d’ordre, au sens propre hyper-impérialiste, Lénine affirmait alors qu’il est, soit inutile en tant qu’il fait double emploi avec l’idée de la révolution socialiste (de l’entente entre pays déjà socialistes ou en transition vers le socialisme), soit utopique (la paix, voire l’Entente cordiale durable est impossible entre pays capitalistes, chacun cherche nécessairement à dévorer l’autre), soit franchement réactionnaire car tournée contre l’ensemble des classes ouvrières et aussi contre les nations plus faibles. A la même époque Lénine polémique d’ailleurs contre Rosa Luxemburg qui, certes, se situe du même côté que les bolchéviks russes dans l’affrontement avec les tenants de la guerre impérialiste en cours, mais qui niait le droit des nations (notamment de sa Pologne natale) à disposer d’elles-mêmes : au contraire, à l’époque impérialiste où le développement des pays est de plus en plus inégal et sauvage, il faut défendre le droit des nations à former leur propre État, à parler leur propre langue (voire à se détacher de la Russie des soviets pour former leur propre République, quitte à se fédérer ensuite à la Russie rouge dans le cadre d’une Fédération soviétique…). Si bien qu’il faut élargir le mot d’ordre classique de Marx et d’Engels « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » en associant la révolution socialiste à la lutte pour l’émancipation nationale des peuples asservis : « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous » deviendra ainsi le mot d’ordre de la naissante Internationale communiste (le « Komintern » en acronyme russe).

Il faut donc être du dernier aveuglement, comme le sont aujourd’hui, non seulement les sociaux-eurocrates du PS européen, mais les dirigeants « eurocommunistes » à la Pierre Laurent (président du Parti de la Gauche Européenne), de la Confédération Européenne des Syndicats, les partis euro-trotskistes (Lutte ouvrière et le NPA notamment) et même quelques pseudo- « marxistes-léninistes » qui confondent systématiquement nationalisme et défense de la souveraineté nationale, pour ne pas voir que les prévisions de Lénine se sont totalement, voire sinistrement vérifiées et qu’en conséquence, l’allégeance au principe, sinon aux modalités, de la « construction » européenne, ne saurait conduire qu’à la vassalisation totale du mouvement ouvrier par la grande bourgeoisie « européenne ». Déjà la prétendue « Société des nations » consécutive à la Première Guerre Mondiale n’a rien fait d’autre en son temps qu’organiser le repartage du monde entre États impérialistes vainqueurs (cf les Accords Sykes-Picot qui explosent aujourd’hui au nez des habitants du Proche-Orient), mais elle a elle-même implosé quand la corde s’est de nouveau tendue entre l’impérialisme allemand et le bloc anglo-américain. Quant à la « construction » européenne, conçue initialement par Monnet et Schuman comme un glacis anti-soviétique arrimé à l’OTAN et fortement accélérée par la contre-révolution à l’Est, elle est de plus en plus identifiée par les OUVRIERS d’Europe à ce qu’elle est vraiment : une prison des peuples broyant les acquis sociaux, écrasant les souverainetés nationales, dressant l’Europe atlantique contre la Russie, associée aux USA pour mater les peuples de l’est et du Sud, rendant sa noire splendeur à l’impérialisme allemand. Pendant que les USA construisent l’accord « transpacifique » avec le Japon revanchard et avec la dictature sud-coréenne pour encercler les BRICS, notamment la Chine et la Russie, déstabiliser l’Alternative bolivarienne des Amériques, marginaliser les langues et les cultures nationales faisant obstacle au « libre » échange tel que l’entend l’Oncle Sam, et de préparer le troisième repartage mondial des pôles impérialistes « transatlantiques » et « trans-« pacifiques ». Si bien que voir dans la « construction » européenne un espace possible pour l’ « Europe sociale, démocratique et pacifique », comme le fait le PS européen et ses satellites eurocommunistes et euro-trotskistes, nier la possibilité pour chaque pays de tenter de sortir de l’UE/OTAN sans attendre les autres afin d’engager la construction du socialisme, cela ne peut être, au sens précis du mot, qu’une vaste duperie social-maastrichtienne, même si de tels slogans douçâtres se dissimulent ordinairement derrière des tirades « antinationalistes ». Alors que l’UE/OTAN est engagée dans une escalade militaire anti-russe qui peut déraper à tout moment vers la guerre mondiale, les camarades, y compris ceux qui militent au sein du PCF-PGE, doivent voir à temps que ce parti n’est plus seulement, tel qu’il est devenu à l’issue de quarante années de révisionnisme (l’abandon de la dictature du prolétariat date déjà de 1976 !), un parti réformiste, mais – nonobstant sa petite taille électorale – un instrument important du social-impérialisme à l’intérieur du mouvement ouvrier politique et syndical.

