L’info luttes n°5 de mars 2021

1er quinzaine de mars 2021

REVUE DE PRESSE

Hôpital Local de Caussade en grève le 10 mars 2021

Source : UD CGT 82

Le syndicat CGT de l’hôpital Local de Caussade appelle les syndiqués et les syndicats de l’UD CGT 82 à participer à une journée de grève le 10 mars 2021.

Depuis des semaines, la CGT dénonce les conditions de travail, la pression de la direction sur le personnel, le manque de moyens humains et matériels dans cet établissement ainsi que dans ceux qui dépendent de Caussade.

Le CHSCT a déclenché une expertise sur les risques psychosociaux. Expertise contestée par la direction devant la Présidente du Tribunal Judiciaire de Montauban.

Rendez-vous le mercredi 10 mars 2021 à partir de 9h sur le parking 

Nous vous invitons tous à vous mobiliser pour :
-dénoncer les difficultés des agents avec le management et l’organisation du travail imposé par la direction.
-exiger des embauches pour maintenir de bonnes prises en charge des patients/résidents.
-maintenir l’USLD et la Pharmacie sur le site de Caussade.
-reconnaître notre service Tournesols pour ses compétences de prise en charge des patients de type dit « Alzheimer »
-revaloriser les salaires des ASH et prime pour celles qui sont présentes tout au long de l’année
-titularisation ou CDI pour les CDD
-restructurer l’établissement qui comporte encore 25 chambres doubles dont certaines ne disposent pas de douche. Un projet reste à mettre en place.
-mettre en place un plan d’investissement pour le matériel
-Mise en place et respect des plannings à l’année avec un remplacement des absences.
La situation préoccupante que nous traversons par le manque de travaux, d’investissements et de personnel, nécessite l’implication de tous les agents, pour la pérennité nos établissements. Ceci afin de garantir une prise en charge de qualité pour les résidents et les patients , tout en améliorant nos
conditions de travail.
L’Hôpital de Caussade est indispensable à la réponse aux besoins des populations de notre bassin de vie.

Bosh supprime 750 postes dans son usine de Rodez

Source : l’Humanité .fr

L’équipementier automobile allemand porte un «coup de massue» à l’industrie aveyronnaise. Les élus salariés dénoncent le manque d’investissements sur le site et ne comptent pas se laisser faire.

C’est la douche froide pour les salariés de l’usine aveyronnaise Bosch. La direction France de l’équipementier automobile allemand a annoncé, en fin de semaine dernière, la liquidation de 750 emplois d’ici 2025 (sur 1 250), estimant la saignée, « indispensable » pour faire face à l’actuelle chute des ventes de véhicules diesel. Spécialisé dans la fabrication d’injecteurs et de bougies pour moteurs  à allumage par compression, le site Bosch de Rodez verra ses effectifs diminuer « dès 2021 », a assuré la direction.

Des annonces dramatiques pour tout le territoire

« Il est hors de question d’accepter ces annonces » a immédiatement réagi la CGT (majoritaire sur le site). « Cela fait plusieurs années que nous alertons sur la situation de cette usine » explique David Gistau, secrétaire général de l’union départementale CGT au micro du journal local Centre Presse Aveyron. « En 2019 déjà, nous avions organisé une marche pour le développement de l’industrie automobile dans tout le département », rappelle le syndicaliste qui dénonce « des annonces dramatiques pour tout le territoire ».

«  Indirectement, ils nous annoncent la fin du site. Car pour le sauver à moyen terme, il faudrait des investissements, mais il n’y a rien ». VANESSA NEGRE, SECRÉTAIRE CGT

Une étape vers la fermeture de l’usine.

Et si la direction assure que cette restructuration « donne une vraie perspective pour le site est une stabilité nécessaire pour les années à venir », les syndicats, eux, n’y croient pas. « En colère », Vanessa Negre, secrétaire CGT, l’affirme : « indirectement, ils nous annoncent la fin du site. Car pour le sauver à moyen terme, il faudrait des investissements, mais il n’y a rien ». Pour Cédric Belledet, « cette annonce est un véritable coup de massue, un couteau dans le dos ». Délégué du syndicat Sud, il explique à l’AFP qu’« une usine à 500 salariés, ce n’est pas acceptable ». Et pour le syndicaliste, cette étape pourrait même être la première vers la fermeture définitive de l’usine. « Si dans cinq ou six ans, le marché connaît encore des difficultés, le couperet tombera » assure-t-il.

Comme d’habitude dans ce genre de dossier, la direction promet que tout sera mis en œuvre pour éviter les départs contraints, mais Vanessa Negre met en garde : « S’il n’y a pas 700 volontaires, il y aura un PSE derrière », explique la cégétiste.

Des suppressions d’emplois jugées inacceptables.

Dans un département où Bosch est installé depuis un demi-siècle et où il était devenu le premier employeur privé du territoire, la pilule a du mal à passer. Le maire de la ville préfecture de l’Aveyron, Christian Teyssèdre (LaRem) a jugé dès ce week-end, ce plan social « inacceptable », qualifiant de « scandaleuse » l’attitude de l’équipementier. « Ils ont gagné des millions d’euros ici depuis 50 ans, ils nous ont menés en bateau depuis trois ans » a affirmé l’édile. Quant à Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, elle a estimé que « la décision du groupe allemand est un véritable coup dur » avant de pointer que « les actions engagées par Bosch pour relancer et maintenir l’activité n’ont pas été à la hauteur ».

«  Nous souhaitons une intersyndicale la plus large pour mener toutes les actions possibles ». STÉPHANE PUECH, DÉLÉGUÉ CGT

Après le choc de l’annonce devrait venir le temps de la contre-attaque. « Nous souhaitons une intersyndicale la plus large pour mener toutes les actions possibles » a insisté Stéphane Puech, délégué CGT sur le site ruthénois, avant de prévenir dans la presse locale : « pour notre part, il est hors de question de rentrer dans une quelconque négociation et d’accepter la suppression de 750 emplois ».

