Rassemblement international du centenaire de la Révolution d’Octobre : les interventions et messages des partis communistes du monde entier

Retrouvez l’intégralité des interventions des délégations des partis communistes présentes au rassemblement pour le centenaire de la d’Octobre à Paris.
Des délégations venues du monde entier à Paris répondant à l’invitation du PRCF : Italie, Espagne, Cuba, Venezuela, Brésil, Ukraine, Liban, Indonésie, Suède, Danemark, Suisse, Grande Bretagne….

Retrouvez également les messages des dizaines de partis communistes qui n’ayant pu participer physiquement au rassemblement ont tenu à adresser des messages de soutien pour contribuer à cet événement de portée internationale, avec la participation de 30 partis communistes du monde entier.

Soulignons la convergence des partis communistes  d’Europe qui, avec le PRCF, appellent tous ensemble à sortir de l’Union Européenne du Capital, pour faire place aux travailleurs et à la solidarité internationaliste.

Avec ce rassemblement preuve est faite que les communistes en France peuvent, grâce au PRCF – alors que le PCF préfère  tourner le dos aux communistes du monde entier en étant partie prenante du PGE –  à nouveau participer à la vitalité du , preuve est également faite de la reconnaissance internationale du PRCF.

L’intégralité des vidéos haute définition des différentes délégations sera publiée dans les jours prochains par la chaîne youtube du PRCF. Restez connectés.

Le soutien des ambassades du Venezuela et de Cuba, le soutien du de Cuba

Ambassade de Cuba : JUSTO RODRIGUEZ – jeunesse communiste de Cuba

Mesdames et Messieurs, Chers camarades,

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) nous convoque aujourd’hui pour célébrer le centenaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre. Pour le mouvement communiste, socialiste et progressiste international cette date est le moment propice pour honorer et célébrer, mais il est aussi temps de réfléchir et d’affirmer la validité de la pensée communiste.

Dans le contexte international actuel, il est de plus en plus nécessaire de sauver les racines de la pensée marxiste-léniniste et de les mettre en pratique dans nos sociétés. Au fil des années 90, avec la chute du camp socialiste, de nombreux idéologues du néolibéralisme ont évoqué la crise du marxisme, l’infaisabilité de construction de la société socialiste ou la fin de la lutte des classes et donc “la fin de l’histoire “. Cependant, l’idéal d’un ordre social différent n’a pas disparu de la conscience du peuple.

Aujourd’hui, le capitalisme sauvage néolibéral montre ses produits, les guerres mondiales pour des ressources minérales, la pauvreté croissante, les inégalités sociales et une plus grande polarisation et une planète polluée. Nos ennemis diraient que le socialisme est une utopie, nous dirons que c’est une nécessité, une noble aspiration. Certains diront que les expériences socialistes n’ont pas prouvé leur viabilité dans aucun des endroits où elle a été appliquée, nous dirons que le capitalisme non plus. Le commandant en chef Fidel Castro a dit un jour : « Ils parlent de l’échec du socialisme, mais où est le succès du capitalisme en l´Afrique, en l´Asie et en l´Amérique latine ? »

Maintenaient, je voudrais exprimer notre gratitude pour la mention que le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) a dédié à Cuba sur la page d’accueil de son journal « L’Initiative communiste » quand ils disent …. “Pour faire triompher cette stratégie communiste au 21° siècle il faut combattre la criminalisation du communisme, défendre l’héritage de la Commune, de la Révolution d’Octobre, …un plus avant il dit,” il faut Cuba Défendre ».

Merci pour cela, au nom du peuple de Cuba.

Oui, il est nécessaire de défendre Cuba, non pas parce il est mon pays, mais parce il est nécessaire de défendre une nation ou groupe social qui sauvegarde les véritables racines du socialisme au XXIe siècle, qui a mis la justice sociale avant tout. Il est nécessaire de défendre le Venezuela, la Bolivie, les nations qui cherchent à construire des sociétés où l´homme est au centre de l’ordre social, et non le capital ou le marché.

Comme vous le savez, Cuba depuis près de 60 ans la construction d’une société socialiste qui cherche à réduire les inégalités sociales héritées de l’époque coloniale et néocoloniale et cherchent à protéger à tout prix l’être humain. Seul un grand humaniste, notre commandant en chef, Fidel Castro, pourrait concevoir un projet de cette envergure sociale. Dans cette tâche, nous avons le précieux soutien du Guerrillero Heroico Ernesto Guevara, comme beaucoup le savent il était un profond théorique du socialisme et de la construction d’une nouvelle personne dans la société socialiste, le « nouvel homme », comme il les appelait. Le 8 octobre dernier, nous avons célébré le 50e anniversaire de son vil assassinat à La Higuera, en Bolivie.

Notre pays et notre modèle de construction du socialisme ont été fortement affectés par la chute du socialisme en Europe occidentale et la disparition de l’URSS.

De plus, nous avons dû faire face historiquement, pendant plus de 50 ans, à un fort blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis. Pour vous donner une idée, je vais vous présenter des exemples, imaginez combien le coût d’exportation des fruits de mer augmente, car le blocus ne peut pas être vendu aux États-Unis et doit être vendu en Europe occidentale. Imaginez ne pas être possible d’acheter ou de vendre un produit technologique contenant au moins 20% de composants d’origine ou de fabrication américaine. A la fin, imaginez combien de banques européennes veulent travailler avec Cuba quand il y a des amendes millionnaires, telles que des sanctions contre BNP Paribas de France et CommerzBank de l´Allemagne.

Malgré tout ça, nous n’avons jamais douté qu’on ne puisse pas abandonner le chemin du socialisme.

Je pense qu’il est impératif, si vous me le permettez, de dire quelques mots sur notre politique étrangère après la nouvelle présidence aux États-Unis et quelques nouvelles de notre pays.

Nous pouvons dire qu’au cours du second mandat présidentiel du président Obama, des mesures positives ont été prises dans les relations bilatérales, bien que loin de ce qui était attendu. Les relations diplomatiques ont été rétablies et les ambassades rouvertes, des accords de coopération en matière de transport, la santé, l’environnement, la lutte contre le trafic de drogue et d’autres ont été signés. Depuis l’arrivée du président Trump à la Maison-Blanche, l’image a changé, elle a reculé dans les zones où des progrès avaient été faits. Il y a eu un retour au discours politique américain agressif et perturbant contre Cuba.

Mon réaffirme sa volonté de poursuivre le dialogue et la coopération respectueux sur des questions d’intérêt commun et de négocier en attendant des problèmes bilatéraux avec les États-Unis sur la base de l’égalité, de la réciprocité, du respect de la souveraineté et de l’indépendance de Cuba. Cuba ne fera aucune concession ni renoncera à l’un de ses principes. Les États-Unis doivent mettre fin de manière unilatérale et inconditionnelle au blocus injuste qui a touché le peuple cubain depuis près de 60 ans.

Je terminerai en disant qu’il n’y aura pas de recul dans nos intentions de constuir un monde meilleur. Notre objectif est réaffirmé pour la construction d’un socialisme prospère, durable et démocratique, malgré les conditions difficiles dans les relations des forces internationales. C’est pourquoi nous nous engageons à renforcer ces liens historiques et amicaux avec tous des forces politiques et des mouvements internationaux progressistes, comment le Pôle de Renaissance Communiste en France. Vous pouvez compter sur Cuba.

Merci de m’avoir invité et permettez-moi d’échanger nos considérations avec vous.

Merci,

Ambassadeur du Venezuela en France : MICHEL MUJICA

Michel Mujica, Ambassadeur du Venezuela en France recevant une délégation du PRCF conduite par Léon Landini

Je suis très honoré de participer aux débats que vous organisez pour célébrer le centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, ce samedi à Paris. Je pense que c’est une bonne occasion de faire également le point sur le Venezuela et de resituer les menaces actuelles de l’impérialisme qu’a déjà combattu les peuples soviétiques en son temps.

Je désirais vivement d’être ici parmi vous aujourd’hui, mais un engagement dû pour l’arrivée d’une délégation vénézuélienne à l’Unesco m’empêche d’y assister. Mais, je serai bien sûr bien représenté par le Conseiller Juan Borregales.

Depuis les années 20, les puissances impérialistes avaient toujours eu au cœur des programmes politiques la destruction de l’Union soviétique par la force militaire, l’élimination définitive de la menace communiste c’est à dire telle qu’elle était perçue, par exemple, en Allemagne. Hitler avait toujours considéré le pacte de non-agression germano-soviétique, du 23 août 1939, comme une manœuvre tactique provisoire. En juillet 1940, quelques semaines seulement après la conquête allemande de la France et des Pays-Bas, Hitler décida que l’attaque de l’Union soviétique aurait lieu dans l’année. Le 18 décembre 1940, il signa la Directive 21 (nom de code “Barbarossa”), le premier ordre opérationnel en vue de l’invasion de l’Union soviétique.

C’est exemple montre qu’en Russie la révolution est allée plus loin que partout ailleurs. Parce qu’elle a détruit le pouvoir tsariste, qui avait été une puissance dominante en Europe pendant un siècle et l’ennemi le plus abominé par toute démocratie et par le socialisme, la révolution russe a guidé tous les mouvements révolutionnaires en Europe et c’est avec elle qu’on a vécu un changement d’époque dans lequel se rétrécissent les anciennes tendances et s’amorcent de nouvelles. Gramsci a justement dit dans les Cahiers de Prison que la crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet intervalle on observe les phénomènes morbides les plus variés. Il faut à la fois lutter contre les phénomènes morbides et construire le nouveau monde. Il n’y a pas de fatalité, ni dans le succès, ni dans l’échec. Je crois que c’est une belle leçon que nous héritons de la grande révolution russe.

L’agression impérialiste de Washington contre les gouvernements Chavez et Maduro et suivie simultanément malheureusement pour l’Union Européenne montre bien dans le cas des Etats-Unis que la différence entre républicains et démocrates sur la politique étrangère est de style et même parfois n’existe pas. L’Administration Bush a fermement soutenu le coup d’État et de la grève générale de 2002-2003. Dans ses premiers mois en tant que Président, Obama créé une grande attente avec son amical rencontre avec Chavez, qui lui donne une copie du « Les veines ouvertes de l’Amérique latine » de Eduardo Galeano. Mais Obama a fini par émettre l’ordre exécutif notoire qui a caractérisé le Venezuela comme « une menace inhabituelle et extraordinaire » à la sécurité nationale américaine. Et sous le gouvernement de Trump, le directeur de la CIA Mike Pompeo a admis qu’il a travaillé avec les gouvernements du Mexique et la Colombie pour tenter de parvenir à un changement du régime au Venezuela. Bien que la durée de ces défis n’ait aucun équivalent dans l’histoire des démocraties libérales, les leçons sont universelles. Les défis auxquels sont confrontés les gauchistes et les chavistes vénézuéliens au pouvoir sont ceux qu’on pouvait attendre vous vous n’en doutez pas de tout gouvernement démocratique qui s’est engagé au socialisme et à progresser autant que Chavez et Maduro l’ont fait.

En ce sens, l’expérience vénézuélienne avec ses erreurs et ses réalisations est plus instructive à la gauche et les mouvements socialistes et progressistes dans les pays démocratiques libéraux et capitalistes comme l’ont été jadis les grandes révolutions dans l’Union soviétique, la Chine et Cuba.

L’expérience vénézuélienne démontre la nécessité pour les socialistes et révolutionnaires qui sont arrivés au pouvoir par la voie électorale, au moins initialement, marcher sur une corde raide. D’une part, au nom du réalisme et de faire face à un ennemi impitoyable, le gouvernement de Chavez et aujourd’hui du président Maduro se sont rendus compte qu’il était nécessaire de faire des concessions : des alliances pragmatiques avec les entrepreneurs dont l’amitié s’est avérée intéressée et pratiques sociales vers le secteur populaire. En revanche, il était nécessaire d’activer le mouvement de base chaviste et les mouvements sociaux en démontrant En revanche, il était nécessaire d’activer le mouvement de base chaviste et les mouvements sociaux en démontrant un engagement ferme et de réels changements et un comportement fondé sur des principes de participation, de solidarité internationale et d’inclusion sociale.

La démocratie participative comme le montrent les communes et les conseils ont en général encouragé la participation d’un grand nombre de vénézuéliens précédemment « marginalisés » et qu’ils ont généré un sentiment de puissance, mais ses performances à travers le pays ont été inégaux.

Dans le même temps, il a été nécessaire de « marcher une ligne fine entre les mouvements des bases et les institutions de l’Etat, » qui, Chavez a été capable de ne le faire comme personne d’autre.

Thierry Deronne décrit magnifiquement les élections du dimanche 15 octobre et les résultats électoraux, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (= chavistes) – sauf à Caracas qui n’est pas un État. À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales. Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional.

Les bolivariens remportent une large victoire avec 18 états contre 5 pour l’opposition. Celle-ci gagne notamment dans les états stratégiques de Mérida, Táchira, Zulia, proches de la Colombie, foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois états historiquement gouvernés par la droite : les états d’Amazonas, de Lara et – victoire hautement symbolique – celle du jeune candidat chaviste Hector Rodriguez dans l’État de Miranda, longtemps gouverné par le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky.

C’est le 22ème scrutin depuis que le chavisme est arrivé au gouvernement, et le deuxième de l’année (on peut y ajouter plusieurs consultations – organisées en interne et sans cadre légal – par les partis de droite en 2017). Cette élection des gouverneurs sera suivie par celle des maires puis, en 2018, par les élections présidentielles.

