Info Luttes n°5 – des grèves en France – Semaine 13 – mars 2015

Poing IC Luttes info lutteDans le privé, dans le public, dans l’industrie, les transports, les services publics, les médias ou encore dans le commerce, partout les travailleurs luttent ! partout montent les , les manifestations !

Pour leurs salaires, pour les conditions de travail contre la casse de l’emploi et le chômage, contre l’exploitation des travailleurs par la classe capitalistes.

Le secteur luttes du renouvellent son soutien à tous ces travailleurs en luttes.

Tous ensemble, en même temps, soyons en sûr, nous pouvons gagner , tous ensemble nous sommes le nombre, organisés nous sommes la force !

Tous ensemble le 9 mai, re-passons à l’offensive !

Info lutte n°5, des grèves en France

Nouvelle grève à la Métropole de Lyon

Après une grève le 6 novembre, les agents de la Métropole étaient de nouveau appelés à cesser le travail ce lundi 23 mars pour protester « contre la dégradation des conditions de travail » et la « remise en question d’acquis sociaux ».

Brie-Comte-Robert : Salariés de la plateforme Point P en grève pour leurs salaires

Une grève dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). Près de 30 salariés de Point P sont en grève (d’après la CGT) et bloquent depuis ce lundi 23 mars, la plateforme située dans la zone industrielle de Brie-Comte-Robert. D’après les constatations de la police le nombre de grévistes s’élève à une quinzaine d’employés.

Calais : débrayage chez TFN, sous-traitant de Tioxide

Ce lundi, entre 10 h et 11 h, des salariés de TFN Propreté Nord-Normandie, entreprise sous-traitante de Tioxide, a effectué un débrayage. Ils réclament les mêmes indemnités de licenciement que les salariés de Tioxide, usine calaisienne qui va perdre 154 emplois sur 269.

L’agence Mory-Global de Blois en grève

Les salariés de l’entreprise menacés par une liquidation à court terme n’ont pas repris le travail lundi matin. La fermeture définitive est attendue pour le 31 mars. Une régionale va se dérouler mardi matin à l’agence d’Ormes, dans le Loiret. Les salariés s’y rendront collectivement avec l’intention de bloquer les accès du centre routier. A ce stade, ils n’ont reçu aucune information sur les dispositions qui seront prises en matière de reclassement suite au plan social attendu.  » Ce ne sera pas facile de retrouver du travail. La plupart d’entre nous ont plus de vingt ans d’ancienneté et le secteur du transport souffre en raison de la crise ».

Les salariés envahissent le comité technique de l’hôpital d’Avignon

Ils l’avaient promis, ils l’ont fait. La CGT, la CFDT et FO, accompagnés de centaines de salariés « représentant toutes les catégories de personnels » selon le secrétaire général de la CGT vauclusienne Patrick Bourdillon qui a pris la parole, ont bloqué pendant quelques minutes la tenue du comité technique d’établissement du centre hospitalier d’Avignon, ce lundi matin. Ils ont envahi la salle et exprimé leur refus de « voir réduire notre nombre de jours de RTT, ralentir nos carrières, dégrader nos conditions de travail, ne plus offrir suffisamment de lits d’hospitalisation dans notre département et de vouloir rendre « rentable » notre hôpital. »

La grève continue à Radio France

Les antennes de Radio France étaient fortement perturbées lundi matin par le mouvement de grève illimitée lancé jeudi, avec des émissions remplacées par une bande musicale.

Pour la première fois depuis cinq jours, le 7-9 de France Inter, son émission phare, a été supprimé. France Info ne diffusait qu’un journal toutes les demi-heures tandis que France Culture et France Musique passaient également de la musique en continu.

Cinq syndicats – mais pas le SNJ (Syndicat national des journalistes) – ont lancé jeudi un appel à la grève illimitée. Ils craignent que Radio France, dont le budget devrait être dans le rouge cette année pour la première fois de son histoire, n’annonce un plan d’économies avec réduction des effectifs.

Appel intersyndical à la grève au sein du groupe BPCE

Un appel national à la grève d’une journée le mardi 24 mars au sein des établissements du groupe BPCE (Banque Populaire – Caisse d’Epargne) a été lancé par six organisations syndicales.

L’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SNE CGC, et Syndicat Unifié/UNSA dénonce « la dégradation des conditions de travail » et « l’amputation du pouvoir d’achat » des salariés du groupe. « C’est le premier mouvement de grève depuis la fusion des Banques populaires (la BRED en Normandie) et les Caisses d’Epargne en 2008 », indique Marc Dufeu de la CFDT, pour souligner le climat au sein des agences.

La récente attribution d’une prime de 200 € « seulement, alors que le groupe a fait de grands bénéfices en 2014 », a attisé le mécontentement, selon Marc Dufeu.

