Tag Archives: Aymeric Monville

Vidéo Axe impérialiste euroatlantique : de la propagande antisoviétique à la haine anti-russe, de graves menaces contre la paix ! Aymeric Monville invité de Sputnik

Aymeric Monville est l’auteur de Et pour quelques bobards de plus (éd. Delga). Il était l’invité de Sputnik À Lire : Les Russes ont une opinion très positive de l’URSS [Dossier spécial les Russes et…

CLIC Rouge 228 – votre supplément électronique gratuit à Initiative Communiste [Mai 2021] …

Le CLIC Rouge n°228 de mai 2021 est paru, un supplément gratuit à Initiative Communiste qui est offert aux milliers d’abonnés de la lettre électronique du PRCF !  Téléchargez-le, lisez-le et surtout partagez-le !  Et si ce n’est pas encore le…

Conflit UE/Biélorussie: un deux poids, deux mesures au service de la nouvelle guerre froide

Conflit UE/Biélorussie: le doute méthodique s’impose à propos du “deux poids, deux mesures” médiatique entièrement au service de la nouvelle guerre froide Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, Aymeric Monville, secrétaire de la commission International,…

Vérité pour la Biélorussie : entretien avec Bruno Drweski #vidéo

Alors que la Biélorussie vient d’arrêter de façon spectaculaire un militant soutien des milieux néo nazis soutenu par l’Union Européenne donnant une nouvelle fois lieu à une intense campagne de propagande, Aymeric Monville, secrétaire de…

Economie : pourquoi Marx a raison en 4 vidéos

Entretien d’Aymeric Monville avec Antoine Vatan, professeur agrégé d’économie .1/ Le taux de profit . 2/ La socialisation de la production . 3/ Hausse de la composition organique du Capital introduction à la théorie de…

Robespierre toujours à cheval ?

(Opinion libre à propos de Napoléon Bonaparte)

par Aymeric Monville

Napoléon par Jacques-Louis DAVID

Ce texte n’a aucune prétention historique mais entend répondre à une question posée par un correspondant d’Initiative communiste au sujet de ce que « nous » penserions de « Napoléon », et tout particulièrement en cette année commémorative.

Ne m’exprimant pas ici au nom de mes camarades, je vais néanmoins relever la gageure et tenter de répondre avec un minimum d’objectivité.

Et d’abord en remontant aux sources, à savoir la tradition de pensée hégélienne, en partie aux origines du marxisme, laquelle savait déjà distinguer en Napoléon l’homme (et ses aspects arrivistes) de sa signification historique (l’accoucheur de l’État contemporain). On doit d’ailleurs à ce souci le concept fortement heuristique de « ruse de la raison ». Ce serait donc un comble de ne pas envisager, en marxistes, la période profondément contrastée du Premier Empire et derrière elle, celle de la Révolution dans sa dimension bourgeoise, c’est-à-dire éminemment transitoire. 

De la Bastille à Waterloo, force est de constater qu’il y a tout de même, malgré les Thermidors et les Directoires, un esprit de continuité, dont la signification n’avait pas échappé à l’Europe réactionnaire coalisée contre nos armes. À cet égard, on ne sait si les éloges tardifs de Robespierre que contient le Mémorial ne sont pas inspirés par la volonté de reconstituer un bloc oppositionnel avec les Jacobins autrefois persécutés. Il n’empêche que l’Empereur a su, dans ses malheurs, se souvenir de ses débuts où il fréquentait Robespierre le jeune, frère de Maximilien, du côté de Toulon.

Certes, Napoléon n’est sans doute pas d’un seul bloc ce « Robespierre à cheval » dont parlait Metternich, le chef de la réaction européenne de l’époque. Nous pensons tous, comme contre-exemple manifeste, au honteux rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe et à Saint-Domingue et son maintien en Martinique lors de la rétrocession de l’île par les Anglais, lesquels contrastent évidemment avec l’abolition de la traite par les jacobins. Il y a aussi bien sûr l’épouvantable guerre contre Haïti. Mais s’il faut reconnaître cela, pourquoi cacher, comme les médias le font trop souvent, le fait que la traite a été abolie lors des Cent-Jours, c’est-à-dire à l’époque où Napoléon bénéficie d’un immense soutien populaire ? Ce peuple en grande partie analphabète mais qui avait bien compris que les féodaux voulaient lui reprendre ses terres acquises par sa révolution. 

