Poing IC Luttes info lutteDans son intervention place de la République à l’occasion de la journée d’action du 23 septembre pour défendre les droits et libertés syndicales Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT s’exprimait en ces termes

« Nous sommes en France dans un pays démocratique, et pourtant la première cause de non syndicalisation chez un salarié est la peur de la répression. Si on ne citais pas le nom du pays, nous aurions l’impression d’une dictature ».stop répression syndicalistes

Comment un dirigeant de la prestigieuse CGT peut-il affirmer que nous sommes dans un pays démocratique alors, que la répression syndicale frappe les militantes et militants syndicaux qui résistent au rouleau compresseur du MEDEF et du gouvernement, que la presse écrite et audio-visuelle est aux mains des grandes puissances d’argent, que le gouvernement liquide le code du travail et fait des cadeaux par milliards au grands patronat.

Pays démocratique ! avez vous dit ! Alors que l’UE nous gouverne en lieu et place du parlement qui comme des bons soldats entérine toutes les directives européennes.

pétition raison n°10Pays démocratique ! quand en 2005 suite au référendum une grande majorité de Français rejette la constitution européenne et que par la volonté de l’oligarchie capitaliste le  Président de la République bafoue l’expression populaire en la faisant adopter par le Congrès.

Pays démocratique ! quand les dirigeants d’entreprises sans concertation aucune avec les représentants des travailleurs imposent comme à Air France des plans successifs de licenciements.

Pays démocratique ! quand le gouvernement en dehors de toute consultation du peuple fait disparaître nos services publics au profit de la « concurrence libre et non faussée ».

Dictature, Et bien oui ! Celle de l’argent. La politique libérale que l’on nous propose à l’échelle de la planète est celle de la dictature de la classe capitaliste déguisée en démocratie.

Pour le PRCF et sa commission lutte, ce n’est pas en affirmant que la France est un pays démocratique que cesseront les entraves patronales, ce n’est pas uniquement en saisissant la ministre de la justice qui est aux ordres de Matignon que cessera la répression envers les travailleurs qui luttent. Ce qui fera changer les choses, c’est un appel solennel aux travailleurs de France à s’unir dans l’action pour que notre pays redeviennent un pays de libertés, d’égalité et de Fraternité comme du temps des « jours heureux. » Et enfin appeler les travailleurs à être les acteurs de la renaissance pour une perspective progressiste antifasciste et anti UE.

Jo Hernandez – Secrétaire de la commission luttes du PRCF

Tous ensemble, brisons les chaines de l’Union Européenne ! C’est au travailleurs de décider ! Signez l’appel pétition pour un référendum sur l’euro et l’union européenne

petition un référendum pour sortir de l'Union Européenne

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Les prochaines grèves

  • Grève des commerces à Paris le 15 octobre 2015
  • Grève des agents de la ville de Paris le 15 octobre 2015
  • Grève dans la recherche et l’enseignement supérieur le 16 octobre 2015

Les dernières grèves annoncées

  • Grève des éboueurs d’Agen à partir du 12 octobre 2015
  • Grève des bus scolaires à Nantes le 12 octobre 2015
  • Grève dans les Ehpad et à l’hôpital de Blois depuis le 8 octobre 2015
  • Grève des agents de la ville de Cayenne dès le 12 octobre 2015
  • Grève des agents du stationnement à Lyon tous les samedis dès le 10 octobre 2015

Air France – violence de la direction, des syndicalistes arrêtés.

Quatre syndicalistes d’Air France ont été arrêtés tôt ce matin 12/10 /2015 par la police à leur domicile.

Selon les médias,  quatre personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur une chemise déchirée le 5 octobre dernier. Les arrestations ont été menées en Seine-et-Marne dans les Yvelines, dans le Val-d’Oise et dans l’Aisne.

Le parquet de Bobigny a précisé que la compagnie aérienne avait notamment porté plainte pour « dégradations » et « entrave au déroulement du CCE ». La Police aux frontières (PAF), saisie de l’enquête par le parquet de Bobigny, a, elle, de son côté identifié au moins 26 personnes suspectées de « violences directes en marge du comité central d’entreprise «

Immédiatement relayé par Valls-MEDEF, la direction d’Air-France, qui ne cesse d’agresser les salariés depuis des années sans jamais résoudre quoi que ce soit des difficultés de l’entreprise, se plaint des « violences » exercées par les salariés révoltés par le chantage de la direction (exploser les salaires et l’emploi ou multiplier les licenciements, opposer les pilotes aux autres salariés, etc.) et par le plan ANTIsocial annoncé : des milliers de suppressions de postes, la fin de certaines dessertes asiatiques importantes et à coup sûr, si ce plan de casse « passait », la dégradation de la sécurité des vols. La vraie violence, ce n’est pas celle des salariés qui secouent un peu les pontifes pleins de morgue de la direction et de ses commanditaires Hollande, Valls et Macron, c’est

  •  La destruction lente d’une entreprise anciennement nationalisée qui a été privatisée, rappelons-le, par Jospin et Gayssot, alors ministre « communiste », sous prétexte bien entendu de « sauver Air-France »
  • La destruction de milliers d’emplois et de débouchés pour les jeunes alors que ce gouvernement de l’UE et du MEDEF prétend « lutter contre le chômage ».

