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Accueil articles 3-INTERNATIONAL

Etranglée par les USA, Cuba socialiste manœuvre pour survivre

26 juin 2026
Temps de lecture58 mins de lecture
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On lira ci-dessous le juste édito de  « Cuba Coopération ». Le PC de Cuba et l’ Assemblée nationale cubaine viennent d’adopter une série de mesures que d’aucuns qualifient déjà de « perestroika à la cubaine ».

Le mot est inapproprié. Les réformes contre-révolutionnaires qui ont déstabilisé l’URSS et qui portaient le nom de perestroika ont été mises en place par l’équipe anticommuniste de Gorbatchev puis d’Eltsine, deux traîtres qui étaient cul et chemise avec Reagan, Thatcher et Kohl. 

La manœuvre économique clairement défensive en cours à Cuba est au contraire une tentative pour l’Etat populaire cubain de gagner du temps et de survivre alors que Cuba est menacée d’invasion imminente, que ses alliés traditionnels se gardent d’affronter la brute épaisse de Washington, que la « gauche » européenne regarde majoritairement ailleurs et que la droite fascisante marque des points en Amérique latine, tout récemment encore en Colombie. On lira ci dessous l’interview très complète et franche du président cubain.

L’heure n’est donc pas à donner des leçons de révolution à nos frères communistes cubains. Il faut au contraire multiplier les actes de solidarité politique avec le peuple cubain victime d’une tentative de génocide que les vrais militants de la solidarité doivent dénoncer à l’égal des entreprises génocidaires qui martyrisent actuellement le Liban et toutes les parties de la Palestine.

Plus que jamais, comme le disent les affiches et les autocollants du PRCF que chacun se doit de coller sans retard, « CUBA, GAZA, SI !  / M.A.G.A., NO ! ».

Georges Gastaud 

.@DiazCanelB: "República Dominicana es algo muy cercano para nosotros y, en particular, con #RepúblicaDominicana en #Cuba hay un sentimiento que tiene que ver con bases históricas, bases culturales, bases de identidad"

Fragmento entrevista con @rcavada

Enlace a 🎞️ completo💬⬇️ pic.twitter.com/tDjzgGaCw8

— Embajada de Cuba en República Dominicana (@embacuba_repdom) June 25, 2026

Résister face au blocus

Le 18 juin, l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire a approuvé 176 propositions de transformations économiques et sociales pour faire face à la situation, alors que Cuba, selon les termes même du Président Díaz Canel lors de son discours devant l’assemblée, « vit les heures les plus difficiles de ce siècle ». Ces propositions avaient auparavant été discutées lors d’une réunion extraordinaire du Comité central du Parti communiste de Cuba.

Les réformes ainsi actées portent sur tous les domaines de la vie du pays : accélération de la décentralisation, ouverture aux capitaux étrangers, y compris pour des secteurs stratégiques (en conservant pour ces derniers une présence majoritaire de l’État), élargissement du secteur privé avec par exemple l’augmentation du nombre d’employés autorisés pour les entreprises, mesures pour encourager la production agricole avec notamment l’usufruit des terres sans limite dans le temps, ouverture également dans le tourisme et les transports, possibilité de pluriemploi élargi, ouverture du secteur bancaire au privé, réorientation des aides de l’État en passant d’une subvention aux produits à une aide ciblée en fonction de la situation sociale des personnes, etc.

Nous aurons l’occasion de revenir sur ces propositions qui représentent un programme ambitieux dont la mise en œuvre pourrait s’avérer compliquée dans la situation actuelle.

Les réactions, favorables ou non, sont nombreuses dans le pays. Les interrogations portent notamment sur les options possibles à l’ouverture à la participation du capital privé, les répercussions sociales des mesures et le contrôle que pourra exercer la population sur leur mise en œuvre.

Sur ce dernier point, le Président de la République a d’avance précisé « Nous ne demandons pas [à la population] une confiance aveugle mais une confiance vigilante. Ayez confiance mais soyez exigeant ». Il reste que la situation d’asphyxie imposé par les dirigeants des États-Unis rendait nécessaire des réformes profondes, au-delà de ce qui avait été accompli jusqu’alors, et que le blocus pèse plus que jamais, chaque jour ou presque apportant de nouvelles restrictions et sanctions.

Le Président Díaz Canel s’est adressé sur ce point au gouvernement des États-Unis : « Nous disons au gouvernement des États-Unis, sans haine mais sans peur, si vous voulez vraiment aider le peuple cubain, laissez-nous vivre ! Laissez Cuba faire du commerce, laissez Cuba acheter ses médicaments, laissez Cuba importer son combustible, laissez Cuba recevoir les investissements, les crédits, les financements, avoir des relations normales avec ses émigrés et le monde. Laissez Cuba montrer au monde ce que son peuple est capable de faire quand aucun obstacle ne vient entraver ses efforts pour se relever ».

Marie-Christine Delacroix

Revue de Presse

En Italie, on condamne la résolution du Parlement européen contre Cuba

Rome, 19 juin (Prensa Latina) L’Association Nationale d’Amitié Italie-Cuba (Anaic) a condamné la résolution contre le pays antillais adoptée ce jeudi par le Parlement européen, qu’elle qualifie comme un acte d’agression politique, indique aujourd’hui un communiqué.

Dans cette déclaration, l’Anaic expose que cette résolution est une manifestation du servilisme des forces de droite européennes face aux diktats des États-Unis, action qui contrevient aux normes les plus élémentaires du droit international, qui interdisent l’ingérence dans les affaires intérieures des nations.

L’association solidaire déplore que le Parlement européen adopte une telle position anti-cubaine, « précisément alors que l’administration américaine durcit le blocus économique, commercial et financier criminel qui depuis plus de soixante ans étrangle illégalement le peuple cubain ».

Ils considèrent comme « un acte d’hypocrisie intolérable », que les eurodéputés de droite ignorent dans leur résolution que les difficultés économiques que souffre aujourd’hui la population cubaine sont le résultat direct d’une guerre économique impitoyable et asymétrique déclenchée par les États-Unis contre ce pays.

Avec ses dernières mesures de ce type, le gouvernement américain « étend les sanctions secondaires pour frapper même les entreprises européennes qui commercent avec l’île », souligne le document intitulé « Ne touchez pas à Cuba ».

En demandant la révision de l’accord de dialogue politique et de coopération avec Cuba (ADPC), qui établit le cadre juridique pour les relations bilatérales, la résolution « Il choisit de s’aligner sur les diktats de la Maison-Blanche plutôt que de défendre l’autonomie économique de notre continent et le droit international », indique le texte.

« L’Europe qui aujourd’hui prétend donner des leçons de démocratie et demande la fin de l’ADPC est la même que celle qui oublie l’extraordinaire solidarité internationale de Cuba », déclarent-ils, et donnent l’exemple aux brigades médicales cubaines qui ont soutenu l’Italie pendant les mois les plus sombres de la pandémie de Covid.19, et celles qui servent maintenant en Calabre.

La Anaic réaffirme dans sa note que « la souveraineté, l’autodétermination et le modèle social de Cuba appartiennent exclusivement au peuple cubain » et qu’aucun parlement étranger n’a le droit d’interférer dans les processus politiques internes d’un État souverain.

En ce sens, indique le communiqué, « nous exhortons le gouvernement italien et l’Union européenne à rejeter les mesures de sanction contenues dans cette résolution, à maintenir leur engagement ferme au dialogue bilatéral et au respect mutuel, et à exiger la fin immédiate du blocus américain,véritable et unique cause de la souffrance du peuple cubain ».

arc/ort

URL: https://www.prensa-latina.cu/2026/0…

Le blocus américain touche les Cubains ordinaires

Des rapports provenant d’une province de l’est de Cuba indiquent des coupures de courant pouvant aller jusqu’à 72 heures avec des effets sur l’approvisionnement en eau, tandis que depuis La Havane, ils montrent comment la pénurie de carburant a paralysé pendant plusieurs jours le transport déjà minimal en bus.

Ce sont deux exemples des difficultés qui touchent les Cubains ordinaires en raison du renforcement du blocus américain.

Le boycott est devenu frénétique au cours des cinq derniers mois, lorsque Donald Trump, instigué par Marco Rubio, a signé deux décrets exécutifs, contenant, entre autres restrictions, un siège énergétique.

La paralysie des livraisons de carburant, seulement exceptionnellement atténuée par l’arrivée d’un pétrolier russe, a stoppé le fonctionnement des moteurs autonomes de production d’électricité.

Ce n’est qu’avec la contribution des centrales thermoélectriques obsolètes, ces dernières approvisionnées en brut domestique, qu’il est impossible de répondre à la demande du pays.

Ainsi, la nation caribéenne ne dispose que de centrales qui traitent le gaz associant le pétrole et les sources d’énergie renouvelable.

Malgré la promotion de cette dernière avancée, elle ne répond toujours pas aux besoins et, sans carburant étranger, les citoyens sont tiraillés entre des coupures prolongées, des coupures de l’approvisionnement en eau, la réduction des transports publics et la faible disponibilité des fournitures dans les hôpitaux et polycliniques.

Le gouvernement américain affirme que les mesures coercitives ne visent que ce qu’il décrit comme le régime cubain et jamais les habitants.

Contrairement à ce qu’a expliqué une porte-parole du département d’État, le siège pétrolier laisse une marque désastreuse sur les approvisionnements en nourriture, médicaments, pièces détachées pour moteurs qui pompent l’eau et les bus qui devraient amener les travailleurs à leur travail quotidien.

Il était officiellement connu que 15 000 tonnes de riz données par la Chine n’avaient pas pu être immédiatement transférées aux provinces en raison des difficultés de transport des marchandises.

Compte tenu de la pénurie de carburant, il n’a pas non plus été possible de distribuer environ la moitié des médicaments produits ces derniers mois.

