Jeudi 25 novembre 2021  l’ONF était massivement en grève. Les forestiers à l’appel de leurs syndicats sud et cgt ont été très nombreux à manifester  contre les suppressions de postes, contre le nouveau COP (contrat) État/ONF, et pour un service public de qualité.  Plus de 500 agents en manifestation devant Bercy, soit près d’un agent sur dix ! Le régime Macron, pour satisfaire aux ordres austéritaires de l’Union Européenne du Capital poursuit et accélère l’entreprise de destruction de l’ONF. Avec un plan scandaleux de suppression de 500 postes d’ouvriers forestiers : le travail sera privatisé confié à des opérateurs privés. A celà les forestiers répondent par des revendications simples, évidentes et naturels alors que le moment devrait être à la mobilisation publique face au changement climatique :  » des bras pour planter des arbres ».

L’ONF a supprimé 5000 emplois en 20 ans. Il n’y a plus que 8000 agents à l’ONF alors qu’ils étaient 16 000 en 1986, avec désormais pour priorité celles de l’activité commerciale, en lieu et place de l’entretien durable des forêts. Rappelons que le patrimoine forestier c’est des siècles de travail, nécessitant une planification et un travail minitieux de génération en génération. A l’opposé de la politique de mise en coupe réglée des forêts publiques pour alimenter le profit privé. La forêt publique, qui couvre 30% du territoire, c’est un bien commun qui va bien au delà de la valeur commerciale du bois de coupe. Préservation des sols, qualités de l’eau, réservoir de carbone et de biodiversité, mais aussi des paysages précieux.

Un camarade du PRCF, syndicaliste SUD à l’ONF a été interviewé dans la manifestation par nos confrères de Reporterre, attirés par la pancarte résumant la situation : « 50 ans de capitalisme sauvage menacent 700 ans de gestion forestière ».
https://reporterre.net/L-Etat-detruit-l-Office-national-des-forets-ses-agents-se-rebellent

Rappelons que cette entreprise de destruction, et en réalité de privatisation rampante de l’ONF et de nos forêts, s’inscrit dans une politique plus large de destruction des services publics de l’équipement, de l’environnement et de l’agriculture. De façon constante le ministère de l’écologie est celui qui supporte le plus de suppression d’emplois en proportion.  Y compris et tout particulièrement dans ses établissements publics : météo france, Institut Géographique National, CEREMA (centre d’ingénierie des transports, des risques, de la construction et de l’aménagement).

Une entreprise de liquidation de ces services publics qui prend racine dans la jurisprudence imposée par l’Union Européenne : ces missions de services publics effectués par des fonctionnaires sous statuts, des missions d’ingénieries publiques à celles de l’exploitations sont bien moins couteuses que lors qu’elles sont privatisées auprès de sociétés privées. Dans ces conditions, pour faire émerger un « champ concurrentiel » livrant ces activités aux profits capitalistes, il est de politique constante de : supprimer des postes et en conséquences des missions, puis sous se prétexte d’externaliser.  Au profit des multinationales du BTP, des transports, de l’assainissement et cie.

JBC pour www.initiative-communiste.fr