Info luttes N° 40 – septembre 2018

Des gréves, il y en a ! Dans les collèges et lycées, dans les hôpitaux, dans les bus, dans la police, dans le commerce, dans les entreprises qui restructurent … Il y a même eu une interprofessionnelle le 20 septembre 2018 lancée par l’UD-CGT 13. Il y a bien un mouvement social programmé le 9 octobre 2018. La FSU appelle aussi à la grève le Lundi 12 Novembre contre la suppression de 2650 postes dans les collèges et les lycées.

Les méprisés par ce monarque Macron, salariés, fonctionnaires, chômeurs, retraités, agriculteurs qu’il traite de “fainéants” et de “gaulois réfractaires” ne lui avaient majoritairement pas fait confiance aux élections présidentielles en s’abstenant. D’autres aujourd’hui réalisent qu’ils n’auraient pas dû choisir entre “le poison et l’empoisonneur” ce qui explique sa baisse de popularité !

Le peuple sait que Macron est issu du monde de la finance pour servir les intérêts du MEDEF et du patronat européen à la solde de la BCE, de l’UE, de l’OTAN et du capiotalisme.

Les JRCF et le PRCF apportent leur soutien à toutes ces luttes mais nous savons pertinemment que le rouleau compresseur de La République En Marche “ARRIÈRE” continuera sa destruction systématique des acquis sociaux de 36, du CNR de 45, de 68 et s’attaque même aux droits fondamentaux de la République en ouvrant la voie au fascisme européen ! Alors le peuple n’a d’autres solutions que de passer à une contre offensive d’envergure.

À quand le “tous ensemble et en même temps” ? Bloquons leurs profits puisqu’ils bloquent nos vies ! Nous avons tous la même maladie : suppressions de postes, licenciements, casse des retraites, blocage des salaires, baisse des APL étudiants, agriculteurs sous-payés,… pendant qu’on sert la soupe aux plus riches ceux du CAC 40, les dirigeants comme celui d’Air France et des grosses entreprises, le CICE qui continue et d’autres aides qui s’ajoutent sans contrepartie.

“Les régressions ne se négocient pas, elles se combattent !” Faisons émerger un Front Syndical de Classe mobilisé avec la Fédération Syndicale Mondiale. Ce ne sont pas les syndicats”jaunes” de la CES inféodés à l’UE et au capitalisme qui le permettront.

Le FREXIT n’est pas une condition suffisante mais nécessaire. La mise à genoux de Tsipras en Grèce devant les exigences autoritaires et austéritaires de la BCE en est la preuve  (baisse de 20% des salaires et des retraites !).  L’illusion d’une Europe sociale est un gros mensonge car il faudrait l’accord unanime des 27 États et le parlement européen n’a aucun pouvoir puisqu’il ne peut que dire oui ou non aux propositions de la Commission de Bruxelles composée de membres désignés pour appliquer le capitalisme débridé de la “concurrence libre et non faussée” qui prévaut sur les parlements nationaux obligeant la France à la casse des statuts et à la privatisation de tous les services publics.

Pour s’en sortir, sortons de l’Euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme !

Les prochaines grèves :

  • Des bus TAN à Nantes le 25 septembre 2018

  • Dans les lycées professionnels le 27 septembre 2018

  • Nationale le mardi 9 octobre 2018

    Les grèves à venir :

  • Au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté depuis le 20 septembre 2018

  •  Des bus Yélo à La Rochelle dès le 19 septembre 2018

  •  Dus TAN à Nantes le 25 septembre 2018

Revue de presse des luttes

Les luttes gagnantes :

A – Elections gagnantes dans l’entreprise « Vendée Mécanique Industrie » (VMI) (Métallurgie)

Source : CGT – 20/09/2018

Spécialisée dans les domaines de la conception, fabrication et installation de solutions de mélange pour les métiers de bouche (boulangerie, pâtisserie et viennoiserie): batteurs et pétrins pour les boulangeries artisanales, chaînes de boulangerie et boulangeries en grande distribution, systèmes de pétrissage et de mélange pour l’industrie de la boulangerie, mélangeurs et pétrins pour la restauration professionnelle : cafés, hôtels, restaurants et collectivités ».

