VIIIe congrès du Parti Communiste de Cuba : 3 jours de congrès à une date symbolique de la résistance révolutionnaire du peuple cubain.

Trois jours de congrès à une date clé de l’Histoire de CUBA : le 60ème anniversaire de la défaite de l’impérialisme États-uniens à la baie des Cochons et la victoire des troupes de Fidel, qui l’engage aux côtés des communistes.

C’est pourquoi, nous communistes du PRCF, sommes aux côtés du cubain et réaffirmons notre solidarité dans le combat pour le socialisme. Ce samedi une délégation de militants du PRCF de la région parisienne se trouvait ainsi au rassemblement de solidarité avec Cuba socialiste.

Un congrès qui reflète la volonté de poursuivre l’œuvre des communistes dans l’esprit de la Révolution et qui s’est voulu représentatif de la société cubaine. D’abord par le lien indispensable entre la mémoire et l’Histoire, ensuite dans sa composition socio-politique puisque faut-il rappeler que 27% des membres du Parti sont des jeunes, et que 53% des femmes sont représentées au Congrès, enfin une forte présence des noirs et des mulâtres parmi les congressistes.

C’est dans ce climat très chaleureux que le secrétaire général Raoul Castro a ouvert les débats qui allaient animer les 3 commissions du Congrès, par un rapport d’introduction dont la teneur reflète à la fois son engagement pour la cause du socialisme et sa détermination à ne rien lâcher jusqu’à son dernier souffle. C’est dire combien la conscience de classe a été au cœur des congressistes.

Le PRCF par la voix de ces dirigeants a adressé un message de remerciement à Raul Castro pour son oeuvre pour la cause communiste

HONNEUR ET LONGUE VIE AU CAMARADE RAUL CASTRO !

A l’occasion du récent congrès du PC de Cuba, le camarade Raul Castro s’est retiré de la direction politique du PCC, comme il s’était déjà retiré de la direction de l’Etat au profit du camarade Diaz-Canel, que nous saluons.

Frère et digne successeur du grand Fidel, Raul n’a pas seulement été un pionnier du marxisme-léninisme à Cuba, un dirigeant de la guérilla et un chef de file clairvoyant de l’Etat et des Forces armées cubains. Comme Fidel, il a eu l’énorme mérite historique mondial de tenir haut le drapeau du socialisme, de l’anti-impérialisme et de la Révolution socialiste dans les sombres années 1990 où les liquidateurs de toutes sortes, Gorbatchev en tête, permettaient à la contre-révolution de liquider le camp socialiste et de rendre à l’impérialisme sa mortifère hégémonie mondiale. Alors que l’URSS succombait, fragilisée par la « nouvelle pensée » antiléniniste de Gorbatchev, Cuba a tenu bon durant la terrible « période spéciale », a nourri l’Alternative bolivarienne des Amériques et 

Au nom des communistes français qui, durant ces dures années, n’ont pas lâché Cuba socialiste contrairement au renégat Robert Hue et à sa clique, nous ne pouvons que remercier Raul et féliciter tous les communistes cubains d’avoir donné de tels chefs de file, non seulement à Cuba, mais aux peuples en lutte du monde entier. Viva et plus que jamais, camarades français, défendons-NOUS NOUS-MÊMES en défendant Cuba socialiste « que ni se vende ni se rende! »

Par Léon Landini, Georges Gastaud et Daniel Antonini, co-initiateurs du grand Meeting de solidarité avec Cuba socialiste de novembre 2005 à St-Denis

Nous avons choisi de nous focaliser sur le discours qui portait sur la solidarité internationale.

En voici quelques extraits que nous partageons avec nos lecteurs.

…] «  Parmi eux figurent le respect des principes et des normes du Droit International, et les principes et propositions de la Lettre des Nations Unies ; la solution pacifique de controverses ; l’obligation de ne pas intervenir, directement ou indirectement, dans les affaires intérieures de quelque autre Etat et d’observer les principes de souveraineté nationale, l’égalité de droits et la libre détermination des peuples ; l’engagement des pays de la région d’encourager les relations d’amitié et de coopération entre eux et avec les autres nations, indépendamment des différences existantes entre leurs systèmes politiques, économiques et sociaux ou leurs niveaux de développement ; de pratiquer la tolérance et de coexister en paix comme de bons voisins ; et l’engagement de respecter pleinement le droit inaliénable de tout Etat à élire son système politique, économique, social et culturel, comme la condition essentielle pour assurer la coexistence pacifique entre les nations.]

…] Les Cubains, nous réitérons notre solidarité avec le Vénézuela, avec l’union Civico-militaire de leur peuple héroïque, et de leur unique et légitime président, le camarade Nicolas Maduro Moros.

Nous réitérons la solidarité avec le Nicaragua sandiniste, avec son peuple et avec le président Commandant Daniel Ortega Saavedra.

Nous saluons le président Luis Arce, de l’Etat Plurinational de Bolivie, nation où le peuple a remporté une victoire populaire qui a constitué une giffle aux Etats-Unis et à leur instrument, l’Organisation des Etats Américains, qui avaient organisé le coup d’Etat contre le camarade Evo Morales Ayma.

Nous observons avec espoir, respect et solidarité les processus politiques avec à leur tête les présidents Andrés Manuel López Obrador au Mexique et Alberto Fernández en Argentine, dans leurs efforts pour inverser les conséquences de l’implantation de politiques néolibérales qui ont causé tant de mal à leurs nations.

