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Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Soutien total aux personnels d’enseignements face à toutes les attaques

5 février 2026
Temps de lecture10 mins de lecture
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Depuis des années, couteaux et menaces circulent beaucoup plus vite que les fiches de signalement, et les personnels encaissent bien plus que ce que la communication ministérielle veut bien reconnaître.

Quelques agressions au couteau « seulement » médiatisées

On ne parle ici que de ce qui finit dans les médias, pas de ce qui reste enfoui dans les rapports d’incident et les registres santé et sécurité au travail. Quelques exemples récents suffisent à donner le ton :

  • Sanary‑sur‑Mer, février 2026 : une professeure d’arts plastiques de 60 ans est entre la vie et la mort après avoir été poignardée à plusieurs reprises par un élève de 3e en pleine classe.
  • Arras, octobre 2023 : Dominique Bernard, professeur de lettres, est assassiné devant son lycée, après l’attaque de Samuel Paty en 2020, lui aussi tué au couteau.
  • Rennes, décembre 2023 : une collégienne brandit un couteau pour menacer de mort son enseignante d’anglais dans son établissement.
  • Benfeld (Bas‑Rhin), septembre 2025 : une professeure de musique de 66 ans est poignardée au visage en classe par un élève de 14 ans ; l’enseignante est gravement blessée, l’élève tente ensuite de se donner la mort, sous les yeux de camarades terrorisés. (Notre communiqué ici)

Autour de ces faits spectaculaires, les rapports parlementaires décrivent une accumulation de « pressions, menaces ou agressions » dans écoles, collèges et lycées, sans que les chiffres officiels reflètent réellement ce que vivent les personnels sur le terrain.

Menaces et agressions contre les personnels

Les chiffres officiels reconnaissent que le métier d’enseignant est particulièrement exposé, tout en minimisant la gravité des violences physiques.

  • Une publication Éducation nationale/Insee indique qu’environ 12% des personnels déclarent chaque année être victimes de menaces ou d’insultes dans l’exercice de leur métier, soit près du double de la moyenne des autres professions.
  • Environ 0,6% disent subir des violences physiques chaque année dans le cadre de leur travail.
  • Des travaux antérieurs font état d’environ 4,3 incidents graves pour 100 personnels dans les collèges et lycées publics sur une année scolaire, les deux tiers des victimes étant des enseignants.
  • Du côté syndical, une analyse de 911 agressions recensées (372 verbales, 539 physiques) montre une hausse de 25% en un an et près de 30 000 jours d’arrêt de travail, soit plus d’un mois d’arrêt en moyenne par accident.

Autrement dit, on explique très sérieusement que « les violences physiques restent peu fréquentes », tout en admettant qu’un personnel sur dix au moins encaisse menaces et insultes chaque année, et que les arrêts explosent après les agressions.

Bouclier en carton autour de l’école

On nous annonce donc fièrement 12 000 opérations de contrôle, 525 armes blanches saisies, 1 686 conseils de discipline pour introduction d’armes, et tout cela prouverait la formidable efficacité de la politique de sécurité. Chaque arme saisie serait « un drame évité » ; on en viendrait presque à remercier le ministère d’encourager, par sa gestion calamiteuse, l’inventivité des élèves, sans laquelle ces beaux chiffres n’existeraient pas.

Dans le même temps, les mêmes sources officielles admettent qu’environ 12% des personnels déclarent subir menaces ou insultes chaque année, et que les violences physiques, si « rares », suffisent à envoyer des collègues à l’hôpital ou en arrêt long. Les syndicats, eux, dénombrent des centaines d’agressions, en hausse de 25% en un an, pour près de 30 000 jours d’arrêt. Visiblement, le bouclier fonctionne très bien, surtout pour arrêter les mauvaises nouvelles à l’entrée du cabinet ministériel.

Au fond, le système est d’une clarté remarquable :

  • Quand un enseignant se fait poignarder, on parle d’« émotion », de « drame », d’« enquête », et on explique qu’il ne faut surtout pas « généraliser ».
  • Quand 12% des personnels déclarent menaces ou insultes, on évoque un « métier exposé », comme s’il s’agissait d’une activité de plein air comportant, de temps à autre, quelques hurlements, humiliations et gifles.
  • Quand les arrêts de travail explosent après les agressions, on parle pudiquement de « prise en charge des victimes », surtout pour s’assurer qu’elles retourneront suffisamment vite en classe afin de continuer à alimenter les statistiques.