Ces résultats qui donnent au chavisme 54 % des votes nationaux contre 45 % à la droite sont d’autant plus intéressants que ces élections ont lieu dans un contexte difficile. Il y a deux mois et demi encore, une insurrection armée dirigée par l’extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu, avec un bilan de près de 200 morts. Cette déstabilisation prit fin le 30 juillet, lorsque la population jusque-là restée en marge de ces violences s’est mobilisée pour élire une Assemblée Constituante.

Désavouée, la droite s’est alors déchirée entre un secteur radical maintenant l’objectif de revenir au pouvoir sans passer par les urnes et un secteur acceptant de revenir à la voie électorale. Pour tenter d’infléchir le scrutin en sa faveur, la droite, le secteur privé (80 % de l’économie) et les Etats-Unis ont remis toute la pression dans la guerre économique, avec l’envol astronomique des prix de certains de produits de base afin d’augmenter le mécontentement populaire. Comme d’habitude, soucieuse d’alimenter le storytelling international, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ». Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

Parmi les observateurs internationaux dont 50 experts électoraux, le colombien Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du Venezuela est le plus moderne du continent et que plusieurs jours avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques du vote, signant le rapport concluant à sa fiabilité. En 2012 déjà, le système électoral automatisé du Venezuela a été qualifié par le Centre Carter de « meilleur du monde ».

Avec 22 scrutins en 18 ans de processus bolivarien, le Venezuela continue donc à battre tous les records en nombre d’élections et même si les secteurs radicaux de la droite crient à la fraude quand les résultats ne les favorisent pas, celle-ci en a remporté plusieurs, comme les législatives de 2015.

Aujourd’hui nous continuons à revendiquer l’amour d’autrui, la solidarité, la création d’une société d’hommes libres et radicaliser notre mission internationaliste et solidaire comme l’a dit il-y -a trente ans, Thomas Sankara, leader de la révolution du Burkina Faso dénonçant l’impérialisme occidental, le capitaine s’adresse à tous : les noirs, les Indiens, les chômeurs, les femmes, les mères, les artistes, les enfants, les journalistes, les sportifs, les malades. Au nom de tous les « laissés-pour-compte » parce qu’en tant qu’« homme, rien de ce qui est humain ne [lui] est étranger. » Cet anniversaire, nous tenions à le rappeler, à le commémorer. Parce qu’il nous tient à cœur, comme tous les combats pour l’affranchissement et l’égalité de tous les hommes, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour lutter contre l’asservissement et la domination d’un peuple sur l’autre, d’une caste sur une autre, d’une classe sur une autre. Et parce qu’aujourd’hui encore, il reste plus que jamais d’actualité, comme le Commandant Chavez l’a dit dans un mémorable discours à l’assemblée générale des nations unies. Il faut exprimer que la veille de ce jour mémorable du 19 septembre 2006, George W. Bush (porte-parole principal de la politique impériale) occupait la place du président vénézuélien devant cette crème de la gouvernance (ou de l’ingouvernabilité) mondiale. Vingt-quatre heures ont passé. Chávez regarde l’assistance, et donc, il s’y lance, c’est son style à lui. « Hier le Diable est venu ici, dans ce même endroit. Ça sent encore le souffre sur ce pupitre d’où je parle maintenant », jette-t-il en se signant, puis en joignant les mains en signe de prière, levant les yeux au ciel pour en appeler à Dieu. D’où les rires, les applaudissements (et quelques grincements de dents). « Hier, Mesdames, Messieurs, depuis cette même tribune, Monsieur le président des États-Unis, que j’appelle le Diable, est venu, parlant comme s’il était le propriétaire du monde, le porte-parole de l’impérialisme venu délivrer son message de domination et d’exploitation. »

Grace à votre solidarité, votre soutien et à votre mobilisation, l’internationalisme des peuples c’est le plus puissant message d’amour aux combats menés par les révolutionnaires russes…la lutte continue et vive la solidarité des peuples et nous devons et sommes obligés d’avoir une confiance illimitée dans l’avenir, mais n’oublions jamais que le futur se construit dans le présent. »

Merci,  Ambassadeur Michel Mujica

Les interventions des délégations au rassemblement international pour le centenaire de la Révolution d’Octobre – Paris – 4 novembre

Parti Communiste d’Ukraine : KPU

Pour des raisons de sécurité, les noms et photos des représentants du Parti Communistes d’Ukraine ne peuvent être divffusés

Bonjour à vous, camarades

C’est une très grande joie pour moi, originaire d’une modeste famille paysanne d’Ukraine, fidèle à mes convictions communistes depuis 40 ans, de pouvoir prendre la parole pour célébrer le 100ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre, dans le pays de la Marseillaise, là où l’histoire de la Révolution est devenue immortelle. Cela me réjouit tant de pouvoir serrer la main de mes frères de conviction politique, mes camarades français et des autres pays du monde.

100 ans nous séparent en effet de l’événement historique qui a transformé le monde :

Pour la première fois dans l’Histoire, une nouvelle société, socialiste, fut fondée sur la justice : un nouvel Etat fut construit, où tous sont devenus frères, et où il n’y avait ni oppresseurs ni opprimés.

Ce nouvel Etat, l’URSS, a réuni sous le Drapeau rouge du communisme plus de 100 nationalités, lesquelles, en une période très courte, ont construit une société socialiste, très puissante économiquement.

C’était un Etat où tout le monde souriait l’un à l’autre, se réjouissait de la vie. Tous les citoyens de l’URSS avaient le droit égal à la formation, à la médecine et au repos gratuits. Et il était possible de faire des projets pour de longues années à venir.

Personne ne s’inquiétait alors pour l’avenir de ses enfants, de ses petits-enfants, ni pour sa vieillesse.

Chaque ouvrier pouvait y obtenir un logement gratuit, les charges communales ne coûtaient pas cher, les prix des produits alimentaires et des marchandises de première nécessité étaient accessibles à tous les habitants.

Ainsi les projets de Lénine de construction de la société la plus juste et la plus puissante au monde sont-ils devenus réalité. Mais cet Etat a dû dès sa naissance faire face aux menaces impérialistes.

Il est utile de le redire : c’est bien grâce au pays des Soviets et avec la coopération des peuples progressistes de l’Europe et du Monde que le fascisme a pu être vaincu pendant la Seconde Guerre Mondiale.

C’est pourquoi en ce jour anniversaire de la Révolution, je ne peux pas ne pas me rappeler un vrai révolutionnaire, communiste à la fois de l’URSS, de l’Ukraine et de la France, originaire d’Ivano-frankovsk, Vassiliy Gnyb : C’est à Paris que Vassilyi avait adhéré au PCF pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans la Résistance aux côtés de ses camarades français et étrangers, unis face au fascisme. Il nous a quittés il y a deux ans, mais Rafaël, de l’ARAC, m’a dit que son souvenir était encore très vif en France, même après toutes ces années, alors qu’il avait décidé, juste après la Guerre, de retourner vivre dans son Ukraine natale après son séjour en France. Je vous remercie infiniment de ne jamais oublier le nom de ce vrai révolutionnaire.

Après la 2de Guerre Mondiale, les dévastations incommensurables, les dizaines de millions de morts et de blessés qu’elle a subies, l’URSS, par son dynamisme socialiste, par le courage de son peuple, s’est non seulement reconstruite, mais a même réussi des exploits industriels et scientifiques de premier plan, le plus spectaculaire de ceux-ci étant peut-être celui de Youri Gagarine, le Premier homme de l’Espace. L’URSS affichait alors de remarquables indices économiques tant pour son développement industriel que pour sa production agricole, et elle pouvait se targuer de faire bénéficier de la meilleure protection sociale au monde tous les travailleurs : ceux de l’Agriculture, les ouvriers des usines, aussi bien que les travailleurs intellectuels.

Le système planifié socialiste, la construction d’une société d’Egalité ont eu un effet favorable sur la vie de l’Homme qui est devenue pacifique, aisée, digne.

Les conquêtes d’Octobre 1917 étaient tout simplement inestimables. Elles sont devenues un exemple pour le mouvement international des ouvriers dans la lutte pour leurs droits. L’URSS a ainsi joué un rôle de premier plan dans la lutte contre le Colonialisme. Et dans maint pays au Monde, la classe ouvrière a réussi à renverser les régimes bourgeois et à construire une société fondée sur la justice sociale. Ces pays ont alors connu la paix et l’aisance.

En vérité, j’aimerais beaucoup retourner vivre aujourd’hui dans la société soviétique de l’époque, dans ce pays libre où les gens étaient assurés d’être en sécurité. Avant tout, ce que j’ai estimé dans cet État soviétique, c’est la stabilité, l’absence de souci du lendemain.

Malheureusement, en dépit de toutes ces avancées, nous n’avons pu sauvegarder le premier Etat socialiste au monde de la destruction planifiée par l’impérialisme, ni les conquêtes sociales qui étaient sa base. Et cela me fait honte.

La trahison de Gorbatchev, dont il doit assumer la responsabilité, a eu d’abord comme conséquence l’effondrement de l’économie soviétique. Et Gorbatchev a favorisé l’émergence de tensions nationalistes dans certaines régions de l’URSS pour parvenir à ce changement de régime. Cette stratégie mené à la démolition de la société la plus juste que le Monde ait connue.

Un des grands problèmes actuels est donc la désintégration du pays socialiste le plus puissant, un Etat capable de peser sur l’équilibre mondial et de réfréner l’appétit des impérialistes ayant pour figure de proue les Etats Unis, hyperpuissance dont la stratégie est non seulement d’envahir la Terre entière, mais aussi de créer le chaos par la confrontation entre organisations nationales et religieuses dans des pays où autrefois la vie était paisible.

La devise du Prince, “Diviser pour régner”, fonctionne à merveille.

Aujourd’hui, l’économie de la plupart des pays de l’ex-Union soviétique, et idem pour l’Europe de l’Est, dépend du dollar : en fait, ces pays ont perdu leur indépendance.

Le niveau de vie des travailleurs s’est effondré, particulièrement en Ukraine.

Le modèle nationaliste de l’Etat et de la Société a provoqué une paupérisation sans précédent.

En 1990, l’Ukraine en tant qu’Etat indépendant de l’URSS et membre de l’ONU faisait partie des Etats développés économiquement et le PIB, alors de 410 milliards de dollars, dépassait celui de la Chine.

En 2016 l’économie de l’Ukraine avait rétrocédé à la 60ème place dans le Monde, le pays étant devenu l’un des plus pauvres de la Planète.

Cette régression s’est produite essentiellement au cours des trois dernières années, c’est-à-dire depuis que les forces nationalistes et oligarchiques ont pris le pouvoir.

Le nouveau système politique ukrainien est ouvertement dirigé contre le Peuple.

La privatisation sauvage des biens socialistes après la désintégration de l’URSS n’a enrichi qu’une poignée de politiciens corrompus et les familles d’oligarques.

Ces clans accaparent toutes les richesses, et ce pillage économique, grâce à des lois iniques, a été légalisé.

Toutes les structures du pouvoir sont désormais entre les mains de cette clique, luttant pour le pouvoir, mais régnant aussi par la désinformation, puisqu’elle s’est approprié tous les médias. La guerre des classes est totale.

Alors que ces bandits promettent de ramener l’ordre et la paix et que les oligarques promettent augmentation des salaires et des retraites, leur politique n’apporte que toujours plus de misère.

Il est temps pour les travailleurs que revienne Octobre !

Donnons une idée de la situation : la plupart des retraités touchent la retraite minimale de 1373 grivna (44 euros !!!) ; un tiers des salariés gagnent 2576 grivna (83 euros).

Nombreux sont ceux qui font des heures supplémentaires.

En même temps les prix sur les produits de première nécessité ont été multipliés (ces trois dernières années) par 4 voire 7, et parfois ces prix ont dépassé les prix européens.

Les charges communales coûtent très cher, et les retraités souvent n’arrivent pas à les payer. Qu’est-ce qui reste pour vivre, pour manger et s’habiller ?

On peut parler de génocide de la population.

Il serait temps de demander des comptes au pouvoir : violation des droits de l’homme, interdiction des médias qui propagent l’idéologie communiste, violation du droit à l’élection.

Durant les dernières 26 années, après avoir perdu les conquêtes du Grand Octobre, l’Ukraine qui comptait parmi les leaders économiques, est devenu un pays arriéré, avec l’économie détruite, elle a perdu son autonomie, en plus de cela elle est déchirée par un conflit de guerre, des peuples frères se massacrent, la dépopulation est massive : rien que l’année passée, la population du pays a décru d’un million d’habitants.

Les autorités actuelles adoptent des lois violant les droits de l’homme, interdisant de porter des symboles soviétiques et communistes.

Elles ont changé les noms des villes et des villages qui portaient les noms des révolutionnaires connus, des hommes politiques et même des savants, des écrivains, des poètes et des réalisateurs de cinéma. Les noms des héros de la Seconde Guerre Mondiale sont bannis et ils les qualifient d’occupants, eux les collabos des nazis !!).

La vérité sur tout ce qui était soviétique et communiste est déformée, ce qui est un vrai sacrilège.

Aujourd’hui il est impossible de répondre à toutes ces attaques, et de défendre la dignité du peuple ukrainien, car ceux qui dénoncent ces actions sont poursuivis par une Justice aux mains du Pouvoir politique.

D’ailleurs le Cabinet des ministres par son arrêté du 11.02.16, n° 65, a interdit de critiquer le pouvoir.

