#GiletsJaunes : La Répression En Marche… #Acte49

Samedi, après samedi, après samedi, les sont là, dans les rues « pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ». Pacifiquement.

Samedi, après samedi, après samedi, contre ces manifestations les mêmes scènes ignobles se reproduisent.

Des dizaines de mutilés, mains arrachés, yeux crevés, visages ou crânes explosés. Une vieille dame est morte à Marseille des suites du tir d’une grenade lacrymogène par la police, alors qu’elle se trouvait chez elle.

La stratégie de la peur

On y voit des citoyens, arrêtés dans les gares ou aux péages autoroutiers, poursuivis dans les rues de nos villes par des policiers armés jusqu’au dents avant même qu’ils n’aient pu se regrouper, pour faire valoir leurs légitimes revendications en exerçant leur droit constitutionnel de manifester.

Les effets des gaz lacrymogènes utilisés le 12 janvier dénoncés – Toulouse

On y voit des cortèges pacifiques entiers, noyés dans les gaz lacrymogènes- notons que C. Castaner n’a pas encore pensé comme à Rouen à communiquer sur leur absence de toxicité aigue- nassés, matraqués, ciblés par des armes à feu (Flashball, LBD), pendant que blindés et canons à eau investissent les boulevards.

Ces citoyens sont de tous âges, parmi eux certains manifestent en famille avec leurs enfants, d’autres sont âgés ou handicapés. Peu importe, après que quelques dizaines d’individus insaisissables aient pu briser quelques vitrines et taguer quelques murs sous les caméras des chaînes de télévision gourmandes d’images violentes aptes à saturer les écrans et à faire peur dans les canapés des « honnêtes gens », les brigades du ministère de l’intérieur, se montrant incapables d’interpeller les « casseurs », abattent une répression aveugle sur les cortèges pacifiques. Les coups pleuvent, les mutilations se multiplient, et à chaque attaque contre les cortèges, des manifestants, des journalistes, des soutiens médicaux, ou des observateurs des droits de l’Homme sont violemment embarqués. Et cela vaut aussi bien pour les manifestations de gilets jaunes que les défilés syndicaux du 1er mai ou les marches contre le climat !

Geneviève Legay manifestante pacifique et pacifiste blessée gravement par les forces de l’ordre à Nice

Les faits relevés par des documentaristes comme pouvant relever de s’approchent du milliers sans que leur compatibilité ne puissent être refermée.

Dans le même temps, 313 enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN, un service de police sous les ordres du ministre de l’intérieur, enquêtant sur la police aux ordres du ministre de l’intérieur, concernant des violences policières.

La moitié d’entre-elles seulement ont été transmises au Parquet.

Aucune poursuite n’a été engagée.

Aucune condamnation n’a eu lieu.

Dans le cas de la mort de Zineb Redouane, aucun policier n’a été inquiété, ni même identifié. Il aura suffit qu’ils refusent de donner les armes ayant servies à tirer sur la vieille dame pour que cesse l’enquête de l’IGPN et du parquet pourtant présent lors des faits !

Les citoyens sont terrifiés. Peu à peu, reculant devant le danger bien réel, les manifestants sont moins nombreux dans les rues… Mais avec courage, chaque samedi beaucoup reviennent au risque de leur Liberté et de leur intégrité physique alors …

Des milliers d’uniformes investissent les rues

Le pouvoir multiplie les contrôles d’identité et les fouilles s’appuyant sur la transformation de l’Etat d’Urgence mis en place à la suite d’attentats terroristes en droit commun. Ainsi que sur des lois votées dans l’urgence, et sous le coup de l’émotion d’images chocs tournant en boucles sur les chaînes de télévisions détenues par quelques grandes fortunes, ou contrôlées par l’Etat. Des lois combattues de façon systématique pour défendre les libertés publiques, personnelles, démocratiques notamment par les communistes du PRCF.

Ainsi le 25 mai 2019, rien que pour la seule capitale, 7244 « contrôles préventifs » avaient eu lieu à Paris, dans ses gares et sur ses principaux accès routiers. Nombre de ces contrôles n’ont vraisemblablement aucune base légale et des manifestants disposants des moyens financiers de les attaquer en Justice pourraient vraisemblablement les faire casser. Ainsi un tribunal a annulé les réquisitions pour « défaut de motivation » du procureur ayant permis d’interpeller et de poursuivre des manifestants au péage de Dozulé le 8 décembre 2018. De même, le Tribunal correctionnel de Paris a annulé près de trois mois après les réquisitions prises par le procureur de Paris le 25 mai et ayant conduit à ces 7244 contrôles préventifs au motif qu’elles concernaient une zone trop large. Las, les citoyens n’auront pas pu manifester et la pression judiciaire se sera abattue sur eux et tous les autres afin de dissuader le Peuple de battre le pavé.  Le droit de manifestation aura été supprimé par la répression policière et judiciaire.