III – TENDANCES EXTERMINISTES DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN

Mais au-delà des aspects stratégiques du texte de Lénine, il faut saisir sa portée historico-anthropologique.

Car Lénine ne se contente jamais d’analyser le « moment actuel » ; comme Hegel, Marx ou Engels l’ont fait avant lui, Lénine situe toujours les grandes étapes de la conjoncture dans l’histoire générale de l’humanité. Et en effet, à bien relire cette brochure, on est frappé par la haute conscience qu’a Lénine du danger majeur que le stade impérialiste du capitalisme est devenu une menace terrible de régression absolue, voire de destruction pour l’humanité. Alors que la première phase du capitalisme analysée par Marx/Engels était encore partiellement et momentanément progressiste (comme le montre sans fard le Manifeste du Parti communiste), le capitalisme « monopoliste, agonisant et pourrissant » qu’est l’impérialisme se caractérise en effet par la « réaction sur toute la ligne ». Lénine avait déjà sous les yeux les dévastations terrifiantes de la Première Guerre Mondiale, qui a littéralement broyé une génération d’humains. La seconde Guerre mondiale a comme on le sait, provoqué la mort de plus de cinquante millions de personnes et elle s’est conclue par la promesse de faire pire encore à l’avenir qu’a signifié de fait la destruction gratuite de villes allemandes désarmées comme Dresde ou l’arasement nucléaire, sans la moindre nécessité militaire, si ce n’est de menacer l’URSS, d’Hiroshima et de Nagazaki. Le tout fut suivi d’une effarante course aux armements dont toutes les étapes furent initiées par les États-Unis (l’URSS n’a cessé de proposer la destruction de TOUT l’arsenal nucléaire et d’annoncer que pour sa part, elle renonçait à jamais à user de l’arme atomique la première, ce que n’ont jamais accepté pour eux-mêmes les USA). Cette course aux armements imposée et menée « au bord de l’abîme » a largement plombé la construction du socialisme dans l’URSS (à peine sortie de l’invasion hitlérienne qui l’avait privée de 30 millions de citoyens et de la majorité masculine de la jeune génération, l’URSS a dû consacrer une part majeure de ses ressources à contenir militairement les USA bien plus riches, qui sortirent économiquement renforcés de la guerre). Dans les années 1980, c’est carrément l’humanité que les impérialistes occidentaux conduits par Reagan et Thatcher, suivis par Mitterrand, justifiés par les pseudo-philosophes BHL et A. Glucksmann, ont pris pour otage de leur chantage nucléaire antisoviétique. « Les dirigeants soviétiques doivent savoir, expliquait crûment Nixon dans Le mythe de la paixqu’ils auront la guerre s’ils ne changent pas leur système communiste ». La réaction allemande renchérissait : « plutôt morts que rouges ! » (lieber tot, als rot !)tandis que Reagan vaticinait en public à moult reprises sur l’imminence d’Harmaghédon (= la bataille biblique qui précède le Jugement dernier et où l’ « Empire du Mal » et des « mécréants » est vaincu par les amis de Dieu). Quant à Glucksmann, il allait jusqu’à écrire sans ciller en pleine crise des euromissiles (1984) : « je préfère succomber avec mon enfant que j’aime à l’occasion d’un échange de tirs nucléaires plutôt que l’imaginer entraîné vers quelque Sibérie planétaire ». Il est stupéfiant que tant d’analystes, y compris marxiste, du processus contre-révolutionnaire à l’Est, ne disent mot de cet énorme chantage exterministe qui a pesé sur l’URSS post-brejnévienne (en difficultés, nul ne le nie) et qui a grandement aidé le social-pacifiste, ou plutôt, néo-munichois et capitulard de Gorbatchev, a prendre le pouvoir dans le PCUS. Comme il est proprement scandaleux que tant de « théoriciens » actuels, y compris parmi ceux qui se disent marxistes, voire léninistes, ne prennent pas en compte ce caractère exterministe du capitalisme impérialiste contemporain qui est désormais devenu si réactionnaire, pas seulement sur le plan militaire, mais sur les plans économique, politique (fascisation, réduction de la démocratie bourgeoise à une pure mascarade de « choix » pipés), environnemental, culturel (marchandisation galopante de tous les aspects de la vie sociale), qu’il est incompatible à moyen, voire à court terme, avec la survie de la civilisation, voire avec la survie de l’humanité tout court. Tout cela, Fidel Castro l’a bien vu, et cela transparaît encore dans l’ultime discours du vieux sage de la Révolution devant le congrès du PC de Cuba. Tout cela, Engels, puis Rosa l’avaient annoncé quand ils posaient la question : « socialisme ou barbarie ? » au décours du 19ème siècle et à l’orée du 20ème siècle.