Pour couronner le tout, le Secrétaire d’État s’en est pris contre la CUPET, Cuba Union Pétrole, une entreprise d’État.

Un bureau du comté de Miami-Dade a annoncé la révocation d’une licence à une entité qui fournirait du carburant aux entrepreneurs privés à Cuba.

Tout cela est dirigé depuis Washington vers la punition d’un peuple entier, et pas seulement contre les autorités, comme elles l’indiquent, dans l’intention d’inciter à une explosion sociale et de provoquer un changement de régime.

Source : Cubadebate écrit par Roberto Morejón 

Une agression que l’on peut qualifier de moyenâgeuse

Par : Rosa Miriam Elizalde, Cubadebate le 18 juin 2026

L’idée d’un siège médiéval contre Cuba n’est plus une métaphore. Il décrit une réalité matérielle vécue au quotidien et qui a déjà des expressions dramatiques avec des enfants qui meurent à la naissance, des aliments qui n’arrivent pas et des conteneurs d’aide humanitaire bloqués parce qu’il n’y a ni carburant, ni transport, ni capacité logistique. Une étude du Center for Economic and Policy Research (CEPR) estime que la mortalité infantile à Cuba est passée de 4 pour mille naissances vivantes en 2018 à 9,9 en 2025, soit une augmentation de 148%.

Le même rapport estime que si le taux avait été maintenu aux niveaux précédents, environ 1 800 bébés n’auraient pas péri. Cubadebate a publié, de son côté, une radiographie de l’impact destructeur actuel du blocus étasunien. Selon ses données, 1 400 mégawatts de production d’électricité distribuée ne peuvent pas être utilisés parce que Cuba ne parvient pas à acquérir le diesel et le fuel-oil nécessaires pour les groupes électrogènes, les moteurs et les centrales électriques.

Il ne s’agit pas d’un chiffre inférieur : il équivaut à près de la moitié de la demande électrique nationale aux heures de pointe et à la production d’environ cinq centrales thermoélectriques Antonio Guiteras (la plus grande de l’île) fonctionnant en même temps. Le résultat de son absence est connu par toute famille cubaine : plus de 20 heures, en moyenne, de coupures de courant quotidiennes avec des effets directs sur la cuisson des aliments, le pompage de l’eau, la conservation des médicaments, les communications et le fonctionnement de base du pays. La santé publique cubaine, reconnue depuis des décennies pour ses indicateurs de premier monde, est en train d’être poussée dans une situation désespérée.

Le taux de survie des enfants atteints de cancer a chuté à 65 %, contre 85 % avant la recrudescence du blocage énergétique. Plus de 100 000 personnes attendent des chirurgies électives ou reconstructives, dont 5 152 patients oncologiques et environ 12 000 enfants. La détérioration des soins est également décrite pour 2,8 patients qui dépendent de l’hémodialyse, un traitement nécessitant de l’eau, de l’électricité, des fournitures et du matériel spécialisé. L’agression s’exprime aussi dans les médicaments.

Sur les 395 médicaments que Cuba produit dans son cadre de santé de base, 300 manquent à cause des difficultés d’accès aux matières premières et aux intrants pharmaceutiques. Le siège médiéval empêche non seulement l’importation de produits finis, mais étouffe également la production nationale. Il en va de même pour les tests de diagnostic essentiels, y compris ceux utilisés pour le dépistage précoce du cancer. La clôture s’étend également aux denrées alimentaires. Plus de 100 000 enfants ne reçoivent pas chaque jour le litre de lait subventionné par l’État, principalement faute de carburant pour le transporter vers les villes.

Les difficultés à acheter du blé ont laissé le pays avec à peine la moitié de la farine nécessaire, tandis que le pain rationné, qui est encore offert miraculeusement à chaque famille, a chuté de 80 à 60 grammes. Ce n’est pas une pression contre une « élite », comme le dit le secrétaire d’État psychopathe américain Marco Rubio, obsédé par Cuba, mais contre la table familiale. Même l’aide humanitaire est prise au piège dans le même mécanisme d’étouffement. Selon les données de Cubadebate, 170 conteneurs de produits essentiels, évalués à 6,3 millions de dollars, n’ont pas pu être répartis faute de carburant.
Le Programme alimentaire mondial conserve 11 000 tonnes de denrées alimentaires de base dans des entrepôts cubains, mais elles sont distribuées beaucoup plus lentement que nécessaire. L’UNICEF et le PNUD ont également signalé des conteneurs dans les ports cubains dont l’extraction progresse très lentement. Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré cette semaine que « Cuba s’étouffe ». Le cas cubain est une forme moderne de guerre sans bombardement massif, mais avec des conséquences tout aussi dévastatrices sur la population civile.

Il n’est pas nécessaire d’encercler une ville avec des murailles et des catapultes lorsque l’on peut empêcher l’entrée de carburant, de pièces détachées, de médicaments, de matières premières, de paiements bancaires ou de dons. Le siège contemporain se joue avec des banques, des compagnies d’assurance, des armateurs, des listes noires, des menaces réglementaires et des sanctions extraterritoriales. La question centrale n’est donc pas de savoir si Cuba a des difficultés internes, ses propres erreurs ou des problèmes de gestion.

La question est de savoir si une nation peut garantir des conditions normales de vie dans cette atmosphère médiévale où l’on tente par tous les moyens la destruction impitoyable d’un peuple. Destruction silencieuse, d’ailleurs, parce que c’est le monde de Canudos, la communauté prise au piège décrite par Mario Vargas Llosa dans La guerre du bout du monde, où « il est plus facile d’imaginer la mort d’une personne que celle de cent ou mille. Multipliée, la souffrance devient abstraite. »

RME

URL: http://www.cubadebate.cu/opinion/20…

Interview donnée par le Président Díaz-Canel au journaliste Roberto Cavada

Interview accordée par Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, au journaliste Roberto Cavada, du groupe de communication Corripio, de la République dominicaine, au Palais de la Révolution, le 19 juin 2026, « Année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz »

Roberto Cavada.- Président, merci d’avoir accordé cette interview au Groupe de communications Corripio, de la République dominicaine, notre nouvelle, Telenoticias.

Merci, merci un millier.

Miguel M. Díaz-Canel.- Merci à vous, Cavada, de nous avoir donné l’occasion de nous adresser au peuple dominicain que nous aimons tant.

Roberto Cavada.- Merci.

L’actualité ces jours-ci, l’annonce d’un paquet de mesures qui a été dit sans précédent dans l’histoire du pays, dans les questions économiques et sociales principalement, d’abord discutées au sein du Comité central du Parti, puis soumises au Parlement cubain et finalement approuvées, cent soixante-seize mesures !, si nous pouvions les résumer au public dominicain dans des axes importants ou fondamentaux, comment le résumeriez-vous ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Cavada, pour comprendre les mesures ou les transformations, comme nous l’avons soulevé, il y a un groupe de fond.

D’abord, ce n’est pas un phénomène nouveau dans le pays. Lorsque la Période spéciale, sous la direction du commandant en chef, Cuba doit également prendre des mesures pour s’adapter aux changements, non seulement à la situation cubaine, mais aussi aux changements géopolitiques qui existent dans le monde à cette époque. Ensuite, les choses ont été approuvées qui semblent aujourd’hui très normales, mais qui ont eu dans ces conditions un impact énorme, comme la décriminalisation de la monnaie; une mesure qui à cette époque était très complexe, parce que c’était l’une des premières qui a généré une certaine inégalité sociale dans notre pays. Nous nous sommes ouverts à l’investissement étranger, et donc un groupe de mesures ont été prises qui étaient nécessaires.

Puis, dans d’autres années, déjà sous la direction du général d’armée, un groupe de mesures a également dû être pris. Il y a un débat du sixième Congrès du Parti où la première version des Lignes directrices est présentée qui a apporté des transformations, beaucoup, déjà énoncées, de celles-ci que nous essayons d’appliquer maintenant.

À cette époque, par exemple, la nouvelle loi sur la migration, la nouvelle Constitution, a été approuvée, qui a également transformé tout un groupe de visions sur la façon de poursuivre la pratique de la construction socialiste à Cuba.

Et c’est précisément de cela que nous parlons: comment, dans les conditions actuelles, une petite île soumise au blocus le plus long et le plus génocidaire de l’histoire, depuis plus de 60 ans, et maintenant un blocus resserré, avec une composante supplémentaire qui est le blocus énergétique, comment construire le socialisme, comment il trouve les moyens de maintenir les conquêtes sociales de la Révolution.

Les temps ont changé, la géopolitique a changé, l’agressivité des États-Unis envers Cuba a changé. Nous ne pouvons pas rester les mêmes; nous devons nous transformer, ce sont des temps de transformation. Fidel nous a toujours demandé que dans les crises nous étions capables de ne pas abandonner ni la pensée ni la créativité, et que nous trouvions dans les crises les opportunités non seulement de résister, mais de grandir, d’aller de l’avant, de perfectionner, et précisément que c’est.

Depuis que nous avons commencé à analyser ce qui pourrait nous arriver avec l’agressivité de cette nouvelle administration aux États-Unis, nous avions prévu un groupe de priorités. L’une de ces priorités a à voir avec l’économie et a à voir avec un programme gouvernemental, avec un groupe de mesures économiques pour résoudre les problèmes structurels, qui contiennent déjà ces transformations. Nous l’avons mis au débat populaire à la fin de l’année dernière et au mois de janvier de cette année, et à partir de là est venu un groupe de propositions.

Des travaux ont été réalisés tout ce temps sur les propositions faites par la population et cela a renforcé ce programme. Par conséquent, les économistes, les experts ont été consultés; les processus de construction socialiste ont été revus dans d’autres pays tels que le Vietnam et la Chine, les expériences du Vietnam et de la Chine, toujours tout ce qui le voit dans nos caractéristiques, parce que le blocus augmenté pendant des années, prolongé, n’est qu’une particularité de la révolution cubaine. Et de tout ce processus est venu ce groupe d’actions, ce groupe de mesures ou ce groupe de transformations.