A la tête de certains ministères ont été nommés des représentants étrangers, grassement payés.

Ainsi, la Direction des Chemins de fer est dirigée par un Polonais, le Ministère de la Santé est par une Américaine, La Direction d’Ukroneft (Pétrole ukrainien), par un Britannique. Cette liste on pourrait la continuer.

Et les hauts-fonctionnaires gagnent de sommes mirobolantes : jusqu’à 35000 euros, plus des primes, ils ont toutes sortes de privilèges payés par la Nation !

Il est temps que revienne Octobre !

WORKERS PARTY OF BRITAIN : MALCOLM GRIBBINS et MANUEL BUENO

La signification de la révolution d’octobre 1917 pour la Grande-Bretagne et l’Europe aujourd’hui

La révolution d’Octobre a rendu le pouvoir des travailleurs réel et, ce faisant, ouvert la voie à de nouvelles sociétés socialistes, à la fin du colonialisme et a permis la défaite du nazisme. Elle a créé les conditions d’après-guerre où la sociale-démocratie européenne a agit comme un frein à un mouvement vers le socialiste.

Elle a donné naissance au socialisme en Chine, à Cuba et dans d’autres pays et continue d’inspirer les travailleurs dans le monde.

Les échecs en Union Soviétique ne sont que cela ; les idées et les réalisations ne sont pas réversibles. Les impérialistes peuvent tuer
et calomnier partout mais ils ne peuvent pas tuer l’idée du socialisme ni son application dans de nombreuses circonstances concrètes.

Aujourd’hui, l’État-nation est considéré comme « dépassé » par les multinationales et tout contrôle démocratique est perçu comme hostile à leurs intérêts. Elles préfèrent les organisations transnationales et les « traités commerciaux » qui incarnent leurs intérêts et leur idéologie. L’Union européenne (UE) est un exemple.

De même, le contrôle démocratique par les travailleurs, à ce stade historique, ne peut que s’exercer dans le cadre d’un État-nation, car
les citoyens doivent prendre des décisions et en ressentir les conséquences. Les décisions de la Troïka et du FMI sur l’économie
grecque était antidémocratiques et contraires à l’intérêt du peuple grec.

Face aux années de décisions gouvernementales en faveur des multinationales et du secteur financier, y compris les privatisations
et l’austérité soutenue par l’UE, le peuple britannique a décidé, lors du référendum, de quitter l’UE et de revendiquer la démocratie et la
libération nationale pour la Grande-Bretagne.

Une nouvelle ambition pour une société et une économie différentes est apparue et est maintenant reflété dans le slogan du Parti travailliste « Pour le plus grand nombre, pas pour les quelques-uns » ainsi que dans un programme qui comprend la nationalisation des chemins de fer et de l’énergie ; le retour sous contrôle public des contrats privés de construction d’écoles et d’hôpitaux au coût exorbitant pour les contribuables ; la recréation d’une éducation national accessible tout au long de la vie ; la création de banques d’investissement régionales pour financer la transformation économique. Ce programme ne peut pas être mis en œuvre dans le cadre des règles néolibérales de l’UE ! Pourtant, sans cette transformation la révolution technologique à venir ne fera que créer du chômage, de plus grandes inégalités et amènera la misère.

Les élites financières en Grande-Bretagne et à l’étranger feront tout leur possible pour saboter ce changement démocratique, autant pour l’exemple qu’il constitue, qu’en tant que menace pour leurs intérêts.

Portée internationale du Brexit

Les travailleurs en Europe et dans le monde doivent voir le Brexit comme une gifle portée aux élites financières internationales et aux
sociétés transnationales. En tant que travailleurs, nous devons profiter de l’occasion qu’il offre pour une refondation des activités
commerciales, culturelles et productives sur la **coopération** et non sur le profit.

Le socialisme crée la possibilité de nations indépendantes partageant les coûts et bénéfices du maintien des industries nationales. Ainsi, une industrie pourrait partager les coûts de recherche et développement, mais aussi les emplois, en maintenant la production
dans deux pays ou plus.

Le combat pour la paix

L’OTAN et les États-Unis impérialistes qui la dominent sont une menace pour la paix en Europe et dans le monde.  Elle sera utilisée
pour empêcher tout changement vers le socialisme, tout comme le sera l’armée européenne si elle est créée. La Grande-Bretagne doit quitter l’OTAN et s’unir aux travailleurs européens dans la lutte pour la paix constamment menacée.

Les défis sont grands, les dangers sont aigus mais les opportunités plus grandes encore. Nous avons besoin de votre solidarité et nous vous offrons la nôtre.

Comme les bolcheviks, saisissons notre chance.

Souvenons-nous de la révolution d’octobre 1917, utilisons-la aujourd’hui.

Italie : Fronte Popolare – Alessio Arena

Chers Camarades,

Nous sommes honorés d’avoir l’opportunité, organisée par nos camarades du Pôle de Renaissance Communiste en France, auxquels nous adressons nos plus profonds remerciements pour l’invitation qu’ils nous ont adressée, de nous unir à Paris aux communistes et révolutionnaires de dizaines de pays de tous les continents pour célébrer le Centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, le moment où les ouvriers, paysans et soldats – dirigés par Parti bolchevique – ont pris le pouvoir et commencé, pour la première fois dans l’histoire, la construction d’une société socialiste.

Pour nous, il ne s’agit pas d’un souvenir nostalgique et vide, comme la vulgate commune – même à gauche – voudrait le faire croire. En effet, c’est exactement le contraire. C’est, bien sûr, la reconnaissance de l’énorme importance de cet événement: de la Révolution d’Octobre est né un mouvement gigantesque de libération qui a caractérisé tout le XXème siècle. La défaite du fascisme, le grand processus de décolonisation et de révolutions dans le Tiers Monde, les acquis sociaux réalisés dans les pays du centre capitaliste, le développement de la lutte pour la libération des femmes des chaînes du patriarcat : tout ça a été possible grâce à la Révolution soviétique.

Comme cela s’est produit auparavant à propos de la Révolution française, depuis 1917 la position à propos de la Révolution d’Octobre et ce qu’elle représente trace une ligne de démarcation entre le progrès et la réaction. Octobre 1917 c’est l’acte étymologique de la modernité qui prend conscience de soi même par l’affirmation du contrôle possible de la raison humaine sur les dynamiques sociales.  Ce n’est pas un hasard si l’attaque idéologique commencée par la “french theory”, visant à détruire le sens d’appartenance des individus aux classes comme formations sociales, se concentre contre les bases du marxisme et du léninisme pour parvenir à la restauration de l’hégémonie, et donc du pouvoir absolu des couches qui dominent la société. À travers la vague réactionnaire qui prétend frapper la Révolution d’Octobre, on veut parvenir à remettre en cause aussi les valeurs de la Révolution française, et surtout l’égalité entre les êtres humains. C’est le processus de libération humaine tout entier qu’on veut effacer! Comment ne pas remarquer ce fond idéologique épouvantable dans la normalisation du discours classiste prônée par la Deuxième République en Italie, culminée avec le gouvernement Monti, et si bien représentée dans son caractère violent et autoritaire par Macron en France? C’est la dictature sans frein du Capital et de ses appareils technocratiques qui est mise en place, représentée avant tout par l’OTAN, l’UE, le FMI et les autres institutions impérialistes qui sont la première cible obligée de toute lutte de libération des peuples dans le monde contemporain!

Il faut également réaffirmer la reconnaissance de la grandeur d’une direction révolutionnaire, représentée par Lénine, qui a donné une contribution théorique et pratique fondamentale au développement de la théorie marxiste et à son application dans la réalité du moment historique: une contribution qui n’est pas dénigrée et insultée par hasard par ceux qui – en tous les passages de l’histoire – ont préféré le confort des cabinets ministériels aux difficultés de la lutte. La capacité d’appliquer jusqu’au fond la méthode dialectique à la lutte politique, ainsi que la capacité d’adhérer jusqu’au fond au parcours historique national pour l’insérer dans le cadre général de la lutte mondiale du prolétariat pour se libérer et ainsi libérer toute l’Humanité: voilà la leçon que Lénine nous à apprise et que nous devons être capables de faire vivre dans le monde contemporain.

Après la trahison de ses dirigeants et la chute de l’Union Soviétique, la campagne de propagande qui prétend condamner l’expérience du socialisme réalisé, et avec elle criminaliser toute tentative de construire un système social alternatif au capitalisme, s’est renforcée, dans un contexte de criminalisation des forces révolutionnaires et progressistes qui commence par l’attaque contre les communistes pour parvenir à produire un sens commun réactionnaire capable de supporter l’agression systématique contre les classes laborieuses, leur droits et leurs conditions de vie. C’est grâce à ce travail idéologique que nos ennemis de classe organisent la construction du consensus qui rend possible la répression violente à la quelle on assiste partout, dans le monde et en Europe, contre ceux qui ne renoncent pas à la lutte pour la dignité des êtres humains et pour une société libérée de l’injustice et de l’exploitation. Organiser la solidarité internationale contre la répression qui se manifeste en ce moment de crise aigüe du capitalisme c’est une tâche majeure pour la construction du nouvel internationalisme dont il y a urgence dans le mouvement communiste, si nous voulons reconquérir cette capacité de direction politique de la lutte de classe que nous avons perdue dans trop de pays, et notamment au sein des sociétés capitalistes les plus développées.

À notre avis, pour s’opposer efficacement à la vague répressive alimentée par la pourriture de l’histoire produite par le pouvoir du Capital, les communistes doivent analyser l’expérience du socialisme réalisé avec toute la profondeur possible, en employant les outils du marxisme et en rejetant à la fois une approche liquidatrice comme une approche acritique et dogmatique.

C’est seulement s’il s’avère capable d’analyser dialectiquement l’expérience passée de l’édification du socialisme, ainsi que la réalité des pays qui, de nos jours, et dans différentes conditions nationales – n’ont pas renoncé à l’objectif de construire une société socialiste, que le mouvement communiste pourra tirer des leçons utiles de l’histoire et ouvrir une nouvelle phase de révolutions sociales. Il faut donc étudier les choix économiques qui ont favorisé, au sein des sociétés socialistes, la réémergence de secteurs sociaux parasitaires et les politiques qui ont ouvert la porte à la bureaucratisation de la classe dirigeante et à son abandon progressif de l’idéologie révolutionnaire. Il faut aussi comprendre les différentes stratégies mises en œuvre par l’impérialisme pour diviser le mouvement communiste, empêcher que le prolétariat puisse se doter d’une stratégie de classe unitaire et favoriser ces processus de désintégration.

Pour terminer, célébrer la Révolution d’Octobre, c’est avant tout et surtout revendiquer son actualité. Le système capitaliste, basé sur la recherche du profit par-dessus toute autre considération, montre chaque jour qu’il constitue la cause profonde des problèmes et tragédies du monde contemporain. De la destruction de l’environnement à l’exploitation généralisée et chaque jour plus sauvage du travail, jusqu’aux guerres qui se multiplient et à l’instabilité croissante dans tous les coins du monde – dont on peut mesurer les résultats chaque fois qu’un nouveau massacre de migrants se produit en Méditerranée -, ce système met en danger la survie même de la civilisation humaine.

La Révolution d’Octobre a montré que ce système, dans lequel une classe dominante s’approprie des fruits du travail des autres, n’est pas naturel et qu’il peut être détruit et dépassé par la lutte politique organisée

Une société nouvelle, profondément et vraiment démocratique, où le pouvoir politique et économique soit dans  les mains des producteurs et où, au lieu du profit privé, l’objectif soit le développement matériel et culturel de toutes et tous, est possible.

Voilà l’actualité de la Révolution d’Octobre.

Voilà la tâche qui nous devons accomplir pour être à la hauteur de notre histoire.

Espagne : PCPE – GUILLERMO VILLAVERDE CANDEIAS

Espagne : PCPE

Chers camarades,

D’abord je souhaiterais exprimer notre gratitude pour la chance de pouvoir adresser quelques mots au nom du PCPE, lors d’un acte aussi solennel que celui de la commémoration du Centenaire de la plus importante révolution de l’histoire.

Sans nul doute camarades, la Révolution Socialiste d’Octobre marque un avant et un après dans l’histoire de l’humanité ; le monde ne peut se comprendre aujourd’hui sans tenir compte de son impact et des terribles conséquences de sa disparition.

Néanmoins, camarades, aujourd’hui nous ne venons pas seulement rappeler avec regret des temps meilleurs, mais souligner comment cent ans après les communistes nous sommes toujours là, et si nous sommes toujours sur pied et continuons à lutter c’est parce que malgré toutes les attaques souffertes, les motifs et les injustices qui motivèrent cette révolution persistent.

Nous n’existons pas comme des souvenirs nostalgiques du XXème  siècle, nous existons parce que notre lutte est encore nécessaire, parce que la bourgeoisie a besoin d’abuser plus que jamais

du  monde et de la classe ouvrière et tant que cela a lieu encore dans un endroit  du monde les communistes nous avons le devoir historique de combattre.

Le Mouvement Communiste International passe par de grandes difficultés, mais aujourd’hui  il est plus important que jamais de renforcer nos liens de solidarité, de respect et de camaraderie.

La bourgeoisie a mondialisé l’exploitation en faisant que l’économie soit de plus en plus interdépendante,  réussissant à maintenir  son taux d’accumulation, rendant ainsi  néanmoins évident que les travailleurs du monde entier nous sommes une seule classe.  L’exploitation des ouvriers et ouvrières de France est aussi la nôtre, leur lutte est la nôtre et leurs victoires nous les ressentons comme les nôtres. Ainsi camarades, aujourd’hui plus que jamais nous devons maintenir et renforcer honnêtement le Mouvement Communiste International.