Aveyron : un préavis de grève illimitée déposé à partir du 5 mars au centre courrier d’Aubin

Source : La Dépêche.fr

Mardi en fin d’après-midi, les postiers ont mené une de sensibilisation en occupant  plusieurs dizaines de minutes le giratoire Jean-Jaurès situé sur la RD 840, près de la gendarmerie de Decazeville. Une action calme, en forme de coup de semonce, afin d’annoncer d’autres actions dont un mouvement de grève dès le 5 mars :  «La CGT FAPT avait communiqué sur l’arrivée d’un nouveau directeur sur le centre de distribution du bassin et de sa volonté de supprimer 13 à 17 emplois, soit 25% des effectifs. Au pas de charge et sans dialogue, la Poste avance et décide de manière inédite, par provocation, de dénoncer tous les accords existants sur ce site.
Les postiers, avec la CGT, ont écrit aux élus de l’ensemble des communes desservies pour alerter sur cette attitude vouée à provoquer un mouvement social.
Ces accords garantissent à la population desservie une qualité de service du fait qu’ils bordent la formation des nouveaux recrutés, l’obligation de remplacer les agents travaillant à temps partiel, les longs arrêts maladies…. Autant de points qui ont permis des embauches mais surtout de pouvoir assurer la distribution du courrier quotidiennement aux usagers.
Le directeur, loin du dialogue, prévoit 30 à 35 jours de grève. C’est face à ce comportement que les postiers avec la CGT ont informé préfecture et service de la Direccte de la volonté de conflit de la Poste et du risque encouru pour la situation économique déjà bien éprouvée. Ces accords obtenus, suite à des jours de grève, donc des pertes de salaires pour les postiers l’ont été pour la majorité sous l’égide de l’État, via un médiateur nommé par arrêté préfectoral. Il est donc de la responsabilité de toutes les parties prenantes d’agir pour maintenir ces garanties et imposer le dialogue.
Une rencontre devrait avoir lieu entre direction locale, Direccte et Madame le Sous-Préfet le 10 mars 2021. La CGT FAPT et les agents avaient demandé que la procédure visant à mettre un terme aux accords soit arrêtée dans l’attente de cette rencontre, en vain. Des élus sont intervenus également.
La CGT FAPT a sollicité le collectif Tous Ensemble qui se réunit jeudi 4 mars.
Un préavis de grève illimitée a été déposé à partir du 5 mars, une négociation a eu lieu ce mercredi 3 mars à 11h où encore une fois, la CGT FAPT a porté des propositions validées par les personnels pour que cette grève n’ait pas lieu et garantir le service postal pour nos usagers. « La direction reste ferme elle balaie les acquis », indique Laurence Cahors, secrétaire départementale CGT FAPT.

Aveyron : en colère, les salariés de SAM à Viviez vont bloquer les livraisons pour Renault

Source : La Dépêche.fr

Ce jeudi 4 mars en assemblée générale, les salariés de l’entreprise SAM de Viviez ont voté à la quasi-unanimité le fait de ne pas bloquer la production de l’entreprise mais de bloquer immédiatement les livraisons des pièces à Renault, et ce jusqu’à mardi, jour où l’on saura si une offre de reprise  de SAM est déposée (la date butoir est fixée à lundi soir) et si oui, quel en est le contenu.
La colère gronde à la SAM suite à la réunion de travail de mercredi après-midi en préfecture des principaux protagonistes (Etat via le ministère de l’économie, le représentant du groupe Renault, l’administrateur judiciaire et les représentants du personnel). Ghislaine Gistau et Sébastien Lallier (représentants du personnel) et David Gistau (secrétaire UD CGT) ont fait un compte de rendu de cette réunion réclamée depuis des mois par les salariés, et enfin obtenu après la mobilisation des élus locaux. Mais semble-t-il un coup d’épée dans l’eau puisque les réponses et les engagements attendus n’auraient pas été apportés: «Nous attendions que Renault s’engage sur une évolution de la nature du chiffre d’affaires. Même s’il reste stable à 30 millions d’euros, il puisse évoluer vers davantage de pièces plus importantes, rentables et attractives pour un éventuel repreneur, plutôt que des petites pièces. Il s’agirait d’une évolution sur 10 millions d’euros», indiquent les représentants des salariés qui attendent de l’état une véritable pression sur Renault « afin de réintégrer du chiffre d’affaires en France et notamment SAM ».
À cet égard le ministère a convoqué le groupe Renault ce vendredi 5 mars pour que le constructeur s’explique sur la répartition de son chiffre d’affaires et pour examiner la possibilité de réintégrer du chiffre d’affaires en France.
Lors de l’assemblée générale, les représentants du personnel ont proposé et obtenu à la quasi-unanimité le principe d’une forte mobilisation selon le contenu de l’offre de reprise, en particulier sur les effectifs.
Dans ce cadre démocratique, a donc été également adoptée à la quasi-unanimité la proposition par plusieurs salariés de bloquer les livraisons jusqu’à mardi.
Une nouvelle assemblée générale aura lieu mardi 9 mars à 13 heures afin de décider de la réponse à apporter selon le contenu de l’offre du repreneur. Si aucune offre de reprise n’est déposée, la prolongation de la période d’observation du redressement judiciaire sera sans doute prononcée par le tribunal de commerce de Toulouse, lequel doit rendre le 9 mars son délibéré de l’audience du 19 février. Selon nos informations, cette prolongation pourrait être de trois mois, jusqu’au 10 juin prochain. En attendant, une table ronde aura lieu en préfecture de l’Aveyron la semaine prochaine, le 11 mars. Une situation de plus en plus explosive. David Gistau martèle:
«Nous exigeons que l’État, actionnaire de Renault et qui lui a accordé un prêt garanti de 5 milliards d’euros dans le cadre du plan de relance, contraigne Renault à stabiliser le chiffre d’affaires de la SAM afin de permettre de conserver l’intégralité des salariés ».