Plus en profondeur, la vraie violence permanente, c’est celle que l’adhésion de la France à l’UE et à l’euro inflige à notre pays livré à « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (art. VI du Traité de Maastricht), à la dictature de l’euro soumis à la B.C.E., au service de la dette des financiers internationaux, ces trois dispositifs antinationaux et antisociaux fonctionnant de conserve. C’est celle des 9000 licenciements à Air France depuis 2012 et les 2900 prévus par le plan de casse du patronat.

LE PRCF et sa COMMISSION LUTTES appelle les salariés de France à soutenir les travailleurs d’Air-France* QUI, en défendant leur salaire, leurs acquis et l’entreprise nationale, défendent notre pays contre la casse industrielle et sont aux avant-postes de toute la classe laborieuse face aux délocalisations, aux privatisations et à la DEREGULATION. Derrière Air-France, le Code du travail des salariés du privé, le CDI et les statuts de la fonction publique. Alors, pas de division, TOUS ENSEMBLE RESISTONS A MACRON-MAASTRICHT ET A VALLS-MEDEF, les vrais inspirateurs des sales coups de la direction d’Air-France.

Au Havre, manifestation de soutien à Sidel

Il part pour 10€. Le tee-shirt noir siglé devant et derrière avec un très marquant « Boycott des emballages Tetra Pak, retrait plan de casse chez Sidel » était multiplié par dizaines hier après-midi dans le cortège parti de la Maison des syndicats au Havre . Aussi présents que les banderoles de la CGT (avec plusieurs unions locales de toute la région), le syndicat à l’origine (avec FO, Solidaires, FSU et Unef) de la manifestation organisée en soutien aux employés de Sidel menacés par un plan de licenciements d’ampleur (290 emplois, 35% de la masse salariale). Un défi de rassembler, alors que jeudi, (journée de grève nationale), un millier de personnes sont venues se masser devant le site octevillais de l’entreprise industrielle des emballages légers, racheté en 2003 par le groupe Tetra. D’ailleurs, hier, sous un ciel léger d’automne, le tramway déverse une bonne partie des voyageurs vers la foire Saint-Michel. « C’est une concurrence, c’est vrai. Mais un samedi permet aux familles de se mobiliser », lance Reynald Kubecki (CGT-Sidel), avant le départ du défilé cours de la République vers 14 h 30.

La lutte continue

Ils se retrouvent quand même à près de 650 dans une ambiance familiale et bon enfant. Eloïse, 38 ans, chargée d’affaires au service pièces de rechange, depuis douze ans chez Sidel, est venu en famille. Avec fils et belle-mère. « C’est important que tout le monde soit impliqué. En interne, nous sommes tous solidaires. Il est vrai qu’il n’y a pas encore de liste (des futurs licenciés) qui circule », lance t-elle. Jérôme, 38 ans, salarié dans une entreprise de l’agglo n’a pas pu se déplacer jeudi. Son fils Lucas à côté de lui, il dit « Je viens en soutien, cela peut arriver à n’importe qui aujourd’hui. » Depuis l’annonce du plan, il y a plus d’un mois, pas une semaine sans action. Et pas question de relâcher la pression, alors que la date de la rencontre entre l’actionnaire le groupe Tetra et le gouvernement n’est pas encore fixée. « Tous ensemble, nous pouvons faire plier la direction. Sans les salriés de Sidel, nous n’aurions pas pu réaliser ce qui a été fait », s’égosille une voix au haut-parleur. Après avoir bloqué quelques minutes le tramway, ils sont nombreux à le promettre : « Ce n’est pas terminé ! La lutte continue !»