En conséquence de quoi la présente critique de l’exterminisme impérialiste justifie plus que jamais un slogan cubain qui, outre son appel flamboyant à l’héroïsme révolutionnaire, comporte également une signification à la fois patriotique et anti-exterministe : « Patria o muerte, socialismo o morir ». Car si l’humanité ne parvient pas à liquider le capitalisme et à construire le socialisme au 21ème siècle, alors oui, le capitalisme étant parvenu à son stade suprême, l’impérialisme, et ce dernier s’étant lui-même quintessencié en exterminisme (en un immense « après moi le déluge », tout-profit maximal über alles !), le capitalisme aura tôt fait d’éliminer l’humanité, et peut-être la vie, de la surface du globe…

IV – COMBATTRE LE PARASITISME FINANCIER, DEFENDRE LES FORCES PRODUCTIVES

Un dernier mot pour souligner la modernité économique fulgurante du texte de Lénine qui fait paraître très « petit-bras » quantité d’ouvrages « modernes » déplorant sans l’expliquer le « déclin » des pays occidentaux « industrialisés », France incluse. S’appuyant notamment sur les études de l’économiste anglais Hobson, Lénine montre que dans la plupart des pays occidentaux, l’économie productive –industrie, agriculture… – sera de plus en plus éliminée au profit d’activités parasitaires, financières. En outre, comme l’écrivait Hobson, « de larges parties de l’Europe occidentale ressembleront à la Suisse ou à la Riviera », si bien que « les principales branches de production disparaîtront », que la « production matérielle affluera de l’Orient comme un tribut », que seules seront maintenues en Occident les activités industrielles stratégiques permettant la domination néocoloniale et qu’émergera pour finir un « énorme danger de parasitisme occidental ». Les habitants des pays impérialistes, y compris une masse de prolétaires déclassés et transformés en plèbe, risquent alors de se heurter durement à l’humanité productive, mais esclavagisée : cet isolement croissant de l’ « Occident » ne pourra que rendre préventivement plus agressifs ces pays auto-marginalisés car coupés de l’EFFORT mondial pour produire ses moyens d’existence, qui reste jusqu’à nouvel ordre la base de la vie humaine. C’est pourquoi lorsque les militants franchement communistes du PRCF ont, les premiers, relancé la bataille du « produire en France » qu’avait abandonnée le PCF eur-boboïsé de R. Hue, ils ont rempli leur triple devoir de patriotes (non pas dans l’ « union sacrée » avec leur bourgeoisie, comme le fit Jules Guesde en 1914, mais CONTRE le patronat « français » délocalisateur), de défenseurs des travailleurs salariés productifs et d’amis inébranlables de la paix et du droit à la vie.

V – L’ANALYSE LÉNINISTE DE L’IMPÉRIALISME, UN ANTIDOTE CONTRE LE SECTARISME ET L’OPPORTUNISME

Mais L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ne se contente pas d’accumuler les mauvaises nouvelles. Lénine ne cesse d’y insister sur le fait que « le capitalisme monopoliste est l’antichambre du socialisme », tant il socialise, concentre et organise l’organisation de la production… tout en privatisant au maximum la concentration des richesses : un antagonisme éclatant qui ne peut avoir d’autres issues logiques que l’alternative : révolution prolétarienne ou… guerres mondiales à répétition.

