Info Luttes – Résistons ensemble – n°4 Janvier 2018

Pour le patronat le sapin de Noël 2017 était bien garni et les étrennes 2018 s’annoncent juteuses. Les patrons peuvent dire “merci Macron” et tes ordonnances ! Les salariés sont “les derniers de cordée” :licenciements plus faciles, suppression des contrats aidés, blocage du Smic, suppression de postes publics et privés, attaques contre les CE. Surenchère pour les capitalistes mais pour autant le soi disant ruissellement se tarit. Les pauvres sont plus pauvres et plus nombreux ! Résistons tous ensemble !

André Riera pour la commission lutte du PRCF

Les grèves en cours

au centre hospitalier Ravenel à Mirecourt le 19 janvier 2018
des facteurs de Coulaines le 19 janvier 2018
au journal L’Equipe le 19 janvier 2018
sur la ligne 12 du métro à Paris le 19 janvier 2018
à l’université Jean-Jaurès à Toulouse depuis le 18 janvier 2018
à la radio France Info depuis le 17 janvier 2018
nationale dans les prisons dès le 15 janvier 2018
à l’hôpital Pierre-Paul-Riquet à Toulouse depuis le 15 janvier 2018
à la CPAM de Limoges depuis le 15 janvier 2018
chez Trigano à Roche-de-Glun depuis le 15 janvier 2018

les grèves à venir :

à l’hôpital de Laval dès le 24 janvier 2018
des agents territoriaux de Niort le 25 janvier 2018
nationale dans les Ehpad le 30 janvier 2018
nationale chez Carrefour le 8 février 2018
Revue de presse des luttes :

Luttes gagnantes :

Pour la réintégration du Chantier Naval de Marseille (13) dans la liste des entreprises bénéficiant du dispositif amiante.

Source : CGT

En 2008, le Groupe BOLUDA, (direction de l’époque) avait entamé des démarches pour sortir le chantier du dispositif Amiante, qui reconnait les travailleurs exposés à la fibre d’amiante et leur permet de cesser leur activité dès 50 ans à condition de justifier de 30 ans de cotisations.

Les salariés n’étaient donc plus reconnus à compter du 31/12/2008.

Après 503 jours d’occupation et à la reprise de l’activité en juillet 2010 certains personnels se trouvaient concernés par cette mesure.

Un bras de fer s’est engagé avec la nouvelle direction. Les salariés ont notamment refusé de traiter un navire gazier venant d’Algérie et ne remplissant pas les obligations légales, pour pouvoir être réparé avec le maximum de sécurité.

Les salariés ne pouvaient accepter que leur combat pour l’emploi soit au prix d’un empoisonnement gratuit !

Une bataille juridique s’est engagée face à une justice qui a démontré sa connivence avec l’Etat, pour aller à l’encontre de la loi, en déboutant les salariés de leur demande.

La détermination des travailleurs de la Réparation Navale Marseillaise a contraint l’état à les réintégrer dans le dispositif amiante.

Pour l’heure, le décret indique que le Chantier est sur la liste jusqu’à fin 2018, mais les travailleurs de la RN Marseillaise savent que tout s’arrachera par la lutte !

(67)- Les commerces devront laisser leurs rideaux fermés dimanche 14 janvier 2018.

Source : CGT

En effet, l’arrêté du préfet qui autorisait l’ouverture des commerces à Strasbourg vient d’être suspendu par le tribunal administratif de Strasbourg qui avait été saisi par la CGT, CFTC et FO.

Cette décision courageuse constitue une victoire pour les salariés et les organisations syndicales qui les représentent. Mais elle est aussi un sévère revers pour l’association les vitrines de Strasbourg qui sollicitait cette ouverture dès le 6 décembre au motif de la perte de chiffre d’affaire liée à la haute sécurisation de la Grande Île de Strasbourg et du marché de Noël.

Le juge motive sa décision de suspension du fait que l’erreur de droit dans l’application de l’article L. 3134-7 du code du travail est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ; que celle-ci doit donc être suspendue.

En clair, il reproche au préfet de ne pas avoir pris en compte l’analyse que le tribunal avait faite dans sa décision du mois de juin 2017.