Les images de presse parlent d’elles-mêmes, des milliers d’hommes en uniforme poursuivent les citoyens, les fouillent, les privent de liberté, leur confisquent leurs biens avant de les détruire ou de les jeter… Quelle image de la démocratie bourgeoise que celle d’un appareil d’Etat obligé de faire quadriller les rues de ses grandes villes par des dizaines de milliers d’hommes armés en uniforme ou en civil pour faire taire la contestation sociale ou climatique.

Même la presse et le organisations des Droits de l’Homme ne sont pas épargnées. Des observateurs indépendants sont ainsi interpellés et poursuivis ainsi que des reporters.

Le journaliste Gaspard Glantz

Afin de terroriser les manifestants, des lois ont été votées dans l’urgence et l’émotion. Selon des avocats de Gilets Jaunes, elles permettent de rechercher par vidéo n’importe quel manifestant qui se serait couvert le nez alors qu’il se trouvait pris dans une nappe de gaz lacrymogènes, de le poursuivre et de le condamner lourdement pour dissimulation de visage. De même la simple possession de sérum physiologique expose à des poursuite pour « groupement en vue de commettre des violence ».

Rappelons que dans le même temps des membres des forces de maintien de l’ordre sont intervenues cagoulés… S’agit-il bien d’ailleurs toujours de membres de force de l’ordre quant on connait l’impunité frappant encore les agissements d’un Benalla déguisé en policiers faisant le coup de poing contre les manifestants et dialoguant par talkie walkie avec on ne sait encore qui ?

La machine judiciaire s’abat avec célérité et sévérité : des centaines d’opposants en prison !

Selon des données partielles du ministère de la Justice plus de 3000 condamnations ont été prononcées, un millier ont donné lieu a des peines de prison ferme et 440 dépôts ont été ordonnés.

Au-delà des qualifications retenues, il faudrait la plus grande mauvaise foi pour dénier que ces condamnations frappent durement des opposants au “régime” (comme ne manquerait pas de le signaler nombre d’éditocrates lorsqu’il commente des opérations de changement de régime colorés dans des pays n’appartenant pas à la sphère de l’OTAN).

source: bastamag.net

Le motif principal est « violence contre les forces de l’ordre ». Il faut cependant noter que la plupart du temps les accusés persistent à se déclarer innocents. Ce n’est toutefois qu’un début, de nombreuses enquêtes sont encore en cours.
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La majorité des condamnations sont tombées très rapidement c’est-à-dire en mois de 30 jours. 

Il faudrait rapprocher cette sévérité et cette célérité du mis en examen pour violence envers de manifestants le 1er Mai :Benalla. Ce dernier est libre de ses mouvements, en passe de se présenter aux municipales et disposait bien après sa mise en examen de plusieurs passeports diplomatiques…

Observons également que pour plus de 7 000 arrestations sur un seul jour de manifestation à Paris et alors qu’il y a eu près de 50 samedis de manifestation, ce qui laisse imaginer le nombre total d’arrestations qui doit se compter en plusieurs dizaines de milliers au moins, la presse rapporte 3 000 condamnations… Démontrant que pour des milliers et milliers d’arrestations, il s’agissait d’arrestations politiques, sans fondement puisqu’aucune condamnation n’est intervenue, malgré les consignes données par le pouvoir à une justice loin d’être indépendante de faire tourner à plein régime les tribunaux de comparution immédiate et d’y appliquer les réquisitions les plus sévères.

Défaire la France à coup de matraques

La bourgeoisie française a fait élire Macron, afin de mettre en œuvre le programme de destruction du contenu de classe de la Nation française, pour la dissoudre dans l’impérialisme réactionnaire pan-européen de l’U.E

De façon systématique, les avancées sociales et démocratiques qui, des Lumières au programme du C.N.R en passant par la Révolution française ou les mouvements ouvrier de masses de 1936 et 1968 ont construit la République Française en tant que Nation, sont attaquées et mises à mal.

Appuyé par tous les grands médias possédés par des milliardaires ayant soutenu le candidat Macron, il a, un temps, espéré mener ce blietzkrieg contre le Peuple français sans opposition.

C’est raté, et les faits sont têtus et seront ainsi regardés par l’Histoire : nous sommes face à une entreprise de répression sans précédents depuis des décennies.

Il faut maintenant des restrictions gravissimes des Droits et Libertés publiques fondamentales, des hommes en armes et des condamnations par milliers pour faire baisser le nombres d’opposants dans les rues de France.

Rappelons le mot du philosophe communiste Georges Politzer à la veille de son exécution par les nazis :

« L’indépendance d’esprit, l’esprit critique ne consiste pas à céder à la réaction mais à ne pas lui céder »

Georges Politzer

Cela nécessite à tout instant et en tout lieu de se montrer solidaire du Peuple en lutte pour ses droits et son émancipation, de faire connaître la réalité des actions de répression du pouvoir en place et d’oeuvrer pour la Renaissance d’un véritable Parti Communiste en France, outil indispensable pour rétablir la souveraineté populaire et sortir de l’U.E, de l’Euro, de l’Otan et du capitalisme.