Cela ne signifie nullement que désormais, les communistes n’auraient rien qu’à attendre fiévreusement a « lutte finale » : au contraire, ils doivent prendre la tête de toutes les luttes, de tous les fronts populaires, pour l’indépendance nationale, la paix, l’égalité hommes-femmes, la démocratie (à notre époque ajoutons : l’environnement !) de manière à orienter ces luttes contre l’oligarchie parasitaire, à isoler au maximum cette dernière et à ouvrir ainsi la voie à la révolution socialiste. A notre époque, il ne saurait y avoir de longues étapes entre capitalisme et socialisme et ce constat aboutit logiquement à la conclusion, non pas que les communistes devraient se retirer dédaigneusement des combats jugés « sectoriels » intéressant la survie quotidienne de la classe ouvrière, des nations étouffées, des libertés démocratiques et de la paix. Le n’est ni le rassemblement amorphe derrière la social-démocratie, type « rassemblement des deux gauches » (comme le souhaite ardemment le social-européiste Chassaigne), ni à l’inverse, la proposition trotskisante du « pouvoir ouvrier sinon rien ! », qui ne peut qu’isoler le prolétariat en l’envoyant à l’abattoir.

A l’inverse, l’alliance ouvrière et paysanne pour la paix, la démocratie soviétique et la nationalisation des terres, permit la victoire des bolcheviks surla réaction coalisée en entraînant des millions d’hommes dans la lutte pour le socialisme. Ni isolement sectaire et dogmatique, ni fusionnement amorphe dans un bloc petit-bourgeois, le léninisme montre le chemin vers une large alliance anti-monopoliste conduite par la classe travailleuse dont le terme progressiste ne peut être que la révolution prolétarienne effectuée sur les bases les plus larges possible. Car la défaite de l’impérialisme est nécessaire, non seulement pour émanciper notre classe, mais pour que, sous l’égide de la classe ouvrière à l’offensive, l’humanité continue sa route vers le progrès obstruée par un capitalisme de plus en plus barbare, fascisant et déshumanisant.


Cet article du philosophe Georges Gastaud a été traduit en portugais par le très réputé site Odiaro.info (traduction Manuela Antunes )

Escrito em 1916, há cerca de cem anos, o estudo magistral de Lenine intitulado O Imperialismo, estado superior do capitalismo, continua de uma actualidade extraordinária. O imperialismo tornou-se tão reaccionário, não só no plano militar, como nos planos económico, político, ambiental, cultural que é incompatível a médio, ou mesmo a curto prazo, com a sobrevivência da civilização, e até com a sobrevivência da humanidade.

Escrito em 1916, há cerca de cem anos, o estudo magistral de Lenine intitulado O Imperialismo, estado superior do capitalismo, continua de uma actualidade extraordinária.

1.   Ver claro os carteis hiper-imperialistas

Ao relê-lo ficamos siderados pela visão superior do autor que, unindo a teoria à prática, levaria em breve ao sucesso a primeira Revolução proletária da história à escala de um grande país. Nesta brochura surgida em plena guerra mundial, Lenine não se contenta em refutar as concepções ditas «hiper-imperialistas» caras aos tenores da Segunda Internacional (os Kautsky e outros Hilferding vaticinavam sem rir a extinção próxima das guerras imperialistas… enquanto os operários socialistas, russos, alemães, ingleses, se matavam nas trincheiras ao apelo dos respectivos partidos!). Esses teóricos falhados mascaravam assim nos seus «discursos sapientíssimos» as contradições explosivas inerentes às quais o estado monopolista do modo de produção capitalista tinha chegado desde o fim do século 19. Lenine provou o inverso: o capitalismo moderno não marcha para a ultrapassagem      espontânea das suas contradições pela colocação de um dos vários Estados capitalistas mundiais ou continentais que sem cessar de explorar os trabalhadores, se tornava  pelo menos em factor de paz e equilíbrio geopolítico. Pelo contrário, afirma Lenine, as contradições inter-imperialistas só podem agudizar-se: nesse ponto, Lenine concordava com Jean Jaurés quando este último, assassinado dois anos mais tarde por um partidário da guerra imperialista, declarou que «o capitalismo traz em si a guerra como a nuvem de tempestade traz o raio».

