Portée par l’héroïque capacité de résistance du peuple cubain face à l’Empire et à la contre-révolution mondiale, le processus révolutionnaire dirigé par Chavez au Venezuela a permis aux peuples du monde, et d’abord à ceux de l’Amérique latine, de trouver un nouveau souffle et de reprendre l’initiative historique. Ce processus progressiste, qui se réclame à la fois du « socialisme du 21ème siècle », de l’internationalisme, du patriotisme et de l’anti-impérialisme, a apporté de grandes conquêtes sociales aux déshérités du Venezuela tout en portant des coups aux monopoles capitalistes nord-américains du pétrole.

Sur le plan international, le Venezuela et Cuba ont fondé l’ALBA, un traité international de type nouveau qui tisse de nouvelles relations fondées sur la souveraineté de chaque pays, sur la coopération et l’intégration régionale sur des bases égalitaires, sur le refus des traités néo-libéraux et supranationaux mis en place par Washington et dont le pendant européen est l’ultra réactionnaire Traité de Lisbonne.

Dans ces conditions, on ne peut s’étonner que la réaction vénézuélienne, notamment le grand patronat, fasse le possible et l’impossible pour déstabiliser le pouvoir incarné par Hugo Chavez.

A l’arrière-plan, nul ne peut douter qu’on retrouve les manigances de la CIA et de Washington qui ont récemment abouti au putsch réactionnaire au Honduras. La crise capitaliste mondiale, qui a ralenti l’utilisation du pétrole vénézuélien, a également provoqué des contrecoups au Venezuela en diminuant les ressources du pays et en aggravant, par contrecoup, les difficultés créées par l’embargo à Cuba. La réaction entend bien mettre le paquet pour battre les forces progressistes à Caracas et pour utiliser toute brèche politique afin de renverser le pouvoir.

La pression sur Chavez est également mise par Washington au moyen d’une utilisation du pouvoir réactionnaire colombien, lequel menace en permanence le Venezuela d’invasion.

C’est pourquoi les prochaines élections vénézuéliennes ont un enjeu international et le PRCF répond par le présent communiqué à l’appel lancé par un collectif d’organisations progressistes à l’initiative du Parti communiste du Venezuela  « LA CONTRA NE PASSERA PAS, NI LE PAS EN ARRIERE », car certains voudraient obtenir des concessions de Chavez or toute concession nourrirait au contraire de nouvelles pressions, alors que les masses populaires attendent un approfondissement du processus révolutionnaire et une marche résolue vers le socialisme.

Le PRCF appelle donc les militants et les sympathisants communistes et progressistes en France à faire la clarté sur ce qui se passe actuellement au Venezuela.
Les défaites de nos amis communistes et progressistes à Caracas et dans tous les pays de l’ALBA sont nos défaites, leurs victoires seront nos victoires. Ne laissons pas sans réponses les calomnies et la censure des médias capitalistes français, car, comme le disait Gramsci, « la vérité est révolutionnaire ».

Le secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France