Nouvelle manifestation samedi devant la mairie de Pontoise

Ils avaient déjà manifesté le 26 septembre. Ils remettent ça samedi 10 octobre, à partir de 10h30, devant la mairie de Pontoise. À l’appel de la Cgt Éduc’action, parents, enseignants et syndicats vont se retrouver pour les mêmes raisons : «les attaques de la municipalité contre l’éducation dans le primaire : arrêt du principe d’un Atsem (Ndlr : agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) par classe, baisse des crédits municipaux pour l’achat du matériel scolaire, précarité et baisse des rémunérations des animateurs pendant les activités périscolaires», selon Philippe Renou, vice-président de la Fcpe 95. Une vision que partage le syndicat Cgt Éduc’ action Val-d’Oise qui pointe également du doigt la précarisation des emplois des personnels municipaux. «À Pontoise, 25% des Atsem et plus de 90% des animateurs enchaînent les Cdd. Il est temps de s’organiser et d’exiger un plan de titularisation pour ces personnels.»

Grève des convoyeurs de fonds : Prosegur

Le Tribunal de grande instance de Lyon a décidé d’autoriser les salariés de l’entreprise Prosegur à continuer leur grève contrairement aux souhaits de leur direction. Les convoyeurs de fonds vont avoir le droit de poursuivre en toute légalité leur grève après la décision du Tribunal de grande instance de Lyon de débouté la direction de l’entreprise Prosegur qui demandait la levée des piquets grève. Les convoyeurs avaient entamé leur grève le 10 septembre dernier après une erreur de calcul des primes de congés payés qui étaient versées depuis environ vingt ans à l’avantage des salariés. Une erreur rectifiée au mois d’aout. Mais l’arrêt de cet usage a été refusé par les employés de l’entreprise espagnole. Cette dernière, qui possède trois sites dans la région (Lyon, Valence, La Talaudière), avait alors saisi la justice en référé pour entrave à la liberté du travail.

Normandie – appel à la grève jeudi à Pôle emplois

Pour la CGT Pôle Emploi, « les agents de Pôle Emploi sont confrontés à une grave dégradation de leurs conditions de travail sans percevoir d’issue positive à l’avenir. Les projets de modification de l’organisation du service s’amoncellent et dans les semaines à venir vont considérablement bouleverser les liens entre les demandeurs d’emploi et les entreprises avec l’opérateur principal du service public de l’emploi ainsi que les conditions de travail des agents. C’est également dans ce contexte que la direction de Pôle Emploi opère le regroupement des établissements Pôle Emploi Haute et Basse Normandie allant toujours plus loin dans la rationalisation des moyens et des emplois. Un appel à la grève a été lancé par la CGT et SUD Solidaire Pôle Emploi du 8 octobre 2015

Bordeaux : grève sur le réseau TBC pour réclamer 50 embauches

Dix-huit lignes de bus et la liane 2 ne circulent pas ce lundi en raison du préavis de grève portant sur la surcharge de travail. Le trafic doit reprendre normalement demain mardi. Les grévistes CGT du réseau TBC ont annoncé ce lundi matin, lors de leur assemblée générale de 10 heures, au pôle d’échange des Quinconces, que leur mouvement est suivi à 28%. Le mouvement de grève à l’appel de la seule CGT (FO et SNTU-CFDT ne s’y associent pas) concerne les conducteurs-receveurs (il y en a 1480 au total chez TBC, réseau exploité par Keolis). Selon David Bimboire, l’un des responsables CGT, il manque des effectifs pour faire tourner le réseau en semaine et le samedi. Le syndicat estime que 50 embauches sont nécessaires pour faire face aux exigences de Bordeaux Métropole, autorité délégante du marché public des transports en commun dans l’agglomération. Bordeaux Métropole demande notamment à Keolis de mettre 75% du personnel conducteurs sur le réseau le samedi, jour de gros trafic. « Mais nous ne sommes déjà pas assez nombreux pour faire la semaine, explique David Bimboire. Il y a un problème sur les bus, a qui on enlève les chauffeurs pour les mettre sur les trams. Par ailleurs, le taux d’absentéisme a plus que doublé, notamment à cause des conditions de travail. Donc il faut embaucher au minimum 50 personnes ». Selon le responsable syndical, la direction de Keolis a un plan d’embauche de 120 personnes, mais selon un mode de travail différent des autres, d’où la menace de deux statuts différents au sein de la même entreprise.

Malakoff : nouvelle grève à la poste jeudi

Le conflit à la Poste s’amplifie : une nouvelle grève est prévue jeudi à Malakoff. A l’appel des syndicats Sud et CGT, elle va s’accompagner d’un rassemblement toute la matinée devant le bureau de la Poste rue Danton. Les manifestants s’opposent au plan de réorganisation de la direction de La Poste, qui pour faire face à une baisse importante du volume de plis traités, veut ajuster ses effectifs et les redéployer sur de nouvelles tâches. Sud et la CGT dénoncent ainsi la suppression de 11 emplois et l’augmentation du nombre de tournées par facteur. Selon les syndicats, le nouveau dispositif impliquerait aussi la fermeture au public du bureau de Malakoff-Vanves l’après-midi.