Com efeito, os acordos do género «hiper-imperialista» pelos quais os Estados capitalistas podem transitoriamente associar-se só podem ser muito instáveis. O capitalismo é efectivamente marcado por um desenvolvimento desigual, profundamente dissonante e desequilibrado, pretensos «Estados associados»; pela sua natureza exploradora, estes não podem ter como fim a paz e a cooperação internacional mas apenas a predação no interior e no exterior das suas próprias fronteiras; agravamento da exploração dos trabalhadores pelas burguesias coligadas de países diversos, pilhagem dos Estados mais fracos pelos Estados mais fortes (ingénuos partidários da «Europa social», não vos lembra nada?), ameaças militares, ingerência e invasão (bem entendido claro está em nome da «civilização») contra os Estados que não fazem parte do cartel…

Pois o fim incessante desses acordos inter-estados transitórios entre máfias capitalistas é a partilha incessante do mundo no quadro da caça ao lucro máximo, da exportação dos capitais e da extorsão colonial (que se tornou hoje, essencialmente, neocolonial) do surplus arrancado aos trabalhadores do «Oriente»  sobre-explorados hoje, do Sul e do Leste, enquanto as forças produtivas dos países dominadores são desmanteladas e/ou desviadas para o «parasitismo económico». Passando assim tanto por tais carteis «hiper-imperialistas» como pelas fases de confrontação inter-estados directa, o objectivo de classe dos oligarcas imperialistas é sempre aumentar a rentabilidade dos investimentos capitalistas e também o beneficio secundário não negligenciável para as burguesias dominantes terem meios de «comprar» e «corromper» as camadas superiores do salário, «institucionalizá-las» como diríamos hoje. Em particular, o sobrelucro imperialista arrancado aos trabalhadores dos países dominados serve para comprar (muitas vezes de maneira indirecta…) uma parte dos dirigentes sindicais e dos eleitos «socialistas» dos países dominantes. Assim, a oligarquia e o Estado imperialista que a serve asseguram-se de neutralizar o movimento operário organizado: uma parte do «tributo» imperialista é assim prevalente pelos capitalistas sobre o seu saque neocolonial serve para «irrigar» de mil maneiras o que Lenine chama sarcasticamente os «tenentes trabalhadores da classe capitalista», o mesmo acontecendo mais do que nunca nos nossos dias, tal é a base material, «social-imperialista»  (ou seja «socialista em palavras, imperialista na pratica») e contra-revolucionaria de uma social democracia que passa normalmente do vermelho ao amarelo passando pelo rosa vivo: é hoje a grande tentação de muitos dos «cães de Berger» do capital que se ajoelham perante os pormenores do MEDEF e da CES pró-Maastricht.

Consequentemente, Lenine mostra que a luta anti-imperialista coincide com a luta anti-oportunista e anti-revisionista já que essa gangrena do movimento proletário se ancorava nas prebendas imperialistas aceites em certos estados-maiores cuja missão pouco e pseudo-«internacionalista» é de paralisar as organizações operárias mantendo os carteis imperialistas apresentados como potencialmente «sociais, democráticos e pacíficos».

II Desmascarar a palavra de ordem dos Estados unidos «socialistas» da Europa

Não nos admiramos que nestas condições, Lenine tenha visto na mesma época o significado de classe real dos «Estados Unidos da Europa», ou da sua variante trotskista, os Estados Unidos «socialistas» da Europa. Tratando-se dessa palavra de ordem, no verdadeiro sentido de hiper-imperialista, Lenine afirmava então que era tanto inútil como de uso duplo com a ideia da revolução socialista (do entendimento entre os países já tornados socialistas ou em transição para o socialismo), seja utopicamente (a paz, ou seja o acordo cordial durável e impossível entre países capitalistas, cada um procura necessariamente devorar o outro), seja francamente reaccionário pois voltado contra o conjunto das classes trabalhadoras e também contra as nações mais fracas. Na mesma época Lenine, polémico de resto contra Rosa Luxemburg – que na realidade se situa do mesmo lado que os bolcheviques russos no ataque aos tenentes da guerra imperialista a decorrer, mas que recusava o direito das nações (nomeadamente da sua Polónia natal) a dispor de si mesmas: pelo contrário, na época imperialista onde o desenvolvimento dos países é cada vez mais desigual e selvagem, é necessário defender o direito das nações a formar o seu próprio Estado, a falar a sua própria língua (ou seja separar-se da Rússia dos sovietes para formar a sua própria República, sair para se federar depois da Rússia vermelha no quadro de uma Federação soviética…) Embora seja necessário alargar a palavra de ordem de Marx/Engels  «Proletários de todos os países uni-vos» associando a revolução socialista à luta para a emancipação nacional dos povos dependentes: «Proletários de todos os países, povos oprimidos do mundo uni-vos» tornar-se-ia a palavra de ordem da internacional comunista nascente (o Komintern», para retomar o acrónimo russo).