Le 5 juillet 2018, c’était la première fois que la CGT se présentait aux élections dans cette entreprise avec une Cfdt majoritaire avant les élections.

Résultat des élections : 

§  1er collège : sur 118 inscrits la CGT réalise un score de 79,45%, Cfdt 20,54%

§  2ème  collège : sur 53 inscrits CGT 79%, Cfdt 20,83%

§  3ème  collège : sur 62 inscrits, 100% CGT

Ces résultats, 1er, 2ème et 3ème collège  confirment que la Vendée est aussi une terre de luttes où les salarié-e-s aspirent avec la CGT au progrès social. Saluons comme il se doit l’investissement militant des camarades de la CGT « Vendée Mécanique Industrie » et de l’Union Syndicale des Travailleurs Métallurgie CGT Vendée qui ont su convaincre les salarié-e-s, à force de déploiements, de la nécessité de se syndiquer à la CGT, de construire une liste CGT aux élections professionnelles et de voter massivement CGT. Cette victoire en appelle d’autres……

Bà la COVED (14) : Les salariés avec la CGT gagnent la réintégration des salariés
Source : CGT – 18/09/2018

Rappel des faits : fin Janvier, la direction décide de procéder à la mise à pied conservatoire de 3 salariés pour faute grave, 2 sont alors licenciés.

La procédure de licenciement pour le troisième salarié nécessitait une enquête de l’inspection du travail puisqu’il était protégé par un mandat de conseiller de salarié CGT. C’est alors le début d’une succession de réhabilitations.

À l’issue de l’enquête, l’inspection du travail a donné gain de cause à notre camarade, sur la base des témoignages des salariés de l’entreprise et des défaillances de l’employeur en matière de formations et d’informations.

S’ensuit la réintégration des 2 salariés licenciés, sur injonction du conseil des prud’hommes, sous astreinte provisoire de 1 000 €/jour de retard à l’issue d’un délai de 10 jours.

C’est avant tout une victoire collective que les salariés, avec la CGT ont mis en œuvre, les employeurs n’ont pas tous les droits.

Les grèves et manifestations :

source : La Marseillaise – 20/09/2018

1 – Manifestation : UD CGT 13

Contre les attaques du gouvernement et du patronat, « l’heure est à la ri- poste » pour l’UD CGT 13 qui appelle à la grève et à la mobilisation inter- professionnelle à partir de 10h30 au- jourd’hui sur le Vieux-Port de Mar- seille.

Pognon de dingue », « fainéants », « Gaulois réfractaires »… Le mépris du chef de l’État pour son peuple n’a plus de limites. Et derrière les mots, il y a les réformes, qui cassent le sys- tème de protection sociale, les ser- vices publics, les garanties collec- tives et le tissu industriel quand chô- mage et précarité progressent, comme le taux d’insatisfaction des Français face à la politique menée.

Pour l’UD CGT des Bouches-du- Rhône, la reprise de l’offensive contre le gouvernement et le patro- nat c’est dès aujourd’hui. Un premier pas en solo pour faire monter la pres- sion en vue du rendez-vous unitaire du 9 octobre. « Cette fois, nous ne sommes pas dans le processus dépar- temental de convergence des luttes, précise Olivier Mateu, secrétaire gé- néral de l’UD, c’est une première ini- tiative publique destinée à marquer

le coup de la rentrée. » Les jalons de la riposte

L’UD CGT 13 donne rendez-vous à tous ses militants à partir de 10h30 sur le Vieux-Port de Marseille. Photo Archives LM

Pas de mise en avant d’une entreprise en particulier ce 20 septembre mais des délégations venues de tout le dé- partement et de toutes les entre- prises en lutte. Les cheminots seront présents, les fonctionnaires et les portuaires également.

Des organisations politiques abondent en soutien. Le PCF 13 a d’ores et déjà appelé ses militants à se rassembler en présence de son se- crétaire départemental Jérémy Bac- chi. Pour la FI, Sophie Camard sera dans les rangs, « pour préparer un mouvement d’ensemble, car il y a des urgences un peu partout, la situation est explosive ». Et le NPA, fidèle à sa coutume, accompagne le mouvement

social. Son responsable départemen- tal, Jean-Marie Battini, considère « qu’il fallait une réaction collective. Le mécontentement est grand mais éparpillé. Il nous appartient de fédé- rer tout ça. »

Mais il s’interroge : « Comment re- lancer un mouvement d’ensemble quand certains syndicats ont la si- gnature trop leste ? » Olivier Mateu prévient pour sa part : « Pas question d’abandonner le processus de convergence lancé. On est au début de nombreuses et fortes mobilisa- tions à venir. » Le 9 octobre pour commencer.