Préavis de grève à l’Ehpad Le Jardin d’Émilie à Caussade dans le Tarn-et-Garonne

Source : La Dépêche du Midi

Inquiets pour l’avenir de l’établissement de Caussade, des représentants du personnel de l’Ehpad Le Jardin d’Émilie ont annoncé avoir déposé un préavis de grève pour mercredi 10 mars. Ils indiquent qu’outre les réductions d’effectifs, leurs revendications portent essentiellement sur le mode de management et le manque de communication de la part de leur direction.

« Depuis des années, on signale que le personnel est usé physiquement et moralement, et depuis la crise Covid-19, on fonctionne comme on peut », indique Fabienne Cherruault, secrétaire du syndicat CGT et agent des services hospitaliers (ASH) depuis vingt-sept ans dans l’établissement.

Revendications

Le préavis a été déposé pour une grève mercredi 10 mars de 6 heures à 17 heures. Parmi les revendications, on note la dénonciation d’un management inadapté envers divers personnels et des organisations de travail imposées par la direction sans aucune discussion ni dialogue avec les membres du CHSCT ; l’exigence d’embauches pour maintenir de bonnes prises en charge des patients-résidents ; le maintien de l’USLD (unité de soins longue durée) et de la pharmacie sur le site de Caussade ; la reconnaissance du service des Tournesols pour ses compétences de prises en charge des patients de type Alzheimer ; la revalorisation des salaires des ASH participant largement aux prises en charge et aux soins et l’octroi d’une prime pour les contractuelles présentes à l’année ; la titularisation ou des CDI pour les CDD ; la restructuration de l’établissement qui comporte toujours 25 chambres doubles, dont certaines n’ont même pas de douche ; la mise en place d’un véritable projet d’établissement ; la mise en place et le respect des plannings à l’année, avec remplacement des absences, etc.

Contactée vendredi après-midi, la directrice Murielle Vermeersch a indiqué n’avoir rien de particulier à communiquer pour le moment.

Repères

Le Jardin d’Émilie, c’est 185 résidents, dont 78 dans l’établissement principal de la rue du Parc, 12 au « Cantou » centre-ville, 30 à Molières, 30 à Montpezat-de-Quercy, et 35 lits USLD à Caussade, pour environ 150 employés, y compris l’administration, les cuisines et les services techniques, répartis sur les 4 sites.

Les conducteurs de bus de Keolis Striebig entament une quatrième semaine de grève

Source : Rue 89

Les conducteurs de bus de Keolis Striebig entament une quatrième semaine de grève

Depuis lundi 15 février, 70 des 115 conducteurs de bus de Keolis Striebig, une entreprise régionale de transports en commun, sont en grève dans les dépôts de bus d’Illkirch, de Molsheim et d’Illkirch-Graffenstaden. Dès le 18 février, le site de Brumath a aussi été touché par ce mouvement. 

Cette grève perturbe depuis 19 jours certaines lignes de bus de la CTS. La compagnie strasbourgeoise a sous-traité une partie de son service à Keolis Striebig. Ces perturbations continueront pour la quatrième semaine consécutive suite à l’échec des négociations entre les syndicats et la direction.

Les lignes perturbées sur le réseau CTS Strasbourg – Eurométropole

  • La ligne 27 circule uniquement entre les arrêts Neuhof Rodolphe Reuss et Port Autonome Sud toutes les 30 minutes environ, entre 4h30 et 22h. 
  • La ligne 31 circule uniquement entre 19 h et minuit. 
  • Les horaires des lignes 12, 22, 42, 43, 45, 62 et 64 et des renforts de la ligne 260 peuvent varier en fonction de l’évolution du mouvement social. Prévisions sur le site de la CTS. Premiers échanges au tribunal administratif

Pendant les 15 premiers jours de grève, les conducteurs de bus n’ont eu aucune réponse de la direction de Keolis Striebig. « Aucun rendez-vous nous a été proposé pour entrer en négociation avec eux, personne ne nous a contactés », affirme Pascal Vaudin, secrétaire général de la filiale des transports de la CFDT dans le Bas-Rhin. 

Durant cette période, les seuls échanges entre les représentants syndicaux et la direction de Keolis Striebig ont eu lieu au tribunal administratif de Strasbourg. Mardi 23 février, Martin Godefroy, directeur de Keolis Striebig, a assigné les 70 grévistes, la CFDT et la CGT en justice pour avoir bloqué les sorties de bus des dépôts de Molsheim, de Strasbourg, d’Illkirch-Graffenstaden et de Brumath. Une affirmation démentie par Pascal Vaudin : 

« Nous n’avons jamais bloqué aucun bus. Un huissier est d’ailleurs venu pour attester qu’il n’y avait aucun blocage. Nous respectons depuis lundi 1er mars le plan de continuité de transport mis en place par la CTS. Cette semaine, nous avons laissé circuler deux lignes de bus à partir du dépôt de Strasbourg, deux à partir du dépôt de Molsheim et sept à partir du dépôt d’Illkirch-Graffenstaden pour assurer un minimum de transports en commun. La circulation est assurée par des conducteurs non-grévistes. »

Martin Godefroy demandait notamment au juge d’ordonner la fin des piquets de grève ainsi qu’une amende de 147 euros par gréviste, selon Pascal Vaudin. Le juge des référés a conclu qu’il n’y avait pas d’abus de droit de grève, ni de réel blocage des dépôts de bus et a débouté la direction de Keolis Striebig de ses demandes.