La lutte internationaliste fut sans nul doute l’une des grandes leçons que nous laissa la Révolution d’Octobre.

Camarades, pour finir, nous vous réitérons le plus affectueux salut du PCPE et tout notre appui et solidarité.

Vive la Révolution d’Octobre !

Vive l’internationalisme prolétarien !

intervention du parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) du Mali : MOHAMMED DIARRA

SADI.

Depuis janvier 2012, notre pays est occupé militairement, mis sous tutelle politique, encadré sur le plan institutionnel et même dans sa gestion administrative. Une réforme institutionnelle et administrative lui a été imposée et qui va inéluctablement poser les bases de son démantèlement et de son émiettement en plusieurs régions autonomes si nous n’y prenons garde.

Le pays va au vau-l’eau. C’est un Etat complètement mis sous tutelle, presque totalement anéanti, sinon transformé en une République bananière, avec une classe politique et une société civile dans une très large mesure instrumentalisée, discréditée, qui assistent passivement au pillage organisé des immenses ressources naturelles, minières et énergétiques.

Le Mali est donc  un Etat fantoche, aux mains d’élites parasitaires, appartenant aux classes bourgeoises (politico-bureaucratiques, caste militaire, compradors), de plus en plus dominées par des forces religieuses islamiques rétrogrades et obscurantistes. Ces élites parasitaires sont les appendices et les suppôts du système néo-libéral international. Ce sont des classes serviles et antipopulaires qui se reproduisent et prospèrent par la captation de prébendes, la corruption, la spéculation, les trafics illicites.

Au plan interne, c’est  l’aggravation du chômage notamment chez les jeunes, la dégradation continue des conditions de vie des populations à travers la hausse inexorable des  prix des denrées de première nécessité, la spéculation organisée par certains opérateurs économiques alliés du pouvoir en place,   la chute du pouvoir d’achat des maliens avec une forte poussée des revendications catégorielles (grèves en cascade dans tous les secteurs économiques et sociaux), le manque d’accès à une éducation de base, à la santé, à l’eau potable et à l’alimentation.

La corruption est érigée en mode de gestion politique et économique. En l’espace de quatre années de gestion, le régime de Ibrahima Boubacar Keita et de ses alliés sont responsables des détournements de deniers publics s’élevant à plusieurs centaines de milliards de FCFA. Le dernier rapport de l’année 2015 du Vérificateur Général (VGAL) l’atteste amplement.Les cartels mafieux s’installent partout, transformant notre pays en une plaque tournante du trafic de la drogue, de l’or, des armes et une base arrière des mouvements islamiques terroristes. L’insécurité touche tout le pays etla guerre fournit de nos jours un travail très rémunérateur, garantit la réussite sociale et fait accéder au pouvoir.

La connection de plus en plus ouverte entre certains agents de l’Etat avec la criminalité transfrontalière et la grande délinquance, l’institutionnalisation de l’impunité, la remise en cause des acquis du 26 mars (libertés individuelles et collectives, le droit de manifestation), la répression sauvage des luttes sociales, les tentatives de blocage de la sanction populaire à travers l’organisation d’élections chaotiques en 2018, la confiscation du débat politique sur les grand enjeux du pays, l’ostracisme des medias d’Etat vis-à-vis des contrepouvoirs, les stratégies de manipulation et d’instrumentalisation de l’opinion publique nationale, l’achat des consciences, ont fini d’achever le processus de délitement et de décomposition avancée de l’Etat national sous le régime actuel dont l’immobilisme et l’inaction ouvrent grandement la voie à toutes les incertitudes.

La fermeture arbitraire, illégale et injuste de la Radio kayira II de Koutiala le 7 octobre 2017, sanctionnée par une décision du Tribunal Administratif de Bamako qui a ordonné sa réouverture immédiate, traduit les dérives autoritaristes et autoritaires du régime actuel qui a décidé de s’attaquer au Réseau de Communication Kayira du Mali et à tous ceux qui se battent pour élargir et développer le débat public, assurer un accès plus large des citoyens à l’information et sa transparence, la prise de parole directe, l’interpellation et le débat démocratique.

La présence militaire étrangère, notamment celle de la France (qui a conclu un accord de défense avec le Mali), renforce encore d’avantageles risques de partition de notre pays. Car, la France veut engager et conduire un processus de déstabilisation de la région (Algérie, Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger), occuper les places stratégiques, s’ouvrir des marchés pour le secteur militaro-industriel à travers la vente de matériels et d’équipements militaires, la formation des troupes, bref, faire main basse sur notre économie en s’arrogeant les marchés qui procurent une manne financière aux entreprises françaises, notamment Total, Bouygues,Bolloré,  Orange, les Banques françaises et filiales marocaines, les entreprises de distribution de l’eau et de l’électricité. Elles ne paient que 1/3 des coûts d’opérations aux sous-traitants locaux.

Aussi, la France imposeson contrôle sur la population malienne à travers l’identification et le suivi des déplacements, en particulier via la confection des passeports biométriques, activité que l’Etat malien a été sommé de retirer à une société canadienne au profit d’un fabricant français. Par ailleurs, la France exerce sa tutelle, son pilotage et l’encadrement de la conduite de la vie politique malienne surtout autour de questions fondamentales comme l’établissement  des listes électorales, la confection des cartes NINA, des cartes électorales le dépouillement informatique des résultats des différents scrutins électoraux.

Le Parti SADI, conscient des enjeux de la situation, lutte énergiquement, avec l’ensemble des forces progressistes, anticolonialistes, anti-impérialistes pour :

–          L’instauration d’un dialogue national entre Maliens et la prise des décisions par les Maliens eux-mêmes en complète autonomie ;

–          Le retrait de toutes les armées étrangères du Mali et des autres pays du champ de la zone du Sahel ;

–          L’arrêt des guerres de déstabilisation qui visent en réalité le contrôle des richesses du sous-sol (uranium, pétrole, gaz, or, eau douce, etc.) et la conquête de marchés juteux.

Les conditions pour y parvenir sont :

–          Défendre, affirmer et promouvoir la souveraineté du peuple du Mali ;

–          Construire et développer la solidarité internationale avec les forces démocratiques et pacifistes, notamment en France et en Europe…

Mohamed DIARRA Secrétaire général section France SADI

Parti Communiste (Suisse) : LUCA ROBERTINI

Chères et chers camarades,

je vous transmets tout d’abord les salutations du Parti Communiste Suisse, qui remercie le Pôle de Renaissance Communiste en France pour l’invitation à cette journée en laquelle nous nous rencontrons pour discuter de la première tentative historique de construction de la société socialiste. Laissez-moi souligner que notre Parti suit avec intérêt depuis des années votre organisation, qui a défendu le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau contre le révisionnisme post-moderne, mais en mettant toujours l’accent sur le drapeau tricolore de la Révolution française, sur la Marseillaise et sur la Résistance, qui construisent ensemble le sens de l’appartenance de la classe ouvrière à la nation!

Non à la liquidation!

Afin que cette discussion puisse s’avérer utile pour nous, organisations qui se réfèrent au socialisme scientifique du XX° siècle, nous devons accepter que le contexte est totalement différent, par rapport à celui du début des années 1900. Il convient de mettre en lumière certains aspects, afin de ne pas tomber dans la dérive “liquidationniste” en laquelle est particulièrement inscrite la sinistre Europe des trente dernières années. Comme le rappelle Lénine, nous devons effectuer une “analyse concrète de la situation concrète”. Il convient donc tout d’abord d’être en mesure de contextualiser. Une analyse basée sur l’extrapolation de l’expérience soviétique dans le contexte dans lequel elle s’est déroulée, en banalisant l’histoire, cela ne sert à rien. C’est aussi un risque de se retrouver désorienté, porté à nier ce qui s’est passé, et à oublier ce qui reste notre objectif, celui d’être un Parti léniniste. Décrire l’histoire soviétique comme une succession d’atrocités, n’a certainement pas aidé le mouvement communiste occidental à développer et à comprendre quelque chose de plus sur les problèmes non résolus concernant les diverses modalités de transition vers le socialisme. Au contraire, cette auto-censure a provoqué une renaissante légitimité des mouvements spontanéistes et une ouverture aux pratiques libérales finissant ainsi par renvoyer  dans l’oubli une véritable volonté de transformation sociale. Il n’est pas question ni de diviniser l’expérience soviétique ni de la liquider comme une faillite. Il s’agit d’éclairer la contradiction et de la porter au centre de l’analyse. Il s’agit de comprendre ce qui a fonctionné et de saisir le pourquoi de ce qui, au contraire, n’est pas allé à bonne fin. Etiqueter comme étant une faillite, une expérience, en se basant sur les “carences” de Staline, en dépeignant cet homme comme un tyran cruel et comme la ruine du communisme, cela n’a rien à voir avec une analyse scientifique de la situation. Togliatti le disait bien: “qui se limite à dénoncer, comme étant la cause de tout, les défauts personnels de Staline, demeure dans le champ d’application du culte de la personnalité.”. D’abord, tout le bien était dû aux qualités souverainement positives d’un seul homme; à présent tout le mal vient de ses tout aussi exceptionnels et surprenants défauts. Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes hors du critère de jugement qui est le propre du marxisme. L’étude devra être menée en suivant les diverses étapes de développement de cette société. La même chose vaut pour l’ajout hâtif de l’expérience russe dans le creuset du “totalitarisme”, concept anti-scientifique imposé par la vision historique bourgeoise, qui tend seulement à la transformer en fac-similé du nazisme.

Deux “input” (considérations) pour mieux comprendre la Révolution d’Octobre.

Je veux vous proposer deux sujets de réflexion. Ce ne sont pas des certitudes, ce sont seulement des hypothèses de recherche qu’on doit approfondir tant historiquement qu’idéologiquement:

1) la Révolution bolchévique a provoqué une profond renouvellement théorique du marxisme, refusant la tendance à une lecture évolutionniste et dogmatique du matérialisme historique qui avait pris un large essor après la mort de Marx et d’Engels. La capacité tactique extraordinaire des Bolchéviques doit nous offrir de nombreux sujets de réflexion: leur capacité à lire les changements de situation, à mettre en adéquation dialectiquement l’action et les objectifs du parti révolutionnaire, sont magistrales. Sur cet aspect, nous voyons aujourd’hui une très sérieuse lacune dans le mouvement communiste international: certains se fossilisent dans le dogmatisme marxiste-léniniste, d’autres en revanche naviguent dans l’idéalisme réformiste.

Le marxisme, cependant, n’est pas une entité, mais une méthode d’analyse qui permet de comprendre quel type d’organisation est le plus adapté aujourd’hui, dans le respect d’hier, et quelle est l’attitude la plus concrètement révolutionnaire aujourd’hui, dans le respect d’hier. Lénine et puis Staline et aujourd’hui encore les dirigeants cubains, laotiens, etc. ont su le faire, en revanche ce n’est pas encore le cas pour beaucoup d’entre nous, communistes occidentaux, parce que nous nous efforçons de lire notre réalité nationale. Nous nous efforçons de “reconnaître” notre territoire comme disait Gramsci.

2) Pour comprendre à fond la Révolution d’Octobre il est nécessaire de regarder en arrière et de bien étudier les premières révolutions démocratiques bourgeoises des années 1900. Il en est peu, parmi les communistes européens, qui se souviennent de l’importance de la Révolution russe de 1905, de celle du Mexique en 1910, de la chinoise de 1911, ainsi que de celle, presque totalement inconnue, de la Révolution constitutionnelle perse de 1907 ou de celle des Jeunes Turcs en 1908. Cette première vague révolutionnaire a jeté les bases d’une nouvelle théorie révolutionnaire, celle de l’époque de l’impérialisme, qui a vu en Lénine son Maître. Connaître ces éléments du passé nous permet de comprendre que la Grande Révolution d’Octobre 1917, avant d’être une révolution de type socialiste, a été principalement une grande révolution de type national-démocratique contre l’impérialisme. Octobre 1917 a, d’un côté, marqué le début de l’époque des révolutions patriotiques, nationales-démocratiques, et a ensuite ouvert l’ère de la longue première étape de l’édification socialiste, pour le dire avec les Chinois. En somme, la contradiction fondamentale pour mon Parti aujourd’hui, est celle de vaincre l’impérialisme et de sauver la souveraineté de la nation ainsi que son intégrité territoriale contre les processus de balkanisation. C’est pourquoi nous luttons pour une Suisse neutre qui établit des ponts avec les pays émergents pour construire ensemble un monde multipolaire.

 

J’espère vous avoir fourni des points de vue intéressants. Merci de votre attention.

Parti Communiste Danois :

Contribution du Parti communiste danois :Le Centenaire de la Révolution d’Octobre et ses leçons pour les luttes d’aujourd’hui

Chers camarades,

Je souhaite en premier lieu remercier nos camarades du PRCF pour l’organisation de cet important rassemblement et pour l’invitation lancée à notre parti.

Cette année, nous célébrons le centenaire de la grande Révolution d’Octobre, l’événement historique le plus marquant du siècle précédent. Au cours de l’histoire de l’humanité, la Révolution d’Octobre fut la première révolution à avoir jamais ouvert la voie à une société nouvelle, libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme. Une société socialiste, où la classe laborieuse serait la classe à l’avant-garde, bâtisseuse d’une démocratie réelle pour les peuples.

