Henry Kissinger envisageait d’ « écraser » Cuba en 1976

René Gonzalez sur le stand du PRCF

RENE GONZALEZ, le patriote cubain récemment sorti des geôles de l’Empire USA, photographié sous le drapeau cubain à la rencontre des Assises du communisme (stand du PRCF sur la Fête de l’Huma) entouré des responsables de Rouge vifs Midi, du RCC, du PRCF, du Cercle communiste d’Alsace et de FVR le PCF. La Polex et le réseau Faire vivre et développer le PCF assistaient aussi à la rencontre des Assises. René a appelé les communistes et les progressistes à se coordonner pour libérer les patriotes cubains encore incarcérés aux Etats-Unis.

Selon des documents récemment déclassifiés, en 1976 le ministère des affaires étrangères américain a très officiellement préparé un plan visant à bombarder Cuba.
Depuis plusieurs décennies, les USA imposent un blocus illégal et scandaleux contre le peuple cubain – blocus régulièrement et systématiquement condamné par l’ensemble de la communauté internationale – et ils ne cessent de mener des opérations de subversion contre Cuba socialistes ( voir par exemples nos articles Sous couvert d’actions humanitaires, les USA manipulent des jeunes dans une opération d’espionnage et subversion contre Cuba ; Etat voyou, les USA essayent de déstabiliser Cuba – ZunZuneo, le twitter cubain, tourne à la baie des cochons 2.0)

Henry Kissinger envisageait d’ « écraser » Cuba en 1976

WASHINGTON.— Selon le New York Times, qui s’appuie sur des documents déclassifiés par la Bibliothèque présidentielle Gerald Ford, le secrétaire d’État Henry Kissinger avait élaboré en 1976 un plan secret pour lancer des frappes aériennes contre La Havane et « écraser Cuba »,

zunzuneo-cuba_gLes documents ont déclassifiés à la demande d’un groupe de chercheurs des Archives nationales de sécurité.

Ces révélations figurent à la page A 12 de l’édition de mercredi du quotidien new-yorkais.

Le document précise que Kissinger aurait convoqué un groupe de hauts fonctionnaires afin de préparer d’éventuelles mesures de représailles contre Cuba avoir déployé un contingent militaire en Angola à la demande du gouvernement de ce pays d’Afrique.

Le New York Times signale que les fonctionnaires convoqués par Kissinger auraient prévu des frappes sur des ports et des installations militaires à Cuba, ainsi que le déploiement de marines dans la base navale de Guantanamo, illégalement occupée par les États-Unis depuis 1902.

Le plan ourdi par l’ancien secrétaire d’État, sous le couvert du président Gerald Ford, suggérait l’utilisation de dizaines d’avions de combat et le minage des ports cubains.

Toujours d’après ce quotidien, ce groupe aurait averti que les États-Unis risquaient sérieusement de perdre leur base navale à Cuba, qu’ils considéraient comme vulnérable à une attaque des forces armées cubaines. Par ailleurs, ils estimaient à 120 millions de dollars le coût de la réouverture de la Base aérienne Ramey, à Porto Rico, d’où partiraient les destroyers.

Kissinger aurait avancé plusieurs propositions en vue d’un éventuel blocus militaire des côtes cubaines, en dépit du fait que ces actions auraient pu provoquer un conflit avec l’Union soviétique, principale alliée de Cuba.

« Je pense que tôt ou tard, nous devrons briser les Cubains», aurait-t-il lancé à Gerald Ford dans le Bureau ovale, selon les mêmes documents. «Il ne pourra y avoir de demi-mesure –si nous usons de la force avec modération, nous ne serons pas récompensés. Si nous nous décidons pour un blocus, il devra être sans pitié, rapide et efficace», affirma-t-il lors d’une réunion.

Les documents rendus publics confirment la participation à cet entretien de Donald H. Rumsfeld, secrétaire US à la Défense de 1975 à 1977 sous la présidence de Ford, et sous l’administration de George W. Bush.

Aussi bien Kissinger, aujourd’hui âgé de 91 ans, que Rumsfeld, 82 ans, se sont refusés à tout commentaire.

Le plan aurait finalement été remisé sur une étagère après la défaite de Gerald Ford lors de la présidentielle de novembre 1976 face au démocrate Jimmy Carter.

Ces documents déclassifiés sont regroupés dans un livre intitulé Back Channel to Cuba : The Hidden History of Negotiations Between Washington and Havana, des chercheurs William M LeoGrande, professeur de l’École des affaires publiques de l’Université américaine à Washington DC, et Peter Kornbluh, directeur du Chile Documentation Project et du Cuba Documentation. Project auprès des Archives nationales de l’Université George Washington.

source : Gramna.cu