Communiqué de la commission International du PRCF – le 13 décembre 2019

La majorité des Algériens a boycotté le prétendu scrutin présidentiel organisé par les régime et qui ne laissait de « choix » qu’entre des patentés du système en place.

Ignorant ces élections en trompe-l’œil, les manifestations populaires ont continué de plus belle, impliquant notamment de larges secteurs du mouvement démocratique et de la jeunesse qui considérent avec raison ce scrutin comme un faux-semblant, ne serait-ce que parce que des personnalités issues du mouvement ont été emprisonnées ou empêchées de candidater. Surtout, comment confier la renaissance de la démocratie algérienne à ceux qui ont dévoyé des décennies durant les aspirations démocratiques, patriotiques et anti-impérialistes portées par la guerre d’indépendance en érigeant la corruption, le népotisme, le détournement des biens publics en système d’État. Et en s’alignant de plus en plus sur les diktats de la mondialisation néolibérale ?

 Cela dit, qu’il soit clair que l’ex-puissance coloniale n’a pas de leçons à donner puisqu’ici tout est fait pour matraquer les travailleurs et autres gilets jaunes en lutte, pour interdire toute alternative politique véritable (on doit « choisir » à l’intérieur des orientations néolibérales précontraintes par les traités supranationaux européens et « transatlantiques » !), Macron gouvernant de plus en plus ouvertement sous la dictée de l’UE au seul avantage d’une minorité de privilégiés tout en dépouillant la majorité du peuple de ses acquis les plus élémentaires.

 Dans ces conditions, le PRCF est solidaire des travailleurs, de la jeunesse, des communistes et du peuple algériens, non seulement parce que l’établissement d’une démocratie authentiquement et souveraine est une aspiration de masse en Algérie, mais parce que son triomphe de l’autre côté de la Méditerranée nous aiderait à combattre plus efficacement les prédations de l’impérialisme français en Afrique et la des conquêtes sociales et démocratiques dans notre propre pays.

 Il faut maintenant veiller à ce que le régime ne se serve pas de sa re-légitimation électorale purement apparente pour durcir la répression sanglante du mouvement populaire.