7 NOVEMBRE 2020, 103ème anniversaire de la Révolution d’Octobre – Par Georges Gastaud, auteur du Nouveau défi léniniste (Delga, 2017)

Boris Koustodiev – Le Bolchévik – 1920

Le 7 novembre 1917, en prenant le Palais d’hiver (résidence hivernale des tsars), en en chassant le gouvernement bourgeois, en remettant tout le pouvoir aux Soviets ouvriers et paysans au des Dix jours d’intenses débats qui suivirent le 7 novembre, les ouvriers bolcheviks de Russie rompaient la chaîne impérialiste mondiale et ouvraient une ère historique nouvelle : celle du socialisme et du pouvoir populaire pour tous les pays du monde.


Depuis lors ’en est suivie une série d’affrontements de classes géants qui, après avoir permis de magnifiques succès prolétariens et populaires, construction de l’URSS, victoire de l’Armée rouge sur l’Allemagne nazie et naissance du camp socialiste mondial, révolutions chinoise, vietnamienne, cubaine, grandes avancées sociales conquises par les communistes français sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore, luttes de libération de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine, mouvement pour l’émancipation féminine, élan sans précédent des sciences symbolisés par le nom de Youri Gagarine, a été suivie depuis une trentaine d’années par une période contre-révolutionnaire inaugurée par la chute de la RDA et de l’URSS, et dans la foulée par toutes sortes de régressions idéologiques et sociétales portées par un capitalisme-impérialisme plus exterministe et fascisant que jamais. Lénine nous avait prévenus en disant “la révolution ne ressemble pas à la Perspective Nevski”, ce qui signifie que l’histoire n’avance pas de manière continue et linéaire… Déjà au 19ème siècle, le peuple français et les démocrates d’Europe avaient connu, après l’élan révolutionnaire de 1789 et de 1793, les reculs de Thermidor, de la dictature bonapartiste et de la Restauration monarchique paneuropéenne…


Pourtant, dans l’actuelle période noirâtre, où les reniements déguisés en “rénovation” n’ont pas manqué à la tête de certains partis communistes, du PCUS trahi par Gorbatchev au PCF “muté” par Robert Hue, les peuples résistent. C’est le cas de Cuba, qui tient haut le drapeau du socialisme malgré le blocus assassin, des peuples chilien et bolivien secouant l’oppression, des peuples malien, syrien, biélorusse, palestinien, qui, dans des formes très différentes, refusent les mensonges impérialistes et restaurent leur souveraineté. Expérience faite du socialisme et de la restauration capitaliste, 66% des comprennent qu’ils ont été bernés et regrettent amèrement la disparition de la patrie socialiste, malgré l’intense propagande anticommuniste qu’ils subissent désormais depuis l’enfance.

Lénine

Chez nous l’offensive des Gilets jaunes et les grandes luttes de 2018 ont montré que le peuple français n’a pas oublié ses traditions frondeuses, communardes et révolutionnaires. Comme le disait Georges Dimitrov en 1937, alors qu’il sortait des geôles nazies et qu’il s’exprimait devant le Congrès de l’Internationale communiste, “les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires“.

Alors que le capitalisme n’apporte plus qu’inégalités criantes, paupérisation des , menaces guerrières de l’impérialisme, retour de l’obscurantisme et du fanatisme religieux, saccage de l’environnement, dénaturation des forces productives et casse des nations souveraines, la lutte contre la pandémie actuelle montre que les pays les plus sauvagement engagés dans la voie capitaliste, comme les de Trump ou le Brésil de Bolsonaro, ont de bien pires résultats sanitaires que les pays socialistes ou de tradition socialiste comme Cuba, la Chine populaire ou la République socialiste du Vietnam. Le mot d’ordre de Fidel, qui a toujours associé la défense de la souveraineté nationale au combat anticapitaliste, “la patrie ou la mort, le socialisme ou mourir, nous vaincrons“, montre la voie pour une humanité qui comprend et comprendra de plus en plus que le maintien du pourrissant mode de production capitaliste est synonyme de ténèbres et de mort et qu’en conséquence, seul un socialisme-communisme de nouvelle génération relançant dans les conditions d’aujourd’hui le combat de la Commune et d’OCtobre 1917, peut remettre l’humanité sur les rails du progrès, des lumières et de la vie.

En conséquence, ce n’est pas le bilan de Lénine et de ses compagnons, qui est “globalement négatif”, comme on essaie de nous le faire croire à toute heure du jour et de la nuit ; c’est au contraire le bilan de la contre-révolution, de l’opportunisme, du révisionnisme et de l’anticommunisme qui est catastrophique pour l’humanité. Celle-ci, qui est majoritairement composée de prolétaires qui serrent les poings contre l’exploitation et de jeunes qui veulent vivre, aimer et créer, ne se laissera pas écraser. Tôt ou tard, pour peu que les vrais communistes travaillent avec méthode et patience à reconstruire, partout où elles ont été abattues ou dénaturées, les partis d’avant-garde, les partis léninistes et de combat indispensables pour gagner : il y va de l’existence même de notre espèce. 

La d’octobre 1917

Le 25 octobre du calendrier julien, soit le 7 novembre 1917, Lénine et les bolcheviks s’emparent du pouvoir à Petrograd, la capitale de la Russie, et prononcent la dissolution du gouvernement provisoire. Les mesures immédiates annoncées – fin de la participation russe à la Grande Guerre et réforme agraire – rallient soldats et paysans aux bolcheviks et signent la fin de la démocratie libérale issue de la révolution de Février.


Célébration de la révolution d’octobre à Minsk le 7 novembre 2020 – par les communistes biélorusses, devant le palais présidentiel

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