L’impérialisme s’est développé lorsque le capitalisme a atteint un stade supérieur et monopoliste, comme cela fut analysé par Lénine. La Révolution d’Octobre ouvrit l’ère des révolutions socialistes dans les pays impérialistes.

Le centenaire de la Révolution d’Octobre est à son tour un événement historique remarquable pour les communistes, l’occasion de rappeler l’idée que la révolution et le socialisme sont les seules alternatives, nos seules alternatives au système inhumain et brutal qu’est le capital monopoliste. Le socialisme est une alternative réelle, la seule aux crises du monde capitaliste, à l’exploitation, à la pauvreté, à la course aux armements, aux guerres, au racisme et au fascisme. Le socialisme est fondé sur la solidarité et c’est le seul chemin possible vers un monde solidaire et durable.

La Révolution d’Octobre a permis la naissance de partis communistes partout dans le monde. Elle a donné de l’espoir et une perspective d’avenir aux travailleurs et aux peuples, en montrant qu’une alternative à l’exploitation et à l’oppression capitaliste, fondée sur les principes marxistes-léninistes, est possible.

On n’arrête pas la roue de l’histoire !

En célébrant le centenaire de la Révolution d’Octobre, nous insistons sur le fait que la Révolution d’Octobre et l’Union soviétique ont eu des répercussions majeures et mondiales sur la lutte des classes. L’Union soviétique a brisé les reins du nazisme et du fascisme. Elle a apporté son soutien à la création de pays socialistes sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale. Elle a apporté son soutien aux combats contre le néocolonialisme, en soutenant les mouvements de libération contre l’impérialisme, en ouvrant la voie à l’indépendance nationale dans un grand nombre de pays. La création du bloc socialiste après la Seconde Guerre mondiale a influencé l’équilibre des forces dans tous les pays capitalistes d’Europe, permettant un grand nombre de victoires pour la classe laborieuse et notre mouvement communiste.

La crise profonde du capitalisme a touché très durement l’ensemble des pays de notre continent. Le grand capital utilise aujourd’hui la coalition de ses forces pour revenir sur les victoires et les avancées acquises par la classe laborieuse et les peuples d’Europe depuis l’époque de la Révolution d’Octobre, et même avant.

L’éducation gratuite, les soins, les retraites et tant d’autres mesures des soi-disant États providence ne furent pas le résultat de la sollicitude d’un certain type de capitalisme « à visage humain ». Ils ne furent pas le résultat des succès parlementaires des socio-démocrates et autres réformistes.

La classe laborieuse n’a jamais reçu et ne recevra jamais le moindre cadeau du capital monopoliste. Tous les progrès ont été gagnés par les luttes de la classe laborieuse et de ses organisations, dont les forces décisives furent les syndicats et les communistes.

Aujourd’hui, le continent européen ne compte plus aucun pays socialiste, et le capital monopoliste et ses légions de larbins s’efforcent de réécrire l’histoire. Inlassablement et en ayant recours à l’anti-communisme le plus vil, ils présentent la Révolution d’Octobre et le mouvement communiste comme des équivalents de l’Allemagne nazie et des Fascistes.

La lutte contre l’Union européenne

Le capital monopoliste européen contrôle et utilise depuis l’origine les organes de l’Union européenne comme des outils de protection de ses intérêts et pour faire porter à la classe laborieuse et aux peuples de l’Union européenne le fardeau des crises capitalistes. L’Union européenne est aussi un outil à son service pour accroître ses profits et défendre ses intérêts dans un contexte de rivalités entre pouvoirs impérialistes.

Les enjeux nationaux ont gagné en importance ces dernières années, tandis que la capacité démocratique et l’indépendance nationale étaient peu à peu vidées de leur contenu par le transfert continu de compétence et de pouvoir de décision à l’Union européenne. Dans notre pays, le Brexit a ouvert un vaste débat sur la possibilité de quitter l’Union européenne, et ce, pour la première fois depuis 1972, date à laquelle le Danemark a rejoint l’Union. Nous voulons un Daxit ! Nous insistons sur le fait que la seule manière d’arrêter l’offensive du grand capital est de lutter, de s’organiser, de construire de solides fronts militants, et de renforcer la résistance. Nous considérons que la lutte contre l’Union européenne et l’OTAN fait partie intégrante de notre stratégie pour la révolution et le socialisme.

Le traité de Lisbonne impose le néolibéralisme comme le seul modèle économique possible pour les membres de l’Union européenne. Il impose aussi l’accroissement des armements pour chaque pays membre.

Le plan des élites européennes est de continuer à avancer vers un État européen dans le cadre du traité de Lisbonne. Le Brexit, à l’image des « non » français, hollandais et irlandais au traité constitutionnel, ont secoué les élites, mais leur plan reste le même : les États-Unis d’Europe menés par le capital monopoliste.

Sous-estimer le danger de l’Union européenne en méconnaissant sa nature impérialiste serait une erreur fatale.

Les guerres impérialistes dont nous sommes aujourd’hui les témoins ne seront pas les dernières. Le capital monopoliste européenne a suscité la Première et la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, tous les moyens sont bons pour assurer leur contrôle du pétrole, du gaz et des autres ressources.

Le parti communiste et la question de l’unification des forces

Un des leçons de la Révolution d’Octobre réside dans la reconnaissance de la nécessité d’avoir un parti communiste fort, pour jouer le rôle d’avant-garde de la lutte, capable de lui tracer la voie vers la révolution et le socialisme.

Au Danemark, les communistes sont faibles et divisés en plusieurs petites organisations. Pour nous, communistes danois, le défi essentiel est de réussir à unir les communistes en un seul parti, plus fort, sur les bases du marxisme-léninisme.

Actuellement, un processus d’unification est mené par les deux principales forces que sont le Parti communiste du Danemark (KPiD) et le Parti communiste danois (KD). Un des aspects de notre collaboration est de construire l’unité avec les syndicats, dans le Mouvement populaire contre l’Union européenne, et dans la lutte contre l’impérialisme, l’OTAN et la participation de notre pays aux guerres impérialistes. Les organisations locales de nos partis ont lancé des débats et des activités en commun, pour construire l’unité et présenter une alternative commune dans la lutte des classes. En ce mois de novembre, lors des élections municipales, nos partis présenteront des listes unitaires.

Nos deux partis vont s’appuyer fortement sur le centenaire de la Révolution d’Octobre et en faire la base d’un inlassable rappel de ce que fut cette révolution et de ses contributions essentielles, par l’intermédiaire d’un siècle d’action des mouvements communistes, à la lutte des classes pour la liberté et la démocratie, pour la paix, la solidarité et le socialisme.

Parti Communiste de Suède : ERIC ANDERSSON

PC Suède

Chers amis et camarades,

Au nom du Parti Communiste de Suède je vous transmets les salutations les plus chaleureuses pour cette Commémoration de la Grande Révolution socialiste d’Octobre. Nous remercions le PRCF d’avoir organisé cette rencontre.

Il y a un peu plus d’un siècle, les classes bourgeoises Européennes, avec l’aide des sociaux démocrates opportunistes dans le mouvement ouvrier; lancèrent les masses Européennes au massacre pour repartager le monde. Ce fut la Première Guerre mondiale.

Dans les pays impérialistes, les forces progressistes qui rejetaient l’hystérie guerrière et chauvine furent marginalisées, condamnées et même assassinées. Le grand Lénine et les Bolcheviks dénoncèrent la propagande de la classe dirigeante et de ses laquais opportunistes dans le mouvement ouvrier. Une des premières décisions du gouvernement Soviétique fut  de retirer le pays  de la guerre impérialiste. Les mouvements révolutionnaires en Allemagne, Hongrie, Finlande et d’autres pays poussèrent les classes dirigeantes à mettre fin à leur guerre inter impérialiste et des millions de vies furent épargnées grâce à la grande Révolution d’Octobre.

Dans un pays comme la Suède, les classes dirigeantes eurent si peur de la révolution puis de l’existence du camp socialiste qu’elles durent mettre en œuvre quelques réformes bénéficiant à la classe ouvrière, afin de contrer la progression des idées communistes dans les masses travailleuses.

Aujourd’hui comme il ya cent ans, la lutte contre les opportunistes va-t-en guerre est plus importante que jamais, dans cette période de réaction où l’impérialisme US et ses laquais Européens s’arrogent le droit d’intervenir dans les affaires d’états souverains. Aujourd’hui, nous constatons  le chaos, les guerres civiles et les flots de réfugiés fuyant le Moyen-Orient en raison des interventions impérialistes. Aujourd’hui, les Communistes Suédois combattent avec d’autres forces progressistes contre la participation de la Suède à divers préparatifs de guerre contre la Fédération de Russie. Cet automne, le 16 septembre, des milliers de personnes ont manifesté à Gothenburg contre des manœuvres militaires de l’OTAN et la présence de troupes américaines sur notre territoire. Le président de notre parti a été un des trois principaux orateurs de ce  grand rassemblement. Il est plus nécessaire que jamais de lever haut le drapeau de Lénine et d’Octobre 17 contre les guerres impérialistes, l’opportunisme et pour le socialisme.

Merci

Au nom du Parti Communiste de Suède

Erik Anderson, member de la Commission Internationale.

Parti Communiste Brésilien : MILTON PINHERO   avec SOFIA MANZANO

PCB 1 PCB2

Forum de la Gauche Arabe : WAFA RAAD

Le centenaire de la Révolution d’octobre ou comment remonter la pente du changement

Forum Uni de la Gauche Arabe

Il est rare de trouver un communiste ou un progressiste arabe qui n’ait pas lu, au moins,  « Les Thèses d’avril » dans lesquelles Lénine présenta le programme de base de la révolution prolétarienne, ou encore « l’Etat et la révolution », ou surtout le livre de John Reed « Les dix jours qui ébranlèrent le monde ». C’est que, pour les Communistes arabes, la Révolution d’octobre est et restera, non seulement le modèle à suivre, mais aussi, mais surtout le Révolution qui dénonça les « Accords de Sykes- Picot» et qui – malgré la dérive de 1948, lors de la création de l’entité israélienne en lieu et place de la Palestine –  aida nos peuples à se libérer du joug du colonialisme et à faire face aux agressions impérialistes et sionistes de 1956, 1968 et 1972 contre l’Egypte et la Syrie puis celles de 1978 et 1982 contre le Liban.

Il faut aussi dire que la liste des réalisations socio –économiques et politiques, faites par nos peuples grâce à l’aide de l’Union soviétique, est très longue mais aussi très importante, car, depuis le veto de Boulganine aux Nations unies en 1956, l’amitié entre la classe ouvrière et les forces populaires des pays arabes et de l’URSS ne cessa de croître, malgré les changements de certains gouvernements et régimes qui devaient tout au pays de Lénine.

Pourquoi ces réminiscences à un passé qui parait si lointain et presque disparu dans la tourmente qui ébranla le monde en 1991, mais cette fois dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, et qui continue à le secouer avec les nouvelles guerres impérialistes et les nouvelles crises économiques ?

La réponse est que nous vivons aujourd’hui, nous peuples arabes, des « Accords de Sykes- Picot » rénovés sous le nom emphatique du « Moyen Orient nouveau », avec Washington à la place de Londres et Paris, et qui visent à émietter notre monde en une multitude de mini Etats confessionnels et ethniques qui s’entredéchirent, tandis que les nouvelles puissances impérialistes nous volent les richesses que notre sol recèle… Pétrole, gaz et même toutes nos réserves de pétrodollars passent entre les mains des Trump et autres consorts, tandis qu’une nouvelle forme de terrorisme s’insinue dans nos sociétés, dont le terrorisme israélien, et que les révoltes de l’an 2011 sont déjà mis en danger par des alliances de contrerévolutionnaires basées sur les puissances régionales allant de la Turquie d’Erdogan à l’Arabie saoudite, en passant par l’Iran des mollahs, avec l’aide d’une autre alliance militaire internationale sous l’égide des Etats-Unis et avec la participation d’Israël.

Cette situation, que nous venons de décrire rapidement, a pour but de dire que la Révolution d’octobre est toujours au cœur de l’Histoire, cent ans après que le prolétariat russe ait repris le pouvoir à la bourgeoisie le 7 novembre 1917. En effet, les changements survenus vingt-six ans plus tôt et le nouveau régime mondial qui y est né n’ont pas pu mettre fin à la crise générale du capitalisme. Bien au contraire, ils confirment plus que jamais que la période historique que nous vivons est toujours celle du passage du capitalisme au socialisme, surtout si nous prenons en considération l’exacerbation des contradictions dans le monde capitaliste et l’augmentation de l’agressivité de l’impérialisme dans une tentative désespérée de sortir de la crise de 2008 et de « mettre fin à l’histoire » comme le préconisaient certains de ses idéologues.

Mais, les forces du changement sont-elles prêtes ? Et comment pouvons-nous les rassembler autour du programme qui doit les mener à la victoire ?

Ces deux questions furent à la base de la création du Forum de la gauche arabe que nous considérons comme étant le noyau d’un nouveau mouvement de libération nationale arabe qui doit, dans son développement, conjuguer la lutte contre le nouveau projet impérialiste du « Moyen Orient nouveau » à celle menée face à l’économie de la rente et de la dépendance vis-à-vis de l’impérialisme. Le but ? Mener à bien la révolution nationale démocratique qui mettra nos peuples sur la voie du socialisme, seule alternative à un monde nouveau. Un monde sans exploiteurs ni affameurs et ni dictateurs. Un monde de paix et de prospérité où chacun aura selon ses besoins. Et ce monde ne peut se construire sans un retour aux idéaux de l’internationalisme prolétarien.