Les conducteurs de bus de Keolis Striebig sont en grève depuis le 15 février dans les dépôts de bus de Strasbourg, Illkirch-Graffenstaden et Molsheim. Le site de Brumath est aussi touché par ce mouvement depuis le 18 février. (Photo LC / Rue89 Strasbourg) 

Une médiation de la CTS lance le dialogue social

Une opération de médiation organisée par la direction de la CTS, samedi 27 et dimanche 28 février, aurait permis d’engager le dialogue social entre les conducteurs grévistes et la direction de Keolis Striebig, selon Ghazi Mansouri, délégué syndical de la CGT : 

« Samedi, nous avons rencontré le directeur de la CTS, Emmanuel Auneau, pour lui faire part de nos revendications. Le président de la CTS Patrick Maciejewki est venu nous voir le dimanche sur notre piquet de grève au dépôt de bus de Strasbourg pour parler avec chacun des grévistes. Peut-être que c’est cette pression de la CTS sur l’entreprise Keolis Striebig qui a permis de débuter les négociations syndicale avec la direction. 

Dès mardi 2 mars, les grévistes ont donc pu faire part de leurs revendications lors d’une négociation entre la direction de Keolis Striebig et les représentants de l’intersyndicale CFDT-CGT. Les conducteurs de bus se disent victimes d’inégalités de traitement. Ainsi, le temps de travail de certains employés inclut des « temps annexes » (temps de battement, de changement d’uniforme, d’attente) alors que ces moments ne sont pas payés pour d’autres. Ces disparités existent également au sein d’employés appartenant au même service. Pascal Vaudin dénonce une autre discrimination, plus récente : 

« La direction a décidé unilatéralement d’accorder aux salariés de bureau 40 euros par mois, sans rien donner aux conducteurs de bus. Pour nous, c’est un affront et cela crée de la discrimination entre les salariés. » 

Les grévistes réclament donc l’harmonisation du calcul du temps de travail et une prime annuelle de 500 euros. Les grévistes demandent aussi la réintégration d’un salarié renvoyé durant la période d’essai de son CDI alors qu’il faisait grève. 

Trois négociations, aucun accord.

Cette première réunion du 2 mars a tourné court. Mais le lendemain, les grévistes ont cru apercevoir un début d’accord lors d’une discussion préparatoire entre le directeur Martin Godefroy et les représentants de la CGT et de la CFDT. « Ce n’était pas une discussion officielle mais à l’issue de la réunion nous pensions que le versement de la prime de 500 euros était acquise », précise Amadir Bouchaib, délégué syndical de la CFDT. 

Jeudi 3 mars, la direction de Keolis Striebig n’a pas gardé la même position que la veille. Elle a proposé aux grévistes une prime de 85 euros par an sur 3 ans. « C’est inadmissible de nous proposer 85 euros de prime alors que nous en demandions 500. On ne peut pas accepter ce montant. Ces quatre heures de réunion n’ont servi à rien, » s’insurge Pascal Vaudin. La direction de Keolis Striebig a aussi refusé de réintégrer le salarié renvoyé au début de la grève.

N’obtenant aucune avancée lors de la troisième réunion de négociation vendredi 5 mars, les conducteurs de bus de Keolis Striebig ont décidé de poursuivre leur grève pour une quatrième semaine. Le délégué syndical CGT Ghazi Mansouri parle d’un échec total de la dernière rencontre : 

« La direction de Keolis Striebig est restée concentrée sur des problèmes administratifs pour ne pas discuter de nos revendications. À aucun moment, il n’a été question de la prime. C’est une discussion stérile qui n’a aucune utilité. »

D’après Ghazi Mansouri, les grévistes ont aussi refusé de poursuivre les négociations avec la direction de Keolis Striebig lundi 8 mars. 

Contacté, le directeur de Keolis Striebig s’est dit encore ouvert à la négociation qu’il souhaite poursuivre en mettant en place dès lundi un protocole de sortie de crise. Malgré l’absence d’accord après trois réunions, Martin Godefroy a rappelé que beaucoup de sujets avaient été « défrichés », sans apporter plus de précision.

Préavis de grève de 0 h à 24 h pour la journée du 8 mars 2021

Source : Fédération CGT des services publics

La fédération CGT des Services publics a des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :une loi spécifique; la revalorisation des grilles de rémunération des métiers à prédominance féminine afin d’accéder à l’égalité salariale et la reconnaissance des qualifications ;
la titularisation des contractuel.le.s ; la reconnaissance de la catégorie active pour les professions à prédominance féminine dont la pénibilité est incontestable ; la suppression des ratios promus-promouvables pour l’accession aux grades supérieurs (pouvant être la conséquence des temps partiels, des congés maternité) ; la sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de retraite, et le retrait du projet de système par points voulu par le gouvernement;

l’abrogation de la loi dite de « transformation de la Fonction publique » ; la revalorisation des pensions de retraite pour tous, notamment pour les femmes qui subissent le blocage de leur carrière et des bas salaires dans des métiers pénibles et peu reconnus ; l’arrêt de tout processus d’augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h par semaine ; un budget dédié pour la revalorisation des filières à prédominance féminine ; des mesures contraignantes pour les employeurs avec une obligation de résultat sur la suppression des écarts de rémunération et des inégalités. Il est urgent de mettre en place un vrai plan d’ avec des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail comme dans la vie. Afin de permettre aux personnels de notre champ fédéral de participer aux initiatives de mobilisation qui seront organisées, la fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour la journée du 8 mars 2021, couvrant l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Albi : les salariés de Géant Casino se mobilisent pour les effectifs et les salaires

Source : le Tarn Libre – 26/02/2021 

À l’appel de l’intersyndicale CGT SNTA-FO UNSA , des salariés de Géant Casino Albi se mobilisent ce vendredi 25 et samedi 26 février pour faire signer une pétition sur les salaires et les conditions de travail, suite à une réduction des effectifs depuis un an. 

Il y a un an, la crise sanitaire débutait et les citoyens applaudissaient les employés des commerces, la 2ème ligne face au coronavirus. Le président de la République disait la nécessité de nos métiers et appelait à une revalorisation de nos salaires. Aujourd’hui, pour Casino nous ne sommes pas des héros, mais des zéros. Plus précisément, 0,9 % d’augmentation générale. Moins que celle du SMIC ! 