Certes, l’histoire exige plus que le fait de distribuer des bons ou des mauvais points, et il nous faut penser dans toutes ses potentialités dialectiques, pour ce qui est de l’Europe, l’émergence du fait national (Pologne, Allemagne, Italie) grâce à la fin du féodalisme écrasé sous le passage de la Grande Armée, mais aussi le fait que ce phénomène se retournera d’ailleurs comme un boomerang contre l’Empereur. Mais si on parle de libération nationale, ce serait tout de même un comble d’oublier ce puissant mouvement de résistance populaire que fut le retour de l’île d’Elbe en mars 1815, soulèvement qui ne dépare pas d’autres splendides insurrections révolutionnaires et patriotiques de notre histoire. Preuve en tout cas que Napoléon était resté « attaché au refus de l’abaissement national devant les Bourbons et l’Europe aristocratique », comme le disait si bien, dans Vive la révolution !, l’histoire communiste d’Antoine Casanova, ancien directeur de La Pensée, auteur d’une magistrale biographie intellectuelle de l’Empereur (dont on ignore encore trop souvent la proximité avec les idées fort subversives de Spinoza). Casanova qui n’était d’ailleurs pas le seul communiste à lutter contre la stupide équation Napoléon = Hitler, qui, en ces temps d’arasement de l’esprit critique par ledit Parlement européen, en rappelle d’autres du même tonneau.

En bref, derrière la dévalorisation à la mode de Napoléon, il y a lieu de se méfier de ce qui pourrait être interprété comme un refus très européiste de la France comme Etat légitime, fondé sur la souveraineté populaire issue de la Révolution française.

S’il y a donc une urgence à répondre à cette question de notre aimable correspondant, c’est moins pour prendre une position excluante que pour affirmer l’urgence de dialectiser le personnage. C’est pourquoi on peut certes faire descendre Napoléon de son cheval. Mais gardons-nous de faire descendre aussi ce qui, aux yeux de la Sainte-Alliance, évoquait irrésistiblement en lui Robespierre !

Aymeric Monville, mars 2021

Un nouveau Champollion sous le règne funeste du « tout anglais » : Impromptu sur le déchiffrement récent de l’élamite linéaire

Dans cet article, notre camarade Aymeric Monville interprète comme autant de symptômes du rapport historique à la Nation et aux Lumières l’éclatante découverte due à Champollion et celle, non moins éclatante mais à peine mentionnée…

Igor Fissenko, ambassadeur de la République du Belarus en France, précise dans une interview exclusive les résultats de la VI assemblée populaire.

Interview de S.E.M. Igor Fissenko, Ambassadeur de la République du Bélarus en France, à «Initiative communiste» à lire : l’interview du 8 février dernier de SEM Igor Fissenko. 16 février 2021 Cher Monsieur l’Ambassadeur, je…

Biélorussie, du contexte historique au monde actuel. Entretien en vidéo avec Bruno Drweski, chercheur à l’INALCO.

Dans ces deux entretiens, Bruno Drweski montre tout la singularité, historique et géopolitique, d’un pays qui résiste à l’arasement néolibéral appelé “mondialisation”.Bruno Drweski, maître de conférences à l’INALCO, auteur d’un “Que sais-je?” sur la Biélorussie…

Interview exclusive de Igor Fissenko, ambassadeur de la République du Belarus en France.

S.E.M. Igor Fissenko, Ambassadeur de la République du Belarus en France, a bien voulu accorder un entretien à «Initiative communiste». Monsieur l’Ambassadeur, je suis heureux de pouvoir poursuivre le dialogue avec vous. Plus de six…

Stop au blocus de Cuba : manifestation à Paris à la Tour Eiffel #CubaSalvaVidas #NoMasBloqueo

Une large délégation de militants du PRCF était évidemment présente dans la manifestation pour exiger la levée du blocus contre Cuba ce 24 janvier 2021. Un rassemblement unitaire très réussi, avec de nombreuses associations et…