On voit ainsi se dessiner une doctrine de sécurité parfaitement cohérente : l’important n’est pas que les personnels soient protégés, mais que le ministère puisse démontrer, PowerPoint à l’appui, qu’il « agit », « déploie des moyens » et « ne transige pas ». L’enseignement est l’un des métiers les plus exposés aux menaces et aux insultes, mais la priorité demeure la conférence de presse millimétrée et le plan « bouclier autour de l’école » qui protège surtout… la communication ministérielle.

Santé scolaire introuvable, sécurité introuvable

Pendant qu’on nous parle de portiques – sans en installer réellement, car la vie d’un AESH ou d’un enseignant ne justifie manifestement pas, pour ces gens‑là, un tel investissement – de contrôles (en réalité très peu nombreux au regard du nombre d’établissements et de jours de classe : il suffirait de multiplier le nombre d’EPLE par le nombre de jours d’école pour s’en rendre compte) et de « plans » et « référents » qui servent surtout de parapluies administratifs aux hauts cadres, la santé à l’école est laissée en friche.

À l’échelle nationale, on compte environ 900 médecins scolaires pour plus de 12 millions d’élèves, soit un médecin pour des milliers, parfois des dizaines de milliers d’enfants selon les territoires. Les rapports soulignent une dégradation continue : environ 1 400 médecins scolaires en 2006, 1 000 en 2016, moins d’un millier en 2018, pour une population scolaire stable ou en hausse. Les visites médicales obligatoires ne sont plus assurées partout ; certains départements ne disposent que de quelques médecins pour des dizaines de milliers d’élèves. Côté infirmières scolaires, la situation est tout aussi éloquente : dans de nombreux établissements, l’infirmière n’est présente que deux jours par semaine, voire moins.

On obtient ainsi un paysage où l’on surveille la longueur des sacs et la forme des couteaux, mais où la santé mentale des élèves comme des personnels est abandonnée à des services quasi inexistants, alors même que les troubles psychiques à l’adolescence, les difficultés scolaires et les situations de violence exigeraient une forte présence de médecins et d’infirmiers. On parle de désescalade, de « travail de fond », mais on supprime systématiquement celles et ceux qui seraient en capacité de la mener concrètement.

Une violence qui vient d’en haut

L’analyse portée par des collectifs militants souligne un point que le discours officiel se garde bien d’aborder : la violence subie à l’école n’est pas seulement celle de tel ou tel élève « au profil difficile », mais d’abord celle d’un système qui maltraite ses propres personnels. On demande aux enseignants d’absorber réformes sur réformes, suppressions de postes, dégradation des statuts et des salaires réels, tout en gérant des classes surchargées, des élèves en grande difficulté sociale et psychique, sans moyens humains ni médicaux à la hauteur.

Cette logique transforme les enseignants en boucs émissaires permanents : sommés d’« assurer la réussite », culpabilisés lorsque « ça se passe mal », exposés à la répression disciplinaire dès qu’ils relèvent la tête, ils deviennent la cible idéale, à la fois pour une hiérarchie obsédée par les indicateurs et pour une société où la colère sociale cherche des exutoires. Pendant que les profits privés et les dépenses militaires explosent, on explique aux profs qu’ils coûtent trop cher, qu’ils travaillent trop peu, qu’ils doivent accepter une école low‑cost pour les enfants des classes populaires, pendant que les plus riches contournent calmement le problème en se tournant vers le privé.

De ce point de vue, les agressions ne sont pas des « accidents » isolés dans un système qui fonctionnerait bien par ailleurs : elles sont le symptôme extrême d’un appareil éducatif brisé par l’austérité, la mise au pas et la marchandisation, où l’on laisse monter la pression jusqu’à la rupture, puis où l’on pleure, une fois le sang répandu, devant les caméras.

