À l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, nous ne connaissons pas encore les deux candidats arrivés en tête de ce premier tour des élections présidentielles. Quel qu’il soit, une chose est certaine et quel que soit le résultat des présidentielles, c’est dans la rue, dans les entreprises et dans les services publics que les travailleurs devront faire entendre leur voix et faire reculer l’exploitation capitaliste, défendre la paix gravement menacée par Trump et par ses collabos atlantistes français, reconquérir la souveraineté nationale, le produire en France, les services publics, la protection sociale, les libertés syndicales.

Comme en 1936, 1945 ou 1968, les grandes conquêtes sociales, le maintien et l’extension de nos grands acquis ou de nouvelles conquêtes ne résulteront pas seulement de l’accès au pouvoir d’un candidat porteur d’une véritable politique alternative, si important que cela puisse être aussi.

Les travailleurs de Guyane qui viennent d’obtenir une belle victoire par leur lutte déterminée démontrent que seul le tous ensemble et en même temps, avec une grève générale reconductible – et non des journées d’actions saute mouton, permet aux travailleurs de gagner.

Oui les conquètes sociales et démocratiques, les augmentations de salaires, le recul du chômage résulteront de la mobilisation générale des travailleurs et de leur détermination à imposer leurs droits : droit au travail, droit à une vie décente, à des salaires décents, à un avenir décent pour leurs enfants, à une retraite décente pour leurs parents, à des services publics gratuits et de qualité, etc., toutes choses qui seraient possibles sans les actionnaires et les grands patrons qui puisent dans les caisses pour leur seul profit et appauvrissent la population et sans cette Union européenne étroitement associée à Trump et à l’OTAN, qui impose des directives qui vont à l’encontre des travailleurs et qui prépare la guerre en alourdissant sans cesse les dépenses militaires en vue d’un affrontement potentiellement exterminateur avec la Chine et la Russie.

Jo Hernandez- Commission luttes du PRCF – 22 avril 2017


Grèves en cours :

  • à l’usine Yara à Pardies depuis le 18 avril 2017
  • des agents du réseau SFR à Saint-Denis depuis le 4 avril 2017
  • des facteurs du Nord du 19 au 22 avril 2017
  • des internes en médecine dès le 18 avril 2017
  • des facteurs de l’Isère et de la Savoie dès le 18 avril 2017
  • des bus CTPM à Perpignan dès le 18 avril 2017
  • à La Poste de Loire-Atlantique et Vendée le 20 avril 2017
  • des bus TAM dans les Yvelines depuis le 18 avril 2017
  • des facteurs à Magny-les-Hameaux depuis le 13 avril 2017
  • des pompiers de la Nièvre depuis le 4 avril 2017

Revue de presse des luttes.

Hauts-de-Seine : les routiers ont bloqué le port de Gennevilliers  

Source : Le Parisien

L’accès du port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a été bloqué pendant une heure par des militants de la CGT

Des militants CGT et FO ont perturbé ce mardi matin l’accès au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour protester contre un projet européen qui modifierait le temps de travail des routiers. Pendant une heure, quelques dizaines de militants CGT et FO ont bloqué la circulation des poids-lourds à l’entrée du port, puis ont occupé une voie pour distribuer des tracts proclamant «stop à l’esclavagisme.»

« On veut que la dangerosité de notre métier soit reconnue », lance Richard Almar, délégué syndical CGT des Transports Prémat. Ce mardi matin, une trentaine de transporteurs de matières dangereuses ont bloqué les citernes du dépôt Total de Gennevilliers. « Notre salaire de base est de 1 500 € brut, on a des primes, qui nous font monter à plus de 2000 € nets, mais pour acheter une maison, c’est sur le salaire de base que les banques se fixent, et forcément, ce n’est pas assez pour que le crédit soit accepté, reprend Richard Almar. C’est pareil quand on est malade ou en congé, on n’a pas de prime ! On veut une vraie augmentation du taux horaire. »

Prémat n’est pas la seule entreprise de transports à être représentée. Des salariés de XPO, du Groupe Mertz, de Samat et de Napoly sont présents. Victor Chimbonda, CGT, est salarié chez XPO : « Nous voulons également connaître les répercussions de notre travail sur notre santé. Tous les jours, on respire des vapeurs d’essence ou de benzène. On n’a toujours pas reçu les masques respiratoires que l’on demande depuis des mois. Lors de la visite médicale, ils ne font même plus de prise de sang. Le benzène est pourtant connu pour être cancérigène. »

