Interdiction du parti communiste en Ukraine : les fascistes de Svoboda chargés de mener l’enquête

fascistes svoboda ukraineLe régime de Kiev persiste dans le processus d’interdiction du parti communiste en Ukraine (KPU). Une enquête a été ouverte aux motifs d’une soit disant alimentation du séparatisme dans l’est ukrainien. Rappelons que tous ce qui s’oppose aux hommes liges de l’OTAN des USA et de l’UE à Kiev est estampillé “séparatistes pro-russe”… En premier lieu, il faut observer que le pouvoir pro-OTAN pro-UE et pro-Oligarque soit disant démocratique tente d’écraser toute opposition populaire par tous les moyens, y compris et en particulier en lançant ses tanks, ses avions de chasses, ses missiles contre les populations du Donbass, en interdisant les partis politiques d’opposition. En second lieu, il faut constater que c’est un procureur on ne peut plus non indépendant,non neutre et non équitable qui est en charge de l’enquête. C’est Oleg Manhitsky procureur général par intérim, éminent membre du parti fasciste Svoboda qui est chargé de l’enquête.
Le même dont la télévision allemande avait montré la façon plus que douteuse de ne pas mener l’enquête sur les snipers d’EuroMaidan (voir notre article sur le sujet). Un membre de ce parti Svoboda dont les députés ont agressé physiquement en plein parlement le secrétaire général du KPU (voir notre article sur le sujet).

Le PRCF réaffirme à nouveau sa totale solidarité internationaliste et antifasciste au peuple ukrainien, aux communistes d’Ukraine.

Ce dont l’interdiction du parti communiste en Ukraine est le nom : souvenons nous des années 30 et de l’installation au pouvoir des nazis.

De tous cela bien entendu, vous n’entendrez point parler dans nos médias déversant une propagande unanime, à sens unique comme aux pires heures de notre histoire.

serpent_soldatLes “spécialistes”, notamment ceux de ce journal officiel du système qu’est Le Monde tel Piotre Smolar dans le débat suivant par exemple, n’ont eu de cesse de vouloir camoufler le fait que le régime issu du coup d’état d’EuroMaidan a mis au pouvoir des fascistes. Alors osons une comparaison factuelle.

Le régime putchiste de Kiev, c’est 6  ministres issus de partis ouvertement fascistes au gouvernement, sans compter ceux à divers postes clés, En janvier 1933, outre le chancelier Hitler, le gouvernement ne comporte que deux . ministres du parti nazi. Jugez plutôt :

  1. Oleksandr Sych. vice-premier ministre. Membre du Comité executif de Svoboda – en charge de l’idéologie…).Citation : “Les femmes feraient mieux d’apprendre a mener un genre de vie pour éviter le risque de viol, y compris celle de la consommation d’alcool et d’être en mauvaise compagnie.”
  2. Le ministre de la Défense est Ihor Tenyukh, Svoboda. Il a été viré après le départ de la Crimée, car il a été jugé trop mou (sic) et aurait du répliquer par les armes à la Russie
  3. Andreï Mokhnyk, ministre de l’Écologie , député de Svoboda, 41 ans
    “il existe aujourd’hui en Ukraine les conditions de brassage pour une «troisième révolution» : elle sera à la fois sociale et nationale.”
  4. Ihor Shvaika, ministre de l’Agriculture, député de Svoboda, 38 ans. Il a comparé la communauté vietnamienne de Kharkiv à une “tumeur maligne”
  5. Serhiy Kvit. ministre de l’Éducation et de la Science, ancien responsable du groupe néonazis Trident, proche du leader de Pravy Sektor…
  6. Dmitri Boulatov, ministre de la Jeunesse et des Sports, membre d’Autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO, groupe néonazi paramilitaire), connu aussi pour ses liens très étroits avec le groupe « Secteur Droit ».
  7. Andrei Parubiy secrétaire du Conseil national de Sécurité et de Défense (organe qui chapeaute le ministère de la Défense et les Forces armées). Il est membre du parti Patri du 1er ministre, mais a fondé Svoboda…
  8. Oleg Makhnitsky.Procureur général, membre de Svoboda (c’est lui qui enquete avec le coude sur les snipers de Kiev)
  9. Tatiana Chornovol, à la tête du Bureau anti-corruption – elle a été membre de l’UNA-UNSO, dont elle a même été la responsable de la communication… ”

C’est ce gouvernement qui vient d’organiser les soit disant élections présidentielles du 25 mai. Élection non reconnue dans l’est du pays et qui s’est tenue dans un contexte de violence et d’intimidation de la part des autorités de Kiev qui a conduit nombre de candidats, dont Piotr Simonenko du KPU, à renoncer à ce présenter en cours de campagne. Il faut dire que ce dernier a fait l’objet d’une tentative d’assassinat à la sortie d’un studio de télévision (lire notre article sur le sujet). Et que le KPU est d’ores et déjà interdit dans plusieurs régions du pays.

Dans le même temps, signalons également que les groupuscules armés, les milices des partis fascistes tels que Svoboda ou Pravy Secktor ont été intégrés aux forces de sécurités ukrainiennes dans une soit disant “garde nationale” forte de plusieurs dizaines de milliers de recrues qui a été chargée de “sécuriser” cette “élection”.