É preciso ser cego até ao limite, como acontece hoje, não apenas aos sociais-democratas do PS europeu, mas aos dirigentes «eurocomunistas» à Pierre Laurent  (presidente do Partido da Esquerda Europeia),  da Confederação Europeia dos Sindicatos, os partidos euro-trotskistas (Luta operária e o NPA principalmente) e até alguns pseudo-«ML» que confundem nacionalismo e soberania nacional, para não ver que as previsões de Lenine, total e sinistramente, se concretizaram: consequentemente a subordinação ao principio, senão às modalidades da «construção» europeia só poderiam levar à vassalização total do movimento operário pela grande burguesia «europeia». Já a pretensa «Sociedade das Nações» posterior à Primeira Guerra Mundial não fez mais que organizar a repartição do mundo entre Estados imperialistas vencedores (cf. Acordos Skyes-Picot que explodem hoje no rosto dos habitantes do Próximo Oriente), mas também ela implodiu quando a corda ficou novamente tensa entre o imperialismo alemão e o bloco anglo-americano. Quanto à «construção» europeia concebida inicialmente por Monnet e Schumann como uma rampa anti-soviética arrimada à NATO (esta «construção» foi fortemente acelerada pela contra-revolução no Leste) é cada vez mais identificada pelos TRABALHADORES da Europa como o que verdadeiramente é: uma prisão de povos triturando as aquisições sociais, esmagando as soberanias nacionais, armando a Europa atlântica contra a Rússia, associada aos Estados Unidos para submeter os povos do leste e do sul, restaurando o seu negro esplendor ao imperialismo alemão. Enquanto os Estados Unidos construíam o acordo «trans-pacífico» com o Japão revanchista e com a ditadura sul-coreana para cercar os BRICS, principalmente a China e a Rússia, desestabilizar a alternativa bolivariana das Américas, marginalizar as línguas e as culturas nacionais que obstruem o «livre» comércio tal como o Tio Sam o entende, e preparando a terceira repartição mundial dos pólos imperialistas «transatlânticos» e «trans-pacíficos». Ver na construção europeia um espaço possível para a «Europa social, democrática e pacífica», como o fazem o PS europeu e os seus satélites eurocomunistas» e euro-trotskistas, negar a possibilidade de cada país tentar sair da UE/NATO sem esperar pelos outros a fim de empreender a construção do socialismo, isso só pode ser um logro social-maastrichtiano, mesmo que tais slogans adocicados se dissimulem normalmente por detrás de tiradas «antinacionalistas». Como a UE/NATO se encontra numa escalada militar anti-russa que pode derrapar a qualquer instante para a guerra mundial, os camaradas, incluindo os que militam no seio do PCF-PGE, devem ver a tempo que o aparelho deste partido não é apenas, aquilo em que se tornou depois quarenta anos de revisionismo (o abandono da ditadura do proletariado data já de 1976!), um «partido reformista», mas – não obstante a sua pequena envergadura eleitoral — uma peça importante do social-imperialismo no movimento operário politico-sindical.

III Tendências exterministas do imperialismo contemporâneo

Mas para lá dos aspectos estratégicos do texto de Lénine, é preciso apreender a sua importância histórico-antropológica.

