15 juin, stop à la répression du mouvement social : mobilisés de Paris à Salon de Provence

Partout la répression policière et d’une justice de classe aux ordres frappe le mouvement social. Déniant les libertés les plus élémentaires de manifester et visant en priorité les lycéens et étudiants et les militants syndicaux pour terroriser les ouvriers, les salariés, la jeunesse. Éviter que la colère sourde qui bouillonne dans tous les secteurs populaires de la société ne s’organise plus en avant, ne se coalise pour faire front tous ensemble et en même temps. Car le régime Macron, aussi minoritaire qu’illégitime ne sait pour appuyer sa violente politique de privatisation du pays, de démantèlement systématique des droits sociaux des travailleurs, de baisse des salaires, ne sait que diviser et opposer les travailleurs de France entre eux. Comme argument pour faire avancer sa mise en œuvre zélée des directives de l’Union Européenne des multinationales – de la casse du bac à la libéralisation du rail, de la privatisation de l’Énergie à la sélection à l’université, de la baisse des salaires aux suppressions de postes dans la fonction publique etc… – le pouvoir représenté par le banquier siégeant à l’Elysée n’a que les matraques et les grenades de ses CRS et gendarmes, les prétoires de ses procureurs. Et les aboiements de la machine médiatique détenues quasi -exclusivement par les milliardaires. Mais personne ne peut oublier que les lois passées en force au parlement ne le sont que par les votes de députés godillots qui ne représentent que 11% des citoyens du pays. Que Macron n’a recueilli sur son non que 18% des suffrages.  Illégitime et minoritaire, le régime devient toujours plus autoritaire. Totalitaire.

À Paris, ce sont des centaines de jeunes embastillés dans des conditions indignes. Leurs crimes ? avoir osé manifester contre la loi ORE, la casse du bac, la sélection à l’Université. C’est-à-dire pour défendre leur avenir. À Marseille, c’est un militant de la CGT, qui est inquiété par la gendarmerie parce que les syndicalistes ont osé manifester à un péage.

Salon-de-Provence : un responsable de la CGT 13 convoqué à la gendarmerie après une manifestation à un péage

Répression dans les Bouches-du-Rhône où la forte mobilisation populaire, interprofessionnelle et unitaire, ne laisse pas le pouvoir sans inquiétude. Après une manifestation au péage de Salon sur l’A7 il y a quelques semaines, un des militants de la CGT 13 a eu la très désagréable surprise de recevoir une convocation à la gendarmerie. Une façon intolérable de réprimer le mouvement social et d’intimider les organisations syndicales pour restreindre le droit de manifester. Rappelons que c’est le ministre PCF, Gayssot, du gouvernement de la gauche plus rien qui lorsqu’il n’était pas occupé à privatiser Air France et le ciel français qui a fait passer une loi criminalisant les actions au niveau des péages des autoroutes concédées…

Un appel à une large manifestation de soutien est lancé pour le 15 juin à 8h30 devant la gendarmerie de Salon-de-Provence

Nicolas M.membre de la direction de l’UD, en responsabilité du Service d’Ordre est convoqué à la gendarmerie de Salon-de-Provence le vendredi 15 juin à 9H00 (Peloton autoroute 940 avenue du 18 juin 1940 13300 Salon), suite à l’initiative organisée par l’Union Départementale au péage de de Lançon.

NON A LA RÉPRESSION ET LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL !

Soyons toutes et tous au rassemblement pour soutenir Nicolas,rdv à partir de 8 h30 devant la gendarmerie.

TOUS ENSEMBLE ON LACHE RIEN !

UD CGT 13

Paris, nous sommes tous les jeunes embastillés du lycée Arago

Le 22 mai, à Paris, jour de mobilisation unitaire de la Fonction Publique, des manifestants ont fait l’objet d’interpellations par les forces de l’ordre, tout comme les lycéens pour l’occupation du lycée Arago.

Garde à vue prolongée, passage en comparution immédiate, rien ne leur a été épargné !

Le 15 juin aura lieu le procès d’un certain nombre d’entre eux dont un camarade, manifestant et militant, qui a eu pour seul tort de porter un « sweat à capuche noire ».

Agent public, il manifestait dans le cadre de l’appel unitaire Fonction publique contre la « casse du service public ». Quelle absurdité de se retrouver aujourd’hui sur le banc des accusés alors qu’il manifestait pour un service public de qualité !

Les jeunes arrêtés au lycée Arago étaient réunis pour discuter des réformes en cours, aucune dégradation n’a été constatée. Les conditions de leur arrestation et de leur mise en garde à vue ont soulevé l’indignation de leur famille et de leurs enseignant-e-s, le traitement qui leur a été infligé, y compris aux mineurs, est totalement disproportionné.

Les délits sur lesquels reposent ces procédures sont issus d’une loi de 2010 qui punit la « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « l’intrusion dans un établissement scolaire ».

Gérard Collomb fustigeait à l’époque cette atteinte à la liberté fondamentale de manifester lorsque Christian Estrosi avait déposé cette proposition de loi. Aujourd’hui, ministre de l’Intérieur, il se sert entre autres de ces dispositions pour réprimer le mouvement social.

À cet usage de lois répressives s’ajoutent ses récentes déclarations polémiques prônant l’auto-défense pour assurer la sécurité publique. Cela ne fait que confirmer la stratégie du gouvernement : intimider les manifestants et discréditer les luttes légitimes pour le progrès social.

Pour la CGT, la priorité est de développer les services publics, bien commun de toutes et tous et de de leur donner les moyens de répondre aux besoins de la population. Il est urgent que le gouvernement entende les revendications exprimées et respecte pleinement les libertés fondamentales, comme celle de manifester, qui permettent la pleine expression du mouvement social.

La CGT et ses organisations – qui ne cautionnent pas les actes injustifiables de personnes extérieures au mouvement social – dénoncent cette répression et cette instrumentalisation de la justice.

La CGT est solidaire des manifestants et des jeunes poursuivis.

Elle appelle à un rassemblement le vendredi 15 juin 2018 de 12h à 15h devant le Tribunal de Grande Instance, 2945 avenue de la Porte de Clichy, Paris 17ème, métro Porte de Clichy.

Montreuil, le 7 juin 2018

 

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