A l’évidence, les chiens de gardes médiatiques ont raison, il n’y a là aucune raison de s’inquiéter ! Rien à voir avec l’installation des nazis au pouvoir en 1933 dont wikipédia nous donne un aperçu succinct :

La campagne électorale se déroule dans un climat d’intimidation. Utilisant les nouveaux pouvoirs dont il dispose en tant que chancelier, Hitler fait cesser la parution de journaux qui critiquent le gouvernement et les rassemblements publics sont prohibés dans plusieurs localités par les autorités ; les membres de la SA perturbent les réunions des adversaires politiques des nazis et passent à tabac nombre d’opposants5. Cette « brutalisation » de la campagne électorale est favorisée par le décret présidentiel du 4 février 1933 pour la protection du peuple allemand qui donne pleins pouvoirs au gouvernement pour interdire réunions et publications, et qui est largement utilisé par Hitler contre les communistes, les socialistes et les membres du Zentrum4 ; elle est également facilitée par la décision d’Hermann Göring, en tant que ministre de l’Intérieur de Prusse, de recruter 50 000 membres de la SA, de la SS et du Stahlhelm comme auxiliaires de police, ce qui leur assure une totale impunité

En 1933, les nazis utilisent l’incendie du Reichstag pour interdire le parti communiste allemand…

C’est Oleg Mahnitsky (Svoboda) qui conduira l’enquête contre le Parti Communiste d’Ukraine

Le Procureur général d’Ukraine a commencé à enquêter sr les activités de chacun des membres du parlement et des partis politiques pour leur implication dans les événements liés au séparatisme dans le sud-est du pays. La Rada suprême a nommé le néonazi Oleg Mahnitsky (Svoboda) comme procureur général par intérim – article et traduction Nico Maury

“Nous allons enquêter sur les activités des députés, des députés des conseils locaux et des représentants des forces politiques dont les actions et les déclarations appelant à la violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et au renversement de l’ordre constitutionnel dans notre pays” annonce le fasciste Oleg Mahnitsky, oubliant au passage que son parti et son gouvernement “provisoire” a participé au renversement de l’ordre constitutionnel en février 2014.

La Verkhovna Rada a introduit la notion de responsabilité pénale pour le séparatisme. Toutefois, il a rappelé que la question de l’interdiction d’un parti “est exclusivement la compétence du ministère de la Justice.” “Si des preuves, où des documents pertinents, montrant la participation de partis politiques dans les actions séparatistes sera transférée au ministère de la Justice, il sera alors autorisé à demander au tribunal l’interdiction et les activités du parti”.

Les putschistes de EuroMaïdan coalisés contre le Parti communiste

Président par intérim, le putschiste, Oleksandr Turchynov (Patrie – Timochenko), a demandé au ministère de la Justice l’interdiction du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) “si leur collaboration avec les séparatistes était prouvée”, déclare t-il lors d’une réunion du parlement.

“Tous les documents attestant la complicité des représentants du Parti communiste dans l’organisation d’actions terroristes et séparatistes seront examinés. Si des éléments de preuves sont trouvés par la cour il y aura une interdiction du Parti communiste en Ukraine” déclare ce putschiste.

Le Président du SBU (ex-KGB) Valentin Nalyvaychenko a tenu une réunion extraordinaire au cours de laquelle il a donné des instructions aux bureaux régionaux du Service de sécurité : “Par n’importe quelle manière, y compris par la falsification de documents, il faut préparer l’interdiction du Parti communiste.” C’est ce qu’a déclaré, début avril, le leader du Parti communiste d’Ukraine, Petro Simonenko.

Déjà interdit dans les oblast de Lviv, Ternopil, de Poltava et Ivano-Frankivsk

L’opposition “démocratique et pacifique”, tant encensée par les grands démocrates de l’oligarchie européenne et états-unienne, ont décidé, fin janvier, dans plusieurs oblasts (régions) d’interdire le Parti des Région mais aussi d’interdire les symboles communistes et le Parti Communiste d’Ukraine (KPU). Les députés régionaux de ces oblasts (députés des partis Svoboda, UDAR et Bloc Ioulia Tymochenko)

 

Commentaire de lecteur “Interdiction du parti communiste en Ukraine : les fascistes de Svoboda chargés de mener l’enquête

  1. Christian (CCL)
    13 juin 2014 at 07:00

    Le fascisme impose a Kiev par l’imperialisme americaneuro croit regner en maître. Il faut lui rend la monnaie de sa piece d’est en oust de l’Ukraine. Les patriotes du Donbass ne sont pas des “separatists pro-russes” comme nous le martelent les chiens de garde des meRdias, ils sont tout simplement des anti-fascistes ukrainiens qui ont fait le choix des armes devant le retour des heritiers de Bandera le Bandit et des Waffen SS Galicia a Kiev 70 ans après leur destruction par la grande Armee Rouge et les Partisans Sovietiques.
    Ne rien faire serait deshonorer la memoire et cracher sur la tombe des 2 millions d’hommes , femmes, enfants et vieillards massacres, tortures et violes par la vermine nazie et leurs valets banderistes de 1941 a 1944 dans la RSS d’Ukraine.
    Que la revolution nationale-democratique anti-fasciste et anti-imperialiste embrace toute l’Ukraine. Dorenavant il faudra voter avec son AK-47. La guerre de partisans en alliance avec la bourgeoisie nationale russe peut vaincre l’imperialisme, comme on le voit en Syrie, Iraq et Afghanistan.
    Et si les parti marxiste-leninistes se positionnent a l’avant garde de ce Front de Liberation Nationale, va savoir , un 1991 a l’envers ne serait peut-etre pas impossible en Russie meme.