Le 29 septembre, la fête de l’UD CGT 13, à laquelle participent les fé- dérations CGT de l’industrie, de l’énergie, du commerce, des trans- ports et des organismes sociaux, « met au débat la construction de la riposte ».

Et si FO 13 n’est pas sur les pavés au- jourd’hui, ses UL « se réunissent pour préparer le mouvement du 9 oc- tobre ». De même que la FSU et Soli- daires.

Myriam Guillaume ■

2 – Hôpitalde Quimper. La CGT s’inquiète du devenir de l’établissement

Source : ACTU.Fr

Conditions de travail de plus en plus difficiles, départs de médecins… , le syndicat CGT du centre hospitalier de Quimper Cornouaille s’inquiète de l’avenir de l’établissement.

Le syndicat CGTdu centre hospitalier de Quimper-Cornouaillea tenu à faire le bilan du fonctionnement de l’hôpital après « un été bien chargé ». 

Le CHIC fait actuellement l’objet d’une restructuration qui comprend une réorganisation des services. « Une organisation mise en place sans tenir compte des propositions faites par les agents et les représentants élus du personnel », note Karine Goarrec, secrétaire générale du syndicat. L’hôpital investit 700 000 euros dans ce projet « fait dans la précipitation, un pari sur l’avenir sans garantie ».

Selon le syndicat, cette restructuration impacte les conditions de travail des personnels : problèmes informatiques, de logistique, heures supplémentaires, arrêts de travail, rappel sur les repos et les congés annuels.

Karine Goarrec ajoute :

Plus grave, à nos yeux, le fermeture de lits dans certains services ou carrément de service pour quelques jours pour en renforcer d’autres.

Autre préoccupation majeure, l’annonce de départs de médecin et spécialistes. Deux cardiologues et 1 gynécologue souhaitent quitter l’établissement,  1 pneumologue et 5 médecins urgentistes ont choisi une réorientation professionnelle. « Que va-t-il se passer ? Nous n’en savons rien. Nous craignons la fermeture du service de cardiologie sachant que l’hôpital est confronté à de grosses difficultés de recrutement. »

Un constat « alarmant »

Le syndicat se pose la question du devenir de l’hôpital et du service public rendu à la population. « Les services de soins et de réadaptation vont être confiés à l’Union pour les gestion des établissements des caisses d’assurance maladie, établissement du secteur privé à but non lucratif. L’association Massé Trévidy va prendre en charge l’Ehpad Avel Armor de Concarneau. »

Pour la CGT, le constat « est alarmant. De plus en plus d’agents envisagent de quitter la fonction publique hospitalière à cause des conditions de travail. pour nous, tout cela revient à une obsolescence programmée du service public de santé ».

Le syndicat lance d’ores et déjà un appel à mobilisation à la journée intersyndicale, interprofessionnelle et intergénérationnelle du 9 octobre prochain.

3 – Yvelines. Les profs du lycée Mantais Saint-Exupéry déjà mécontents

Source : ACTU.fr – 20/09/2018

Manque de profs et d’heures, classes surchargées, stress au travail, le malaise est général et concerne les professeurs et les agents administratifs du lycée Saint-Exupéry à Mantes

Jeudi dernier, en réponse à l’appel conjoint des syndicats FSU Yvelines et Sud, 35 % des professeurs, personnels administratifs et agents du lycée Saint-Exupéryde Mantes-la-Jolie étaient en grève.

Nous voulons mettre fin à des années de dégradation des conditions de travail », explique François Hébert, le secrétaire départemental de la FSU.

Dès l’ouverture des grilles à 8 h, des tracts ont été distribués aux élèves et aux parents présents. Les grévistes se sont ensuite retrouvés en assemblée générale pour décider de la suite à donner à leur mouvement.

Les Secondes en surcharge

En cette rentrée 2018, la listedes griefsest déjà nombreuse.