Pois Lenine não se contenta em analisar o «momento actual»; tal como Hegel, Marx ou Engels o fizeram antes dele, Lenine situa sempre as grandes etapas da conjuntura na história geral da humanidade. E com efeito, se lermos bem esta brochura, constatamos a alta consciência que Lenine tem do perigo maior, que o estádio imperialista do capitalismo se torne uma ameaça terrível de regressão absoluta, mesmo de destruição para a humanidade. Enquanto a primeira fase do capitalismo analisada por Marx/Engels era ainda parcial e momentaneamente progressista (como demonstra abertamente o Manifesto do Partido comunista), o capitalismo «monopolista, agonizante e apodrecido» que é o imperialismo caracteriza-se com efeito pela «reacção em toda a linha». Lenine tinha já sob o olhar as terrificas devastações da Primeira Grande Guerra Mundial, que esmagou literalmente uma geração de seres humanos. A Segunda Guerra mundial provocou, como se sabe, a morte de cinquenta milhões de pessoas e concluiu-se com a promessa de fazer ainda pior no futuro, porque é esse o significado de facto da destruição gratuita de cidades alemãs desarmadas como Dresden ou o esmagamento nuclear, sem a menor necessidade militar, senão a de ameaçar a URSS, de Hiroxima e Nagasaki. Em resultado houve uma vertiginosa corrida aos armamentos em que todas as etapas foram iniciadas pelos Estados Unidos (a URSS não parou de propor a destruição de TODO o arsenal nuclear e de anunciar que, pelo seu lado, renunciava a jamais usar a arma atómica em primeiro lugar, o que os Estados Unidos nunca aceitaram assumir). Esta corrida aos armamentos imposta e levada «à beira do abismo» tolheu largamente a construção do socialismo na URSS (mal saída da invasão hitleriana que a privou de 30 milhões de cidadãos e da maioria masculina da geração jovem, a URSS teve de consagrar uma parte maior dos seus recursos a conter militarmente os Estados Unidos muito mais ricos, que saíram economicamente mais fortes da guerra). Nos anos 80, é verdadeiramente a humanidade que os imperialistas ocidentais conduzidos por Reagan e Thatcher, seguidos por Mitterrand, justificados pelos pseudo-filosofos BHL e A. Gklucksmann, tomaram por refém na sua chantagem nuclear anti-soviética. «Os dirigentes soviéticos devem saber, explicava cruamente Nixon no Mito da paz, que terão a guerra se não mudarem o seu sistema comunista». A reacção alemã reforça: lieber tot, als rot! (antes mortos que vermelhos) ao mesmo tempo que Reagan vaticinava reiteradamente em publico a iminência do Armagedon (A batalha bíblica que precede o Juízo final e onde o «Império do Mal» e os «descrentes» são vencidos pelos amigos de Deus). Quanto a Glucksmann, foi ao ponto de escrever em plena crise dos euromísseis (1984): «prefiro sucumbir com o meu filho que eu amo numa troca de tiros nucleares a imaginá-lo numa Sibéria planetária». É espantoso como tantos analistas e mesmo marxistas não digam, sobre o processo contra-revolucionário de Leste, uma palavra sobre a enorme chantagem exterminista que pesou  de um modo terrível sobre a Rússia pós-Brejnev (em dificuldades, ninguém nega) e que muito auxiliou o social-pacifista, ou melhor, o neo-munique e super-capitulacionista Gorbatchev, a tomar o comando no seio do PCUS tetanizado pelo espectro da guerra nuclear mundial. Como é escandaloso que tantos «teóricos» actuais, mesmo alguns que se dizem marxistas,  e mesmo leninistas, não tomem em linha de conta este carácter exterminista do capitalismo imperialista contemporâneo. Este tornou-se tão reaccionário, não só no plano militar, como nos planos económico, político (fascização, redução da democracia burguesa a uma pura mascarada de «escolhas» fraudulentas) ambiental, cultural (mercantilização galopante de todos os aspectos da vida social) que é incompatível a médio, ou mesmo a curto prazo, com a sobrevivência da civilização, e até com a sobrevivência da humanidade. Tudo isso Fidel já tinha visto e transparece no ultimo discurso do velho sábio da revolução  perante o congresso do PC de Cuba. Tudo isto já Engels, e depois Rosa, tinham anunciado quando colocaram o problema «socialismo ou barbárie» no decurso dos séculos XIX e XX.

Consequentemente a presente critica de exterminismo imperialista justifica mais do que nunca um slogan cubano, que para além do seu apelo entusiasta ao heroísmo revolucionário comporta um significado simultaneamente patriótico e anti-exterminista. «Pátria ou morte, socialismo ou morrer» Pois se a humanidade não conseguir liquidar o capitalismo e construir o socialismo no século XXI, então sim, tendo o capitalismo há muito tempo atingido a sua fase supremamente senil, o imperialismo, e sendo o exterminismo a quinta-essência deste último (num imenso «aprés moi le déluge», depois de mim o dilúvio», o lucro total máximo über alles!), o capitalismo terá feito tudo para eliminar a humanidade, e talvez mesmo a vida, da superfície do globo.