Certains disent: «Mais personne n’a été consulté.» Oui, il a laissé une consultation.

Roberto Cavada.- Les gens ont été consultés.

Miguel M. Díaz-Canel.- Il est parti de la poursuite de cette consultation, et maintenant encore il doit approuver l’Assemblée nationale, il approuve le Bureau politique, ce sont les mécanismes ou les procédures que nous avons dans le pays. Et tous ceux qui proposent quelque chose de mieux, tous ceux qui proposent un changement qui est …, se transforme, parce que ça doit être dans une construction permanente. Et maintenant, nous devrons valoriser beaucoup, quand nous mettrons en œuvre, ce qui va bien, ce qui est généralisé, ce qu’il faut rejeter et ce que d’autres choses nouvelles doivent être faites.

Vous parliez d’essieux. Il existe un groupe d’éléments fondamentaux qui peuvent résumer tout cela. Un premier axe est de changer ou de perfectionner, de mettre à jour le Système de direction de l’économie, où il existe une relation adéquate entre la centralisation et la décentralisation, et où il y a une relation adéquate entre ce que nous planifions et ce qui va évoluer avec les signaux du marché.

Roberto Cavada.- C’est-à-dire que Cuba n’exclut pas de planifier une partie de son économie.

Miguel M. Díaz-Canel.- Non, il y a des choses: des questions stratégiques, les questions d’équilibre entre les différentes régions du pays, les questions sectorielles portent une planification; mais il faut donner plus de possibilités, plus de facultés, et c’est un autre des axes centraux de ces transformations, aux municipalités, qui, je dirais, est le scénario fondamental, le scénario le plus naturel que le pays a, et il faut donner faculté et autonomie à l’entreprise socialiste.

Roberto Cavada.- Maintenant, aux municipalités pour les autonomiser est un geste courageux, parce que, ont-ils toutes les conditions pour gérer tout ce que vous avez proposé, pour exporter, importer ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Regardez, dans la première version des Lignes directrices, au sixième Congrès du Parti, l’autonomie des municipalités a déjà été évoquée. Les municipalités l’exigent aussi, parce que cela n’a pas de sens que la municipalité, ayant un groupe de problèmes, le plan viendra de la nation, car peu importe combien d’exercice elle fait de la participation, il y a toujours un groupe de priorités dans lequel les priorités de la municipalité sous-tendent.

Mais, d’autre part, attacher les municipalités ou les favoriser du gouvernement central leur enlève leur initiative: cela arrête l’initiative, arrête la créativité, arrête qu’elles-mêmes – parce qu’elles n’ont pas eu cette autonomie, elles n’ont pas eu ce pouvoir – de promouvoir, de chercher des revenus en devises pour développer la municipalité, et que non seulement elles attendent les allocations que le gouvernement central peut leur donner. Je pense que cela va revitaliser l’économie, cela créera d’autres matrices d’interconnexion; avec cela les forces endogènes et le talent qui leur est propre seront mieux exploités, la connaissance qu’il y a dans de nombreuses régions du pays, et qui les renforcera.

Que tout le monde ne soit pas préparé est vrai; mais comment allez-vous attendre que tout le monde se prépare? Combien de temps cela durerait-il ? Je crois que certains avanceront plus que d’autres, et le pays, avec cette planification centrale, redistribuant la richesse qui est en train de se créer, devra tempérer quelles zones sont plus vulnérables ou moins développées que d’autres – sont des processus qui se sont produits dans d’autres pays du monde – mais dans la mesure où ils comparent eux-mêmes qui avance davantage et pourquoi ils vont plus loin, chacun développera également ses capacités pour continuer avec cela.

J’ai toujours été le concept que plus les municipalités du pays sont fortes, plus les provinces sont fortes et plus le pays est fort.

Un autre axe central est l’autonomie de l’entreprise d’État. Aujourd’hui, notre société d’État, que nous défendons en tant qu’acteur économique principal, est en inégalités par rapport au reste des acteurs économiques. Donc, nous voulons que tout fonctionne de la même manière. Et, surtout, et je pense que les interventions qui étaient en plénière du Comité central et à l’Assemblée nationale autour de cela étaient très sages, comment les gens décrivent qu’il existe un système d’entreprise unique dans le pays, un système d’affaires unique au sein de la construction socialiste à Cuba, et que le système d’affaires a des composantes d’État, des composants coopératifs et des composants non étatiques ou privés; mais tous participent, tous sont interconnectés, tous sont enchaînés

Un autre axe est la restructuration ou le redimensionnement de l’appareil d’État, de l’appareil gouvernemental, de l’appareil institutionnel.

Roberto Cavada.- Les ministères sont-ils réduits ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Les ministères sont réduits et il y a un projet de loi, qui est en consultation publique maintenant, sur les plateformes numériques, pour que la population, avant de l’emmener à l’Assemblée nationale, donne aussi ses critères. Et cherchez donc des structures plus solides, plus cohérentes, plus intégrées qui nous permettent, en plus, de sauter la bureaucratie, plus agile, plus dynamique, plus proactive et de mieux tirer parti des ressources de talents qu’elles ont.

Cela nous enlèvera également les dépenses publiques et nous permettra, avec cette diminution des dépenses publiques, de mettre cet argent selon d’autres choses qui sont urgentes. Par exemple, la réforme des salaires dans le secteur budgétisé, qui est un secteur plus limité; les projections que nous pouvons également faire envers les retraités et envers les individus, les familles ou les communautés qui ont une certaine situation de vulnérabilité.

Il y a d’autres éléments qui doivent être faits et qui combinent plus de flexibilité et plus d’installations dans les investissements étrangers, dans le commerce extérieur, avec la participation non seulement des investisseurs étrangers, mais avec la participation des Cubains résidant à Cuba et des Cubains résidant à l’étranger. Et je pense que ces éléments qui entourent cet axe sont d’un grand intérêt pour la communauté cubaine qui vit en République dominicaine, et aussi pour l’entreprise dominicaine, qui est un entrepreneuriat avec lequel le pays a toujours eu une relation importante, en particulier dans des branches comme l’agriculture, dans des branches comme le tourisme. Mais je crois qu’entre Cuba et la République dominicaine, il y a beaucoup de domaines que nous devons exploiter davantage dans la relation économique-commerciale, basée sur toute l’identité culturelle, historique et affective qui existe entre nos peuples.

Roberto Cavada.- Maintenant, Monsieur le Président, en voyant les mesures, j’en ai examiné certaines qui sont tout à fait – je réitère le mot – courageuses pour le contexte cubain. C’est-à-dire parler d’une banque privée, que ce soit avec des capitaux étrangers ou même locaux; parler de la présence de franchises de marques étrangères ici dans le pays est une étape assez forte en matière économique. Burger King ou McDonald’s, ou une marque dominicaine, Rico Hot Dog, pourrait-il venir s’installer ici demain sans aucun problème ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Regardez, Cavada, tout a les mêmes concepts. C’est que tout le monde est sur un pied d’égalité, car on parle de franchises de marques étrangères, mais on parle aussi de franchises cubaines à l’étranger.

Roberto Cavada.- Aussi.

Miguel M. Díaz-Canel.- C’est que si vous soutenez l’investissement étranger, cela n’a pas de sens de ne pas soutenir l’investissement de vos ressortissants, dans l’une des modalités. Si vous donnez des possibilités d’investissements étrangers, vous devez donner des facilités pour l’entrepreneuriat et pour les entreprises nationales, qu’elles soient d’État ou privées. Vous ne pouvez pas avoir d’investissements étrangers avec un groupe d’avantages ou avec un groupe de possibilités et faire piéger l’entreprise d’État socialiste ou avoir piégé la performance d’entrepreneurs privés ou coopératifs.

Ce que nous allons toujours commencer par tous ceux qui viennent à Cuba pour le faire sans rien imposer; quiconque vient à Cuba est de participer à la façon dont les affaires fonctionnent, comment les accords sont travaillés, comment les projets d’investissement fonctionnent n’importe où; et de la même manière que nous allons aussi à l’étranger.

Un élément fondamental, parlant d’axes, est aussi la réforme qu’il faut faire dans le système bancaire et financier. Aujourd’hui, notre système bancaire et financier entrave, ralentit le développement, ne permet pas de promotions d’investissements, de développement et de production agricole.

On parle beaucoup de nos problèmes, que nous avons reconnus, mais aussi toutes ces déformations ont beaucoup à voir avec le concept de « carré assiégé » qui nous a imposé ce blocus. Et ce sont des idées qui ont mûri dans le temps en devant faire face à tant d’adversité, tant de limitation.

Aujourd’hui, il y a même des limitations que nous n’avons pas imposées et que nous avons imposées le blocus; parce que maintenant, avec plus de flexibilité, mais nous avons été ouverts aux investissements étrangers, ce qui se passe, c’est que le blocus et l’intensification du blocus avec les mesures secondaires du deuxième décret du 1er mai est ce que les limites que les entreprises peuvent commercialiser avec Cuba ou que les entreprises peuvent avoir des affaires avec Cuba. Et on ne parle jamais de cela, il s’agit toujours de tenir le gouvernement cubain responsable avec des limitations qu’il y a et nous ne réalisons pas à quel point les relations et les cadres du blocus américain de Cuba sont internationalisés.

Roberto Cavada.- Comment se passe l’éducation et la santé dans ce…?

Miguel M. Díaz-Canel.- Ce sont des choses sacrées, les conquêtes sociales sont sacrées. Et remarquez que l’un des principes auxquels nous nous occuperons de ces transformations est que tout ce qui est fait doit jeter un coup d’œil, avant d’être mis en œuvre, vers les vulnérabilités. Nous ne pouvons désavantager aucune famille, n’importe quelle personne, aucune communauté, et encore moins quelque chose qui va à l’encontre des conquêtes sociales.

