Une campagne de haine est actuellement menée dans les médias contre les travailleurs qui luttent pour le retrait de la loi travail, c’est à dire contre le dumping social, contre la casse du code du travail. Cette campagne de haine, de haine de classe, visant particulièrement la CGT essaye de faire croire que la CGT est isolée. Le gouvernement et ses médias répètent en boucle cet élément de langage « la CGT est isolée et minoritaire ». C’est vouloir faire oublier un peu vite que le pour le retrait de la Loi Travail est largement majoritaire dans l’opinion. Qu’il mobilise des millions de travailleurs comme la sur change.org l’a démontré. Et qu’il rassemble un très large front syndical. De la CGT à CFE CGC en passant par la FSU, SUD Solidaires, la CNT, FO, l’UNEF, l’UNL ou la FIDL. Et même dans les rangs patronaux, il faut rappeler que contrairement au MEDEF, les artisans et les professions libérales sont opposés à la Loi Travail

De fait c’est bien le gouvernement qui est isolé est minoritaire jusque sur les bancs de l’assemblée nationale.

Une large majorité de français pour le retrait de la Loi Travail

lutte des classes loi el khomriLes derniers sondages parus le prouvent à une écrasante majorité, les français demeurent opposés à la loi travail et soutiennent le social pour son retrait.

Selon un sondage Elabe réalisé du 24 au 26 mai, 70% des français veulent que le gouvernement retire le projet de loi travail. Seul 14% sont opposés au retrait. 59% jugent que les principaux responsables des tensions sociales sont François Hollande et Manuel Vals. Pour les français c’est bien le gouvernement et le MEDEF qui bloquent le pays. Et 48% des français approuvent les actions de blocages.

Un sondage Ifop réalisé du 27 au 28 mai confirment ces résultats. Seuls 13% des français veulent conserver la Loi Travail. 46% exigent le retrait de la loi travail contre 40% qui veulent y apporter des modifications. 60% des ouvriers et employés veulent le retrait du texte. Le PS, la CFDT et le MEDEF sont donc bien ultra minoritaire dans le pays, alors que c’est bien l’intersyndicale et la CGT qui en demandant le retrait du projet de loi défendent ce que soutien l’opinion. La CGT et l’intersyndicale ont bel et bien un soutien massif des salariés. Le gouvernement, la CFDT et le MEDEF compte leurs plus forts soutien parmi les cadres et les professions libérales, moins concernées par le projet de loi. Les français sont une large majorité à refuser l’inversion de la hiérarchie des normes. 43% veulent ainsi que le temps de travail soit déterminé par le code du travail avec peu de dérogations. contre un tiers de moins qui accepteraient que cela le soit par un accord d’entreprise.

Minoritaire, François Hollande l’est assurément, lui qui ne rassemble plus que 11% d’opinion d’opinion favorable et moins de 5% de soutien.

loi travail euro brisons les chaines 49-3Au delà des sondages, c’est surtout l’extension des grèves, reconductibles, dans de larges secteurs stratégiques de l’économie, décidées démocratiquement en assemblée générale par les travailleurs qui démontrent que les travailleurs rejettent majoritairement cette loi et qu’ils sont toujours pret à défendre le code du travail et à obtenir le retrait de l’euro directive écrite par le MEDEF qu’est la Loi El Khomri. Dans l’énergie, la chimie, les transports, dans le traitement des déchets, et dans un grand nombre d’entreprises la mobilisation est toujours forte et cela malgré déjà près de 3 mois de conflit. Loin de s’essouffler, elle se renforce. Et la solidarité s’organise avec la création de caisse de grève pour tenir jusqu’à obtenir le retrait de la loi travail.

Au niveau international, des messages de solidarité des travailleurs de toutes l’europe, et même du monde entier affluent.

La CFE CGC pour le retrait de la Loi travail

badge-cfdtEt le récent congrès de la CFE CGC a confirmé également l’isolement total de la CFDT, cette officine patronale porte voix du PS et du gouvernement. Dans une récente interview au journal patronal les Echos, le nouveau numéro 1 de la CFE CGC François Hommeril confirme l’opposition de la central des cadres à la Loi Travail, demandant que le texte soit retiré.

La loi travail, justement, la CGC est-elle pour ou contre ?

La CFE-CGC est contre la loi travail. Le problème est déjà dans le titre : je ne vois pas ce qu’elle apporte de positif pour l’emploi. Ce n’est pas avec le compte personnel d’activité qu’on va faire baisser le chômage. En outre, je ne vois pas en quoi cela va améliorer la situation d’ensemble des entreprises. Et ce qui infuse partout dans cette loi, c’est une culpabilisation permanente des personnes qui travaillent. C’est exaspérant. La CFE-CGC sera toujours là pour démonter ce genre de discours.

Où sont les problèmes dans la loi travail ?

Il y en a de nombreux. Prenons les heures supplémentaires : les détaxer est une action anti-économique à tous points de vue. En permettant de baisser leur majoration dans l’entreprise, on crée les conditions d’un dumping social, on encourage les distorsions de concurrence. D’ailleurs, la CGPME est foncièrement contre. C’est la branche qui doit décider. Nous sommes contre l’inversion de la hiérarchie des normes.

Pourquoi alors n’êtes-vous pas dans la rue ?

Ce n’est pas dans les habitudes de la CFE-CGC. Mais il n’est pas vrai que nous soutenons cette loi comme le font la CFDT et la CFTC. Le gouvernement a pris l’affaire à l’envers avec le résultat que l’on voit. Et maintenant il ne sait plus comment s’en sortir.

Demandez-vous comme la CGT que le gouvernement ouvre des discussions ?

Le gouvernement devrait avoir le courage politique de faire marche arrière. Je veux négocier avec les employeurs. Il faudrait donc que l’exécutif ait la sagesse d’accepter de mettre de côté le projet qu’il a fait à l’envers et renvoie le sujet à la négociation entre les partenaires sociaux, en s’engageant à en accepter le résultat.