IV Combater o parasitismo financeiro, defender as forças produtivas

Uma ultima palavra para sublinhar a modernidade económica fulgurante do texto de Lenine que faz parecer muito «petit-bras» uma quantidade de obras «modernas» deplorando sem explicações o «declínio» dos países «industrializados», com a França à cabeça. Apoiando-se principalmente nos estudos do economista inglês Hobson, Lenine mostrava que para a maioria dos países ocidentais, a economia produtiva — industria, agricultura… — seria cada vez mais eliminada em proveito de actividades parasitárias, financeiras. Além disso, como Hobson afirmava, «grandes partes da Europa ocidental assemelhar-se-iam à Suíça ou à Riviera» de modo que os «principais ramos de produção desapareceriam», que a «produção material fluiria do Oriente como um tributo», que apenas seriam mantidas no Ocidente as actividades industriais estratégicas que permitem o domínio neocolonial e que emergiria finalmente um «enorme perigo de parasitismo ocidental». Os habitantes dos países imperialistas e uma massa de proprietários desclassificados e transformados em plebe arriscam então embater duramente contra a humanidade produtiva mas escravizada: esse isolamento crescente do «Ocidente» só poderá tornar cada vez mais agressivos esses países automarginalizados pois cortados do Esforço mundial para produzir os seus meios de subsistência que são, até nova ordem, a base da vida humana. Por isso quando os militantes verdadeiramente comunistas do PRCF foram os primeiros a relançar a batalha de «produzir em França» que o PCF euro-entontecido de R. Hue tinha abandonado, quando denunciaram a transformação programada da França numa plataforma logística desindustrializada completamente entregue à finança e ao turismo cumpriram o seu triplo dever de patriotas (não numa «união sagrada» com a sua burguesia, como tristemente o fez Guesde em 14, mas contra o patronato «francês» deslocalizador), de defensores dos trabalhadores assalariados produtivos e de amigos inquebrantáveis do direito à vida.

V A analise leninista do imperialismo, um antídoto contra o sectarismo e o oportunismo

Mas O imperialismo, estado supremo do capitalismo não se contenta em acumular más notícias. Lenine insiste no facto de que o «capitalismo monopolista é a antecâmara do socialismo» já que socializa, concentra e organiza a produção, privatizando ao máximo a concentração das riquezas: um antagonismo notório que só pode ter como consequência a alternativa: revolução proletária ou… repetidas guerras mundiais.

Isso não significa que a partir daí os comunistas não tivessem senão que aguardar febrilmente a «luta final»: pelo contrário, devem estar à cabeça de todas as lutas, de todas as frentes populares, pela independência nacional, pela paz, pela igualdade homem-mulher, pela democracia (na nossa época acrescentemos: pelo ambiente!) de maneira a orientar essas lutas contra a oligarquia parasitária, a isolar ao máximo esta última e a abrir assim na pratica o caminho à revolução socialista. Na nossa época, não poderão existir longas etapas entre capitalismo e socialismo e esta constatação desagua politicamente na conclusão, não de que os comunistas se deveriam desdenhosamente retirar dos combates considerados «sectoriais» que respeitam à sobrevivência quotidiana da classe trabalhadora, das nações atabafadas, das liberdades democráticas e da paz. O leninismo não é nem a convergência amorfa a reboque da social-democracia, tipo «união das duas esquerdas» (como desejava ardentemente o europeísta Chassagne), nem o inverso: a proposta trotskizante do «poder operário já, senão nada!», que só pode isolar o proletariado enviando-o para o matadouro.

Pelo contrário, a aliança de trabalhadores e camponeses pela paz, pela democracia soviética e pela nacionalização das terras, permitiu a vitória dos bolcheviques sobre a reacção mundial coligada arrastando milhões de cidadãos russos na luta pelo socialismo. Nem isoladamente sectário e dogmático, nem dissolução num bloco pequeno-burguês, o leninismo mostra o caminho para uma grande aliança antimonopolista conduzida pela classe operária.
Uma aliança cujo termo progressista só pode ser a revolução proletária realizada sobre as bases mais vastas possíveis. Pois a derrota do imperialismo é necessária não apenas para emancipar a nossa classe, mas para que, sob a égide da classe operária na ofensiva, a humanidade possa continuar a sua rota difícil para o progresso obstruída nos nossos dias. Uma estrada provisoriamente obstruída por um capitalismo cada vez mais bárbaro, fascizante e desumanizante.


 

Le livre :

limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme

Commentaire de lecteur “L’impérialisme, stade suprême du capitalisme : UN LIVRE DE LÉNINE QUI PARLE D’AUJOURD’HUI… et de DEMAIN – par Georges Gastaud

  1. LUCI ANTOINE
    24 octobre 2016 at 23:36

    Je recommande aux camarades l’écoute de la video de Georges Gastaud à la Librairie Delga. J’ai eu un grand plaisir à entendre Jacques DUCLOS. De même j’ai téléchargé le livre de Lénine en P.D.F.
    Merci infiniment pour ces outils théoriques et historiques.

    Fraternellement,
    Antoine LUCI