Il y aura toujours un système d’éducation universelle, un système de santé universel; une éducation gratuite et une santé gratuite avec un accès pour tous les citoyens cubains, totalement inclusifs, de qualité. En plus de cela, ces mêmes projections avec la culture, avec le sport, avec la sécurité sociale, avec l’aide sociale, avec les programmes d’attention à un groupe de problèmes sociaux.

Avec une économie plus forte, qui libère les forces productives, ce qui contribue davantage, il y aura alors plus de possibilités non seulement de soutenir cet immense travail de justice sociale et de programmes sociaux que la Révolution a développé, mais de l’étendre et de parvenir à plus de justice sociale.

L’autre n’a pas de sens: vous pouvez avoir la volonté de défendre la justice sociale et si vous n’avez pas une économie qui soutient cela, vous vous contentez de vous décomposer et vous êtes brisé ces idéaux de justice sociale.

Roberto Cavada.- C’est dans une utopie.

Si un théoricien écoute notre conversation et passe en revue toutes ces mesures et entend pigeonner le modèle cubain, désormais quel serait-il, « un pays-deux systèmes » ou comment le définirait-il ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Il restera le même pays: un Cuba indépendant, souverain, socialiste, avec une formidable vocation pour la justice sociale qui cherchera à atteindre la prospérité que mérite ce peuple.

Roberto Cavada.- Il y a toujours ou sous-tend une certaine crainte avec ce type de mesures autour de savoir si, à un moment donné, ils peuvent se retirer. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, ils sont pris, les investisseurs viennent, investit l’investisseur cubain, celui des PME, l’entrepreneur, cherche l’épargne et ensuite ils peuvent reculer. Quelle garantie ou quelle sécurité juridique y a-t-il pour les investisseurs cubains, ceux d’ici, ceux d’ici ou d’étrangers ?

Miguel M. Díaz-Canel.- C’est l’un des éléments que nous avons pris en compte, qu’il doit y avoir des règles claires et qu’il doit y avoir une sécurité juridique. Tout doit être construit avec une sécurité juridique qui garantit qu’il ne s’agit pas d’un problème temporaire, mais que tous ceux qui le font bien, tout ce qui fonctionne bien auront aussi de la durabilité et de la durabilité. C’est l’un des éléments sur lesquels je pense que nous devons avancer.

Roberto Cavada.- Y a-t-il un cadre juridique ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Aujourd’hui, il y a ce cadre, mais avec ces transformations maintenant aussi, ce cadre doit être élargi en termes de concessions. Par exemple, nous sommes maintenant plus ouverts dans les années où l’usufruit peut être utilisé, aussi l’utilisation de certains espaces, il y a toute une ampleur en ce sens.

Roberto Cavada.- Il y a ceux qui considèrent que ce groupe de mesures ou de transformations dans lequel Cuba se poursuit est une réponse aux considérations ou aux pressions des États-Unis à l’égard du gouvernement cubain, qui l’a même qualifié d’inefficace. Est-ce une réponse à Trump ?

Miguel M. Diaz-Canel.- Il y a toujours une manipulation. Trump ne gouverne pas à Cuba et le gouvernement américain ne gouverne pas à Cuba. Cuba est souveraine, Cuba défend son autodétermination. Et, comme je l’ai dit, c’est un processus qui est le résultat de choses qui étaient déjà discutées au cours des dix ou quinze dernières années.

La situation de pression maximale que nous avons en ce moment conduit à accélérer un peu, à décider plus vite, à devoir faire quelque chose; mais pas parce que nous cédons à la pression des États-Unis, mais parce que nous cherchons comment nous surmontons ces pressions sans mettre en jeu la souveraineté, l’indépendance et l’autodétermination de notre pays, qui passe également par les décisions de notre peuple.

Toujours l’ennemi, qui est déjà habitué à son mensonge, à sa calomnie, à son meurtre de réputation avec tout ce qui a à voir avec la Révolution, cherche ses mécanismes pour le présenter comme une victoire pour eux. Mais c’est vraiment un exercice de souveraineté, qui est également parti d’une consultation populaire, c’est un exercice largement démocratique de participation populaire. Et maintenant, la participation populaire doit être réalisée dans la mise en œuvre avec la participation du peuple et dans le contrôle populaire qui doit également être exercé sur la mise en œuvre de ces transformations. Par conséquent, ce sont des solutions très cubaines, totalement cubaines.

Roberto Cavada.- Au fait, le vice-président des États-Unis, Vance, a récemment déclaré, il y a quelques jours à peine, que s’ils prenaient des décisions intelligentes, il y aurait peut-être de meilleures relations. Aujourd’hui, que diriez-vous, êtes-vous intelligent, il y a de meilleures relations ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Ils ne comprendront jamais ce que nous faisons ou n’accepteront jamais ce que nous faisons, parce qu’ils aspirent à un autre Cuba. Ils aspirent à une Cuba qui dépend totalement des États-Unis et qui est une Cuba entièrement privatisée, et nous avons un idéal socialiste qui est approuvé dans notre Constitution avec le soutien populaire. Nous ne cherchons pas une restauration capitaliste dans le pays; nous cherchons une perfection de la construction socialiste dans les conditions défavorables dans lesquelles nous vivons aujourd’hui à l’échelle internationale et aussi en conséquence de cette politique des États-Unis envers Cuba.

Si nous avions agi différemment, si nous avions agi à la pression du gouvernement américain, des choses auraient été faites qui auraient cédé à leurs pressions et ensuite demandé quelque chose de plus, et donc ils vous demandaient constamment quelque chose jusqu’à ce qu’il soit abandonné et que cela nous humilie, à genoux, et ce n’est pas en jeu.

Même dans le processus de dialogue, dans les conversations que Cuba a historiquement proposées pour réaliser avec les États-Unis, comme une aspiration à pouvoir développer une relation civilisée entre les pays voisins ou les nations avec beaucoup de choses qui peuvent bénéficier à la fois aux peuples, le peuple américain et le peuple cubain, n’ont jamais été à la table des négociations notre système politique ou notre souveraineté.

Roberto Cavada.- Maintenant, ces jours-ci, que j’ai été ici, j’ai vu que l’une des choses qui frappe le plus le pays et la population sont les longs lots de pannes. Il a lu l’autre jour que 62% du pays était éteint. Quelle solution y a-t-il à court ou moyen terme avec la question de la production d’électricité ?

Un chauffeur de taxi qui m’a fait sortir de l’aéroport m’a raconté une histoire, je ne sais pas si entre fable ou dans son attente, s’ils avaient découvert de nouveaux puits, que si certains Russes ou Allemands ou Dieu connaissent de quel pays ils étaient intéressés à participer à l’exploration et à l’exploitation. Qu’y a-t-il de vrai ? Comment le pétrole brut cubain est-il utilisé? Quelle est la vraie perspective avec ce sujet ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Mira, Cavada, il y a toute une stratégie énergétique du pays, qui a un élément fondamental, qui est d’aller à une transition énergétique, aller à une transition énergétique !, parce que nous avons été très dépendants des énergies fossiles et, surtout, des énergies fossiles importées.

De plus, cela a été tissé de nombreux mensonges par le gouvernement des États-Unis et ses porte-parole. Ils ont dit que nous refusions de payer pour le carburant, et que nous étions sur la prostituée pour demander du carburant. Ce n’est pas vrai.

Au moment des années 60, les années 70, les années 80, où nous avions une relation commerciale à travers le CAME avec le camp socialiste, l’Union soviétique nous a donné plus de 13 000 000 tonnes de carburant chaque année; mais nous avons exporté du sucre et d’autres produits qui ont compensé ce carburant à l’Union soviétique.

Plus tard, à l’époque du Venezuela – et cela a fait partie des mensonges que certains de ces représentants du gouvernement des États-Unis ont dit –, la présence médicale cubaine et un groupe de services médicaux compensés pour la contribution énergétique apportée par le Venezuela, qui était également un projet conçu par Chávez, un échange de services médicaux contre le carburant. Par conséquent, nous l’avons fait de cette façon et de cette façon, il a été payé. Les systèmes compensés font partie de la manière dont certains projets sont également négociés au niveau international.

Et quand nous ne pouvions pas avoir tout le carburant dont nous avions besoin, parce que le Venezuela était déjà soumis à certaines sanctions et certaines situations internes, nous devions aller sur le marché international pour acheter du carburant et personne ne nous a donné le carburant.

Roberto Cavada, tu l’as payé.

Miguel M. Diaz-Canel.- On l’a payé. Beaucoup de ces entités, qui sont maintenant refusées d’apporter du carburant à Cuba, ne l’ont pas libéré. Il fallait payer ce carburant.

Donc, pour éliminer cette dépendance, depuis l’année dernière, nous avons commencé à faire un processus profond de transformations énergétiques ou de transition énergétique.

L’année dernière, nous avons réalisé un investissement d’installation de plus de 1 000 mégawatts d’énergie dans les parcs photovoltaïques, en utilisant l’énergie solaire que personne ne peut nous bloquer. Cela signifie qu’en un an, nous sommes passés d’une part de 3% des sources d’énergie renouvelables dans la production d’électricité à 10%. Nous avons progressé de 7%. Il y a même des publications internationales de ces dernières semaines qui disent que Cuba est l’un des cinq pays qui a une plus grande dynamique de transition énergétique actuellement dans le monde.

Nous avons poursuivi ce programme cette année. De nos jours, un nouveau parc de plus de 20 mégawatts et plusieurs stations-batteries est inauguré pour accumuler de l’énergie, ce qui nous donnera plus de capacité pour utiliser toute l’énergie photovoltaïque que nous avons installée, plus d’utilisation des parcs photovoltaïques que nous avons installés, et nous donnera plus de stabilité dans la régulation de fréquence du système, et nous continuerons.

