#Corée Arrestation arbitraire d’une militante sud-coréenne du PDP.

Le 11 avril 2020, une jeune étudiante militante du Parti démocratique populaire () a été arrêtée par la police. D’abord détenue au commissariat de Jong-ro de , elle vient d’être transférée au Parquet général sud-coréen.

Le parquet a délivré un mandat d’arrêt au motif que l’étudiante Kim Na-jin, ayant participé aux actions devant l’ambassade des États-Unis à Séoul, ne s’est pas présentée à l’audience concernant la violation des lois sur le rassemblement et les manifestations.

Cette militante a pourtant déjà été détenue pendant 48 heures juste après avoir participé aux actions contre l’ambassade américaine et s’était bien présentée à l’audience. Puis elle avait compris que l’audience suivante devait être reportée.

Le fait d’arrêter une jeune étudiante avec mandat d’arrêt sous prétexte qu’elle ne s’est pas présentée au procès par erreur, à cause d’un malentendu sur la date, nous montre l’intention cachée du parquet de réprimer le parti progressiste.

De plus cette arrestation est complètement illégale. En effet, l’article 277 du code de procédure pénale sud-coréen prévoit que dans le cas d’affaires légères (entraînant une amende de moins de cinq millions de won, soit 3 750 euros), la présence des accusés n’est pas obligatoire. En l’occurrence, il s’agissait d’une amende de moins d’un million de won (soit 750 euros) concernant la violation des lois sur le rassemblement et les manifestations.

L’arrestation de l’étudiante Kim Na-jin constitue donc un abus de pouvoir manifeste  et une grave violation des droits de l’homme. Etre arrêté pendant des semaines voire des mois sans jugement porte atteinte au droit à un procès équitable.

Le parti de Kim Na-jin, le Parti démocratique populaire, a annoncé qu’il allait mener diverses campagnes sous forme de rassemblements, conférences de presse, manifestations, piquets et veillées 24/24h devant le parquet de Séoul pour la libération de cette militante intrépide.

Information en coréen ici :

, président du Comité pour les libertés démocratiques en

2 mai 2019, seoul, A Monville dans une manifestation de solidarité avec le Venezuela