Au Géant d’Albi, nous avons déjà perdu 15 emplois en un an et les non-remplacements des absences nous épuisent, alors que nous avons déjà beaucoup souffert de la crise et de ses effets. Pourtant, les résultats annoncés au lendemain de cette augmentation de salaire font état d’une forte croissance de la rentabilité des enseignes Casino et d’une forte réduction de la dette (-1,85 milliards d’€). Le chiffre d’affaire du groupe en comparable est de +8 %.  Les résultats du Géant d’Albi sont aussi en progression pour la 1ère fois depuis de très nombreuses années. Grâce à l’implication sans faille des salariés durant cette période difficile et en partie grâce au chômage partiel payé par nos impôts et ceux de nos concitoyens. 

Aujourd’hui, nous en avons assez ! L’intersyndicale CGT SNTA-FO UNSA fera signer ce vendredi 25 et samedi 26 février une pétition pour demander : 

  • –  une augmentation de salaire de 150€ 
  • –  le remplacement de toutes les absences 
  • –  la titularisation des intérimaires du drive 
  • –  6 CDI à temps complet (en rayon et en caisse). 

Albi. La grève suspendue

Source : La Dépêche du Midi – 27/02/2021

Après 10 jours de grève, les salariés des laboratoires Eurofins ont décidé de suspendre le mouvement hier soir. « Ça commençait à être compliqué financièrement. Beaucoup d’entre nous sont au Smic », explique Céline Bousquet, une des 65 grévistes sur la centaine de salariés que compte le groupe. « On est fiers d’avoir tenu : vu notre nombre, c’est que les gens n’en pouvaient vraiment plus », poursuit-elle. Les salariés demandaient une revalorisation salariale et une prime Covid de 2000 euros.

Mais pour la direction, c’est toujours « non ». Toutefois, les grévistes espèrent que leur mobilisation pèsera dans la balance lors des négociations annuelles obligatoires avec la direction. Celles-ci ont été avancées à la semaine prochaine.

Raffinerie en lutte

Ce lundi 15 février, les raffineurs de Grandpuits se sont réunis en AG pour décider des suites du mouvement. Contre la réorganisation proposée dans le cadre du projet de reconversion du site par Total et les suppressions d’emplois qui tendent à impacter travailleurs et riverains en termes de risques environnementaux ,psychosociaux mais aussi de sécurité industrielle, ils appellent à un rassemblement jeudi devant la Direccte à Melun qui a dans ses mains la validation ou non.

Hard-discount

Chez Lidl en Bretagne, toute une direction soupçonnée de harcèlement

Le directeur régional de l’enseigne de hard-discount et plusieurs cadres ont été placés en garde à vue mardi, après des plaintes pour harcèlement et discrimination syndicale, dans un dossier d’une ampleur inédite.

Grève chez Exterion Media contre le plan social

Les salariés d’Exterion Media étaient en grève mardi, à l’appel de la CFDT et de la CFE-CGC, pour dénoncer des suppressions de postes dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi ordonné par Smafi Invest, qui a racheté l’entreprise en décembre 2020. Ce sont 99 postes qui risquent d’être supprimés sur 300 en France. Les élus du comité social et économique alertent sur « des mesures d’accompagnement ­insuffisantes contenues dans le PSE » et « le manque total d’évaluation des risques psycho­sociaux, autant pour les postes maintenus que pour les postes supprimés ».

Les retraités se mobilisent pour leurs pensions

L’intersyndicale départementale des retraités (USR et LSR CGT 13, FSU 13, Solidaires 13, FO 13, CFTC 13) appelle à se joindre à la mobilisation du jeudi 4 février, pour réclamer la revalorisation de leurs pensions. Pour les syndicats de retraités, la revalorisation des pensions de retraite de 0,4 % au 1er janvier 2021 ne suffit pas. Ils appellent les retraités à joindre la mobilisation, ce jeudi 4 février, aux côtés des jeunes, des actifs et des demandeurs d’emploi. « On est parfaitement d’accord sur des revendications communes. En tant que retraités, on se mobilise pour essentiellement la revalorisation de nos pensions qui ont diminué avec l’augmentation de la CSG de 25 %, depuis l’arrivée de Monsieur Macron », explique Josiane Dragoni, de la section retraités de la FSU 13. « Même si au 1er janvier 2021, il y a eu une augmentation des pensions de base de 0,4 %, le compte n’y est pas ». souligne-t-elle. « Les retraités font partie des créateurs des richesses, comme les actifs actuellement. Des richesses produites qui sont redistribuées d’une manière inégale car elles profitent à des actionnaires et à de grosses entreprises. Mais les principaux acteurs et producteurs de ces richesses n’en ont pas le retour », renchérit Josette Biancheri de l’union syndicale des retraités CGT 13. Elle a indiqué par ailleurs, qu’une pétition a été lancée par l’intersyndicale au niveau national pour exiger une revalorisation de 100 euros de l’ensemble des pensions*. « À la CGT, on pense que 300 euros d’augmentation, ça serait le minimum pour que tout le monde puisse vivre correctement », précise-t-elle. Les représentants syndicaux estiment que les retraités sont mis au ban de la société et qu’on tente de les isoler en opérant des divisions entre jeunes, actifs et retraités. Des groupes qu’on essaie de présenter comme ayant des intérêts contradictoires. « Mais ceci ne correspond en rien à la réalité sociale et historique. Ces groupes sont liés par les principes de solidarité », lance Josiane Dragoni. « On prône un retour aux principes démocratiques de la Sécurité sociale qui est le fondement de notre société qui est basé justement sur l’intergénérationnelle et ne met pas en conflits les groupes sociaux », poursuit Josette Biancheri. Les représentants syndicaux dénoncent également la difficulté des retraités à se faire entendre par les pouvoirs publics. « Avec cette pandémie, on pense que les retraités c’est une charge. Aujourd’hui, nous les retraités on en a marre de ces situations », lance Jean Marie Crippa pour FO. Ils affirment qu’ils comptent bien continuer à se mobiliser et à se battre pour faire aboutir leurs revendications de revalorisation des retraites, du pouvoir d’achat, de défense de la sécurité sociale et du service public…

