Info Luttes – Il faut renouer avec la tradition des luttes frontales – n° 17 – avril 2018

La lutte des travailleurs de la SNCF, d’EDF, des services de nettoiement, des Hôpitaux et maison de retraite, du commerce, du transport aérien, des étudiants, des retraités, est pour l’essentiel tournée contre  Macron et son gouvernement thatchérien. Mais, le principal responsable de la destruction des services publics est l’Union Européenne qui impose à marche forcée et sous la pression permanente des marchés et de l’Eero (la Banque Centrale Européenne étant de fait indépendante des peuples mais sous le contrôle directe des marchés financiers et du patronat) toujours de nouvelles directives de-privatisation, de libéralisation, toujours plus de suppressions des droits et protections des travailleurs, toujours plus de concurrences entre les peuples. Et les organisations syndicales affiliées à la CES, le PCF/PGE, le PS et le NPA continuent de défendre cette « construction » européenne qui est l’arme de destruction massive du Capital contre les travailleurs et contre les nations d’Europe.

Comment défendre  la SNCF, Air-France, Le service public de l’énergie, la Sécu et les Hôpitaux public sans combattre de front l’UE et l’euro alors que ces structures sont au cœur de l’offensive contre les services publics, contre nos droits, nos salaires et nos emplois et nos retraites ?

Comment stopper la désindustrialisation sans sortir de cette UE et de cet euro qui organisent et promeuvent les délocalisations et le démantèlement du complexe industriel de notre pays pour le profit immédiat des actionnaires.

Comment combattre Macron et l’austérité si, comme presque toute la gauche politico-syndicale établie, on appuie sous des prétextes humanitaires les incessantes interventions impérialistes de nos gouvernants inféodés à l’OTAN avec au programme, l’entrée en guerre de la France, nonobstant le droit international et l’ONU, contre la Syrie, donc aussi contre la Russie et l’Iran ? Progrès social, paix, emploi, souveraineté des peuples, même combat !

Ce 1er mai 2018, doit être un 1er mai de classe, de masse, de solidarité internationale des travailleursI Il sera également l’occasion aux syndicalistes, aux communistes et aux progressistes, internationalistes, de DEFENDRE LA PAIX MONDIALE GRAVEMENT MENACEE par les fascisant Trump, May et Macron.

Oui la situation politique est extrêmement grave, c’est pourquoi le Pôle de Renaissance Communiste en France et sa commission luttes soutiennent et appellent les militants et les travailleurs à quelque organisation qu’ils appartiennent à s’unir et à lutter dans un tous ensemble en même temps contre Macron et son gouvernement, contre le MEDEF mais surtout contre l’Union européenne, et à renouer avec les traditions de lutte frontale qui ont marqué l’histoire du mouvement social et ouvrier et qui ont permis d’obtenir les grandes conquêtes comme en 1936, en 45 ou en 1968.

jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF


Les grèves en cours :

  • des Vélib à Paris depuis le 17 avril 2018
  • nationale à la SNCF du 3 avril au 28 juin 2018
  • nationale des éboueurs dès le 3 avril 2018
  • des électriciens et les gaziers dès le 3 avril 2018
  • nationale et illimitée des fonctionnaires dès le 3 avril 2018
  • des facteurs des Bouches-du-Rhône depuis le 3 avril 2018
  • à La Poste des Hauts-de-Seine depuis le 26 mars 2018
  • des avocats de plusieurs villes françaises depuis le 19 mars 2018
  • illimitée des facteurs de Gironde dès le 12 mars 2018
  • illimitée des facteurs de Rennes depuis le 9 janvier 2018
  • nationale chez Air France les 23 et 24 avril 2018

Les grèves à venir :

nationale des fonctionnaires le 22 mai 2018

N’hésitez pas à partager les grèves autour de chez vous en commentaires


Revue de presse des luttes :

Les luttes gagnantes :

a – intersnack france-vico

Source : CGT

Après neuf jours de mobilisation à l’usine de vic-sur- Aisne (02), « e roi de la pomme de terre » a cédé aux revendications des salariés et de la CGT en octroyant une hausse générale des salaires de 2 %. Outre une revalorisation des tickets restaurant, des primes de « paniers », d’astreinte et de vacances, les salariés ont gagné le maintien des beack (deux fois 5 minutes en plus de la pause) que la direction voulait annuler dans le cadre de la méthode lean.*

* la méthode Lean permet de fournir un travail de grande qualité avec un minimum d’argent, de ressources et de temps.