Mais un autre groupe de programmes a été réalisé autour de sources renouvelables. Par exemple, aujourd’hui toutes les communes du pays disposent d’un groupe de centres sociaux qui fournissent des services à la population, avec des systèmes photovoltaïques. Par conséquent, il y a du black-out dans la municipalité, mais les forces de garde de la police travaillent, l’agence bancaire travaille, un groupe de services fonctionne, et nous continuerons à l’étendre.

Plus de 5 000 foyers isolés dans le pays, qui n’ont pas atteint l’électricité, auront des systèmes photovoltaïques, ont déjà été installés à plus de trois cents. Et il y a un groupe de situations familiales, d’enfants atteints de certaines maladies, aussi un groupe de travailleurs qui, en raison de leur contribution, se démarquent dans la société, plus de 5 000 ont reçu des systèmes photovoltaïques.

Le secteur public lui-même a fait des investissements dans les systèmes photovoltaïques et de plus en plus de centres de travail, les institutions cubaines, à la fois productives et de services, qui commencent à utiliser cette énergie, et qui prennent en charge le système national d’électroénergie.

Le secteur privé a été non seulement pour lui, mais il a été très cohérent et très favorable à la société et, par conséquent, de nombreux acteurs économiques privés en plus d’installer des systèmes photovoltaïques pour leurs entreprises, pour leur maison, l’ont également fait dans les centres sociaux, et cela a été une contribution importante. Bien, remarquez que ce dont je parle est une année. Et vu l’inverse, si nous n’avions pas fait cela l’année dernière, que se passait-il aujourd’hui ?

Parce que remarquez que ces parcs photovoltaïques se génèrent dans le calendrier de la journée, quand il y a plus de soleil, plus de 50% de l’énergie du pays à cette époque; si ce n’était pas là, nous vivions d’un black-out à l’autre, parce que le système était totalement instable. Le système à l’heure de la journée n’était pas en mesure de donner l’énergie ou 20% de la population.

L’autre élément est, eh bien, de suivre les programmes de maintenance de notre infrastructure, qui est obsolète, mais avec la maintenance peut continuer à fonctionner.

Maintenant, dans les mois à venir, nous allons également incorporer certaines usines qui transportent un entretien prolongé, plus de 6 mois à partir des détériorations qu’elles ont eues, et elles nous donneront des capacités supplémentaires ou elles nous permettront à d’autres de les emmener à ces entretiens.

Mais dans tout ce que nous avons fait ces deux dernières années, il faut dire que nous avons récupéré plus de 1 400 mégawatts de production distribuée. Ce sont des îles de génération distribuée qui sont dans tout le pays. Ce que nous ne pouvons pas utiliser aujourd’hui à cause du blocus énergétique, en raison du manque de carburant. Imaginez, si nous pouvions utiliser cela, 1 400 mégawatts plus le photovoltaïque, dans la journée nous n’avions pas de panne d’électricité. Et le soir, la panne d’électricité était minime. C’est là que vous voyez à quel point ce blocus énergétique est pervers, ce qui enlève la capacité à plus de 1 400 mégawatts pour produire de l’électricité à notre population.

L’autre question est le brut national. Aujourd’hui, les niveaux d’exploitation que nous avons de la production nationale de brut nous donnent à fournir ce brut à nos centrales thermoélectriques.

Roberto Cavada.- On parle de combien ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Je ne donnerai pas de données parce que je ne veux pas que quiconque commence à prendre des comptes là-bas des besoins et jusqu’où nous pouvons aller ou ne pouvons pas aller.

Roberto Cavada.- Est-ce un brut qui sort ? On a toujours dit que c’était…

Miguel M. Díaz-Canel.- C’est un brut lourd, avec beaucoup de teneur en soufre, mais nos centrales thermoélectriques à l’époque spéciale sont adaptées.

Roberto Cavada.- Pour le traiter.

Miguel M. Díaz-Canel.- Pour le traiter et travailler avec un groupe de désagréments, vous devez donner un entretien plus fréquent, les incrustations dans les chaudières sont plus fréquentes et tout cela complexe l’opération; mais nous travaillons avec cela.

Mais avec l’extraction du pétrole brut national, il y a du gaz. Avec le gaz, il y a de l’approvisionnement en population dans une partie de La Havane du gaz domestique; mais aussi avec une partie de ce gaz, les systèmes les plus optimaux et les plus efficaces que nous avons sont générés, ce qui est connu sous le nom d’Energas.

Roberto Cavada.- Energas.

Miguel M. Díaz-Canel.- C’est la production d’électricité à partir de ce gaz qui l’accompagne. Et il y avait toujours le tabou que si le brut cubain était refinable ou non refinible. Nous nous tournons une fois de plus vers la science et l’innovation – rappelez-vous que nous avons déclaré la science et l’innovation comme l’un des piliers de la gestion gouvernementale du pays – et nos scientifiques dans les propres centres de recherche du système énergétique du pays ont trouvé des processus, une technologie, une solution cubaine pour affiner le brut national.

Nous avons déjà converti du pétrole brut intérieur raffiné en produits que nous avons pu utiliser. Ce qui se passe, c’est que la production ne donne pas encore à couvrir le déficit qui se crée avec le blocus énergétique. Mais dans la même mesure que nous augmentons la production de pétrole brut, nous aurons plus de pétrole brut disponible, pris à l’essence, emmené au diesel, emmené au fioul, pour pouvoir l’utiliser dans d’autres branches de l’économie ou, même, en production distribuée.

Cela va être un processus plus long, parce que là nous devons faire des investissements pour extraire plus de pétrole, nous devrons forer de nouveaux puits; certaines entreprises qui travaillaient avec Cuba sur ces projets ont été retirées avec ces sanctions qui ont été imposées. Mais il y a aussi d’autres possibilités et d’autres potentialités, mais ce sera un processus plus à moyen et à long terme; mais déjà un élément fondamental, qui était le doute que nous puissions affiner ou non le brut cubain, est résolu, il est résolu!, et ouvre une perspective.

Nous avons également opté pour la mobilité électrique, et des investissements sont réalisés dans le domaine de la mobilité électrique, ce qui contribuera à résoudre les problèmes dans le pays.

Nous assemblons des systèmes photovoltaïques dans le pays, nous assemblons des équipements de mobilité électrique dans le pays, et cela nous donne un développement qui va augmenter la perspective de solution au problème. Le fait est que c’est encore un problème complexe et difficile.

Nous n’abandonnons pas le droit que nous avons, comme n’importe quel pays du monde, d’importer du carburant.

Mais, dans les années, avec ce programme, il viendra un moment où nous serons très peu dépendants de l’importation de combustibles fossiles et nous serons de plus en plus indépendants, même, de l’utilisation de combustibles fossiles, même s’il est d’origine cubaine, pour la production d’électricité. C’est un grand effort qui n’aura pas de résultats immédiats… et que je dis qu’il a eu un résultat immédiat qui n’a pas été vu en raison de la situation dans laquelle nous sommes. C’est pourquoi j’ai dit: voyons-le différemment, si nous ne l’avions pas commencé l’année dernière, que se passait-il en ce moment? La situation était bien plus grave que celle d’aujourd’hui.

Maintenant, ce que je vous dis est écrasant et provoque tellement de rejet que le pouvoir principal du monde, avec la quantité de ressources qu’il a, va à ces pratiques qui sont inhumaines, qui sont des criminels, qui sont génocidaires, pour étouffer un peuple qui est un peuple amical et solidaire, qui n’attaque personne et qui nous a dans cette situation. C’est vraiment pervers.

Roberto Cavada.- Depuis quand un cargo de carburant n’entre pas ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Au cours des six derniers mois, rien de plus qu’un cargo n’est entré, qui était le cargo russe, qui est devenu le navire le plus célèbre au monde, et qui nous a permis pendant quinze jours d’avoir une situation totalement différente. Ce qui montre que nous avons la capacité de générer et d’être meilleurs, et que c’est le blocus qui l’empêche.

Roberto Cavada.- D’autres bateaux ont été bloqués ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Tous les autres navires qui ont essayé de venir ont été mis sous pression, menacés, et ont dû revenir ou changer de cap.

Et à toutes les compagnies maritimes, toutes les entités qui ont offert à Cuba le commerce du carburant ont également été sous pression et menacées de sanctions et cela les a fait se retirer. Même avec l’autorisation que le secteur privé peut importer du carburant, tout n’a pas été de « couleur de rose ».

Aujourd’hui, pour les importations en provenance du secteur privé, pas plus de 40 000 tonnes de carburant sont entrées, ce qui est un navire parmi les nombreux navires dont Cuba a besoin en un seul mois.

Roberto Cavada.- Vous avez parlé et expliqué la question du blocus, de toute la vie de la Révolution et de la recrudescence maintenant avec le blocus énergétique.

Les États-Unis ont déclaré qu’ils étaient prêts à donner 100 millions de dollars d’aide, ce qu’ils donneraient par l’intermédiaire des églises, en particulier l’Église catholique et Caritas. Combien de ces 100 millions sont entrés dans le pays, comment ont-ils été distribués? (Le Président rit) Pourquoi riez-vous ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Parce que ça ressemble à une blague (Il rit).

Roberto Cavada.- Une blague ? La proposition de 100 millions ou ma question ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Les 100 millions.

Ici, nous avons eu trois offres du gouvernement américain pour l’aide humanitaire, comme ils l’appellent. Une première qui remonte au 25 octobre de l’année dernière, qui était de 3 millions d’aides; qui a été exécutée 2,6 ou 2,8 maintenant, depuis le 25 octobre, et a bénéficié, plus ou moins, à 8 000 familles cubaines. Ensuite, ils ont recueilli une aide de 6 millions, ce qui est maintenant qu’il va commencer à exécuter.

Lorsqu’ils ont offert les 100 millions, ils ont commencé à dire que le gouvernement cubain n’avait pas accepté, ce qui est un mensonge, le gouvernement cubain a informé le gouvernement des États-Unis qu’il acceptait l’aide, même par écrit.

