Catastrophe sur la Cote d’Azur : accuser la pluie ou la spéculation capitaliste et le saccage des services publics de l’Etat ?

Catastrophe sur la Cote d’Azur : le bilan est très lourd. 16 morts 3 disparus des milliers de sinistrés.

Il est encore trop tôt pour y voir clair dans les tenants et aboutissants du déluge qui a frappé les Alpes-Maritimes en entraînant la mort de plusieurs compatriotes.

Il n’en reste pas moins que les phénomènes climatiques brutaux qui ont maintes fois frappé le Sud de la France ces dernières années doivent nous interpeller.

Sur un plan très général, ils montrent que les militants du mouvement ouvrier doivent apprendre à articuler de mieux en mieux les revendications dites de court terme, indispensables parce qu’elles portent sur les conditions de vie immédiates des masses populaires (emploi, salaires, logement, protection sociale) aux revendications écologiques dites de long terme (lutte contre le réchauffement climatique et les effets induits, contre la disparition de la diversité biologique, contre la pollution de l’air, de l’eau et des sols, pour une énergie propre et bon marché, etc.). Dans les deux cas, il faut cibler le qui, par sa course effrénée au tout-profit, par son anarchie généralisée et par son indifférence profonde à l’humain et à l’, peut provoquer rien moins que l’invivabilité de la planète et pour commencer, celle de régions naguère « bénies des dieux ». Comme le disait un écologiste rouge nommé Marx, « le n’engendre la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur »…

Là où certain accusent “la pluie”, il faut accuser le mode de mal-développement capitaliste

urbanisation cote d'azurMais surtout, on ne se trompera pas en disant qu’il faut cesser de démolir les services publics, de privatiser les autoroutes, les parkings, les aéroports, etc. Il faut restaurer la puissance publique et en particulier, ce ministère de l’Equipement dont l’institution remonte à Sully et que ne cessent de désosser les politiques néolibérales pilotées par l’UE et par ses serviteurs, de Sarkozy à Hollande. Il est purement scandaleux que 6 personnes sur 7 partant à la retraite dans ce ministère, dit « de l’ » par dérision, ne soient ainsi plus remplacées. Il est scandaleux que le service public de l’urbanisme a été démantellé, aujourd’hui totalement confiée à des collectivités locales démunies et dans l’incapacité de résister à la spéculation capitaliste. Spéculation immobilière aux effets désastreux comme le démontre cette catastrophe.

« Faut rigoler / Pour pas qu’le Ciel nous tombe sur la tête », chantait jadis Boris Vian par dérision à l’égard du colonialisme.

ET si, à l’avenir, il fallait aussi et surtout LUTTER davantage pour le communisme, sans lequel l’humanité, et pour commencer, la nation, ne pourra maîtriser démocratique, ni son développement social, ni son rapport aux éléments ?