La leçon des ouvriers français : revenons aux barricades ! – message de solidarité du PCB

Le message de SOLIDARITE DES COMMUNISTES BRESILIENS AVEC LA CLASSE OUVRIERE FRANCAISE EN LUTTE

Notre camarade Milton Pinheiro, de la direction du (), nous a envoyé ce texte d’analyse et de solidarité du qui montre comment les communistes voient le grand affrontement de classes en cours dans notre pays. La traduction du texte est assurée par le PRCF. Et n’oublions pas d’amplifier de notre côté la solidarité avec le qui combat sur des bases de classe l’offensive réactionnaire et impérialiste au et en Amérique latine. Georges Gastaud

La leçon des ouvriers français : revenons aux barricades !

Milton Pinheiro PCBPar Milton Pinheiro .

La lutte des travailleurs français contre l’État bourgeois résonne comme une leçon pour les travailleurs du monde.

Les travailleurs affrontent une attaque sans précédent contre le service public, les droits sociaux et du travail, et font face à une politique néo-libérale radicale qui, même du point de vue capitaliste, approfondit la crise du système. C’est une tentative désespérée, et vulgaire, sur ordre du Capital, d’essayer de légitimer l’action du gouvernement dit “socialiste”.

Après un intense processus de mobilisation et de confrontation contre la répression du gouvernement social-démocrate français, qui tragiquement, dans ce scénario de crise économique, cherche toujours à charger les épaules de la classe ouvrière du fardeau des contradictions de la crise systémique du capital, nous avons eu ce jeudi (26/5), une réponse digne de la culture politique révolutionnaire de la France pour la défense des droits de la classe ouvrière ; qui vient des Jacobins de la Révolution française, de la révolution de 1848 , des combattants de la Commune de Paris et de bien d’autres mouvements de lutte.

La France n’a pas, ce jour-là, de journal qui a publié l’annonce publique de la CGT (Confédération générale du travail). Seul le journal L’Humanité, historique, est paru sur les étals du pays.

L’action des travailleurs français et leurs organisations de classe a empêché la propagande de la bourgeoisie française, qui ne respecte pas le droit à l’information du public, d’être imprimée et d’atteindre les kiosques.

Durant ces derniers jours, les travailleurs ont radicalisé leur action contre le paquet de mesures de l’orthodoxie néolibérale, de François Hollande et du gouvernement, qui attaque les droits du travail et de la sécurité sociale des Français, tant les actifs que les jeunes et futurs travailleurs.

Leur réponse fut l’intense journée de luttes ouvrières avec des événements politiques et culturels majeurs pour empêcher la catastrophe sociale que le capital mondial et son consortium français veulent imposer.

Les travailleurs se sont organisés et ont avancé dans la mobilisation sociale.
Des dizaines de milliers de travailleurs sont descendus dans les rues de Paris, soutenus par des activités culturelles de la place de la République, et ont protesté en faisant face avec détermination à la répression policière.
La CGT a également obtenu le soutien des travailleurs ferroviaires et de contrôle du trafic aérien qui ont cessé leurs activités.

Une journée intense des luttes, victorieuse sur certaines des activités industrielles les plus importantes du pays, avec la grève dans 16 des centrales nucléaires sur 19 et la fermeture de la plupart des raffineries et des dépôts de carburant. La pénurie de carburant a déjà atteint plusieurs endroits en France.

Les luttes promettent de nouvelles actions pour empêcher le succès de la réforme du travail annoncée, qui augmente la journée de travail avec la possibilité d’augmentation de 48 à 60 heures de travail hebdomadaire, selon les intérêts de l’employeur.
Le gouvernement Hollande, à travers cette proposition de contre-réforme, permet une totale liberté aux employeurs pour flexibiliser et précariser le travail.

Ce projet propose la fin des heures supplémentaires supplémentaires pour ceux qui travaillent au-delà de 35 heures, brise les accords collectifs de branches pour promouvoir les accords locaux. Afin de briser l’unité de la classe des travailleurs et sa capacité à s’articuler et s’organiser.

Cependant, comme l’histoire des luttes sociales l’a prouvé dans le passé, les travailleurs français ont réagi avec une forte mobilisation contre l’intensité de cette attaque sur ordre du capital, venue, une fois de plus, par la social-démocratie européenne.

Des luttes avec des actions à fort impact ont été menées, telles que le blocus et la fermeture du port du Havre en Normandie, qui ont touché le passage sur les ponts qui relient ces importantes villes portuaires et d’autres localités du pays, y compris en ne permettant pas aux forces de la répression de pouvoir se déplacer et agir dans cette région.

Des informations soulignent également que les piquets de grève atteignent toute la Bretagne, paralysant la production industrielle dans la zone portuaire de Brest.

Cette journée de lutte des travailleurs français  nous rappellent une leçon : nous devons nous battre et il est possible de vaincre.
La vigueur de cette lutte devra conduire à la défaite du gouvernement.

La France des travailleurs et des luttes nous annonce que les barricades sont en vue. C’est maintenant aux travailleurs du monde entier de les soutenir pour l’émancipation universelle.

Milton Pinheiro est un politologue et chercheur à l’histoire politique de la région. Professeur du Programme d’études supérieures en histoire, la culture et les pratiques sociales de l’Université d’Etat de Bahia (UNEB). Il a publié plusieurs livres, parmi eux Dictature: ce qui reste de la transition (Boitempo, São Paulo, 2014).

 

Commentaire de lecteur “La leçon des ouvriers français : revenons aux barricades ! – message de solidarité du PCB

  1. Le.Ché
    30 mai 2016 at 12:32

    Revenir aux barricades n’est pas suffisant, il faut prendre le pouvoir, Dé mondialiser l’économie et mettre en place le marxisme de manière à reconstruire notre industrie, mettre à niveau notre balance commerciale, nationaliser les grands groupes capitalistes du CAC 40, les banques et les assurances, mettre en place un droit opposable à l’emploi pour en finir avec le chômage, revenir à l’indépendance, donc à la nation.