Une zone sans droit à la santé ni à la sécurité

Que le ministère qui se vante d’un « bouclier autour de l’école » laisse prospérer une situation où 12% des personnels subissent menaces ou insultes chaque année, où les agressions provoquent des dizaines de milliers de jours d’arrêt, où il manque des centaines de médecins scolaires et d’infirmières, n’a finalement rien de surprenant. D’un côté, on réduit les postes d’enseignants, on sous‑dote les établissements, on laisse la médecine scolaire se déliter, on transforme la pédopsychiatrie en désert médical, avec des territoires entiers où aucune prise en charge spécialisée n’est réellement accessible aux enfants et adolescents. De l’autre, on multiplie les plans de communication sur la « fermeté » et la « sécurité », tout en laissant les agents en première ligne absorber violences, menaces et détresse psychique.

La logique d’austérité qui transforme l’école en zone sans droit à la santé ni à la sécurité ne sort pas de nulle part : elle s’inscrit dans un cadre budgétaire verrouillé. Depuis des années, les gouvernements français s’astreignent aux critères de déficit et de dette fixés par le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et surveillés par la Commission européenne, au nom de la « stabilité » et de la « convergence » budgétaire. Chaque milliard économisé sur les services publics – école, hôpital, médecine scolaire, pédopsychiatrie – est ainsi présenté comme une nécessité technique, presque comptable, plutôt que comme un choix politique.

Dans le même temps, ces mêmes budgets trouvent soudain beaucoup plus de souplesse dès qu’il s’agit de répondre à l’exigence de réarmement, portée à la fois par l’OTAN – dont Trump, redevenu président des États‑Unis, se pose de facto en chef de guerre et en donneur d’ordres – et par la dynamique d’expansion vers l’Est de l’Union européenne, dans un face‑à‑face militaire de moins en moins indirect avec la Russie aujourd’hui, et potentiellement avec la Chine demain. On explique donc qu’il faut se serrer la ceinture pour les lits d’hôpitaux, les postes d’enseignants, les médecins et infirmières scolaires, mais qu’il serait irresponsable de ne pas augmenter les budgets militaires.

Dans ce cadre, l’Éducation nationale n’est pas simplement « oubliée » : elle devient variable d’ajustement d’un budget construit pour rassurer Bruxelles sur les comptes publics et Washington sur les engagements militaires. Que la santé physique et mentale des élèves et des personnels, leur sécurité face aux agressions et aux violences, passent au second plan n’a alors rien d’un dysfonctionnement : c’est l’effet logique d’un choix structurel où les priorités sont ailleurs. On comprend mieux, dès lors, pourquoi la même main qui signe la suppression de postes et laisse la médecine scolaire se déliter prétend, sans ciller, garantir un « bouclier autour de l’école » : dans un budget de guerre sous tutelle européenne et atlantique, la paix des salles de classe n’a tout simplement pas le même rang que la paix des marchés et la bonne tenue des crédits d’armement.

Dans ces conditions, voir l’Éducation nationale se transformer en zone sans droit réel à la santé ni à la sécurité n’a plus rien d’un accident : cela ressemble de plus en plus à une politique assumée. Le seul risque véritablement maîtrisé, c’est que la colère des personnels, bien amortie par des organisations syndicales majoritaires qui ont renoncé à toute velléité de lutte réelle et de transformation sociale, ne franchisse pas trop souvent les grilles des établissements pour venir troubler la tranquillité des cabinets ministériels.

La commission éducation du PRCF, composée en majorité de travailleurs du secteur éducatif, apporte son plein soutien aux travailleurs de l’éducation nationale. Ces travailleurs que leur statut répartit partout où le peuple en a besoin constituent la colonne vertébrale de la République. Ils sont le ciment de la cohésion nationale et sont un phare contre l’obscurantisme et la violence fascisante qui abiment la société. 

La commission éducation du PRCF condamne les gouvernements (actuels ou passés) européistes qui n’ont eu de cesse de frapper ces travailleurs (sur lesquels ils pleurent hypocritement devant les caméras) de violence économique (euro austérité) et symbolique (dénigrement de classe) cependant qu’ils poursuivent, en suivant l’agenda de l’UE la démolition du service public d’éducation et la course à la guerre mondiale au profit de l’UE et de l’OTAN.

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