Maintenant, des éléments contradictoires sont arrivés, ils disent que ces 100 millions, dont rien n’est encore arrivé à Cuba, que ces 100 millions ne commenceront pas à être distribués avant septembre.

Roberto Cavada.- Et pourquoi ?

Miguel M. Diaz-Canel, on ne sait pas. Il semble qu’ils fassent des calculs de temps sur ce qui se passera à Cuba. En outre, ils ont dit que dans ces 100 millions ne sont pas inclus ni médicaments ni aliments.

Il est difficile de penser que s’ils veulent aider le peuple cubain et si deux des choses les plus nécessiteuses que nous ayons, en raison de la politique même qu’ils ont appliquée de pression maximale, sont les médicaments et la nourriture, pourquoi ne peut-on pas aider à envisager des médicaments et de la nourriture?

Roberto Cavada.- Et puis qu’est-ce que l’aide ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Nous devrons voir, parce qu’ils ne l’ont pas défini, ils n’ont pas clairement dit à quoi sert l’aide.

Maintenant, regardez les contradictions que cette aide a: premièrement, qu’il y a des produits limités qui sont très nécessaires; deuxièmement, que c’est une aide qui, bien qu’elle soit appréciée, prend en compte et atteint un groupe de personnes, est très limitée pour les besoins du pays; un troisième élément est qu’ils donnent cette aide au milieu de toute l’augmentation qu’il y a de la situation nationale, causée par cette politique criminelle de blocus qui est maintenant dans une combinaison du pays.

Et, d’un autre côté, cette aide ne signifie rien par rapport aux dommages causés par le blocus à Cuba. Le blocus provoque Cuba chaque année, dans les derniers calculs, plus de 5 milliards de dommages, et ils viennent avec 100 millions.

Un quatrième élément est que cette aide est totalement plus faible, elle n’a aucune comparaison avec toute l’aide internationale que nous recevons de la solidarité de tout un groupe de mouvements d’autres pays qui nous aident, de la part d’amis de Cuba, de mouvements de solidarité, de mouvements sociaux. Par conséquent, c’est comme une farce, c’est de créer une image, c’est chercher un prétexte pour dire que le blâme est sur le gouvernement cubain.

Roberto Cavada.- Au fait, en parlant d’aide et de solidarité, vous l’avez mentionné, nous avons vu qu’ils sont venus de plusieurs endroits à Cuba de l’aide, de la Colombie, je pense que récemment, de la République dominicaine, je pense qu’un modeste est sorti, mais il est venu.

Comment s’est passée la relation avec la République Dominicaine ? Vous avez eu un mandat parallèle au mandat du Parti révolutionnaire moderne et de Luis Abinader, c’est-à-dire qu’ils ont vécu ensemble dans la présidence des pays respectifs. Comment s’est déroulée la relation pendant cette période, la relation avec les groupes de solidarité et le gouvernement, bien sûr?

Miguel M. Díaz-Canel.- Nous entretenons une relation de respect, de coopération et de solidarité avec les peuples du monde et en particulier avec la région de l’Amérique latine et des Caraïbes. La République dominicaine est quelque chose de très proche de nous et, en particulier, avec la République dominicaine à Cuba, il y a un sentiment qui a à voir avec les bases historiques, les bases culturelles, les bases identitaires.

L’histoire raconte qu’un chef dominicain, Hatuey, est venu à Cuba pour organiser nos peuples autochtones dans ce qui pourrait être le premier soulèvement contre la colonie espagnole, et Hatuey a été brûlé sur le bûcher. Et c’est un symbole que, dès son plus jeune âge, connaît dans l’histoire de Cuba et qui est imprégné et qui est lié à ce lien entre Cuba et la République dominicaine.

Mais il y a une figure qui est d’origine dominicaine, pour laquelle nous ressentons avec véhémence une formidable admiration parce qu’il était un homme d’une lignée éthique révolutionnaire, humaine, militaire et admirable: le Generalísimo. Pas pour le plaisir à Cuba est dit au généralísimo Máximo Gómez Báez, quelqu’un qui a appris à combattre les Cubains avec la machette, avec l’utilisation de la machette, qui a gagné avec ses propres mérites les plus hautes positions dans l’armée libératrice Mambí, qui a eu une reconnaissance du peuple cubain, qui a constitué une famille dominicaine-cubaine, et qui pour nous est l’un des héros les plus importants. Il y a une photo (Signal), c’est à côté de Martí et à côté de Maceo, et nous l’avons toujours en tête.

Mais un autre jalon de cette relation, de cette fondation, de cette forge d’identités a à voir avec le fait que l’un des événements les plus importants de nos luttes d’indépendance, en termes de manifeste, de programme politique, a été signé à Montecristi, précisément par Gómez et Martí, qui est le Manifeste bien connu de Montecristi, qui a été le document directeur du Parti révolutionnaire cubain pour mener à bien la guerre nécessaire et la guerre d’indépendanceManifiesto de Montecristi

Par conséquent, c’est Montecristi, c’est la République dominicaine qui a été l’étape où ce document important a été signé, pour l’histoire de Cuba, par deux figures telles qu’un dominicain cubain, Maximo Gómez, et notre apôtre, José Martí.

Mais dans l’histoire, il y a eu des moments qui s’unissent aussi. De nombreux Dominicains ont participé en tant que généraux des guerres d’indépendance cubaines. Fidel est l’un des liens, l’un des liens de cette relation.

Quand Fidel avait 21 ans et étudiait à l’Université de La Havane, il appartenait déjà au Comité Pro Democracia Dominicana, et il s’est impliqué dans l’expédition que nous connaissons de Cayo Confites.

Roberto Cavada.- Par Cayo Confites.

Miguel M. Díaz-Canel.- En 1965, Fidel fut le premier à dénoncer publiquement l’intervention militaire en République dominicaine, et il le fit avec une force, avec une énergie et avec une formidable véhémence.

Il y a des chiffres qui unissent l’histoire des deux pays, comme le général Caamaño ou le général Delio Gómez Ochoa. Cuba a été le théâtre d’une personne admirable dans la dimension de Juan Bosch et du poète national dominicain, Pedro Mir, de développer une partie de leur vie.

De nombreux Cubains ont été accueillis en République dominicaine et ont développé leurs projets de vie en République dominicaine. Et les jeunes Dominicains se sont forgés et ont étudié à Cuba, il y a donc une relation très directe. Avec le gouvernement dominicain, nous avons eu de bonnes relations.

Je pense que le commerce est encore peu, bien qu’il ait augmenté au cours des deux dernières années, mais il pourrait avoir une autre dimension en raison de notre proximité et de nos coïncidences en matière culturelle, également en termes de point de vue économique. Nous avons presque les mêmes projections économiques: l’agriculture, le tourisme, parfois aussi on a fait des échanges dans le domaine de la biotechnologie.

Le mouvement de solidarité avec Cuba en République dominicaine est impressionnant. En plus de ces aides récentes arrivées, nous ne pouvons pas oublier le soutien de la République dominicaine dans le COVID-19. Beaucoup de choses nous sont venues qui étaient nécessaires dans la COVID-19, que nous étions déjà dans une situation de blocus resserré et ils sont venus pour ce mouvement.

Lorsque les États-Unis, lorsque le gouvernement Biden a serré un groupe d’entreprises pour ne pas vendre d’oxygène à Cuba, au milieu du COVID-19, lorsque nous avons eu un dommage à notre plante pour produire de l’oxygène médicinal, les entités dominicaines ont fourni cet oxygène médicinal à Cuba, et c’est un geste que nous n’oublierons jamais.

Par conséquent, la relation entre nos peuples, plutôt que la relation de gouvernement, la relation qui existe dans nos peuples est indestructible, et si, à un moment donné, il y avait une sorte d’incident qui pourrait provoquer un malentendu, que l’histoire de l’unité, de la solidarité, de l’affection, du respect des peuples serait capable de résoudre cela, et il y aurait toujours un espace de dialogue pour résoudre toute contradiction.

Roberto Cavada.- Vous avez parlé à plusieurs reprises de jeunes et de jeunes. Hier, dans l’approche de toutes les mesures, il a évoqué la préoccupation et l’occupation des jeunes dans le cadre des changements qui ont fonctionné ici dans le pays en matière économique. Que ferait le gouvernement cubain pour que les jeunes puissent réaliser leurs rêves et rechercher leur avenir ici et non en dehors du pays comme seul moyen?

Miguel M. Díaz-Canel.- La première chose est que nous garantissons que tous les jeunes ont un accès universel à l’éducation, c’est-à-dire que tous les jeunes de Cuba peuvent être formés. Et je dirais, sans chauvinisme, que nos niveaux de formation sont importants, notre éducation générale et notre éducation universitaire sont des systèmes robustes, ce sont des systèmes efficaces. Cela a permis aux jeunes formés dans nos universités de se produire à l’international. Donc, ça garde ça.

L’autre est donc les incitations que nous avons à créer et les programmes que nous avons à développer pour que ces jeunes, lorsqu’ils atteignent ces niveaux de qualification, trouvent qu’ils peuvent faire un projet de vie. Je crois que toutes ces transformations que nous faisons en matière économique facilitent ces projets, facilitent la croissance de ces espaces pour les jeunes. Il faut aussi voir en termes de salaires, en matière monétaire, en termes de crédit, pour que les jeunes lorsqu’ils commencent leur vie puissent aller de l’avant. Cela est soutenu par le Code de la famille, qui est l’une des législations les plus récentes à Cuba, et est également soutenu par la loi 178 Code de l’enfance, de l’adolescence et de la jeunesse, et je crois que nous allons aller de l’avant et nous allons atteindre cet objectif.