General Electric

À Lyon, des salariés de General Electric assignent en justice leur maison-mère. C’est une «  en responsabilité » lancée au civil par plusieurs dizaines de salariés de General Electric devant le tribunal de Lyon. Ils assignent en justice leur maison-mère américaine, pour avoir violé ses engagements en termes d’emploi, lors du rachat en 2014 du pôle énergie d’Alstom.https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/a-lyon-des-salaries-de-general-electric-assignent-en-justice-leur-maison-mere-1960528.html

Primark Euralille

Depuis quelques mois, vu l’activité syndicale revendicative, politique et combative, après avoir initiée la démarche de la reconnaissance d’une UES (unité économique et social), Maximilien BLANQUET délégué syndical central au sein de l’entreprise PRO à PRO devient une cible et tous les moyens sont bons par la direction pour le faire taire.
Maximilien, notre Camarade Maximilien est également Membre de la Commission Exécutive UD CGT Nord et Secrétaire Général du syndicat commerce départemental.

Sanofi Sisteron : la CGT poursuit la grève

Le groupe pharmaceutique a annoncé la suppression de 364 emplois en France. Sur trois ans, jusqu’à 1 700 emplois seraient menacés en Europe, dont un millier en France.

Mouvement de grève chez Sanofi contre le plan social : trois sites concernés en Centre-Val de Loire

Le nouveau plan social chez le géant pharmaceutique ne passe pas auprès de ses syndicats. Sanofi a l’intention de supprimer 400 postes dans la recherche et développement dans les trois prochaines années. L’entreprise possède trois sites dans la région, à Tours et dans le Montargois.

« C’est dégueulasse. Nos collègues en R&D travaillent comme des damnés, alors que la direction ne parle que de thune. » Pour Tamer Gok, délégué CGT du site Amilly Distribution, la déception a fait place à l’écœurement.

À l’appel de plusieurs syndicats, la CGT, la CFDT, Sud et, dans le cas d’Amilly Distribution, l’Unsa, les salariés ont décidé de débrayer ce mardi 19 janvier, comme dans plusieurs sites du géant pharmaceutique à travers la France. En région Centre-Val de Loire, sur les trois sites du groupes, seul Amilly Distribution a massivement suivi le mouvement avec « 70 à 80% de grévistes », là où les syndicalistes du site voisin d’Amilly Production déplorent une « mobilisation décevante » et ceux de Tours seulement « 5% » de grévistes.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/tours/mouvement-greve-

Monoprix

Le tribunal de Paris a condamné des syndicalistes à ne pas renouveler leur action après avoir bloqué un Monoprix à Paris pour réclamer leur prime Covid.

Le tribunal judiciaire de Paris a, comme début décembre, condamné mardi plusieurs élus CGT assignés pour avoir entravé le fonctionnement d’un Monoprix mais n’a en revanche pas accordé les indemnités réclamées par la chaîne de magasins, selon l’ordonnance obtenue jeudi par l’AFP.

Le juge des référés a estimé que l’intrusion de 14 manifestants dans le magasin Monoprix La Fourche le 3 octobre portait « illicitement atteinte à la liberté du commerce » et « occasionnait indéniablement un grief de désorganisation du magasin ».

Le tribunal a ordonné aux élus « de ne pas renouveler » leurs agissements dans un magasin Monoprix, sous peine d’astreinte provisoire de 1.000 euros par infraction et par personne. Il a cependant indiqué, contrairement à ce qu’avait plaidé l’enseigne, que « le préjudice d’atteinte à la liberté de circulation n’apparaissait pas établi ».

Sanofi

Près de 200 salariés de Sanofi, la plupart vêtus d’une blouse blanche de chercheur, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) puis à Paris, avaient répondu à l’appel de la CGT. Pour l’occasion, Sanofi avait été rebaptisée Sanofi « Sanofric ». La manifestation avait pour but de protester contre les suppressions d’emplois dans le secteur recherche de la société.

« En douze ans, la moitié des effectifs et huit centres de recherche ont été supprimés » – CGT

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était venu sur le site pour apporter « un soutien affirmé et clair à cette mobilisation », a-t-il déclaré. Il a jugé « absolument scandaleux qu’une entreprise comme Sanofi, un des leaders mondiaux » de la pharmacie, « continue cette politique ». 

« Sanofi, un des groupes les plus importants au monde, touche beaucoup d’argent public et supprime des emplois dans la recherche. On peut légitimement s’interroger sur les conséquences de cette stratégie » sur la mise au point d’un vaccin anti-Covid, a-t-il souligné. « C’est la loi du marché qui l’emporte sur l’intérêt général », a-t-il dénoncé. 

Sanofi Chily Mazarin 

Ils étaient plusieurs dizaines de salariés de Sanofi à s’être rassemblés ce lundi 8 février 2021 devant le site de recherche et développement de Chilly-Mazarin(Essonne) pour protester contre le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et le plan de départ volontaire annoncés par la direction du groupe pharmaceutique.

Il y a quelques jours lors d’un comité social et économique, la direction a confirmé aux syndicats le projet de suppression de 364 postes notamment sur plusieurs sites dédiés aux fonctions de recherche et développement en France, à Montpellier, Strasbourg, Vitry-sur-Seine et donc Chilly-Mazarin.

Nokia

Le tribunal d’Évry condamne Nokia pour travail de nuit illicite
En plein plan social, l’intersyndicale et le comité social et économique de Nokia Paris-Saclay ont gagné leur procédure judiciaire. Ils dénonçaient des infractions au travail de nuit sur le site de Nozay. Nozay, le 8 novembre 2020. Les syndicats et le CSE de Nokia Paris-Saclay ont gagné leur procédure judiciaire contre leur employeur sur le travail de nuit.