L’intersyndicale cite « l’érosion délibérée des effectifs et son poids sur les conditions de travail », qui se traduit pour la Caisse d’Epargne en Normandie par une réduction des effectifs de 2.000 en 2008 à 1.800, avec des répercussions dans le service à la clientèle, affirme Marc Dufeu.

Trois rassemblements sont prévus à 11 h, à Caen, place Bouchard, à Rouen, rue Jeanne-d’Arc, au Havre, place de l’Hôtel de Ville.

Lille : 500 agents ont manifesté contre la réorganisation des services

500 agents se sont réunis vendredi midi rue du Ballon à Lille pour protester contre la réorganisation des services de la communauté urbaine.

La colère gronde à la Métropole européenne de Lille. Ce vendredi midi, plus de cinq cents agents se sont réunis devant le bâtiment de la communauté urbaine afin de protester contre une réorganisation des services menée, selon les intéressés, à marche forcée. Le principe d’une heure de grève, entre 11 h et 12 h, avait également été voté lors d’une assemblée générale, mardi, à l’appel de l’intersyndicale.

Mory Global à Longvic : toujours en grève

Les salariés de l’entreprise MoryGlobal, rue du 19-Mars- 1962, bloquent toujours les accès de leur entreprise aux camions…

«Aujourd’hui, c’est une journée de négociation au niveau national », a expliqué vendredi le délégué du personnel CGT Patrick Balmain. « Depuis mardi soir, nous sommes en grève et depuis mercredi, nous bloquons les issues de l’entreprise. En France, plus d’une trentaine d’autres agences sont aussi en blocage, en grève ou entreprennent des opérations escargot… » Il indique également que la société est en redressement judiciaire et qu’une offre de reprise partielle a été faite qui propose de garder deux cents salariés sur les deux mille deux cents du groupe.

Gascogne Wood : le plan de restructuration rejeté

Le Comité d’entreprise du Gascogne Wood a émis à l’unanimité un avis défavorable sur le plan de restructuration du groupe et la compression des effectifs. A Marmande, la grève est reconduite lundi.

Les nouvelles données, ce vendredi matin, par Jean-Luc Pourredon, délégué CGT, à ses collègues marmandais de Gascogne Wood ne sont pas réjouissantes. Si tous les membres du comité d’entreprise, qui s’est tenu à Escource (Landes), ont émis un avis défavorable globalement sur le plan de restructuration du groupe, qui comporte une baisse des effectifs, tous n’ont pas émis l’avis défavorable que la CGT attendait sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

La colère des salariés de Mory bloque Girac

Le transporteur ex-Mory Ducros de Champniers sera bientôt liquidé. Les dix-huit salariés bloquent ce matin le rond-point de Girac et provoquent des bouchons.

Mercredi, ils ont appris qu’ils n’auraient bientôt plus d’emploi. En redressement depuis le 10 février, le transporteur routier de colis et palettes pour particuliers et entreprises réclame sa mise en liquidation au 31 mars. La meilleure offre de reprise sauvera au mieux 126 salariés et il n’y a aucune offre pour le site charentais. « Cette fois, c’est fini », affirme à voix haute Jean-Luc Douillard, 50 ans, comme s’il voulait s’en persuader.

Pour faire entendre leurs revendications, ils sont ce matin depuis 7 heures avec trois camions au rond-point de Girac. « On ne bloquera pas, mais on filtrera la circulation pour distribuer des tracts avant de remonter vers la préfecture », ont prévienu les salariés. Mais c’est quand même suffisant pour provoquer de gros bouchons dans le secteur ce vendredi matin à l’heure de l’embauche.

PSA Mulhouse : une flexibilité débridée

Lors d’un CE extra cet après-midi, la direction a annoncé la mise au chômage partiel des salariés de la ligne C4/DS4 le vendredi 27 mars. Dans le même temps, elle confirme que les samedis 11 et 25 avril seront travaillés par ces mêmes salariés, ce qui fait suite à quatre samedis déjà travaillés en janvier et février.

En définitive de janvier à avril au système 1, la direction aura imposé 3 jours de chômage (les 5 et 6 janvier et le 27 mars) et 6 samedis en heures supplémentaires non payées. Lors de ces heures sup, seule une majoration légale de 25% soit environ 20€ est due, les 7 heures travaillées de chaque samedi servant à « éponger » l’activité partielle. Dit plus simplement : les salariés payent eux-mêmes le chômage partiel par des semaines de 6 jours de travail, chômage pour lequel PSA touche des aides de l’État . La CGT dénonce ce travail à la carte avec lequel la direction voudrait nous habituer à travailler quand elle le veut, comme elle le veut.