Pour Thierry Lainé, délégué CGT du Groupe Mertz, il n’est pas possible de « continuer à faire partie de la convention collective des transports routiers, comme si on transportait des légumes. On transporte tous les jours des produits toxiques, on a des protocoles lourds à suivre, un examen à repasser tous les 5 ans, et on n’a même pas de prime de risque ! On veut une reconnaissance au même titre que les transporteurs de fonds. »

Contactées, les directions des entreprises n’ont pas souhaité s’exprimer. La grève devrait être reconduite jusqu’à vendredi. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une journée d’action lancée par la fédération CGT des Transports pour dénoncer plus largement «la casse sociale» en cours. Une autre journée de mobilisation est également prévue le 26 avril à Bruxelles à l’appel de l’ETF (European Transport Workers Federation) contre ce projet.

La lutte contre la fraude fiscale c’est du vent !

Voici un tract de l’intersyndicale FO DGFIP, CGT Finances Publiques et Solidaires Finances Publiques du Val-de-Marne concernant la fusion des résidences administratives (RAN*). Ce document montre bien l’inutilité –voir le mensonge– de toutes les annonces du gouvernement concernant la lutte contre la fraude fiscale. La politique actuelle tendant à réduire l’attractivité du poste et in fine le nombre d’agents postulants pour les Finances publiques. Conclusion : soit le gouvernement veut faire une guerre sans soldat, soit (plus sûrement) il ne cherche pas à la mener du tout.

*RAN = est le territoire de la commune sur lequel se situe, à titre principal, le service où l’agent est affecté ou lorsqu’un centre de gestion assure la prise en charge d’un fonctionnaire, le siège du centre de gestion.

Fusion des RAN dans le Val-de-Marne : devons-nous accepter… ou agir ?

Le DDFiP du Val-de-Marne se distingue, une nouvelle fois, par un projet brutal et rapide de fusion des RAN. En effet, il propose de conserver uniquement 3 RAN pour 2018 (au lieu de 10).

Alors que le comité technique de réseau du 16 janvier dernier parle « d’aménagement ponctuel », notre DDFiP propose de bouleverser complètement l’organisation départementale, sans tenir compte des conséquences pour les agents.

Pour lui, « La cartographie actuelle des RAN dans le Val-de-Marne ne permet pas une allocation optimale des ressources qui réponde aux besoins métiers. Dans ce cadre, il est proposé de fusionner les RAN suivantes :

-RAN de Créteil et de Boissy-Saint-Léger ;

-RAN de Villejuif, de Choisy-le-Roi, de Maisons-Alfort et de Charenton-le-Pont ;

-RAN de Nogent-sur-Marne, de Saint-Maur-des Fossés, de Vincennes et de Champigny-sur-Marne. »

Tels sont les termes du document proposé à l’approbation du comité technique local (CTL) du 21 avril prochain !

Et demain 1 seule RAN ?, une RAN régionale ?

Après les suppressions massives d’emplois (25% depuis la fusion*), les restructurations et fusions en tous genres, les attaques récentes contre les concours et la promotion interne, le DDFIP en rajoute une couche avec la fusion des RAN.

DEVONS-NOUS ACCEPTER, à compter de 2018, que de nombreuses RAN disparaissent du territoire national, réduisant ainsi de façon drastique les choix lors des mutations ?

DEVONS-NOUS ACCEPTER, une nouvelle fois, ces fusions de RAN au mépris, de nos garanties d’être affectés le plus finement possible ?

DEVONS-NOUS ACCEPTER ce pouvoir accru qui sera donné aux directions locales pour affecter les agents en fonction uniquement des besoins de l’Administration, au sein de RAN dont le périmètre géographique aura triplé ou quadruplé ? Ce sera de la mobilité forcée !

DEVONS-NOUS ACCEPTER des RAN plus étendues qui dégraderont nos conditions de vie personnelles : allongement des temps de transport, plus de dépenses, plus de fatigue et de désorganisation de la vie personnelle et familiale.

DEVONS-NOUS ACCEPTER ce qui préfigure sans doute les projets de restructurations pour 2018 ?