Roberto Cavada.- En parlant de jeunes – pour ne pas les limiter ou ne pas les discriminer, nous étions tous jeunes à un moment donné, nous étions encore jeunes –, surtout en temps de crise, et cherchant des moyens de se rendre mutuellement à leur point de vue sur la vie, il y a ceux qui voient la solution à la crise que Cuba vit dans une intervention des États-Unis, et parfois ils le disent même sur les réseaux sociaux, qu’ils préfèrent que les Américains viennent, invitent Trump à venir. Que dire, en tant que jeune président, aux jeunes de votre pays ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Je pense que les jeunes doivent avoir confiance en eux et qu’ils doivent avoir une pensée critique sur ce qui est vécu, et pour cela, c’est la connaissance nécessaire, c’est ce pour quoi la culture est nécessaire.

Tout d’abord, ce que nous faisons dans la formation des jeunes cubains doit nous conduire à un sentiment que les gens, les jeunes, ne se distinguent pas entre eux par ce qu’ils possèdent matériellement, mais qu’ils se distinguent entre eux par leur culture, par leur savoir, et que cette connaissance et cette culture peuvent être utilisées, comme de bons citoyens, contribuant au développement de leur pays. Mais ils doivent se faire confiance et ils doivent se rendre compte qu’ils sont des protagonistes fondamentaux du présent et qu’ils font partie de l’avenir de la nation.

Quand un jeune homme plonge dans les racines de notre identité, quand il plonge dans notre histoire, dans notre culture, il devrait être très stupide pour ne pas réaliser que l’alternative de Cuba ne pourrait jamais être l’annexion aux États-Unis. Il n’y a pas d’avenir pour Cuba avec une annexion aux États-Unis, et cela, alors, les conduit à prendre position avant la vie, ce qui est le contraire: c’est comment rendre leur pays grand, comment perfectionner le pays, comment le développer; c’est comment le contribuer à partir de cette vision de l’identité, de Cubain, de l’engagement envers la patrie, et ne peut pas être séparé d’un engagement pour la Révolution.

Nous devons amener nos jeunes à mettre l’humanisme, qui est dans notre identité et qui est dans la vocation de la Révolution, avant l’algorithme. Que les jeunes assument l’identité culturelle, l’identité avec nos racines contre la colonisation culturelle ou la néocolonisation culturelle ou la banalisation qui existe au niveau mondial. Et que nos jeunes soient capables de mettre au-dessus de la solidarité devant l’égoïsme que créent les sociétés capitalistes, les sociétés de consommation.

Écoutez, on parle toujours beaucoup de jeunes Cubains qui émigrent, comme si l’émigration était un problème de Cuba; l’émigration est un problème mondial et ceux qui émigrent le plus sont les jeunes, qui sont ceux qui ont plus d’énergie, plus de rébellion, plus de possibilités de le faire. Cependant, il faudrait aussi parler des jeunes cubains qui n’émigrent pas et qui occupent aujourd’hui d’importantes responsabilités de gestion, mais aussi du point de vue technologique, commercial, dans nos industries.

J’ai, par exemple, la mémoire d’il y a quelques mois, lors d’une des visites que j’ai faites à l’usine thermoélectrique Antonio Guiteras, qu’une partie importante du conseil d’administration de cette entreprise soit jeune, jeunes ingénieurs, et qu’ils aient une notoriété et une reconnaissance formidable pour les innovations qu’ils ont apportées, pour la contribution qu’ils ont apportée.

Aujourd’hui, nous avons pour les jeunes du Parti à la tête des provinces de ce pays. Et nous devons regarder la façon dont ces jeunes conduisent ces territoires, la façon dont ils sont confrontés à cette crise.

Je n’oublierai jamais que dans les moments de la COVID-19 quand nous avons réalisé que nous devions convoquer les jeunes pour nous mettre au travail dans les quartiers et nous sommes allés les chercher, et les jeunes eux-mêmes s’étaient mobilisés et ils étaient tous dans des zones rouges, dans les centres fondamentaux, dans les lieux où nous avons isolé les gens, apportant les choses fondamentales aux vieux, aux personnes âgées, dans chaque communauté, avec une réponse formidable. C’est la partie qui consiste à se cacher, à ne pas rendre visible, ou qui sont les jeunes qui sont dans nos principaux projets scientifiques.

Je me souviens dans COVID-19, quand nous essayions de booster dans les réacteurs la multiplication d’un des vaccins, que je suis entré dans une pièce où le collectif était jeune et ils étaient très malheureux parce qu’ils n’ont pas atteint la multiplication, mais avec un engagement formidable, travaillant presque à temps plein, sans sommeil, sans repos. Ce que je pouvais leur donner, c’était un petit encouragement, surtout, d’ailleurs, parce que nous avions besoin de ce résultat, et une semaine, ces jeunes ont obtenu le résultat!

Il y a des exploits de ces incroyables. Soit nos jeunes qui sont dans des tâches de défense, soit ceux en classe.

Par exemple, je partage chaque semaine avec un très jeune mariage, qui est mes professeurs d’intelligence artificielle, ce sont eux qui m’ont mis dans le monde de l’intelligence artificielle. Et j’aime tellement ça… juste ici, j’ai les cours.

La joven es la Decana actual de la Facultad de Matemáticas de la Universidad de La Habana y su esposo es un muchacho también brillante. 

En plus de ce que l’on apprend avec eux, on apprécie tellement de voir la capacité que ces garçons de la connaissance ont développé, de la façon dont ils trouvent des solutions, de la façon dont ils sont capables de proposer des choses qui… Je crois déjà que le contenu du cours, qui était un cours d’ingénierie par prompt, nous le surmontons. Maintenant, ce dont nous parlons, ce sont des projets et ils me donnent des idées sur la façon dont nous pouvons mettre l’intelligence artificielle comme service pour l’administration publique, pour le système d’affaires, et ils apportent des projets et des choses qu’ils ont développés, et vous êtes étonné par ces jeunes. Par conséquent, j’ai une confiance énorme dans la jeunesse cubaine.

Roberto Cavada.-  Me quedan dos últimas preguntas.

 Recientemente el presidente Donald Trump dijo que después de Irán haría una parada en Cuba.  ¿Usted lo está esperando?

¿Usted estaría dispuesto a dialogar con Trump?

De quoi parle le dialogue ?

Est-ce vraiment ou est-ce des déclarations sur les réseaux sociaux d’un côté, de l’autre ?

Y a-t-il des sujets sur la table pour avancer ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Il y a les tentatives de dialogue et un canal a été établi, comme nous l’avons signalé.

Les processus de dialogue sont des processus très sérieux, ils portent une énorme sensibilité, car aussi la relation bilatérale entre deux nations et entre deux peuples est en jeu, ce qui est assumé avec une grande responsabilité.

Ce sont des processus qui doivent être assumés avec une éthique et où l’on ne peut pas être causé par les manipulations médiatiques qui sortent constamment, et c’est l’un des éléments qui rend complexe que le dialogue puisse avancer.

Qu’avons-nous toujours élevé ? Nous pensons qu’il est possible par le dialogue de trouver une solution à nos différences bilatérales.

Qu’il soit possible, s’il y a une volonté des deux parties dans ce processus de dialogue, de trouver des espaces communs où nous pouvons développer des projets bénéfiques pour nos peuples et qui garantissent la sécurité des deux nations et aussi la sécurité et la stabilité de la région, et qui nous permettent de construire des espaces qui nous éloignent de la confrontation, qui nous éloignent de la confrontation ! Et tout cela doit être sur la base de l’égalité, sur la base du respect et sans pression. On ne peut pas parler ou négocier sous la pression, encore moins en conditionnant le dialogue à un changement de notre système politique, ou à un changement qui a à voir avec notre souveraineté, avec notre indépendance, avec notre autodétermination; qu’il doit s’agir d’un processus où il y a réciprocité et où les principes du droit international sont respectés.

Roberto Cavada.- Ne pourraient-ils pas penser qu’après ces changements en matière économique, il pourrait y avoir un changement politique qui était sur la table?

Miguel M. Díaz-Canel.- Je crois qu’ils doivent être convaincus qu’à Cuba il y a une unité idéologique, il y a une unité révolutionnaire, il y a une unité de pensée et il y a une unité d’action. Et que la Révolution a toujours démontré la capacité de se transformer, d’avancer, mais toujours avec un objectif bien défini, qui est de perfectionner le processus de construction socialiste, c’est d’avancer vers le socialisme, c’est atteindre la prospérité que ce pays veut.

Pero ahí hay un espacio, ahí hay un espacio para que entidades norteamericanas para que empresarios norteamericanos inviertan.  Hay toda la posibilidad de trabajar en temas comunes en materia de cooperación, que los hemos puesto sobre la mesa, que no ha sido el único momento en que eso se ha planteado.

Pero aquí hay asimetría: hay un país que siempre actúa como agresor y hay uno que siempre ha sido el agredido.  Hay uno que constantemente está hostigando al otro y nosotros en ningún momento hemos hecho una acción de hostigamiento contra Estados Unidos.

Lorsqu’il y a eu dialogue, nous avons respecté les engagements du dialogue et les États-Unis n’ont pas respecté une partie de ces engagements.

Donc, tout cela crée beaucoup de méfiance et crée beaucoup de méfiance avec l’attitude que l’administration a eue en ce moment. Lorsqu’il était censé être en dialogue avec le Venezuela, il a agressé le Venezuela et enlevé le Président et sa femme et l’a extrait du pays, dans une action totalement illégale et contre le droit international. Lorsqu’il était censé être en dialogue avec la République islamique d’Iran, il a attaqué l’Iran.

Anteriormente tenemos todos los pretextos y las mentiras que han utilizado para agredir a Irak, a Libia, a Siria o a otros países; la manera en que han apoyado al régimen israelí en el genocidio que han cometido contra el pueblo palestino en Gaza.  Todos esos elementos también crean mucha desconfianza en el pueblo cubano y a la hora de hacer cualquier tipo de negociación.

Nosotros seguimos planteando nuestra disposición al diálogo, pero tiene que ser un diálogo entre iguales, sin presiones y con respeto a nuestra soberanía.

