La double besogne du mouvement syndical … et le Capital !

Nous vient le sentiment que 2018 sera le carrefour de nombreuses commémorations dont certaines : fin de la première guerre mondiale, le mai 1968 feront à n’en pas douter, l’objet de lectures et de confrontations différentes.

Nul doute que la commémoration macronienne de mai 68 va sans doute superbement ignorer la plus grande grève des travailleurs (des millions de grévistes et des centaines d’usines occupées et ses conquis) et sans doute aussi repasser le plat défraîchi d’un

Cohn -Bendit déguisé en révolutionnaire l’espace d’un tour de magie.

Mais derrière la priorité aux commémorations purement nationales des tenants d’un internationalisme confiné à l’adoration des institutions européennes on perçoit l’oubli oh combien fortuit d’u 200e anniversaire que de nombreux travailleurs, pays, mouvements progressistes, organisations syndicales  eux en véritables internationalistes s’apprêtent à célébrer : celui de la naissance le à Trèves en Rhénanie de Karl Marx.

Il est vrai que son spectre continue à les hanter.

Comme cet économiste qui sévit souvent sur BFM-TV ou sur France Inter …, les tenants du capitalisme comme seul système “viable, efficace, indépassable …” entendent bien le cantonner en sourdine lorsqu’ils sont néanmoins contraints de s’y référer, au rayon des antiquités!

Nul doute aussi que nous serons nombreux à rappeler que les analyses du Capital entre autres demeurent d’une brûlante actualité et un outil de réflexion et d’action éclairant pour  les enjeux majeurs auxquels nous sommes confrontés!

source : Front Syndical de Classe – http://www.frontsyndical-classe.org/2018/01/la-longue-memoire.html