DEVONS-NOUS ACCEPTER d’être considérés une nouvelle fois comme une « RESSOURCE » ? c’est-à-dire corvéable, utilisable, épuisable et jetable à merci ! Au même titre qu’une cartouche d’encre !

L’intersyndicale 94 appelle, par une grève val-de-marnaise, à une riposte à la hauteur de l’attaque !

Seule une mobilisation forte de tous les personnels du Val-de-Marne peut faire reculer le projet de fusion des RAN

Toutes et tous en grève le Vendredi 21 Avril 2017, jour du CTL

Toutes et Tous à la DDFiP à CRETEIL dans la cour à 9h30 pour exiger le retrait de ce projet

Il faut agir maintenant car après, il sera trop tard !

*La fusion entre le Trésor public et le service des impôts.

Les ouvriers d’un sous-traitant automobile creusois accueillis par des gaz lacrymogènes à Paris

Source : Franceinfo

Quelque 150 salariés du fabricant de pièces automobiles GM&S de La Souterraine (Creuse) se sont invités mercredi sur les Champs-Élysées pour « demander du travail » à leurs principaux donneurs d’ordre, PSA et Renault. Ils ont été accueillis par les gaz lacrymogènes des CRS.

Les ouvriers de GM&S, sous-traitant automobile creusois, ont défilé sur les Champs-Élysées ce mercredi 19 avril dans la matinée et manifesté devant les show-rooms de Renault et PSA. Ils demandent davantage de commandes de la part de leurs donneurs d’ordre pour sauver les 288 emplois de l’usine. Ils ont été accueillis par des gaz lacrymogènes. Une barrière de CRS leur bloque l’accès à l’atelier Renault sur les Champs-Élysées.

Les actions coups de poing se multiplient

Depuis plusieurs semaines, les ouvriers de GM&S multiplient les actions coups de poing. « On était à PSA Poissy, maintenant chez Renault. Entre temps, nous étions au Mans. Par pour nous amuser ni nous promener, mais pour demander du travail : il y a eu hier une lettre d’intention de notre repreneur à 90 emplois sur 283. Ce n’est ni digne, ni acceptable », défend Vincent Labrousse, délégué CGT de l’usine.

Pour conserver la totalité des emplois existants, le site a besoin de plus de commandes de Renault et PSA. Ils sont nombreux à ne pas comprendre l’attitude des constructeurs. « Il n’y a pas de raisons que nous n’ayons pas de travail. On satisfait à tous les critères exigés ! Je ne comprends pas pourquoi ils nous suppriment notre travail, cela fait quarante ans qu’on travaille avec eux. Pourquoi ils arrêteraient maintenant ? Pour délocaliser ? Pour grossir leurs marges ? Ils n’en font pas assez ? », s’indigne, ému, René, technicien de maintenance depuis 26 ans. Le chiffre d’affaires était de 40 millions d’euros il y a quelques années encore, pour dégringoler à moins de 15 millions.

 « On fait du chômage partiel depuis un an et demi »

Un beau gâchis, selon Xavier : « L’année dernière, à cette époque, on travaillait en 3/8. Là, en ce moment, on travaille deux petits jours par semaine, en sachant qu’on fait du chômage partiel depuis un an et demi : tous les vendredi, on ne travaille pas. » Les ouvriers de GM&S ont jusqu’au 5 mai pour tenter de faire plier les constructeurs automobiles. Si les commandes n’augmentent pas d’ici là, au pire l’entreprise sera liquidée, au mieux reprise avec un tiers des salariés.

Granville. L’usine des biscottes Heudebert à l’arrêt aujourd’hui

Source : Ouest France

Ce mercredi 19 avril 2017, les salariés de l’usine de biscottes Heudebert et Pelletier, du groupe Mondelèz International, sont en grève, à Granville (Manche). L’usine est à l’arrêt pour une journée.

« Trop, c’est trop. Le volcan a explosé », expliquent les salariés de l’usine de biscottes de Granville. Ce mercredi, le site granvillais du groupe Mondelèz International, rue du Mesnil, est à l’arrêt. Chose rare.