Roberto Cavada.- Et ne vous inquiétez-vous pas que dans ce double standard, alors que le dialogue d’un côté, est attaqué de l’autre, il y a une attaque militaire contre Cuba ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Le danger d’une agression militaire américaine à l’égard de Cuba est latent. Il est latent surtout parce qu’ils le manipulent constamment dans sa rhétorique, ils l’expriment. Voici une combinaison de guerre médiatique et de guerre psychologique, essayant d’intimider.

Cuba, dans le cadre de ses priorités, a la préparation de la défense. Et notre conception de la guerre, qui est la guerre du peuple, est une conception où, avec la participation du peuple cubain, chacun a une place et quelque chose à défendre, une mission.

La nôtre est une stratégie totalement défensive, elle n’est pas agressive, c’est de nous défendre, et, en plus, en montrant que nous avons la capacité de nous défendre, d’éviter la confrontation.

Nous nous sommes préparés intensément en tout ce temps depuis toute cette escalade rhétorique, mais pas pour attaquer les États-Unis ou pour menacer les États-Unis, mais pour nous respecter et pour connaître le coût d’une affaire militaire contre Cuba si un chef chaleureux croyait que c’était la solution pour Cuba. Mais Cuba n’a jamais attaqué les États-Unis. Cuba n’a jamais commis d’acte de terrorisme contre les États-Unis, et il est venu des États-Unis d’agir contre Cuba. Plus de 3 000 personnes sont victimes du terrorisme des États-Unis à Cuba.

Cuba ne représente pas une menace pour la sécurité nationale des États-Unis. C’est un mensonge qu’ils répètent constamment.

Las propias agencias de los Estados Unidos, las agencias de inteligencia, las agencias militares, saben que Cuba no representa un peligro para la seguridad de los Estados Unidos,  y es un pretexto que van repitiendo y repitiendo para convertirlo en una falsa verdad, como se usa ahora en las redes sociales y en toda esta estructura mediática de los nuevos tiempos.

Par conséquent, nous, montrant notre volonté de dialogue, nous nous préparons aussi, pour qu’il n’y ait pas de surprise ou de défaite, pour qu’il n’y ait pas de surprise ou de défaite ! Mais ce que nos peuples méritent, c’est le dialogue et non la confrontation.

Entre le peuple cubain et le peuple américain, il pourrait y avoir un certain nombre de canaux culturels, scientifiques, sportifs, d’affaires, de coopération, d’entreprises qui pourraient être mutuellement bénéfiques. Et vraiment, ces ponts n’ont pas été construits ou détruits par une politique agressive qui va à leur encontre, qui est dirigée par le gouvernement des États-Unis. Ce n’est pas Cuba qui s’est opposée au dialogue, ce n’est pas Cuba qui s’est opposée à la création de ces ponts.

Roberto Cavada.- Enfin, vous n’étiez pas dans la Moncada, vous n’étiez pas dans la Granma, vous n’étiez pas dans la Sierra Maestra, ni nés; cependant, vous avez dû assumer et vivre un moment historique, peut-être au plus fort de ces grands exploits dans l’histoire cubaine. En y réfléchissant pour l’avenir, vous terminez votre mandat en 2028, je sais, par des amis que nous avons, que vous ne pensez pas beaucoup à l’endroit qui réserve l’histoire pour vous, mais que voudriez-vous que les Cubains se souviennent de vous et restent avec votre histoire et votre empreinte dans le gouvernement lorsque vous aurez terminé en tant que président de la République ?

Miguel M. Díaz-Canel.- Cavada, je me pose la question, n’est-ce pas ?, parce que c’est une chose à laquelle je n’ai jamais pensé, je n’y ai jamais pensé !

Je crois que, comme pour n’importe laquelle de ma génération, vous êtes de ma génération, ou nous sommes de la même génération, il y a beaucoup d’autres personnes de notre génération, pour nous les héritages ont toujours été associés aux héros, aux héros et aux héroïnes de la patrie, de la nation, du pays.

J’ai assumé un héritage, j’ai assumé l’héritage de Fidel, l’héritage de l’histoire du pays, dont je suis fier; l’héritage de Raúl, l’héritage du Che, de nos penseurs; l’héritage de notre culture, de notre identité, de notre histoire, de notre méthèse, de notre couleur cubaine, de notre style, de notre courage.

Et en tant qu’autre Cubain, né en temps de Révolution, je crois que je me suis consacré à l’œuvre de la Révolution, aussi avec les opportunités que la Révolution m’a données de former et de préparer. Mais je n’ai jamais pensé que je laisserai un héritage ou qu’ils se souviendront de moi pour une chose ou une autre.

Ce que j’ai travaillé, je dirais, avec une énorme sensibilité, je vous le dis à partir de mon émotion particulière, de mon engagement, j’ai travaillé très sensiblement aux problèmes des gens. Quand je vois des gens passer par le travail, que nous ne pouvons pas aller de l’avant, qu’un pays comme celui-ci avec tout le talent, toutes les potentialités peuvent atteindre beaucoup et que nous devons traverser des moments aussi durs que ceux-ci, cela me fait beaucoup de mal. Ça fait mal, je vous dirais que parfois m’irrite; mais je pense toujours que, d’après ce que je représente aujourd’hui, je dois appeler à chercher des solutions, à promouvoir, à boire aussi de cet héritage.

Je pense que nous avons travaillé comme ça. Tout d’abord, nous avons essayé de promouvoir un système plus participatif de création normative au cours de ces années, surtout parce que nous avons eu le défi qu’une nouvelle Constitution exige que dans les plus brefs délais, elle dispose de toutes les lois et de toutes les règles qui soutiennent cette Constitution, et nous l’avons fait à partir d’un cadre participatif, puisque nous avons entendu le secteur juridique comment nous devrions perfectionner notre système de création normative.

Aujourd’hui, dans toutes les politiques, tout au long de la conception des politiques et des lois publiques, il y a des groupes d’experts qui combinent toutes les connaissances, qui contribuent et puis les lois ont été soumises à de très larges processus de consultation populaires.

J’ai promu trois piliers… Je ne le fais pas, notre équipe, parce que nous l’avons partagé avec le peuple, personne seul ne peut rien promouvoir, et nous ne l’avons pas fait comme un héritage, mais pour faire avancer le pays : la communication sociale, politique et institutionnelle, et avec cela j’ai encore d’énormes insatisfactions, pour aller dans un moment différent.

La science et l’innovation comme moyen de trouver une solution aux problèmes de la recherche scientifique et de la connaissance.

La transformation numérique et l’intelligence artificielle, car elles peuvent nous conduire à rendre les processus plus productifs, les plus contributifs.

Nous avons défendu les causes les plus justes au monde et je crois que Cuba a joué un rôle très important, par exemple, en défendant la cause palestinienne en ces temps.

Nous avons maintenu une politique étrangère cohérente avec les enseignements de politique étrangère conçus par le commandant en chef, et nous avons une excellente relation avec la plupart des pays du monde et, bien sûr, des relations très fortes avec des groupes de pays qui ont toujours été des frères historiques, des amis historiques.

Nous avons renforcé la souveraineté alimentaire que, bien que nous n’ayons pas réussi, nous avons renforcé.

Nous avons mis en place ou construit, ensemble, un système de travail qui nous relie davantage depuis les quartiers, depuis les communes, depuis les territoires avec une présence plus systématique, plus permanente.

Un plus grand lien entre le système de gouvernement et le secteur du savoir, avec les universités et aussi avec les territoires.

Écouter beaucoup, avoir la capacité d’écouter la population, d’apprendre de la population, de laisser place à tout ce que les gens expriment, et surtout nous avons eu en ce temps de faire face à de nombreuses adversités. Adversités de toutes sortes: météo, phénomènes techniques ou accidents, et cette politique très agressive du Gouvernement des États-Unis.

Par conséquent, je crois qu’il y a un sentiment de continuité historique et surtout une continuité dialectique, qui n’a pas été répétée sans prendre d’attitudes. Aussi des sentiments de mobilité, stimulant les idées de la Révolution, surtout en s’adaptant aux temps actuels et en favorisant la façon de faire face à ces temps. Cela a été fait avec courage et a été fait avec rigueur; mais nous sommes loin des rêves que nous avons de la prospérité que nous voulons pour le pays, et à ce que nous allons consacrer tout le temps que nous avons.

Mais surtout, avec beaucoup de fidélité au peuple, de fidélité à la Révolution, de fidélité à la construction socialiste, parce que je l’ai comme conviction. Je l’ai comme conviction. Si je ne l’avais pas comme conviction, je ne pourrais pas agir de cette façon. Mais je ne me suis jamais tenu à la croisée des chemins pour penser à savoir si je vais laisser un héritage ou non.

Je pense que j’ai assumé cela avec une attitude, comme le dit le Cubain, de faire du tort, de mettre en avant et de mettre la poitrine aux balles. Et si un jour vous allez parler de l’héritage, laissez les autres le dire.

Mon but fondamental maintenant est que le pays puisse aller de l’avant, que nous puissions améliorer en tant que peuple la situation à laquelle nous sommes confrontés, que nous n’abandonnons pas nos idéaux; que les gens continueront à voir Cuba comme un espoir qu’un monde différent est possible, qu’il y a d’autres relations entre des gens qui sont plus dignes que ceux qui conduisent parfois à une société d’inégalité et une société de consommation.

Je ne peux pas répondre à autre chose avec cette question. Je ne pense pas que je vais répondre à vos attentes.

Roberto Cavada.- Non, non, mais je vous remercie, j’apprécie vraiment cette conversation, que vous l’ayez eue pour tout notre public.

Merci beaucoup, Monsieur le Président.

Miguel M. Díaz-Canel.- Merci, Cavada, et merci d’être à Cuba ces temps-ci.

Roberto Cavada.- Merci.

Tags: CUBApcc
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