Tout en haut de la liste, on trouve « le financement de deux classes de Terminale sur ce qu’on appelle la marge d’autonomie, à savoir la dotation d’heures. Nous souhaitions pouvoir créer des classes de Seconde supplémentaires afin de pouvoir réduire les effectifs(il y a aujourd’hui 35 élèves par classe en Seconde, ndlr). Ces heures ont donc été utilisées pour les deux classes de Terminale et nous n’avons pas pu proposer des classes aux effectifs plus légers en Seconde », regrette François Hébert.

Une audience à l’académie demandée

Les syndicats dénoncentégalement que les élèves ayant échouéau baccalauréat n’aient pas pu redoublerdans le lycée.

Pourtant, c’est leur droit. À la place, on leur propose un cursus aménagé. »

Desdysfonctionnementsont également été constatés dans le service de restauration et d’entretien.

Leurs conditions de travail sont difficiles. La Région effectue actuellement un audit afin de réorganiser les services entre les lycées Saint-Ex et Rostand (restauration commune, ndlr). Nous avions demandé une audience à la Région pour faire part de ces problèmes avant que les conclusions de l’audit ne soient rendues. Mais elle nous a été refusée », poursuit le responsable.

Côtéadministratif, l’ambiance n’est pas non plus au beau fixe : « Il manque un demi-poste au secrétariat des élèves, nous n’avons pas obtenu le deuxième poste d’adjoint et le gestionnaire initialement nommé sur l’établissement ne s’est pas présenté… »

Si le mouvement n’a pas été reconduit pour l’instant, tous restent en alerte.

À la suite de l’AG, nous avons envoyé une demande d’audience à la direction académique. Nous espérons être reçus rapidement. Nous déciderons ensuite d’une nouvelle grève si nous n’avons pas obtenu satisfaction. »

4 – Centième jour de grève pour les employés de l’hôpital de Vierzon

Source : FranceInfo – 18/09/2018

A l’hôpital de Vierzon, des dizaines d’employés sont en grève illimité depuis le 11 juin. Ils protestent contre la suppression de 25 postes qui mettrait en danger plusieurs services de l’hôpital. Aujourd’hui, pour le centième jour de grève, les employés ont planté des tentes sur le parking.

Centième jour de grève, centième jour de protestation pour les employés de l’hôpital de Vierzon, dont 25 postes sont menacés. Arrivés à 9 heures, ils ont planté des tentes sur le parking de l’hôpital, créant un campement de contestataires, surnommé “un village gaulois”, clin d’oeil à Emmanuel Macron qui parlait cet été des Français comme de “gaulois réfractaires” au changement.

Depuis l’annonce de la suppression de 25 postes, c’est un bras de fer qui est engagé avec l’agence régionale de santé (ARS). Cette dernière parle d’endettement de l’hôpital et d’une trésorerie critique qui nécessitent ces mesures.

Une grève illimitée a donc été déclarée le 11 juin dernier, bien que le personnel ne cesse de travailler pour autant : la grève se déroule pendant leur temps de pause. La crainte de ses employés, outre la suppression des postes, est de voir l’hôpital “réduit” à une activité de chirurgie ambulatoire, les grosses opérations et les accouchements seraient transférés à l’hôpital de Bourges, situé à près de 40 kilomètres de Vierzon.

Les attentes des employés : une discussion avec l’ARS, l’annulation des 25 suppressions de poste, le maintient de tous les services dans l’établissementet la modernisation du bloc opératoire.

5 – Alençon. Unité SGP Police-FO alerte sur le manque d’effectifs : « Nos collègues sont fatigués, il y a urgence à réagir »

Source : L’Orne hebdo

Il est indispensable d’avoir des renforts suffisants sur l’Orne. Et ce, très rapidement pour assurer la sécurité publique et notre sécurité”, signale un syndicat de la Police.

Une délégation Unité SGP Police FOa rencontré le député de la circonscription Joaquim Pueyo, la semaine dernière. « C’est le premier d’une longue liste de parlementaires et d’élus que l’organisation s’apprête à rencontrer pour faire connaître le mal-être des policiers et les manques urgents en effectifs, plus précisément sur Alençon », signale Michaël Métairie, secrétaire départemental de l’Orne de l’Unité SGP-Police-FO. 