Ras-le-bol général

« Encore une fois, Mondelèz International, dont le site de Granville fait partie, n’hésite pas à supprimer des postes pour faire de la productivité sur le dos des salariés, précisent Carmen Lereverend, déléguée syndicale FO, Jean-Louis Travert, délégué syndical CGT et Jacques Drouin, délégué syndical CFTC. Ce qui se traduit par une surcharge de travail sans revalorisation de salaire. »

Pas de grève depuis 15 ans

La grève a été largement suivie. « L’usine est à l’arrêt. C’est la première fois depuis les années 2000. »

L’effectif diminue, la production aussi. « Nous sommes inquiets pour la pérennité du site », qui existe depuis 1972. Environ 120 personnes travaillent actuellement pour produire des biscottes, du pain grillé et des toasts. Environ 14 000 tonnes par an.

« On tient à notre usine. » La plupart des salariés y travaillent depuis plus de 30 ans. « Il y a un réel savoir-faire. »« De l’écoute »

Une réunion avec la direction était prévue dans la matinée. « Nous voulons avant tout être écoutés. Ça fait des mois qu’on parle à un mur. Il fallait nous prendre au sérieux. »

Les salariés demandent des embauches pour remplacer les départs ainsi qu’une revalorisation de leur salaire.

Guyane: Le dialogue reprend entre le collectif et le gouvernement

Source : 20 minutes

Va-t-on vers la fin du conflit en Guyane ? Le collectif Pou la Gwiyann dékolé, qui pilote le mouvement social depuis un mois, a annoncé mardi soir avoir reçu une réponse du gouvernement sur son projet de protocole d’accord. A l’étude, cette solution pourrait mettre un terme aux blocages.

« Ce soir nous avons eu une réponse du gouvernement. Cette réponse est très technique. Chaque mot et chaque virgule est important, donc c’est un travail qu’on va faire toute la nuit », a indiqué à la presse la porte-parole du collectif Valérie Vanoukia.

S’il est signé, le protocole permettra de « suspendre le mouvement sous sa forme actuelle », a-t-elle assuré. Dans sa version, le collectif propose d’acter le plan d’urgence gouvernemental de plus d’un milliard d’euros et de rouvrir le dialogue sur les deux milliards supplémentaires qu’il réclamait jusqu’à présent. Elle a également assuré que la réponse du gouvernement validait la demande du collectif qu’il n’y ait pas de sanctions judiciaires contre les participants au mouvement.

Des divergences d’opinions

La veille, le collectif, qui rassemble syndicats, militants et associations, avait annoncé un renforcement des barrages routiers qui bloquent les principales villes de Guyane, afin de mettre la pression sur le gouvernement et l’inciter à répondre le plus rapidement possible, à quelques jours de la présidentielle, samedi en Guyane.

Air France : les PNC attaquent la direction en justice . Pour « déloyauté dans la négociation »

Source : Tour Mag.com

Alors que la direction d’Air France s’apprête a fixer unilatéralement les futures conditions de travail et de rémunérations de ses hôtesses et stewards, deux syndicats majoritaires parmi ces derniers ont déposé, mercredi 19 avril 2017, un référé au tribunal de grande instance de Bobigny. Une première.

Mercredi 19 avril au soir, l’intersyndicale personnel navigants commercial (PNC), composée du SNPNC et de l’Unsa a indiqué, avoir assigné en référé la direction d’Air France pour « déloyauté dans la négociation ».

Si les motifs de cette assignation ne sont pas nouveaux, cette action portée devant le tribunal de grande instance de Bobigny constitue une première dans l’histoire des hôtesses et des stewards de la compagnie nationale.

Cette action en justice intervient quelques heures après que la direction d’Air France ait indiqué que, faute d’accord avec les syndicats, elle fixera unilatéralement, et par une note de direction, les futures conditions de travail et de rémunérations des quelque 13 500 PNC de la compagnie.

Ces derniers justifient cette action en justice en émettant deux reproches.

D’abord, le fait d’après eux que la direction impose « aux PNC un accord collectif dégradé négocié avec le seul syndicat Unac », d’après un communiqué rédigé par l’intersyndicale SNPNC/Unsa.

Ce troisième syndicat majoritaire (à 30%) est en effet le seul qui a décidé de rester à la table des négociations avec la direction.

