Stop hypocrisie : Macron refuse de reconnaître la Palestine.

La récente décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capital d’Israël est venu officialiser la politique impérialiste de toujours de Washington de soutien à la colonisation de la et le refus d’appliquer les résolutions de l’ONU qui impose un état palestinien dans les frontières de 1967 avec pour capitale Jérusalem.

: on attend des actes pour la Palestine

En réponse à la décision de Trump de transférer unilatéralement l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, Macron a reçu à Paris le président de l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas réaffirmait ainsi le 22 décembre dernier qu’il n’accepterait “aucun plan de la part des Etats-Unis” et il a appelait l’aide de la France mettant le beau parleur Macron devant ses responsabilités de président d’un des membres du conseil de sécurité de l’ONU, un président qui pour le moment s’est toujours aligné derrière Trump : “Nous attendons beaucoup de vous“. Mais cette attente reste pour le moment déçue. Bien sûr la France a fait partie des pays qui ont condamné – ils étaient 128 sur 193 – la décision des USA de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Il aurait été choquant qu’il en soit autrement. Mais Paris refuse toujours de reconnaître la Palestine, Macron se cachant hypocritement derrière un “esprit de méthode” et refusant d’agir en “réaction” à la décision américaine. Bref sans langue de bois, refuser de réagir, c’est surtout laisser faire… Une politique du fait accompli qui a court terme interdit l’application des résolutions de l’ONU, c’est à dire accepte la violation du droit internationale;

Sans des actes précis, comme la reconnaissance (enfin !) de l’Etat palestinien par Paris et surtout, la fin des honteuses, et liberticides des persécutions politico-juridico-policières trop souvent engagées en France contre les courageux militants de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), les propos macroniens risquent fort d’apparaître pour ce qu’ils sont : de la « com » destinés à berner les amis du peuple palestinien en France et dans le monde arabe. Faut il ici rappeler le silence coupable de l’Elysée alors que le français Salah Hamouri croupie dans les geoles du régime israélien ?

En réalité, la politique de Macron est identique à celle de de Hollande et Sarkozy, celle d’un soutien tacite à l’extension de la colonisation.

Les palestiniens peuvent compter sur Cuba socialiste

l’Ambassadeur Anayansi Rodriguez Camejo, représentant permanent de Cuba auprès des Nations Unies, est intervenue lors de la 10e session extraordinaire de l’ Assemblée générale des Nations Unies sur les « actions illégales d’Israël dans Jérusalem-Est occupée et le reste des territoires palestiniens occupés « .

En correspondance avec la Déclaration du Ministère des Affaires Etrangères de Cuba, publiée le 6 décembre 2017, la diplomate de l’île a réitéré la profonde préoccupation et le rejet de la nation caribéenne en ce qui concerne la déclaration unilatérale du Président des États-Unis, désignant la ville de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, ce qui constitue une violation grave et flagrante de la Charte des Nations Unies, du droit et des résolutions pertinentes des Nations Unies; ce qui, a-t-elle ajouté, viole les intérêts légitimes du peuple palestinien et des nations arabes et islamiques, provoquant une augmentation des tensions dans cette région et empêchant tout effort visant à reprendre les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Elle a demandé au Conseil de sécurité – s’acquittant de la responsabilité de la Charte des Nations Unies dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales – d’adopter les décisions nécessaires et d’exiger d’Israël la fin immédiate de l’occupation des territoires palestiniens et des politiques agressives et des pratiques colonisatrices, ainsi que le respect des résolutions adoptées par cet organe sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne.

Rodríguez Camejo a souligné la nécessité d’une solution globale, juste et durable au conflit israélo-palestinien, fondée sur la création de deux États, qui accorde aux Palestiniens le droit à l’autodétermination et à un État indépendant et souverain, avec sa capitale à Jérusalem-Est et les frontières d’avant 1967.

Lors de cette extraordinaire session d’urgence de l’Assemblée générale des Nations Unies, la délégation cubaine a coparrainé et voté en faveur du projet de résolution intitulé «Statut de Jérusalem», qui stipule clairement que toute décision ou action ayant pour but de modifier le caractère, le statut ou la composition démographique de la ville sainte de Jérusalem n’a aucun effet juridique, est considéré comme nul et doit être abrogé, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU.

A cet égard, le texte a été adopté avec le soutien majoritaire de 128 des Etats membres de l’Organisation, 9 contre – y compris Israël et les Etats-Unis – et 35 abstentions; demande à tous les États de s’abstenir d’établir des missions diplomatiques dans la ville sainte de Jérusalem.