PTB-Exclusif: Comment Bernard Arnault profite des largesses fiscales belges depuis quatre ans déjà

A la Une de la Libre (une des cinq pages sur le sujet) et dans un article d’opinion dans De Morgen, le nouveau scoop du service d’étude du PTB.

Déjà en homepage de La Libre: Belgique
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/760015/bernard-arnault-beneficie-des-largesses-fiscales-belges-depuis-4-ans.html

Exclusif: Comment Bernard Arnault profite des largesses fiscales belges depuis quatre ans déjà

Le service d’études du PTB révèle ce mardi 11 septembre dans la presse comment Bernard Arnault a, depuis quatre ans déjà, via sa société LVMH Finance, bénéficié des largesses fiscales belges comme les intérêts notionnels et les déductions de plus-values sur actions. Le montant total des déductions s’élève à 188 millions d’euros.

Le bourgmestre d’Uccle Armand De Decker (MR) a expliqué les motivations de Bernard Arnault, première fortune française, pour s’installer en Belgique : « Il est certain qu’il a un ressentiment par rapport à une politique de son pays qu’il considère peu accueillante par rapport à l’entreprise et à l’esprit d’entreprise. »

Pauvre Bernard Arnault…Ce qui est moins connu est que Bernard Arnault a déjà logé, il y a quatre ans (du temps de Sarkozy) en Belgique son centre financier LVMH Finance pour bénéficier du généreux régime fiscal
belge en matière d’intérêts notionnels et de déductions de plus-values sur actions. Ce qui a coûté des dizaines de millions d’euros à l’État français et à l’État belge par rapport à une imposition « normale ».

Durant deux années (en 2008 et 2009), LVMH Finance a payé zéro euro d’impôt. Et sur les quatre années de son existence, un taux moyen de 8,23 % (20 millions pour un bénéfice total de 246 millions). Soit 63,39 millions de différence par rapport à ce qu’il aurait dû payer avec l’impôt nominal de 33,99 %.

LVMH a pu déduire 140 millions d’intérêts notionnels et 48,8 millions de plus-values sur actions.

Remarquons encore que LVMH emploie… 5 équivalents temps-plein. Il n’a donc pas réellement créé d’emplois.

« L’affaire Bernard Arnault démontre une fois de plus que la Belgique est un paradis fiscal pour les plus riches et un enfer fiscal pour les travailleurs. Les pratiques fiscales belges se font au détriment des politiques sociales à l’heure où les politiques d’austérité frappent en Belgique et en France. Le PTB demande l’application de la taxe des millionnaires (1 % sur les fortunes au-dessus d’un million d’euros) et la suppression des intérêts notionnels. Il est temps que les pays européens arrêtent de se faire de la concurrence fiscale vers le bas pour attirer les plus riches. Il est temps qu’ils s’en prennent aux millionnaires comme MM. Arnault et Frère. Et cela commence par la levée du secret bancaire », déclare Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

Service de presse du PTB

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