Nous célébrons et appuyons les tentatives des deux gouvernements pour récupérer les processus d’intégration ingénieusement latinoaméricains.

Nous réitérons l’invariable soutien aux forces de la République Argentine pour récupérer la souveraineté sur les îles Malouines et Georgie du Sud.

Nous réitérons notre solidarité avec l’ex-président Luiz Inácio Lula da Silva, dirigeant du Parti des Travailleurs du Brésil, contre lequel se sont succédé des procès juridiques politisés. Nous insistons pour que doive se réclamer la restitution de son innocence, la pleine liberté et de tous les droits politiques.

Nous continuerons à défendre les intérêts légitimes des nations caraïbéennes et soutenons leur demande de recevoir une compensation pour les conséquences de l’esclavage et du colonialisme. Les Caraïbes pourront toujours compter sur Cuba. Nous réaffirmons spécialement notre engagement avec le peuple frère de Haïti au sujet duquel la communauté internationale devrait faire davantage.

Nous ratifions le plein soutien à l’auto-détermination et l’indépendance de Puerto Rico.

L’engagement de Cuba avec l’unité de l’Amérique Latine et les Caraïbes est inchangeable, la loyauté en défense de la souveraineté et le droit à la libre détermination des peuples est un principe de la Révolution et la volonté de promouvoir la coopération et l’intégration régionale fait partie de notre cause. Nous ne cesserons pas un seul instant dans la tâche de contribuer à faire de Notre Amérique la patrie de tous ses enfants.

Camarades :

Durant ces cinq années, on a consolidé d’excellentes relations avec les partis et les gouvernements de la République Populaire de Chine, la République Socialiste du Vietnam, la République Démocratique Populaire du Laos et la République Démocratique de la Corée, les pays socialistes asiatiques auxquels nous unit une amitié et une solidarité historiques. Les projets économiques que nous développons avec la Chine et le Vietnam dans différents secteurs de notre économie sont importants, ils rendent hommage au Plan de Développement Economique et Social jusqu’en 2030.

Par ailleurs ces années on a approfondi les relations politiques de haut niveau avec la Fédération de Russie, pays avec lequel nous partageons de longs accords sur les thèmes les plus divers de l’agenda international et qui a maintenu une position ferme de rejet au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis à Cuba.

Nous avons avancé malgré les différences politiques existantes, dans les liens avec l’Union Européenne, au moyen de l’instrumentalisation de l’Accord de Dialogue Politique et de Coopération, sur la base du respect mutuel et de la réciprocité. Cela doit signifier d’impulser les relations de coopération, dans des secteurs comme les énergies renouvelables, l’agriculture et la culture.

Nous maintenons notre collaboration et solidarité avec les pays d’Afrique, continent auquel nous sommes attachés par des liens forts de l’histoire, de la culture et de la fraternité. Des milliers de collaborateurs de la santé et d’autres secteurs rendent là-bas leurs services sur plus de 30 pays. Nous remercions la position unanime de l’Union Africaine en solidarité avec Cuba et contre le blocus durant toutes ces années.

Notre soutien aux causes des peuples palestinien et saharaoui continueront à être intact.

Le scénario décrit et sa possible évolution dans le futur exige de nous tous d’assurer de façon permanente la priorité et la défense, en total accord avec les justes réflexions de Fidel contenues dans le Rapport Central du premier congrès : « Tant qu’existera l’impérialisme, le Parti, l’Etat et le Peuple, prêtera aux services de la Défense la plus haute attention. La garde ne baissera pas. L’Histoire nous enseigne avec force et éloquence que ceux qui oublient ce principe ne survivent pas à l’erreur » …]

…] le camarade Fidel a dit : « L’armée Rebelle a été l’âme de la Révolution et de ses armes victorieuses a émergé libre, belle, forte et invincible la nouvelle Patrie ». Cette affirmation conserve toute sa vigueur de nos jours, c’est pour cela que je réaffirme que les Forces Armées Révolutionnaires, nées de l’Armée Rebelle, n’ont pas renoncé et ne renonceront à être pour toujours l’âme de la Révolution. (Applaudissements prolongés).

…] Ces dernières années Díaz-Canel a su former une équipe et encourager la cohésion d’avec les organes supérieurs du Parti, de l’Etat et du Gouvernement.

En ce qui me concerne, le Gouvernement conclue ma tâche comme Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba avec la satisfaction d’avoir rempli mon rôle et la confiance dans le futur de la Patrie, avec la ferme conviction de ne pas accepter de proposition pour me maintenir dans les organes supérieurs de l’organisation du Parti, dans les rangs desquels je continuerai à militer tel un combattant de plus, disposé à apporter ma modeste contribution jusqu’à la fin de la vie (Applaudissements prolongés).

Rien ne m’oblige à cette décision mais je crois avec ferveur en la force et la valeur de l’exemple et en la compréhension de mes compatriotes et que personne n’en doute, tant que je vivrai je serai prêt, mon pied sur l’étrier, pour défendre la Patrie, la Révolution et le Socialisme.

Avec plus de force que jamais crions :

¡Viva Cuba Libre ! (Exclamations de « ¡Viva !)

¡Viva Fidel ! (Exclamations de « ¡Viva !) ¡Patria o Muerte !

¡Venceremos!   

(Ovation.)

Informe Central para descargar en PDF

Antoine LUCI Pôle Hispanique-Commission Relations Internationales du PRCF pour IC

la vidéo suivante présente une partie des débats concernant les questions sociales