B – Schaeffler France

Source : CGT

7 % sur deux ans. C’est la hausse de salaire que l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO), a arraché chez l’équipementier automobile Schaeffler France lors de la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) en février. Les salariés des cinq sites que compte l’Hexagone vont bénéficier s’une augmentation de 4,3 % sue deux ans et d’un prime d’intéressement équivalant à un 14° mois, abondée à hauteur de 300 euros par l’entreprise…

C – Victoire pour les salariés des Ehpad de l’association Monsieur Vincent de Gentilly, L’Haÿ-les-Roses et Cachan(94)

Source : CGT
Ils étaient en grève depuis mercredi dernier, pour l’amélioration de leurs conditions de travail et contre les sanctions à l’encontre de représentants syndicaux. Leurs revendications ont toutes été validées par la direction.
Ce samedi, les délégués CGT ont été reçus par le président de l’association qui a ainsi accepté le renforcement des effectifs, le paiement des jours de grève, la levée des sanctions et l’ouverture de négociations sur les conditions de travail.

D – chez Génération à Quimper (29)

Source : CGT

1ères Négociations Annuelles Obligatoires : Elu en juin 2017 le syndicat Génération

CGT a mené ses 1ères NAO après consultation de l’ensemble des salariés par sondage.

Le syndicat a trouvé un accord avec l’employeur sur la partie des rémunérations.

L’employeur pour la 1ère fois en 20 ans d’existence a accepté d’accorder une augmentation collective aux salariés des classes A et B (inversion des classes par rapport à la fonction publique) de 50 ou 75 euros brut mensuel en fonction de leur ancienneté, à laquelle pourra s’ajouter une augmentation individuelle (minorée de 0.5% par rapport aux années précédentes). Ainsi + de 370 salariés vont bénéficier de cette mesure équivalente pour certains à une augmentation de 4 à 5% de leur salaire.

Les classifications plus élevées se voient augmenter leur enveloppe individuelle de 0.5% à 1%. L’employeur s’est également engagé à augmenter le budget des Activités sociales et Culturelles du CE et accorde à titre exceptionnel un budget permettant l’attribution de chèques vacances (d’une valeur approximative de 200 euros par salarié).

Les élus CGT se félicitent de ces 1ères négociations. et espèrent pouvoir l’année prochaine œuvrer également pour les salariés des classifications plus élevées.

E – chez SKF à Valdunes (59)

Les grèves et les débrayages pour obtenir des augmentations de salaires se multiplient dans le Nord et les travailleurs gagnent !!!

Les travailleurs de Valdunes à Trith, se sont mis en grève totale durant 5 jours après que la Direction ait annoncé 0,2% d’augmentation générale soit 3,75 euros Brut. Au final et sous la pression des travailleurs, la Direction a dû céder 30 euros d’augmentation générale et des primes exceptionnelles.

Les travailleurs de SKF à Rouvignies, ont obtenu 50 euros d’augmentation générale et 200 euros de prime exceptionnelle après un conflit de plus d’une semaine avec des débrayages quotidiens de 1 à 2 heures, très suivis par les travailleurs, avec arrêt total de production.

Les grèves et manifestations :

1 – Caen. Les maîtres-nageurs en grève « perlée » jusqu’au 31 mai

Source : Ouest-France

Débrayage surprise au stade nautique de Caen (Piscine Eugène-Maës) ce samedi 14 avril 2018.

Sud Solidaires, la CGT et le syndicat des maîtres-nageurs (SNPMNS) ont déclenché, samedi 14 avril 2018, des débrayages dans les piscines de Caen-la-Mer pour dénoncer « une dégradation des conditions de travail ». Un préavis de grève sera déposé à partir de lundi 16 avril 2018.

Les usagers du Stade nautique (piscine Eugène-Maës) à Caen ont eu la surprise de trouver bassins clos, samedi 14 avril au matin. Les maîtres-nageurs ont débrayé pour défendre leurs « conditions de travail » et s’opposer aux fermetures annoncées par Caen-la-Mer des piscines de La Grâce-de-Dieu le dimanche et du Chemin-Vert le dimanche après-midi, notamment.

Ces débrayages vont se prolonger ce dimanche 15 avril et surtout à partir de lundi 16 avril. Un préavis de grève est déposé par la CGT, Sud Solidaires et le SNPMNS (syndicat des maîtres-nageurs sauveteurs) pour des grèves « perlées et coordonnées entre les piscines », jusqu’au 31 mai. Les clubs ne sont pas concernés puisqu’ils payent leurs créneaux et ont leurs propres moniteurs.

Aristide Olivier, vice-président de Caen-la-Mer en charge des sports, se dit « tout à fait disposé au dialogue ». Il a rencontré les organisations syndicales jeudi 12 avril. « La réorganisation que nous proposons ne vise pas à faire des économies. Aucun poste ne sera supprimé, précise-t-il.  La mise en réseau des quatre piscines vise à proposer une meilleure offre à l’usager et développer la pratique de la natation chez les plus jeunes. »

2 – En Corée du Sud, des salariés de Chanel en grève

source : Le Monde

Les ” C ” croisés de Chanel n’ont guère l’habitude de s’afficher loin des podiums du luxe. Ils étaient pourtant bien visibles, samedi 14 avril, sur le parvis de la gare de Séoul, où quelque 300 employés des points de ventes sud-coréens du groupe français ont protesté contre leurs conditions de travail. Des journées de dix à douze heures, de rares repos, des obligations vestimentaires – notamment celle de porter des talons hauts –, à l’origine de problèmes de santé. Et des rémunérations qui, d’après la représentante syndicale Kim So-yeon, resteraient inférieures au minimum légal pour 70 % de cette catégorie de personnel.

