Rencontre avec Martin Aleida, écrivain indonésien, ex prisonnier politique

Vendredi 20 oct. 2017, 18h30-20h30, 32 rue Saint Yves, Paris 14° (Métro 4 Alésia)

1965 : un véritable «tsunami » politique dévaste le pays et marque la fin du Parti Communiste Indonésien (PCI) qui, accusé d’être derrière le putsch militaire du 30 septembre, sera interdit et détruit.

500.000 morts, selon l’estimation la plus modérée, beaucoup plus selon Tarzie Vittachi, correspondant permanent de la presse britannique à Jakarta, selon lequel ce nombre dépasse celui de la guerre du Vietnam en 5 ans.

Plus d’un million de personnes emprisonnées sans jugement, et beaucoup d’autres exécutées, torturées, ou condamnées aux travaux forcés, les prisonniers libérés en 1979 stigmatisés comme traîtres et danger latent pour la nation par la dictature militaire de Soeharto.

Depuis la chute du régime en 1998, malgré les menaces, des exilés et d’anciens prisonniers livrent leur version des faits à la jeune génération qui veut connaître la vérité sur 1965.

Martin Aleida, aujourd’hui âgé de 74 ans, était en 1965 un jeune journaliste du Harian Rakyat, journal quotidien du PCI. Relâché, il a pu survivre et continuer à écrire pour des revues et journaux connus, comme Tempo, le Time indonésien.

Plusieurs de ses œuvres ont été traduites en anglais. Il a récemment écrit des nouvelles sur les exilés en Europe. Son livre “Tanah Air yang Hilang » (Le pays que j’ai perdu) a eu le prix de la meilleure nouvelle 2017, décerné par le grand quotidien indonésien Kompas.