« Le 3 mars, la direction a annoncé la fin des négociations et proposé un accord collectif PNC dégradé ne reprenant aucune des propositions de l’intersyndicale PNC, négocié avec l’Unac et signé par cette seule organisation », précisent les syndicats, qui considèrent l’accord collectif en question comme biaisé.

De son côté Eric Chauvel, vice-président de l’Unac, ne mâche pas ses mots et explique dans un tract publié également dans la soirée de mercredi : « Soit l’Unsa et le SNPNC deviennent enfin pragmatiques et adhèrent au projet d’accord périmétrique proposé, et tant mieux pour nous PNC AF ».

« Soit ils restent dans leur blocage dogmatique et les PNC perdront les protections obtenues ! »

« Comment faire quand la seule politique « marketing » des autres est de faire croire que l’Unac est un suppôt de la direction ?« , poursuit-il.

La « menace » Boost

Second grief des hôtesses et des stewards, le projet Boost, reprochant toujours à la direction de vouloir « créer une compagnie Boost avec comme unique but d’employer des PNC low-cost et d’accaparer progressivement l’ensemble des réseaux moyen et long-courrier d’Air France », précise l’intersyndicale dans son communiqué.

Alors qu’ils ont organisé plusieurs grèves et actions de mobilisation ces derniers mois, les deux syndicats veulent en allant en justice « sanctionner le comportement de la direction ».

Pour rappel l’accord collectif est en négociation depuis plusieurs mois, et celui actuellement en vigueur se terminera à la fin du mois d’avril.

Transporteurs : c’est jusqu’à l’Europe qui ne roule pas pour eux.

Source : La Marseillaise

Journée de mobilisation à l’appel de la Fédération nationale des syndicats de Transports pour l’emploi industriel et le service public. Dégradation des conditions de travail, bas salaires, pénibilité ou droit de grève… toutes les branches du secteur sont concernées.

Transports de marchandises, de voyageurs, urbains, interurbains et aériens, logistique, déménagement, coursiers, ambulanciers, convoyeurs de fonds et activités du déchet, sont invités à « crier haut et fort leur ras-le-bol des politiques d’austérité qui envoient les emplois, l’industrie et les services publics à la casse et génèrent de la souffrance », enjoint la Fédération nationale du syndicat des Transports. Autant dire que le printemps revendicatif poursuit sa progression sur le thème « pas d’industrie sans service public, pas de service public sans industrie » avec une grande journée de mobilisation aujourd’hui autour d’un secteur aussi varié qu’attaqué.

« Dégradations des conditions de travail, les bas salaires, la remise en cause des acquis sociaux et des statuts dans les entreprises, la flexibilité, la non-reconnaissance des compétences professionnelles, la pénibilité, la précarité galopante, les attaques aux droit de grève, liste André Ambrosino, responsable CGT à l’Union de la fédération des transports, tout ça fait le quotidien des salariés du secteur. La grande cabale financière orchestrée par le Medef, les gouvernements successifs, les actionnaires et les banques creuse chaque jour le fossé entre les salariés et les entreprises ». Y compris au niveau de la commission européenne qui est en passe de prendre des dispositions « aggravant la situation », notamment par rapport aux travailleurs détachés.

« Nous envisageons de rencontrer les organisations patronales pour les consulter sur ces textes » annonce le syndicaliste. Dans le département la fédération s’est fixée un premier point de négociation à Vitrolles avec les représentants des patrons des routiers côté marchandises qui doivent recevoir les représentants des personnels des boîtes de transport dont certains sont en grève. Ainsi des conducteurs d’Eurotranspharma, « qui bataillent pour des heures de repos rabotées ».

Des containers de propositions

Puis c’est à Marseille que se poursuit le débat, avec la Fédération nationale des transports routiers de voyageurs. Car la CGT a des propositions d’un tout autre modèle à faire entendre pour des solutions en matière de retraite, salaires, pensions, protection sociale et services publics. A commencer par « le maintien des congés de fin d’activité pour les conducteurs ». Car si un accord a minima a bien été signé en 1997 qui permet une retraite à 55 ans pour 25 ans de transports de marchandises et 30 ans de voyageurs, « il est aujourd’hui remis en cause par le désengagement de l’État dans le financement de ce régime ». A continuer par l’application de l’accord national d’avril 2016 pour une meilleure protection sociale, pour mettre fin à « 30 ans d’accords illégaux et discriminatoires ». Mais aussi « une véritable politique industrielle capable de lutter contre les délocalisations et la transparence dans les attributions de marchés publics, car pour l’heure, le low-cost rafle la mise à tous les coups. Mais au prix de temps partiels, de contrats précaires et de non-respect des droits sociaux, le tout cautionné par l’argent public ».