Cet article rappelle que des dérogations peuvent être accordées par l’autorité administrative pour les catégories d’activités dont l’exercice complet ou partiel est nécessaire les dimanches ou les jours fériés pour la satisfaction de besoins de la population présentant un caractère journalier ou se manifestant particulièrement ces jours-là.

Dans sa décision le juge rappelle également que cet arrêté imposait nécessairement à une partie des salariés des contraintes dans l’organisation de leur vie personnelle, particulièrement familiale ; que dès lors et quand bien même la mesure serait d’effet limité et ne concernerait que les salariés réputés volontaires, avec des compensations salariales et de jours de congés importantes, les syndicats requérants sont fondés à soutenir qu’il est porté atteinte, dans ces circonstances, de façon grave et immédiate aux intérêts collectifs qu’ils déclarent représenter.

Les salariés pourront ainsi profiter de leur repos pour vaquer librement à leurs occupations et pour partager un bon moment avec la famille.

Grèves et manifestations :

Source : Fr3 Limousin

Grève à la CPAM de Limoges

Une grève depuis le lundi 15 janvier chez les téléconseillers de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie  de Limoges à l’appel de la CGT. En cause, les conditions de travail.  Selon les syndicats l’encadrement exercerait trop de pression sur les salariés. Une affirmation que conteste la direction. Créée début 2017, la plateforme emploie actuellement 42 personnes. En 2017, elle a traité 400.000 appels d’usagers du Limousin mais aussi des Pyrénées-Atlantiques, 

Prisons : blocages en Savoie, à Valence et au Pontet, mobilisation à Varces et Saint-Quentin-Fallavier
Source : Le Dauphiné. com

Les syndicats UFAP-UNSA et CGT Pénitentiaire ont appelé à « un blocage total » des prisons françaises à compter de ce lundi 6 heures, et ils ont été entendus.

Dans notre région, des blocages ont été organisés à Chambéry et Aiton (Savoie) , Valence (Drôme) et au Pontet (Vaucluse).

À Varces (Isère), c’est un mouvement de protestation sans blocage qui a été organisé.

À Saint-Quentin-Fallavier, 70 surveillants ont bloqué pendant plus de 2 heures le centre pénitentiaire. Cependant, les deux extractions programmées ont pu être réalisées.

Auch : les urgences en grève à partir de ce dimanche minuit

Le service des urgences de l’hôpital de Auch va observer à partir de ce dimanche minuit un mouvement de grève reconductible. Les médecins urgentistes réclament des effectifs supplémentaires pour faire face à l’afflux toujours plus important de patients.

Le mouvement de grogne se poursuit à l’hôpital Port-Louis/Riantec

La grève, commencée le 6 décembre, dure à l’hôpital de Port-Louis/Riantec. Samedi matin, au marché, à Port-Louis, des soignants ont fait signer une pétition pour dénoncer la nouvelle organisation de travail.

Samedi matin, des soignants de l’hôpital de Port-Louis/Riantec, venus expliquer à la population les raisons du mouvement de grève, ont récolté 400 nouvelles signatures de soutiens.

La CGT a rédigé une pétition pour « la défense des agents contractuels et contre les semaines blanches sur nos plannings ».

Qualité des soins
Ils ont invité la population à la signer et à se saisir de la question de la qualité des soins et le respect de la prise en charge de la personne âgée dépendante et plus largement de l’hôpital public.

Les inquiétudes entendues

Dans notre édition Ouest-France Lorient du 8 décembre dernier, la direction du Groupement hospitalier Bretagne-Sud, disait comprendre les inquiétudes.

Elle assurait concernant les contractuels, qu’ils bénéficieront de jours de RTT comme les autres sites. « Les conditions de travail sont difficiles à Port-Louis/Riantec. Mais pas pires qu’ailleurs », disait-elle aussi.

La CGT répondra à l’appel national à la grève le 30 janvier pour de meilleures conditions de travail et de vie dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Dans le même temps le syndicat appelle à un rassemblement ce lundi, à 14 h 30, devant l’hôpital du Scorff, à Lorient, pour soutenir les personnels du site de Port-Louis-Riantec, et récolter de nouvelles signatures pour sa pétition.

