Amérique Latine : du Paraguay à l’Equateur en passant par le Venezuela les travailleurs à l’offensive

En , après les vents mauvais de 2016 qui ont vu la droite mener un coup d’état au et le retour au affaires de la droite austéritaire et aux ordres des Etats Unis de Mauricio Macri en Argentine, les travailleurs sont à nouveau à l’offensive

Au , le peuple debout pour refuser le retour de la dictature

Après 35 ans d’une dictature fasciste atroce, les Paraguayens avaient inscrit dans la loi l’interdiction pour un président de se représenter. A l’opposé de la constitution démocratique du bolivarien de Chavez et Maduro qui permet de révoquer par referendum un président en cours de mandat, le président de droite Cartes a lui décidé de faire voler en éclat cette protection démocratique. Provoquant l’indignation populaire. La répression ultra violente, féroce qui a frappé les manifestants  – le principal responsable d’un parti d’opposition de gauche étant par exemple tué d’une balle en pleine tête par des policiers donnant l’assaut au siège de son parti –  a amplifié un profond mouvement de colère populaire avec des manifestations dans tous le pays. Chacun pourra constater que ses images ne sont pas passées sur les télévisions françaises, où le moindre rassemblement de 3 opposants de la droite la plus rétrograde à La Havane, Quito ou Caracas fait pourtant immédiatement la une des journaux.

En France, en les travailleurs debout pour leurs droits

En France également, dans le DOM de Guyane les travailleurs sont debout pour défendre leur droit dénonçant une politique capitaliste néo coloniale qui profite des richesses du territoire tout en laissant la population dans le chômage et la pauvreté. Dans ce département de la 6e puissance mondiale, les routes, les hôpitaux, les établissements scolaires font défaut et aucun investissement sérieux n’a lieux. Les syndicats avec l’UTG ont donc lancé une mobilisation générale, remportant une première victoire partielle avec des promesses d’investissement qui demeurent toutefois largement insufisante. C’est pacifiquement et démocratiquement pour rappeler qu’en Guyane comme ailleurs seul les travailleurs construisent et font tourner l’économie que les travailleurs bloquent les routes et ont occupés le 5 avril le célèbre centre de tir de la fusée Ariane à Kourou pourtant ultra sécurisé. Une insurrection démocratique soutenue par les communistes du PRCF en France.

En victoire de Lenin Moreno et du socialisme du 21e siècle

En Équateur, malgré les pressions tout azimut lancées par les Etats-Unis et leurs alliés européens soutenant comme ailleurs en Amérique Latine un candidat de l’oligarchie aux élections présidentieles, banquier soupçonné d’avoir des comptes offshore, et ses méthodes putchistes et violentes, le peuple a résisté. Alors que le charismatique président Correa ne se représentait pas, c’est Lenin Moreno qui a été nettement élu président après avoir solidement remporté le premier tour. Le socialisme du 21e siècle continue donc de se construire en Équateur.

Venezuela : le peuple debout pour la révolution bolivarienne contre la droite putchiste compradore

Au Venezuela, la droite putchiste n’a pas réussi à réunir les conditions pour organiser un referendum révocatoire. Forte de sa majorité à l’assemblée nationale et de son contrôle des principaux leviers de l’économie, elle mène cependant une politique du chaos qui est cependant combattue avec un certain succès par la mobilisation populaire à l’image des CLAPs permettant de contourner la spéculation et l’organisation de pénurie par la grande distribution.
C’est également dans la rue que le peuple est à nouveau descendu en masse, non pour répondre aux appels à la violence lancée par cette classe capitaliste aux ordres des Etats-Unis, mais bien pour défendre la paix et les institutions démocratiques vénézuéliennes, alors que la cour constitutionnelle vient de signifier de manière on ne peut plus claire que la légalité constitutionnelle ne peut être violée indéfiniment par la droite à l’assemblée nationale.

Devant une manifestation massive encerclant l’assemblée nationale, sur la place Bolivar, la député socialiste Tania Diaz  a expliqué à la foule venue soutenir le 4 avril les initiatives du gouvernement du président Maduro et riposter aux ingérences des Etats Unis et de l’OEA :

Est ce que les députés de droite peuvent promettre des queues plus courtes aux supermarchés ? Peuvent ils promettre la justice pour ceux qui en ont besoin ? Peuvent ils promettre une solution à la guerre économique à laquelle nous faisons face ? Ou sont il une cause de tout cela ?

La droite, en dehors de quelques émeutiers moins nombreux souvent que les journalistes occidentaux venus les filmés, n’a guère réussi à mobiliser dans la rue.

Brésil : la justice s’occupe du cas du putchiste Temer

Un tribunal brésilien a ouvert une procédure mardi pour financement illégale de campagne électorale qui pourrait conduire à la destitution du président non élu Michel Tmer moins d’un an après qu’il se soit installé dans le fauteuil de président à la faveur d’un coup d’état parlementaire contre la présidente élu Dilma Rousseff.

La principale court électorale du pays, le TSE, conduira l’instruction qui concernent des accusations qui durent depuis des années de financement illégale de la campagne de Temer alors qu’il était un partenaire de la campagne victorieuse de Roussef pour sa ré-élection en 2014.

Le parti de droite de Temer, le PMDB faisait parti de l’ancienne coalition de Rousseff au coté du parti des travailleurs jusqu’à la rupture intervenue l’année dernière entreprise pour mener une procédure d’empéchement contestée et bancale contre Dilma Roussef, largement condamnée comme un coup d’état parlementaire. Temer, alors vice président, à la tête du putch a alors succédé à Rousseff en s’aliant avec le PSDB qui avait perdu les élections contre Rousseff. L’ironie de l’histoire c’est que c’est la plainte déposée en 2014 par le PSDB qui conduit Temer devant les tribunaux. Tel est pris qui croyait prendre.

Au Brésil, contre la politique de rigueur et de matraquage des salaires, les travailleurs et la jeunesses ont entrepris de se mobiliser contre l’offensive austéritaire violente tout azimut de la droite déchainée de Temer et Cie. Enchainant dans le silence des médias occidentaux manifestations sur mobilisation. Comme en rendent compte ces images de la chaine de télévision latino américaine Telesur.

 

JBC pour www.initiative-communiste.fr journal du PRCF, à partir d’informations d’agences