A finir par « le respect du dialogue social et des libertés syndicales ». Ici encore, les salariés soumis au service minimum doivent se déclarer grévistes individuellement auprès de leur employeur. « C’est là que le bât blesse, souligne André Ambrosino, pour empêcher les pressions nous demandons que le syndicat déclare les grévistes ». Ensemble, les salariés du transport iront porter de quoi remettre les compteurs à la bonne jauge pour préparer un meilleur avenir social.

FO demande l’abrogation du décret Sapin sur l’ouverture des magasins du Bricolage le dimanche.

Source : Site fédération FO commerce

Communiqué de la FEC-FO – Section fédérale du Commerce

Par un courrier envoyé à Myriam El Khomri, ministre du Travail, FO Commerce a demandé l’abrogation du décret n°2014-302 du 7 mars 2014 qui permet aux établissements de Commerce de détail du bricolage d’ouvrir le dimanche.

Ce décret avait fait l’objet d’une communication conjointe du ministre du Travail et du Ministre du Commerce. Elle précisait que Cette dérogation vise à apporter, à titre transitoire, un cadre juridique stable pour les ouvertures dominicales constatées dans ce secteur dans l’attente d’une refonte globale de nature législative des dérogations au repos dominical qui doit rester la règle générale.

Par la loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, la refonte globale de nature législative des dérogations au repos dominical est effective et FO continue à y être opposée ce qui fut rappelé lors de la mise en place de l’observatoire des Zones Touristiques Internationales.

Ce décret avait été obtenu par le lobbying de la Fédération des magasins de bricolage et de Bricorama en contrepartie d’engagements à la négociation de branche et à se limiter à une liste de près de 180 établissements concernés par l’ouverture du dimanche, principalement des enseignes Bricomarché, Bricorama, Castorama, Leroy-Merlin et Mr Bricolage.

Cette liste n’est plus respectée, donc un des engagements majeur est rompu. D’autres magasins sont ouverts le dimanche, comme par exemple, le nouveau Castorama aux Ulis. Déjà, à l’époque, nous dénoncions le fait que certains magasins figurant sur cette liste n’existaient pas sous l’enseigne indiquée.

Une des autres raisons pour laquelle FO Commerce était opposée à ce texte, c’est l’augmentation des distorsions de concurrence entre les magasins vendant du matériel de bricolage, comme les quincailleries, les négociants en matériaux, les hypermarchés, etc. en opposition avec les bénéficiaires de la dérogation permise par le décret.

FO Commerce avait dénoncé aussi, que la banalisation du travail du dimanche ferait diminuer les contreparties. Ce qui est déjà le cas chez Bricorama.

Pour FO Commerce, il parait évident que c’est pour cela que les ministres concernés avaient mis en avant l’importance du caractère transitoire du texte.

C’est pour toutes ces raisons que FO Commerce en a demandé son abrogation. Quant à la loi Macron, une abrogation serait la bienvenue aussi.

Grève des bus à Perpignan : de fortes perturbations sur le réseau CTPM

Source : FR Occitanie

Ce mardi matin, les chauffeurs de bus de la CTPM ( Compagnie des Transports de Perpignan Méditerranée ) à Perpignan se mobilisent pour dénoncer des mauvaises conditions de travail et la vétusté des bus.

En conséquence, des fortes perturbations sont à prévoir sur le trafic des bus de l’agglomération.
Ils réclament des nouveaux bus et des médiateurs

Les salariés dénoncent des bus en mauvais état. En effet, il n’y a pas eu de renouvellement du parc depuis trois ans. Ce matin, la direction a annoncé 10 nouveaux bus sur le réseau d’ici la fin du mois.
Les grévistes demandent aussi davantage de médiateurs dans certains quartiers comme le Bas-Vernet. Ils sont cinq actuellement. Ils en demandent trois de plus. Les chauffeurs demandent également des temps de pause sur certaines lignes comme la ligne 11.