CGT Renault Lardy

Ce matin, une délégation d’élus CGT-Lardy est venue soutenir les salariés de Sanofi qui se mobilisent contre leur plan de suppression d’emplois.
Ils ont envahi ce matin leur CSE central et re-décoré la salle !
« En pleine pandémie, Sanofi licencie… »

SNCF

Face à une direction sourde à leurs revendications, les agents de la maintenance des voies SNCF de la Gare du Nord, en grève depuis 20 jours pour la dignité et leurs conditions de travail, ont voté en assemblée générale de reconduire leur mouvement. Après avoir manifesté aux côtés des raffineurs de Total Grandpuits et des salariés de Sanofi le 4 février, ils ont reçu le soutien de cheminots du Technicentre SNCF de Châtillon, protagonistes d’une grève exemplaire à l’automne 2019. Ces invisibles de la SNCF, qui n’avaient pour la plupart jamais fait grève, retrouvent dans la lutte les liens de solidarité si dangereux aux yeux de ceux qui, en face, œuvrent depuis des années à les diviser pour mieux les exploiter.

Hôpital Beaujon

Soignants et politiques se sont rassemblés, jeudi, devant l’hôpital Beaujon. Ils dénoncent la disparition programmée de la structure, dans le cadre du projet Grand Paris Nord.
Une placette recouverte de drapeaux rouges. Jeudi après-midi, des soignants se sont rassemblés devant l’entrée de l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine), à l’appel de la CGT et de FO, pour dénoncer le futur campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord.

Casino d’Enghien les Bains

Val-d’Oise. Clémentine Autain au secours des salariés du casino d’Enghien
La députée (La France Insoumise) de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, s’est saisie de l’alerte des représentants du personnel du casino d’Enghien-les-Bains (Val-d’Oise).

Total Grandpuis

« On va lutter pour l’emploi jusqu’à la fin ». Grévistes, écolos et soutiens rassemblés devant Total
Un rassemblement à la Défense contre la signature du PSE de la raffinerie de Grandpuits, qui prévoit la suppression de 700 emplois, a eu lieu ce mardi. Près de 300 personnes ont répondu présentes, dont de nombreux soutiens, de Philippe Martinez à François Ruffin. Entre action écolo et tentative d’envahissement, la détermination était au rendez-vous après un mois de grève.

PSA Douvrin. Si on ne se bat pas, c’est la mort programmée de l’usine

Source : Révolution permanente

En pleine crise économique dû à la pandémie, PSA a décidé de produire ses nouveaux moteurs en Hongrie plutôt qu’à Douvrin dans le Pas-de-Calais. Cela pourrait supprimer 315 emplois voire entrainer la fermeture du site.

Le moteur à essence est voué à disparaître. Les constructeurs se tournent vers des version hybrides, électriques ou moins polluantes. A l’usine PSA, ou plutôt Stellanis maintenant, de Douvrin dans le Pas-de-Calais, on pouvait espérer bénéficier de ce tournant dans cette période difficile pour le marché automobile. Mais c’était sans la direction qui souhaite avant tout conserver, voir augmenter, ses bénéfices.

C’est pourquoi, il a été décidé de fabriquer le moteur essence EP « Gen 3 » en Hongrie et non pas à Douvrin où pourtant les versions précédentes étaient construites. Comme l’explique La Voix du Nord, c’est « un coup dur pour l’usine, qui ne pourra plus compter que sur la production de deux familles de moteurs, dont une est également vouée à disparaître ». Il est question de la fin programmée de la production du moteur diesel DV-R en 2022. Les lignes de production auraient dû être transformées pour le moteur EP « Gen 3 », il n’en sera rien.

C’est donc une fermeture programmée pour le site. Sans moteur nouvelle génération et avec une production vouée à disparaître l’usine ne peut plus être rentable. C’est d’autant plus dur à accepter pour les salariés qu’on leur avait promis qu’ils produiraient le moteur nouvelle génération en échange de sacrifices.

« C’est une trahison de Carlos Tavares »

Fabrice Maciolek, secrétaire FO chez PSA Douvrin, explique à La Voix du Nord qu’ « Ici, on a fait le compactage, on nous a dit qu’on était les meilleurs, on a fait des efforts, on a signé les accords, les salariés n’ont pas d’augmentation pendant trois ans, et tout ça avec la promesse d’avoir le moteur EP Euro 7 grâce à ces efforts. C’est une trahison de Carlos Tavares ».

Un coup de massue pour les salariés d’autant plus qu’il y a quelques semaines on apprenait qu’ACC (une entreprise créée par Saft filiale de Total, PSA et Opel) allait construire une usine de batterie électrique juste à côté de l’usine de la Française de Mécanique (PSA). « J’étais heureux avec 2 000 emplois chez ACC et même 1 000 ici. Maintenant c’est 2 000 chez ACC et puis plus rien. Donc c’est une perte d’emploi dans la région. Le compte n’y est pas », explique Fabrice Maciolek à La voix du Nord.

Si PSA a choisit de produire son moteur en Hongrie, à Szentgotthard plus précisément, ce n’est pas pour rien. C’est d’un côté faire que Douvrin ne soit plus rentable pour le fermer mais surtout pour exploiter une main d’œuvre bon marché. A titre d’exemple, les ouvriers du site Hankook de Racalmas, se sont mis en grève en 2019 pour une augmentation salariale car ils ne touchaient que 500 euros mensuels, un revenu à peine supérieur au minimum légal. Les constructeurs automobiles, en plus des faibles salaires, se reposent sur Orban et ses réformes pour engranger toujours plus de bénéfice.

Les Hongrois avaient foulé le pavé contre une loi permettant à un employeur de demander à ses salariés jusqu’à 400 heures supplémentaires par an, soit deux mois de travail, payables trois ans plus tard, une véritable loi esclavagiste.

