Hollande moi président des patronsLe camarade Jacques Nocaudie à été secrétaire général du syndicat CGT de la poste dans le Tarn, Président de l’Institut d’Histoire de la CGT du Tarn et ancien adhérent du PCF. Voici la lettre ouverte qu’il a adressée à F Hollande et M Valls, ces sous prefets de l’UE du capital, valets de pied du MEDEF

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre.

Vous traitez quasiment d’imbéciles ceux qui contestent votre politique  au service des multinationales en utilisant, je devrais dire en répétant les discours en « langue de bois » appris à l’E.N.A. .

Nous avons de sérieuses raisons d’être critiques et contestataires face à des gens qui, sitôt élus, se sont mis au service des grands patrons des multinationales trahissant les promesses électorales faîtes avant l’élection du Président.

Il est vrai qu’il y avait l’exemple de vos prédécesseurs.

Je pense que vous avez bien du mal à comprendre la portée de vos propos envers ceux qui vous ont mis en place, votre passage par l’E.N.A. ne vous ayant pas préparés à savoir ce que parler veut dire.

Vous vous prétendez de gauche, tout comme les moutons bêlants de vos ministères et vous vous référez à Jean Jaurès pour justifier une politique de droite, identique à celle de vos prédécesseurs.

Sachez que Jean Jaurès était le défenseur des ouvriers et non celui qui leur tournait le dos une fois élu. Il l’a prouvé tout au long de sa vie tant à Carmaux auprès des mineurs et des verriers qu’à Graulhet au côté des mégissiers en grève en 1910 et ce ne sont que quelques exemples.

Je vous conseille vivement de lire l’intégralité de ses œuvres pour comprendre comme vous êtes en porte à faux avec la pensée jauressienne.

A la demande de Monsieur Gattaz vous supprimez, au nom d’un pseudo réalisme économique, tous les acquis que les initiateur du Conseil National de la Résistance avait codifiés pendant l’occupation nazie pour une réelle démocratie politique et économique et une entière équité entre tous les citoyens au lendemain de la libération du pays du joug imposé par le régime des traîtres de Vichy inféodés à l’occupant.

L’un comme l’autre, vous déclarez aimer l’entreprise en défendant les revendications exorbitantes des actionnaires qui sont les fossoyeurs de l’économie pour s’assurer encore plus de profit, car notre économie est victime de la finance que vous promettiez de combattre avant mai 2012.

Il y a en France des millions de personnes contraintes, du fait de votre politique, de vivre en dessous du seuil de pauvreté, mais en avez-vous seulement conscience ?

Je suis de ceux qui ne se faisaient aucune illusion avant les élections présidentielles de 2012 car je savais que vous vous rangeriez au côté des possesseurs des moyens de production et d’échange, vos réels patrons.

Fils de résistant, je suis outré par les propos d’un premier ministre arrogant et insultant envers ceux qui l’ont fait vizir, lui qui se prétend descendant de républicains espagnols et qui applique une politique digne du franquisme.

Messieurs, je ne vous salue pas.

Jacques Nocaudie, retraité dont le pouvoir d’achat à nettement baissé et qui, pour la première fois depuis son départ en retraite va payer des impôts, grâce aux effets de votre politique au service des plus riches.