Pour le Forum de la Gauche arabe

Marie Nassif-Debs                                               Wafaa Raad

Coordinatrice Générale                                           Représentante

Paris, le 4 novembre 2017

Indonésie : progressistes d’Indonésie

L’héritage de la Révolution d’Octobre de 1917

Il y a un siècle que la Révolution d’Octobre de 1917 dirigée par Lénine et les Bolcheviks a triomphé. Tout au long de  cette année, des différentes activités sont menées par des com-munistes et des révolutionnaires du monde pour commémorer la naissance du premier pays socialiste au monde.

Les adhérents d’autres courants idéologies comme les trotskistes, les anarchistes et même les medias bourgeois  contrôlés par les imperialists  commémorent aussi le centenaire de la Révo-lution d’Octobre. Mais leur conclusions et les leçons tirées de cette grande insurrection du prolétariat et de la paysannerie ne seront pas les mêmes.

Après l’effondrement de l’Union Soviétique et le camp “socialiste” dirigés par les partis révi-sionnistes, puis la restauration capitaliste en Chine dirigée par Deng Xiao-ping, le mouvement communiste international et le mouvement des peuples révolutionnaires ont subi un revers majeur et même maintenant, ils n’ont pas pu encore récupérer toute leur force. Dans une période où les facteurs et les conditions subjectifs sont encore faibles et fragmentés et les partis  du proletariat n’ont donc pas été en mesure de fournir une direction unifiée au mouve-ment de masse révolutionnaire anti-impérialiste croissant, des campagnes anticommunistes et antisocialistes menées par les impérialistes et les réactionnaires locaux ont obtenu et conti-nuent à obtenir l’aide des renégats, des révisionnistes et des social-démocrates. Dans une telle situation, il est de plus en plus nécessaire de mener une lutte idéologique pour préserver et défendre la théorie et la pratique qui ont mené la Révolution d’Octobre et la construction du socialisme à la victoire.

À mon avis, les héritages ou  les leçons de la révolution Bolchevique sont les suivantes:

Tout d’abord, le rôle du Parti du prolétariat en tant que la seule organisation politique qui peut amener le mouvement populaire révolutionnaire à la victoire. Sans un parti d’avant-garde ca-pable d’appliquer de manière créative le Marxisme-Léninisme en accord avec les circonstances concrètes du pays, il est peu probable que la victoire soit atteinte. Un parti bolchevik construit avec les principes léninistes est l’une des exigences fondamentales qui assurent la victoire de la révolution.

Sur le concept du parti, Trosky s’est opposé à Lénine depuis déjà 1903, lors du deuxième Cong-rès du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie.

Dans les années précédent  à la Première Guerre Mondiale, Lénine s’opposait fortement à Trotsky qui a essayé de fonder un parti où les Bolcheviks cohabitaient  avec les Mencheviks. En Janvier 1912, une conférence organisée par les Bolcheviks à Prague a donné naissance au Parti Ouvrier Social-Démocrate Russe. Un Comité Central a été élu. Les Mencheviks et les autres courants qui ne voulaient  utiliser que le travail légal et éliminer ou liquider le travail clandestin (d’où le nom de “liquidationnistes”) ont établi un comité d’organisation afin d’unir toutes les forces de la social-démocratie russe contre les Bolcheviks.

Trotsky est donc entré dans une coalition anti-Bolchevique connue sous le nom de «bloc d’août». Les attaques contre le Bolchevisme sont devenus plus féroces.

Dans “En Défense du Marxisme, ….” du 24 janvier 1940, il a reconnu son opposition au principe de construction du Parti de Lénine: «J’ai participé activement à ce bloc. D’une certaine manière, je l’ai créé. Je me suis différencié politiquement des Mencheviks sur toutes les questions fondamentales. (…) J’étais beaucoup plus proche des Bolcheviks. Mais j’étais contre le «régime» Léniniste parce que je n’avais pas encore appris à comprendre que, pour atteindre l’objectif révolutionnaire, un parti centralisé et solidement cohésif est indispensable. Et j’ai formé ce bloc épisodique qui se composait d’éléments hétérogènes dirigés contre l’aile prolé-tarienne du parti”.

Deuxièmement, le rôle de l’alliance avec la paysannerie, l’alliée la plus proche et la plus fiable de la classe ouvrière. Lénine avait une grande confiance dans le potentiel et la capacité des pay-sans de se battre avec la classe ouvrière afin de renverser le régime tsariste, établir la dictature des travailleurs et des paysans… et  mettre fin aux vestiges du féodalisme.  Il a considéré que la mobilisation révolutionnaire de la paysannerie était une condition pour la victoire de la révolu-tion. C’est une attitude et une politique léninistes contraires à celles de Trotsky. Trotsky a mé-prisé, sous-estimé et considéré que les paysans ne pouvaient pas devenir une force indépen-dante.  Il a vu même la paysannerie comme une force ennemie de la construction du Socialis-me. A son avis, une dictature des ouvriers et des paysans est irréalisable. Trotsky considérait que la théorie de Lénine qui défendait la dictature du prolétariat et de la paysannerie avait une «caractéristique contre-révolutionnaire».

Cette attitude négative à l’egards de la paysannerie est l’un des aspects importants de la théo-rie de la révolution permanente de Trotsky. Comme il l’a écrit lui-même dans la Révolution per-manente de 1930: “La théorie de la révolution permanente, qui a donné naissance en 1905, a déclaré la guerre à ces idées et à cet état d’esprit. On a souligné que les tâches démocratiques des pays bourgeois arriérés, à notre époque, conduisent directement à la dictature du prolé-tariat  et que la dictature du prolétariat place les tâches socialistes à l’ordre du jour.”

Il ne croyait pas qi’il fallût passer par une dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie.  A son avis, on doit directement établir une dictature du prolétariat. Il a ouvertement reconu qu’il était contre la dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie, formulée par Lénine.

Troisièmement, les réussites (les accomplissements) concrètes et brillantes de la construction du socialisme a prouvé la validité de la thèse de Lénine selon laquelle le Socialisme peut être construit même dans un pays arriéré, un pays sous-développé comme la Russie  à l’époque de Lénine.

La capacité de l’Union Soviétique de vaincre et d’expulser les agresseurs fascistes allemands a demontré que le peuple d’un pays arriéré peut construire son économie national , élever son niveau de vie et déveloper ses forces militaries pour défendre sa  souveraineté et l’intégralité territorial de son pays par “self-reliance”,  compter sur ses propres resources, ne pas dépendre de l‘aide exterieur. De cette façon, le socialisme en Union Soviétique a sauvé l’Europe des griffes du fascisme hitlérien. De même, la victoire de la construction du socialisme en Union Soviétique a prouvé l’absurdité  de l’autre aspect de la théorie de la révolution permanente de Trotsky qui est encore défendue par ses adhérents. Il s’agit du caractère international de la révolution permanente.

Beaucoup de gens croient que c’était Staline qui a inventé la théorie du socialisme dans un pays. C’est une autre déformation des faits historiques.

Trotsky a déclaré: «La préservation de la révolution prolétarienne dans un cadre national ne peut être que provisoire, bien que, comme le montre l’expérience de l’Union Soviétique, de longue durée. Dans une dictature prolétarienne isolée, les contradictions internes et externes se multiplient inévitablement et coexistent avec les succès obtenus. Si elle reste isolée, l’État prolétarien doit finalement être victime de ces contradictions. La seule solution est la victoire du prolétariat des pays avancés. De ce point de vue, une révolution nationale n’est pas autonome; C’est juste un lien dans la chaîne internationale. ”

Tandis que Lénine, depuis 1905, dans plusieurs de ses écrits, a exprimé sa conviction de la possibilité de construire le socialisme en Union Soviétique. Lénine espérait que le prolétariat des pays capitalistes européens les plus avancés amènerait la révolution socialiste à la victoire. Cependant, lorsque cela ne s’est pas produit, Lénine n’a pas reculé. Parce qu’il s’est appuyé sur le fait qu’il avait lui-même découvert: le développement inégal du capitalisme. Ce develop-pement inégal du capitalisme est celui qui offre la possibilité de briser le maillon  le plus faible et conduit ainsi la lutte des peuples d’un pays dirigée par son parti d’avant-garde à la victoire et à la construction du socialisme.

Lorsqu’il a parlé au plénum du Soviet de Moscou en 1922, Lénine a déclaré:

“Le socialisme n’est plus une question d’avenir lointain, il n’est ni une image abstraite, ni une icône”. Nous avons toujours notre vieille et mauvaise opinion sur les icônes, nous avons traîné le socialisme dans la vie quotidienne et ici nous devons trouver notre chemin. Permettez-moi de conclure en exprimant la conviction que, aussi difficile que cette tâche puisse s’avérer, aussi nouvelle qu’elle puisse apparaître comparée à notre tâche précédente et bien qu’elle puisse entraîner de nombreuses difficultés,  nous tous, pas dans un jour, mais au cours de plusieurs années – tous ensemble, nous accom-plirons,  quoi qi’il arrive, de sorte que la Russie de la nouvelle politique économique devienne la Russie socialiste “(Vol XXVII, p.366) .

Quatrièmement,  le rôle des forces armées populaires. L’Armée rouge des ouvriers et des pay-sans a été construite peu après la victoire de la Révolution d’Octobre 1917. Mais le 23 Février 1918, la date de l’annonce de la première victoire de l’Armée rouge contre l’Allemagne dans les derniers jours de la campagne de la Russie à la Première Guerre mondiale, est officiellement considéré comme le jour de la construction de l’Armée rouge. L’importance et la nécessité pour les peuples d’avoir leur propre armée ont été également confirmées par l’expérience de la ré-volution chinoise. La stratégie de la guerre populaire prolongée a rendu nécessaire pour le peuple chinois de construire l’Armée populaire de libération beaucoup avant que la victoire fi-nale soit été atteinte. La stratégie de l’insurrection aussi bien que la stratégie de la guerre po-pulaire prolongée exigent que le peuple ait sa propre force armée. Il est peu probable que la lutte pour le pouvoir politique se produise pacifiquement et sans violence. La bourgeoisie ne renoncera jamais volontairement. Seuls les révisionnistes croient en une transition pacifique vers le socialisme.

Cinquièmement ,une autre expérience et une leçon importantes de la Révolution d’Octobre était que la conquête du pouvoir politique devait être consolidée en détruisant tous les appa-reils de l’ancien pouvoir et en les remplaçant par une dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie. Sans détruire tout l’appareil du pouvoir tsariste, il était impossible de con-struire un nouvel appareil de pouvoir du prolétarien et de la paysannerie nécessaire pour faire face aux ennemis de la révolution et les réprimer , pour défendre et maintenir le pouvoir nouvellement conquis.

La dictature du prolétariat est un problème fondamental. Beaucoup de gens qui se disent mar-xistes ou communistes ne reconnaissent pas l’importance de la dictature du prolétariat. Ces faux marxistes et communistes disent qu’ils veulent construire le socialisme, mais sans la dic-tature du prolétariat. Ils la rejettent parce qu’ils pense qu’elle est  incompatible avec la demo-cratie.

C’est ce qui s’est passé avec l’eurocommunisme des années 70 et 80. Ils se considéraient com-munistes, mais ils ne reconnaissaient pas la nécessité de la dictature du prolétariat. Ils pen-saient que le socialisme pouvait être construit en réformant le système capitaliste, à travers des moyens et des mesures démocratiques bourgeois. Ils ne visent pas à renverser le système capi-taliste et ne voient donc pas l’importance de la dictature du prolétariat. Ils semblent avoir ou-blié le caractère de classe de l’état dans lequel ils vivaient. En fait, ils ont vécu et continuent à vivre sous la dictature de la grande bourgeoisie.

La grande révolution culturelle prolétarienne contre la montée du révisionnisme moderne

Le révisionnisme moderne en Union soviétique a également affecté la Chine, où le courant dominant, dirigé par Mao, affirmait le marxisme-léninisme tandis qu’un autre fort courant  embrassait le révisionnisme. Mao a mené la lutte, d’abord en dirigeant le PCC pour apprendre des erreurs soviétiques. Les contradictions entre les deux courants se sont développées dans la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne (GRCP).

La GRCP a cherché à appliquer la théorie de la révolution continue sous la dictature proléta-rienne pour combattre le révisionnisme moderne, empêcher la restauration du capitalisme et consolider le socialisme. Ella a confirmé  la position prolétarienne-socialiste, le point de vue et la méthode et la ligne de la lutte des classes comme le lien essential.  La GRCP a affirmé la nécessité de révolutionner continuellement le mode de production et la superstructure. Il a mis en avant et pratiqué les principes et les méthodes pour consolider et faire progresser le socialisme.

La GRCP de dix ans dirigé par Mao a remporté de grandes victoires dans la révolution et la construction socialiste, malgré l’opposition révisionniste et les rebondissements dans la lutte de classe. Mais après la mort de Mao en 1976, la clique révisionniste de Deng a réussit à s’emparer du pouvoir par un Coup d’État contre les révolutionnaires prolétariens et l’héritage de Mao.

Les échecs et les défaites doivent être évités autant que possible, et lorque cela se produisent l’attitude révolutionnaire prolétarienne correcte doit être de les étudier, en tirer des méthodes et des leçons pour la prochaine vague d’avance. Marx et Engels l’ont fait pour la Commune de Paris de 1871. Tous les révolutionnaires prolétariens doivent le faire de nouveau à l’échelle mondiale, car beaucoup critiquent le révisionnisme et la restauration capitaliste dans tous les anciens pays socialistes.

La lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie est longue et soumise à des rétrogressions et des avancées. La lutte pour le socialisme prendra une longue période historique en débarrassant le monde de l’impérialisme et en ouvrant la voie au communisme. L’objectif communiste de faire une rupture radicale avec des millénaires de propriété privée des moyens de production n’est pas une mince affaire.

Les messages de la Fédération Syndicale Mondiale au rassemblement international pour le centenaire de la Révolution d’Octobre orgnanisé par le PRCF le 4 novembre 2017 à Paris

Secrétaire Général de la Fédération Syndicale Mondiale : GEORGES MAVRIKOS

Message de Quim Boix secrétaire de la fédération des retraités – FSM

Message des Partis Communistes soutenant le rassemblement international du 4 novembre 2017 à Paris organisé par le PRCF

Portugal : Message du Parti Communiste du Portugal

contributo do PCP – PRCF 4nov

 

Palestine : MESSAGE DU FRONT POPULAIRE DE LIBÉRATION DE LA PALESTINE (FPLP) AU PRCF

La révolution d’octobre a marqué par ces principes et son expérience l’histoire de l’humanité toute entière, les mouvements révolutionnaires dans le Monde ont le devoir de s’arrêter devant cet événement internationaliste et tirer les conclusions qui s’imposent.

L’humanité avec la disparition de l’Union soviétique avait perdu pendant presque deux décennies son caractère d’un monde multipolaire pour laisser place à une domination des puissances impérialistes sur les destinés des peuples ici ou là, cet page douloureux est en train d’être tourné. Les événements au Moyen orient et particulièrement en Syrie contribuent dans la transformation vers un monde multipolaire, cet équilibrage sera au bénéfice des peuples en lutte.
Nous vous remercions chaleureusement de votre invitation et vous souhaitons un franche succès de votre conférence internationale

Salutations fraternelles

Pour le FPLP, Zias Ahmed – Bruxelles

Allemagne : Message de Egon Krenz, dernier président de la République Démocratique Allemande.

Cher camarade Georges Gastaud, chers participants de la conférence à l’honneur de la Révolution d’Octobre.

C’est un honneur pour moi, que vous m’ayez invité à votre manifestation à l’occasion du 100ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre.J’y serais venu très volontiers, parce que les actions de communistes et socialistes francais et allemands contre la guerre et le fascisme ont une longue tradition. Je pense à la manifestation historique de solidarité avec Ernst Thälmann et Maurice Thorez de l’année 1932 à Paris. Juste au moment de votre conférence je vais participer à une manifestation des communistes russes à St. Petersburg/Leningrad et à Moscou.

C’est pourquoi je vous salue d’ici et vous souhaite un bon succès.

Pour moi il y a un grand besoin de vous remercier de votre solidarité avec les citoyens de la RDA, qui après 1990 ont été persécutés par la RFA.
La Révolution d’Octobre a montré la  première fois au genre humain le chemin vers une société pacifique, la justice sociale, la bonne entente entre les peuples, la libération de l’exploitation capitaliste.
Malgré toutes les complications héritées du passé qu’il a fallu surmonter pendant les 100 années passées, malgré a contre-révolution, la guerre civile et les interventions, malgré la faim et les maladies, malgré 28 millions de morts causés par l’Allemagne fasciste, malgré les boycotts et la Guerre Froide, malgré la stratégie – couronnée de succès des Etats Unis, de s’armer à mort, l’Etat Soviétique né de la Révolution d’Octobre a démontré pendant plus de 70 ans que dans le monde d’aujourd’hui, il y a une alternative au capitalisme.

Dans notre monde, qui est ébranlé par des crises politiques, économiques, militaristes et humaines, tôt ou tard le genre humain se trouvera réellement devant la question, posée par Friedrich Engels et plus tard par Rosa Luxemburg:”Ou la transition au socialisme ou la rechute dans la barbarie.”

C’était  déjà le 11 novembre 1917, á peu près une semaine après la prise du pouvoir par les bolcheviki en Russie, que Karl Liebknecht a fait un rapport historique de la Révolution Francaise à la R´volution Russe de 1917.
Même si les grandes idées de la Révolution Française: Liberté, Egalité, Fraternité ne se sont pas réalisées jusqu’à présent, aucun historien sérieux ne pensera à contester à la Révolution Francaise l’attribut “Grande”.
A l’inverse de ce que font certains à l’encontre de la Révolution d’Octobre.

Même s’il y a quelques historiens et politiciens, qui depuis quelque temps, tentent de discréditer cette révolution en la présentant comme un “putsch” ou comme une révolte”,- selon ma conviction, elle est celle qui, uniquement, après la Révolution Francaise doit à juste titre être appelée “Grande” !

Malheureusement jusqu’alors il n’y a aucune analyse marxiste des vraies raisons de la défaite du socialisme en Europe. C’est vraisemblablement parce que le parti de la gauche (die Linke) se rattache sans critique à la condamnation du socialisme existant réellement que propagent les  ennemis du socialisme et que ce parti se coupe ainsi du chemin qui mène à la connaissance qui nécessiterait plus de prudence et de succès .
Ce qui est urgent, c’est un débat sur les expériences positives et négatives qui se sont déroulées durant les 100 années succédant à Révolution d’Octobre. Et pour cela, il faut prendre appui sur la science de l’histoire mise en place par Marx, Engels et Lénine.

Pour tout cela je vous souhaite beaucoup de force! – Je vous assure de ma profonde solidarité.

Votre camarade,

Egon Krenz

 

Corée du Sud : MESSAGE DU PARTI DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE CORÉE DU SUD AU PRCF

La révolution sud-coréenne est un anneau de la révolution internationale. Le Parti Démocratique Populaire (PDP) qui joue un rôle de la locomotive de cette révolution sud-coréenne est en train d’organiser et de mobiliser très activement les organisations au tour du parti pour pouvoir lancer le front populaire comme une organisation du front uni en Corée du Sud. Ces organisations extérieure du parti et celui de front uni sont essentiellement la ceinture de transmission du parti. En tout en reconnaissant l’importance de l’organisation de masse officielle où tous les peuples sont ensembles et celle de l’organisation collective officielle où tous les tendances politiques sont ensembles, selon la situation actuelle du mouvement révolutionnaire sud-coréen, nous pensons qu’il est important de créer nos propres organisations et de front uni en tant que la ceinture de transmission de notre parti. Ces organisations qui lient entre le parti et la masse permettront à la fois renforcer l’originalité de la révolution et à isoler l’objet de la révolution. Nous savons bien l’importance du principe qu’on met l’accent sur la ligne de classe en tout en gardant la ligne de masse non pas seulement au regard de l’histoire de la révolution coréenne mais aussi par l’expérience de l’histoire révolutionnaire de l’humanité. Notamment il y a 100 ans, le bolchevik avec le Léninisme a considéré que le soviet (les travailleurs, les paysans pauvres et les soldats) était la force sociale motrice plus importante pour la révolution d’octobre. Le changement actuel nous oblige le changement de la théorie. A l’heure actuelle, la base de classe sociale a été bien élargi et sa composition devient plus compliquée. Dans ce contexte, nous considérons qu’il y a les 4 principales forces pour la révolution, c’est-à-dire la classe ouvrière qui est toujours la classe dirigeante, la paysannerie, les étudiants et les intellectuels éveillés. Pour le PDP, les jeunes étudiants et les jeunes travailleurs sont les premiers objets à organiser et notre expérience de lutte nous montre que cette ligne est juste. Les jeunes étaient toujours au premier rang pour la création de notre parti en automne dernier et pour la propagande pendant les manifestations contre le gouvernement fascisant en hiver dernier et ils jouent en ce moment le rôle majeur pour créer les organisations au tour de notre parti. Le PDP est en train d’organiser l’organisation de la jeunesse, de travailleurs et celle de tous les domaines et en même temps d’organiser les comité en région métropolitaines et tous les comités régionaux. Nous essayons également d’avancer le moment décisif de la révolution par la lutte déterminée. Nous sommes convaincus de la vérité scientifique que les 4 forces motrices jouent un rôle décisif et que le peuple éveillé ne sera jamais vaincu. Notre parti, le PDP sera continuellement innovant, marchera toujours en avant et accomplira en étant fidèle la vocation historique de la révolution sud-coréenne et celle de l’internationale.

Salutations fraternelles.

Pologne : Message du Comité Central du Parti Communiste de Pologne

Le Parti communiste de Pologne transmet ses vœux les plus chaleureux au PRCF à l’occasion du centenaire de la Grande Révolution socialiste d’octobre. Nous sommes certains que les événements organisés par le PRCF à Paris seront couronnés de succès et fructueux. Merci pour l’invitation pour cet événement, malheureusement nous ne sommes pas en mesure d’y participer. Nous espérons que la coopération internationaliste entre nos partis se développera parce que l’internationalisme est l’élément clé de la lutte pour le socialisme. Nous sommes particulièrement reconnaissants pour votre soutien à notre parti et aux camarades de notre journal du parti Brzask, réprimé par les autorités de l’État, à cause de notre activité.

Le Comité central du Parti communiste de Pologne

Russie : Message du Parti Communiste Uni (Russie)

Le Parti Communiste Uni (Russie) adresse ses salutations aux camarades du PRCF

Le parti communiste uni (Russie) adresse ses salutations aux camarades du PRCF et à tous les présents à l’occasion du rassemblement du 4 novembre. Il rappelle combien en cette occasion, les communistes russes ont une pensée pour les combats des prolétaires français, ceux de la Commune de Paris, mais avant eux les combats de l’aile radicale de la révolution bourgeoise pendant la Révolution française, et plus tard la lutte des Français engagés dans les brigades internationales et celle des résistants pendant la Seconde Guerre mondiale. Il rappelle aussi l’opposition des travailleurs français et de la jeunesse aux guerres d’Algérie et du Vietnam. Enfin, il dit combien a été appréciée la prise de position du PRCF sur la situation en Ukraine et dans le Donbass.

Il conclut en rappelant des paroles de Lénine sur le rôle de la Révolution d’Octobre comme “brise-glace” des luttes et du chemin vers le socialisme, et souhaite que le 21e siècle apporte de nouvelles victoires révolutionnaires.

Il souhaite enfin plein succès au rassemblement du 4 novembre.

Russie : Message du Parti Communiste Union Soviétique

Chers camarades!

A l’occasion de l’anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre. Il y a exactement cent ans, le peuple de Russie, sous la direction du parti bolchevik, dirigé par le grand Lénine, a renversé le pouvoir du capital et ouvert une nouvelle ère dans l’histoire de notre pays et de toute l’humanité. Malgré les lourdes défaites, l’idée de la justice sociale n’est pas morte, des millions de personnes à travers le monde continuent de lutter pour le triomphe des idéaux de la Grande Révolution d’Octobre.

Nous vous souhaitons santé, bonheur, succès dans la lutte pour les intérêts des travailleurs. La victoire sera à nous!

Etats-Unis : WORKERS WORLD PARTY (États-Unis d’Amérique) :John Catalinotto

Un Révolutionnaire Indochinois, après la première guerre mondiale, participait à Paris aux débats du Parti Socialiste (qui ne s’était pas encore transformé en Parti Communiste). Voici ses propos concernant les différences entre les Seconde et Troisième Internationales :

Ce que je voudrais le plus savoir – et qui n’a pas été abordé dans les débats – c’est quelle Internationale se range du côté des peuples colonisés ? J’ai soulevé cette question, à mon avis d’une importance décisive, et des camarades m’ont répondu : “C’est la 3ème, pas la 2ème”. Ils m’ont donné à lire les Thèses sur les questions nationales et coloniales de Lénine, publiées par l’Humanité. En les lisant et les relisant, j’en ai saisi l’essentiel, ce qui m’a insufflé émotion, enthousiasme, clarté et confiance ! J’étais ému jusqu’aux larmes. Bien que seul dans ma chambre, je m’écriais, comme devant un large auditoire : ” Chers compatriotes martyrs ! Voici ce dont nous avons besoin ; voici la voie de notre libération !”.  Depuis, ma confiance envers Lénine et la 3ème internationale a été totale.

Cette rencontre d’aujourd’hui, à l’appel du PRCF, a pour but de commémorer le 100ème anniversaire de la Révolution Bolchévique. Celle-ci a confié à la classe ouvrière la responsabilité de diriger, d’abord la Russie, puis la majorité des territoires de l’ancien empire tsariste, mais en tant que républiques de l’Union Soviétique. Cette révolution a façonné l’essentiel de l’histoire du 20ème siècle.

Comme la plupart des participants à cette conférence le savent déjà, celui que j’ai cité a pris ensuite le nom d’Ho Chi Minh. Il fut le dirigeant de l’indépendance du Vietnam et un des fondateurs du Parti Communiste de son pays. Il est bien connu des communistes du monde entier pour son rôle dans l’héroïque lutte pour l’indépendance du Vietnam, une révolution qui a infligé une défaite humiliante à la fois aux impérialismes français et américain. Ho fut donc un héros honoré non seulement par la classe ouvrière de ces pays, et le peuple de son pays mais également par tous les peuples du monde.

