Mobilisé pour le Venezuela Bolivarien, le PRCF solidaire du PCV.

COMMUNIQUÉ DU PARTI COMMUNISTE DU solidarité du PRCF

Le PRCF manifeste à Paris pour dénoncer l’assassinat de – novembre 2018

La commission internationale du PRCF apporte tout son soutien à la demande pressante formulée par le PC du Venezuela que justice soit enfin rendue au camarade Luis Fajardo, assassiné par la réaction vénézuélienne, afin que cesse l’impunité de ses assassins et que ne soit pas ainsi encouragé de fait, par l’impunité, le harcèlement contre les communistes vénézuéliens.

Le PRCF reste mobilisé pour la défense du Venezuela bolivarien et de ses conquêtes sociales menacées par le sabotage de l’oligarchie et par l’encerclement impérialiste.

Alors que le peuple chilien vient de remporter une grande victoire, à l’appel du PC chilien, lors du référendum constitutionnel, alors que le peuple bolivien – pourtant placé sous la botte des putschistes – a élu triomphalement un membre du Mouvement d’action socialiste à sa présidence, alors que Cuba socialiste tient bon malgré le renforcement du blocus par Trump et Cie, il faut tout faire pour que survive et rebondisse l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) dont le Venezuela est cofondateur. De ce point de vue, la participation du PRCF, en France même, aux actions de défense du Venezuela et la dénonciation des mensonges formulés en permanence à son encontre par Macron, l’UE et la grande presse à leurs ordres, ne doit pas s’affaiblir mais au contraire monter en puissance dans la mesure de nos possibilités actuelles. Mais pour que l’État bolivarien sorte vainqueur du bras de fer que lui impose l’impérialisme, il faut que le rôle et l’action propres des communistes, avant-garde de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre du Venezuela, soient pleinement reconnus, et non pas systématiquement rabaissés ou réprimés. Tout ce qui nourrit l’anticommunisme et la répression anti-populaire, en particulier celle qui vise les paysans sans terre, affaiblit l’État bolivarien, divise le peuple, encourage la réaction et stimule l’agressivité impérialiste. Plus que jamais, l’indépendance nationale, le progrès social et la marche au socialisme sont indissolublement unis. Souvenons-nous de l’avertissement avisé de Lénine: “on ne peut avancer d’un pas si l’on redoute de marcher au socialisme”.

Le dénonce: les meurtres de Luis Fajardo et Javier Aldana se poursuivent en toute impunité
Assez d’impunité!

Deux ans après le meurtre du camarade Luis Fajardo et Javier Aldana, du Parti communiste du Venezuela, nous demandons justice; que le Ministère Public s’adresse à Exp.N ° MP-379761-2018 et punisse définitivement les coupables pour que ce crime ne reste pas impuni.

Le Bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV), le 31 octobre 2020, deux ans après l’assassinat vil et perfide de notre camarade Luis Fajardo, membre du Comité central du PCV, et du militant paysan Javier Aldana, nous dénonçons une fois de plus l’état d’impunité qui a été imposé à l’affaire et nous réitérons au citoyen procureur général de la République, Tareck Williams Saab, notre demande de justice et de punition pour les responsables intellectuels, matériels et complices de ce crime.

Le camarade Luis Fajardo, éminent dirigeant agraire du courant de la classe paysanne «Nicomedes Abreu» (CCC-NA) et du PCV, a mené d’importantes luttes du mouvement paysan, en particulier dans l’ouest du pays, à Sur del Lago, contre les propriétaires fonciers et les fonctionnaires corrompus dans la région.

Malgré les plaintes du public déposées par le Parti communiste du Venezuela et le CCC-NA, le 29 mai 2018, devant le 21e bureau du procureur de Caja Seca, (municipalité de Sucre, Zulia), ainsi que pendant la marche admirable paysanne et en Rencontres avec les procureurs nationaux sur les menaces, la persécution et le harcèlement du camarade Luis Fajardo par le propriétaire foncier Carlos Sulbarán et par des fonctionnaires de diverses institutions de l’État, parmi lesquelles: le GNB, le CICPC, le législateur Guliber Antunes (CLEZ) et le coordinateur de l’ORT (INTI) Sur del Lago, Dustin Quiñonez, il n’y a eu aucune action préventive procédurale et institutionnelle. Le résultat a été l’assassinat du camarade Luis Fajardo le 31 octobre 2018 dans la ville de Nueva Bolivia, municipalité de Tulio Febres Cordero de l’État de Mérida.

Par la suite, des réunions ont eu lieu avec le citoyen vice-procureur, le vice-président de la République et avec différentes agences de l’Etat vénézuélien pour dénoncer ce crime, sans qu’il y ait eu jusqu’à présent de réponse satisfaisante.

Une fois de plus, nous élevons notre voix la plus énergique de protestation contre les abus, les menaces et le harcèlement constants des paysans, dont les conséquences ont conduit à une privation illégale de liberté; l’ouverture de faux dossiers et, plus sérieusement, le meurtre de plus de 300 combattants de la campagne vénézuélienne, y compris le cas du camarade Luis Fajardo.

À plusieurs reprises, nous avons dénoncé dans les parquets des États Barinas (Los Cerros, Las Mercedes), Portuguesa (Suruguapo), Guárico (Cucharito et Garañones), Cojedes, Mérida (El Caiman et El Trompillo), Yaracuy, Zulia (Caño Rico, San Camilo, Las Lomas, El Mongo et Las Glorias); ainsi qu’à de multiples reprises au parquet national, sans parvenir à une réponse efficace qui empêche la poursuite des exactions des propriétaires fonciers, de concert avec les agents de l’État et les institutions, avec l’aggravation que les agences de sécurité et l’INTI agissent avec plus de force contre les paysans, en favorisant les propriétaires terriens, en créant de l’anxiété et des troubles dans la population paysanne.

De même, nous demandons l’attribution et la livraison des terres de la ferme Caño Rico aux familles paysannes qui, après une longue lutte, l’occupent aujourd’hui par le biais de l’Unité de production collective «Luis Fajardo».

Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela (PCV)

Caracas, le 31 octobre 2020.

https://prensapcv.wordpress.com/2020/10/31/denuncia-el-pcv-continuan-impunes-asesinatos-de-luis-fajardo-y-javier-aldana/