Une gestion criminelle surtout lorsque l’on s’attarde sur les résultats de PSA malgré la pandémie. D’après la CGT, les actionnaires de Fiat et PSA vont toucher 2,2 milliards d’euros sous forme d’actions plus un bonus de 300 millions d’euros. Les ventes ont été plutôt bonnes en Europe (+40 % au second semestre). PSA ou plutôt Stellanis maintenant a fait le choix de produire en Hongrie pour augmenter encore plus leurs profits. Mais les ouvriers hongrois ont fait plusieurs grèves et ont même gagné contre des constructeurs automobiles ces dernières années, notamment à Audi. Que ce soit en Hongrie ou en France, PSA ne voit l’ouvrier que comme une variable d’ajustement. Il n’y a qu’à voir les intérimaires qui ont été purement et simplement virés à cause de la pandémie. Comme l’explique la CGT, « Le groupe va encaisser des millions d’euros d’argent public, pas question que ces subventions massives servent à massacrer les emplois et délocaliser vers des usines à bas coût ».

La CGT PSA Douvrin lance un appel à la mobilisation dès la semaine prochaine pour une journée d’action. Il faut lutter pour conserver l’emploi à Douvrin qui en 20 ans « a perdu l’équivalent de cinq usines Bridgestone Béthune » selon la CGT, non pas contre les ouvriers hongrois qui subissent tout autant l’oppression patronale avec des salaires de misère et des conditions de travail aggravées par le régime de Orban mais contre Tavares, la direction de Stellanis, et le gouvernement de Macron qui a gavé les grosses entreprises d’argent public et qui a facilité les licenciement avec ses lois travail.

Les suppressions d’emplois s’enchaînent en France

Sanofi Pharmacie 400, AccorInvest Hôtellerie 770, Michelin Automobile 2300, Akka Ingénierie – 900, U-ShinAutomobile 220 , Griss Industrie 80, Liberty Fonderie Poitou Automobile 292, Total Energie – 700, Kidiliz Habillement – 900, Danone Agroalimentaire – 400, IBM Informatique 1 200, Vallourec Industrie 350, Société générale Banque 640, SKF Automobile 110, L’Equipe Médias 56, Sodexo Restauration 2803, Accor Hôtellerie 300, Activision Blizzard Jeux 400, Elior Restauration 1 888, Schneider Electric Industrie 160, Bridgestone Automobile 863, Boiron Pharmacie 646, Alinéa Ameublement 1 000, Auchan Grande distribution 1 475, General Electric Industrie 764, Beneteau Construction navale 314, Jacob Delafon Sanitaires 151, Dresser Rand (Siemens) 300, Figeac Aero Aéronautique 320, Maty Bijouterie54, Camaïeu Habillement 441, DFDS Transport maritime 142, Derichebourg Aéronautique 163, Booking Tourisme 4000 (monde), André Habillement 188, Valeo Automobile 2 000, Team plastique Industrie 54, AAA Aéronautique 719, CargillAgroalimentaire 129, Mecafi Aéronautique 242, La Halle Habillement 2 660, Technicolor Electronique 110, Air FranceTransport 7 500, Airbus Aéronautique 5 000, Daher Aéronautique 1 300, Nokia Télécoms 986, Naf Naf Habillement 226, TUI Tourisme 583, SPB Assurance 100, Conduent Centre d’appels 304, Hutchinson Industrie 197, Renault Automobil4 600, Simra Aéronautique 90, NextRadioTV (bfm) Médias 350 ….

International

Mexique : 

L’Industrie de Matamoros, État de Tamaulipas, ont obtenu gain de cause sur les revendications. 

En effet après deux semaines de mobilisation des ouvriers du mouvement 20/32, la lutte est exemplaire, bien que la presse bourgeoise s’évertue à la passer sous silence, la classe ouvrière des usines du secteur, s’élève dans une nouvelle démonstration de conscience et de dignité, et rappelle par sa mobilisation les luttes de 2019. 

Les rassemblements se tiennent dans les usines suivantes : Tridonex, Nova Link, Dura, Robertshaw, Composantes Universelles, Kingsberg, Tops et Batory du Mexique. Il s’agit pour le mouvement ouvrier d’arriver à 15% d’augmentation de salaire et 10000 pesos de salaire extra-actuellement la revendication est celle de 30000 pesos soit 1200 euros d’augmentation. Par ailleurs, de meilleures conditions de travail sont revendiquées dans les industries qui suivent ; 

– Tridenex : 3700 ouvriers du textile 

– Nova Link : fabrication de ceintures de sécurité, de lits médicaux, de rampes d’avions et de bateaux, de bijoux. 

  • Dura : Système de moteurs automobiles – Robertshaw : moteurs et valves de bateaux.
  • – Composants Universels : Fournisseur d’équipements commerciaux. -Kingsberg : recyclage de métaux -Tops : sous-vêtements de femmes -Batory : sirops et boissons, concentrés d’usine 

La commission Internationale du PRCF apporte tout son soutien à ces salariés et leur souhaite d’obtenir entière satisfaction. Elle leur rappelle la nécessité de s’organiser au sein de la Confédération Syndicale Mondiale. 

Côté enseignants : Boris adhérent de l’ARC 31, professeur d’histoire au Lycée de Guadalajara-État de Jalisco- rajoute : « la lutte des enseignants ne s’arrête pas là. À Jalisco, fermeture de classes et matériel inapproprié pour un travail en ligne-Covid oblige-tel est le constat de nombre de collègues. 

Le lycée d’État de Jalisco-COBAEJ, connaît de nombreux licenciements. Ces mobilisations s’ajoutent à celles déjà connues de l’État de Oaxaca. Alors que le gouvernement de Jalisco avait réservé 33 millions de pesos pour l’homologation des salaires, il a seulement reversé 5 millions de pesos, le reste étant versé à un tout autre usage. Les enseignants s’interrogent à juste titre : « où sont passés les 28 millions restants sur le budget affecté à l’Éducation ? ». 

Là encore, la Commission Internationale assure les enseignants de tout son soutien et la Commission Luttes se joint à elle et invite les enseignants en lutte au Mexique à poursuivre leur mobilisation jusqu’à la victoire !