Je limiterai ma contribution au thème abordé par Ho Chi Minh, à savoir l’impact de la première révolution des travailleurs sur la libération des peuples colonisés. En 1919, quand la Russie n’avait pas la possibilité  de fournir une aide matérielle, les paroles de Lénine, renforcées par le Révolution de 1917, contribuèrent à inspirer le révolutionnaire Indochinois ; elles ont contribué à relier la lutte de libération de son peuple, celle des ouvriers et paysans du Vietnam, au camp de la lutte de classe globale contre la bourgeoisie impérialiste.

Le Vietnam n’a pas été le seul lieu où la révolution d’Octobre a développé ses racines. A peine une décade plus tard, des partis communistes se créaient et organisaient les luttes anticoloniales en Chine et en Corée ; des changements importants se produisirent dans les pays d’Asie centrale qui faisaient alors partie de l’Union Soviétique. La révolution ne s’étendit pas aux pays impérialistes développés, comme beaucoup de Bolcheviks l’avaient espéré au départ, mais les mouvements Communistes pour le pouvoir des travailleurs convergèrent avec les mouvements anticoloniaux, principalement en Asie à cette époque, et plus tard en Afrique et en Amérique  Latine.

Pendant cette période, l’URSS est devenue une puissance économique et militaire. D’autres intervenants mettront l’accent sur la victoire de l’URSS sur le Nazisme pendant la 2ème guerre mondiale. Je voudrais insister sur l’aide économique  et militaire appréciable qu’elle a fourni aux mouvements de libération affrontant l’impérialisme sur les trois continents dominés par l’impérialisme. La Chine, le Vietnam et la RP de Corée sont devenus membres du camp socialiste. Même au temps où l’URSS n’appelait pas à la révolution, sa seule existence en tant qu’état socialiste constituait un rempart contre les agressions impérialistes, dirigées par les USA. Cela a contribué à la survie de la glorieuse révolution cubaine de 1959. La puissance de l’URSS a également favorisé le développement des mouvements anticoloniaux et révolutionnaires en Afrique. Elle rendu possible l’existence des pays non alignés, principalement dans des pays où la classe capitaliste était au pouvoir et dont l’opposition à l’impérialisme n’était pas dirigé par la classe ouvrière, mais dont la souveraineté dépendait de la confrontation entre l’impérialisme et les pays socialistes, notamment l’URSS.

Depuis le démantèlement de l’Union Soviétique et de ses alliés d’Europe de l’Est, ce rempart contre l’impérialisme a également disparu. Dès la disparition de l’URSS, les USA et ses alliés de l’OTAN ont redéployé leurs forces militaires à la fois en Europe de l’Est, Asie Occidentale, Afrique du Nord, Yémen, Afghanistan, Syrie, Lybie. L’impérialisme tente de reconquérir les anciennes colonies et d’y rétablir l’esclavage. L’impérialisme français a installé ses troupes au Mali, en Côte d’Ivoire et d’autres ex-colonies. Les USA s’ingèrent et s’installent presque partout.

Les difficultés que rencontrent aujourd’hui les anciennes colonies pour conserver leur souveraineté soulignent l’importance qu’eut la révolution de 1917 pour ouvrir la voie aux luttes pour la libération et l’indépendance nationale dans le monde entier. Ce fut le cas grâce au souffle émanant de la période d’après la Révolution, puis grâce à l’aide matérielle lorsque l’URSS est devenue une puissance mondiale après la 2ème guerre mondiale et que la moitié de la planète a brisé ses chaînes. Même sans sonner le clairon de la révolution, l’Union Soviétique a fortement allégé la domination de l’impérialisme sur les peuples.

De nos jours, les Communistes des pays impérialistes sont limités dans l’aide matérielle aux mouvements anti impérialistes mondiaux. Mais nous pouvons toujours éclairer la perspective en prenant une position claire afin d’organiser les travailleurs de nos pays pour soutenir les mouvements anti impérialistes, principalement contre la classe dirigeante de notre propre pays. Comme Ho Chi Minh l’indiquait en polémiquant avec les socialistes : “Si vous ne condamnez pas le colonialisme, si vous ne vous solidarisez pas avec les peuples colonisés, quelle sorte de révolution menez-vous ? “.

Vive la Révolution Soviétique de 1917 !

Vive le Léninisme !

A bas l’impérialisme !

John Catalinotto, Département International du Parti du Monde du Travail, USA, 13 octobre 2017.

Syrie : Message du Parti de la Volonté Populaire

Message de solidarité avec l’ensemble des participants au rassemblement internationaliste célébrant le centenaire de la Révolution d’Octobre.

Chers camarades du Pôle de Renaissance Communiste en France,

Chers participants au rassemblement internationaliste célébrant le centenaire de la Révolution d’Octobre,

C’est pour nous un honneur de vous adresser notre salut et notre solidarité à l’occasion du Centenaire de la grande Révolution d’Octobre 1917, cette révolution qui a changé l’histoire de notre temps, donnant naissance à un âge nouveau pour les révolutionnaires, pour la classe ouvrière et pour les progressistes dans le monde entier, en leur apportant la lumière d’un nouvel espoir.

Nous souhaitons plein succès à votre rassemblement et à vos débats,

Comité de la présidence du Parti de la Volonté du Peuple, Syrie.

Maroc : Message du CARAM ( Courant Alternatif Radical Marocain)

 

Chers camarades,

Nous  ne sommes pas  en mesure de pouvoir être des vôtres. Nous vous demandons de bien nous excuser de ce contre temps.
Néanmoins Camarades, nous vous exprimons toute notre amitié et notre solidarité. Le CARAM ( Courant Alternatif Radical Marocain) fidèle à ses valeurs et ses principes considère que la Révolution bolchevique est intrinsèque et lumineuse à notre combat et nos luttes actuels et de demain, non seulement au niveau national, mais bien évidement au niveau international. Nous sommes convaincu que la convergence de nos luttes ne peuvent, tôt au tard, qu’aboutir à l’affranchissement du capitalisme.
Nous souhaitons réussite à vos travaux et nous vous exprimons toute notre considération.

le CARAM

Message du Parti Communiste du Quebec

Aux camarades du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF),

À la veille du grand meeting que le PRCF tiendra pour marquer le 100e anniversaire de la Révolution russe, je tiens, en mon nom personnel, ainsi que celui de tous les membres du Comité exécutif central (CEC) du Parti communiste du Québec (PCQ), à vous souhaiter un franc succès dans vos efforts pour relancer la flamme du combat pour le socialisme et la fin de toute forme d’oppression, quelle qu’elle soit.

Prendre le temps de marquer ce 100e anniversaire est d’autant plus important que bon nombre de gens, aussi bien ici, qu’à peu près partout ailleurs dans le monde, nous ne le savons que trop, tentent une fois encore de faire croire que les acquis de cette grande révolution seraient périmés, qu’il ne servirait plus à rien de même tenter de revenir sur ce grand événement, puisque, de toutes les manières, le communisme aurait démontré sa faillite.

Tel n’est pas votre point de vue, nous le savons.  Et ce n’est pas non plus le nôtre, loin s’en faut, tout comme pour des milliers et des milliers de militants et de militantes, qui continuent d’arrache-pied à faire vivre et ultimement faire triompher l’idéal communiste.

Du temps de Lénine, on disait déjà que les communistes étaient au mieux des rêveurs et, au pire, de dangereux extrémistes, dont il fallait se méfier.  Quand les bolchéviques prirent le pouvoir en 1917, on déclara qu’ils ne tiendraient jamais.  Et quand tous ces pronostics furent finalement défaits, il s’en trouva encore pour dire qu’ils n’arriveraient jamais à construire le socialisme dans des conditions aussi difficiles, sur un territoire si vaste, et avec tant d’obstacles sur les bras.

Qu’à cela ne tienne, ils réussirent malgré tout, qui plus est, là où personne ne les attendait vraiment.  Ils furent les premiers à lever haut et fort le drapeau du droit à l’autodétermination des peuples – une question d’autant plus importante pour nous que le Québec est une nation toujours assujettie à un régime dont les bases sont issues du vieux régime colonial qui nous avait asservis.

Lénine, de même que Karl Marx avant lui, disaient qu’un peuple qui en opprime un autre ne pourra jamais devenir libre tant qu’il ne sera pas prêt, lui-même, à abandonner cette forme d’asservissement, issue des vieux régimes.

L’URSS fut le premier pays, dans le monde, à inscrire formellement dans sa Constitution ce droit pour l’ensemble des peuples qui vivaient alors sur son territoire.  Une chose qu’encore bien peu de régimes bourgeois ont osé faire jusqu’ici.

Dès les années 20, l’URSS mettait également en place des programmes sociaux qui feraient encore aujourd’hui l’envie de bien des peuples.

Aujourd’hui, l’URSS n’existe plus.  Mais les acquis de la Révolution demeurent.  Pendant des décennies, la seule présence de l’URSS motivait des millions de gens à se prendre eux-mêmes en main.  Cela a donné une impulsion incroyable à tous ces mouvements de libération nationale à travers le monde.  Chez beaucoup de travailleurs et de travailleuses, la démonstration était faite quant à la possibilité de changer le monde.

Bien sûr, l’URSS ne put jamais aller au bout des objectifs fixés au départ par les premiers communistes russes.  Faut-il pour autant parler d’échec ?  Une fois encore, nous ne le croyons pas.  Ainsi vont parfois les grandes périodes de bouleversements sociaux.  Les avancées font parfois aussi place à plus de reculs.  Dixit cette fois l’histoire même de la France, depuis sa propre révolution de la fin du XVIIIe siècle. La lutte doit se poursuivre.

Mardi 7 novembre, nous tiendrons nous-mêmes, à Montréal, une conférence, plus modeste que la vôtre, pour également marquer à notre façon ce 100e anniversaire.  Sachez que demain, nous serons de tout cœur avec vous.

Vive le communisme !

Vice l’internationale prolétarien !

André Parizeau
Chef du Parti communiste du Québec (PCQ)
Montréal, le 3 novembre 2017

www.pcq.qc.ca

MESSAGE DE LA JEUNESSE PROGRESSISTE DE POLOGNE

Nous sommes désolés de ne pas être en mesure d’envoyer une délégation à Paris et de commémorer le Grand Octobre avec vous, camarades.
En même temps nous vous envoyons nos salutations les plus chaleureuses, communistes et ouvrières et nous espérons que la conférence de Paris attirera autant de personnes que possible.

Avec des salutations révolutionnaires,

Présidium de la jeunesse progressiste de Pologne.

MESSAGE DU KKE (PARTI COMMUNISTE DE GRÈCE)


Message au Pôle de Renaissance Communiste en France
 
Chères, chers camarades,
Le Parti Communiste de Grèce salue votre manifestation de commémoration du 100ième anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’octobre. Cents ans sont passés depuis la Grande Révolution Socialiste d’octobre, qui fût le plus grand fait historique du 20ième siècle. Elle a prouvé que le capitalisme n’est pas invincible, que nous pouvons construire une société meilleure, sans exploitation de l’homme par l’homme.
La Révolution Socialiste d’octobre a prouvé le bien-fondé de la pensée léniniste, c’est à dire que la victoire du socialisme est possible dans un pays, ou groupe de pays, comme résultat du développement inégal du capitalisme.
Malgré les difficultés, le Socialisme a résolu pour la première fois des problèmes vitaux de la classe ouvrière, comme le logement, la santé, l’éducation, le plein emploi, la confiance à l’avenir, que le capitalisme ne peut et ne veut pas résoudre car ce sont des sphères de profit et spéculation du capital. Le Socialisme a écrasé le monstre du nazisme-fascisme dans sa tanière même, à Berlin. Il a défendu la paix et le désarmement. Il a soutenu des mouvements de libération et anticolonialistes à travers le monde.
La Grande Révolution Socialiste d’octobre a démontré le rôle irremplaçable de l’avant-garde politique révolutionnaire, qui est le parti communiste, qui doit se montrer insistant, constant dans la ligne révolutionnaire et ciblé, et en même temps, s’adapter aux changements de la lutte des classes, afin que des mesures adéquates soient prises, pour que la confrontation avec les forces du capital devienne plus décisive et efficace.
Malheureusement, l’expérience positive de la Grande Révolution Socialiste d’octobre et de la stratégie de Lénine a été progressivement abandonnée et raison a été donnée à une stratégie qui consistait à des stades intermédiaires entre le pouvoir bourgeois et le pouvoir ouvrier. Cette théorie des stades a traversé comme ligne stratégique fondamentale tous les partis communistes.
Cette expérience montre que malgré la bonne volonté des partis communistes, ils n’ont pas pu ouvrir ni brèche encore moins de voie vers le socialisme. Ils n’ont même pas réussi à stabiliser les acquis du mouvement populaire. L’expérience de plusieurs pays, soit avant, soit après la Seconde Guerre Mondiale, montre que les partis communistes ont finis désarmés sur le plan organisationnel, idéologique et politique.
Les renversements contre-révolutionnaires de 1989-1991 et après, ne modifie pas le caractère de notre époque, qui reste bien l’époque de transition entre le capitalisme et le socialisme.
Le 21ième siècle sera le siècle du renforcement du mouvement révolutionnaire mondial. Il sera le siècle d’une nouvelle série de révolutions socialistes.
Contre la barbarie du capitalisme, seule solution est l’organisation de la lutte des classes, avec une alliance sociale forte entre la classe ouvrière, les petits indépendants, la petite paysannerie, avec une orientation contre le capital et les monopoles, pour le pouvoir ouvrier, le socialisme.

Commentaire de lecteur “Rassemblement international du centenaire de la Révolution d’Octobre : les interventions et messages des partis communistes du monde entier