Metz : réseau Le Met perturbé ce lundi 15 janvier pour cause de grève
Source : france bleu

Environ 40% des chauffeurs du réseau de transport en commun de l’agglomération de Metz, Le Met, font à nouveau valoir leur droit de grève. Le personnel réclame des hausses de salaire et surtout une amélioration de leurs conditions de travail.

Toulouse : le tramway à l’arrêt en raison d’un mouvement social
Source : france info

Grosse galère pour les usagers du tramway Toulousain ce lundi de reprise ! En raison d’un mouvement social, la ligne de tram T1 circule uniquement entre les stations Arènes et Aéroconstellation. La ligne T2 est carrément suspendue.
Une navette bus, située avenue des Arènes Romaines à l’arrêt de la ligne 66, est mise en place et dessert les stations entre Ancely et Aéroport Toulouse-Blagnac. Pour vos déplacements entre Palais de Justice et Arènes, Tisséo invite à utiliser le réseau bus ou le métro.

Prisons : les surveillants manifestent à Villepinte et à Fresnes pour réclamer plus de sécurité
Source : france bleu

Journée prison morte un peu partout en France et en Ile-de-France à Nanterre, Réau, Meaux, Poissy ou encore Villepinte et Fresne. Les gardiens de prison ont répondu à l’appel de leurs syndicats. Trois syndicats de surveillants pénitentiaires, Ufap/Unsa Justice (majoritaire), la CGT et FO, ont lancé ce mouvement de grève reconductible pour réclamer des moyens et plus de sécurité.

La grève des urgences prend de l’ampleur en France

Source : Pourquoi Docteur

Les grèves s’enchaînent dans les services d’urgence depuis plusieurs semaines. De très difficile, la situation est devenue insupportable avec les épidémies de l’hiver qui gonflent le nombre de consultations.
Au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne, le mouvement a duré environ une semaine dans le service d’urgences pédiatriques, poussé par un manque d’effectif pourtant nécessaire au bon accueil des patients. C’était à la fin du mois de décembre.
Au même moment à Bordeaux, l’hôpital Saint-André s’est aussi mis en grève pour des raisons identiques : un manque d’effectif qui provoque une surcharge de travail pour les médecins, les infirmier(e)s et les aide(s)-soignant(e)s. Lundi, les grévistes manifestaient dans les rues de Bordeaux avant d’être entendus par l’Agence Régionale de Santé.

Un système de filtrage
A Auch dans le Gers, la grève a commencé dimanche. Là encore, c’est un manque d’effectif qui est à l’origine du mouvement. Les médecins urgentistes sont obligés de faire face à un manque de personnel non résolu et un nombre de patients croissants.
Tout le personnel des urgences est en grève. Depuis lundi, les entrées sont filtrées, et tout ce qui ne relève pas de l’urgence absolue est redirigé vers d’autres services.

Un risque pour la sécurité des patients
Les urgences de l’hôpital de Vannes dans le Morbihan sont en grève illimitée depuis une semaine. Les grévistes réclament plus de moyens. Dans un article du quotidien Le Télégramme, une infirmière confie anonymement : « je ne suis pas le mouvement de grève pour ma sécurité mais pour celle des patients et surtout pour leur dignité ».

Manque de personnel, mauvaise organisation du service, les soignants n’arrivent plus à assurer les tâches fondamentales. La liste des réformes prioritaires doit être déposée ce mardi au directeur de l’établissement. Mercredi, une assemblée générale décidera de la poursuite ou non de la grève.

Lormont : la grève des professeurs du lycée Elie Faure

Source : FR3 Aquitaine

Ce matin plus de la moitié des professeurs étaient en grève ce qui a perturbé la tenue de certains cours dans cet établissement de 1300 élèves.
Ils dénoncent l’augmentation des incivilités et dégradations dans cet établissement de la rive droite de Bordeaux. Depuis la dernière rentrée les conditions de travail ne seraient plus les-mêmes aussi bien pour les professeurs que le reste du personnel ( agents d’entretien, personnel de vie scolaire…). Ils demandent plus de moyens financiers et humains à leurs autorités de tutelle.
Le mouvement de grève devrait être reconduit demain dans ce lycée d’enseignement général et technologique de la rive droite de Bordeaux.