La manifestation suit d’autres initiatives comme celle, en place depuis le 6 avril, qui voit les vendeurs ne plus porter l’uniforme réglementaire. Travaillant en jeans et baskets, ils ont

revêtu des tee-shirts expliquant leur action. ” C’est le seul moyen d’attirer l’attention sur notre lutte “, expliquait une employée, le 11 avril, au quotidien Chosun. ” Il y a toujours une excuse pour reporter les négociations. On nous dit notamment que la personne responsable est en voyage d’affaires “, déplore Mme Kim.

Le problème des conditions de travail dans le luxe n’est pas nouveau en Corée du Sud. Le mouvement ” montre la réalité des conditions du secteur “, déplore la Confédération des tra- vailleurs des services KFSWU.

En octobre 2017, les vendeurs de Chanel avaient présenté leurs revendications lors d’une audition à l’Assemblée nationale, aux côtés de salariés de Bluebell Korea, le distributeur notamment de Céline, Dior et Bally. En janvier, le personnel du groupe

ELCA, chargé des produits Estée Lauder ou L’Oréal, avait protesté pour des motifs similaires. Dans ces cas, des négociations auraient permis d’améliorer la situation.

Chanel Korea, qui a augmenté ses prix de 2,4 % en janvier, ” dans le cadre de sa politique mondiale “, se dit ” pleinement engagée dans l’amélioration de l’environnement de travail des employés ” et affirme être parvenue partiellement à ” un consensus sur une augmentation du taux de rémunération ” pour les salaires de base et poursuivre les négociations pour les cadres.

3 – Hausse de la CSG. Les retraités de nouveau appelés à manifester le 14 juin

Source : Ouest France

Neuf syndicats et associations de retraités ont appelé à « une nouvelle journée nationale de manifestations » le 14 juin contre la hausse de la CSG entrée en vigueur en janvier.

Les retraités vont retourner dans la rue. À l’appel de neuf organisations syndicales et associations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA), ils « ont décidé d’accentuer la pression sur le gouvernement et sur les parlementaires ». Le 14 juin, ils vont donc à nouveau manifester contre la hausse de la CSG entrée en vigueur en janvier.

Cette journée de mobilisation sera la troisième, après celles du 28 septembre et du 15 mars.

Par ailleurs, les mêmes organisations ont lancé une pétition réclamant « une loi de finances rectificative qui annule la hausse de la CSG pour tous, mette fin au gel des pensions (et) décide de leur revalorisation ».Environ 60 % des retraités, soit 7,5 millions de personnes, sont concernés par l’augmentation de 1,7 point de la CSG depuis le 1er janvier.

Annoncée par Emmanuel Macron durant sa campagne, cette mesure doit compenser la baisse de cotisations sociales des actifs.

Après les manifestations du 15 mars, le Premier ministre Édouard Philippe a toutefois reconnu qu’il fallait « corriger le dispositif » pour les « 100 000 foyers de couples retraités » dont les revenus sont « juste au-dessus » du seuil retenu.

Pour les neuf organisations de retraités, « ce premier recul reste bien trop limité », d’autant plus que ce « tout petit geste » est annoncé pour la prochaine loi de finances et ne s’appliquera donc qu’en 2019.

4 – Monaco – Retraités : unanimes sur leurs revendications

L’Union des retraités de Monaco (URM) a tenu son assemblée générale statutaire devant 169 personnes sous la présidence d’Alex Falce.

Le rapport moral d’activité ainsi que les comptes de gestion des finances ont fait l’objet d’un vote unanime. Pour les offres culturelles et de loisirs, Christian Chauvin et Hélène Giacalone ont listé les activités organisées.

L’aspect revendicatif, centré sur le social, a été présenté par Angèle Braquetti, a donné également un compte rendu de l’entrevue accordée le 7 février dernier par Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement – ministre pour les Affaires sociales et la Santé.

À propos des retraites complémentaires et de la création d’une caisse propre à Monaco, Angèle Braquetti signalait que les discussions avec l’ARCCO et l’AGIRC se poursuivaient mais que cela prendrait certainement encore du temps avant d’aboutir.

« RIEN NE SERA LÂCHÉ »

Concernant l’action contre la CSG-CRDS, Christophe Glasser, secrétaire général de l’Union des syndicats de Monaco a indiqué que le dossier suivi par l’avocat Me Ralph Blindauer est toujours en cours. Il a fait état d’une rencontre qui a eu lieu avec les présidents et vice-présidents des Frontaliers de la Moselle avec qui nous envisageons la poursuite des actions.