Elle a également été reçue par Chantal Castelnot, la Préfète de l’Orne, en présence de son directeur de cabinet et du directeur départemental de la sécurité publique de l’Orne, Gilbert Grinstein.

<<<<« La préfète pessimiste »

« Madame la Préfète a pris soin d’écouter attentivement nos doléances sur le manque cruel de fonctionnaires dont nous lui avions déjà fait part, il y a plusieurs mois. Elle nous a informés que ses demandes étaient restées sans réponse après plusieurs courriers auprès du Ministère de l’Intérieur ». 

« Notre organisation a insisté sur les faits de violences, lors des derniers événements sur Alençon, et qu’il était donc indispensable d’avoir des renforts suffisants sur le département. Et ce, très rapidement pour assurer la sécurité publique et notre sécurité… », rapporte le secrétaire départemental Unité SGP-Police FO selon qui :

« Madame la Préfète a bien conscience de la souffrance de nos collègues et de nos divers problèmes mais reste très pessimiste quant à la réponse qui pourrait lui être donnée par les plus hautes instances de l’État. »

Le syndicat va poursuivre ses démarches auprès des parlementaires et élus de l’Orne « dans les semaines à venir afin d’alerter les autorités compétentes et l’opinion publique ».

Car selon Michaël Métairie, « nos collègues sont fatigués. Il y a urgence à réagir et que le département de l’Orne puisse accueillir rapidement de nouveaux effectifs afin d’apporter une bouffée d’air aux policiers ornais. Nous ne lâcherons pas, il en va de notre sécurité et de celle des citoyens. »

6 – Blocage du lycée du Fiumo’Orbu

Source : Corse Matin – 21/09/2018

Une semaine après le début des “événements” qui agitent le lycée du Fium’Orbu autour de la langue corse, les manifestations s’enchaînent dans l’établissement. Hier une poignée d’élèves a manifesté  au rond-point de Migliacciaru. Porteurs debandereet de banderoles Scola bislinguaou Semu qui, les lycéens ont interpellé les automobilistes. Ce matin le lycée est bloqué à la suite du dépôt de plainte de la rectrice contre les trois personnes qui se sont introduites dans l’établissement, dont Joseph Colombani, président de la chambre d’agriculture, et qui ont eu une altercation avec le proviseur.

De son côté, le syndicat SNES-FSU exprime sa solidarité à la communauté éducative et administrative du Fium’Orbu. “Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les insultes et les menaces proférées par quelques apprentis sorciers.Des mensonges, des ragots haineux ont été colportés via les réseaux sociaux, déstabilisant profondément certains de nos collègues.”

Le SNES-FSU appelle “au dialogue et à la sérénité afin que chacun puisse exercer son métier au service d’une jeunesse qui a besoin d’un service public de qualité”. Enfin, la rectrice de l’académie de Corse a déposé plainte à propos des faits visant le chef d’établissement.

7 – Chez Chaussexpo, FO appelle à amplifier la mobilisation

Source : FO

L’enseigne Chaussexpo va fermer 35 magasins, vendre son siège et supprimer 116 emplois. L’annonce a été faite aux représentants du personnel le 19 septembre. Ce même-jour, trois syndicats avaient lancé un appel à la grève. FO demande aux salariés de se préparer à mener la bagarre pour obtenir les meilleures conditions d’accompagnement.

Six mois d’attente, six mois de promesses, six mois de mensonges, dénonce FO dans un tract appelant les salariés de Chaussexpo à cesser le travail le 19 septembre sur le thème de l’emploi. Confronté à des difficultés financières, le propriétaire de l’enseigne de chaussures low cost, le groupe familial Desmazières, avait été placé en redressement judiciaire le 5 février 2018. Les éventuels repreneurs avaient jusqu’à mi-mai pour déposer un dossier.Il y a eu des offres de reprise partielle, explique Luc Dubois, délégué FO. Personne ne veut investir dans la vente de chaussures, c’est un marché en train de se casser la figure. La solution qui a été retenue par le juge, c’est le plan de redressement du patron. Mais de mois en mois, on nous balade.

En août dernier, le syndicat a découvert que deux dirigeants avaient fait valoir leurs droits à la retraite depuis début juillet 2018. Ils continuent à travailler et à toucher un salaire, mais ils ont préparé leur avenir, à nous de préparer le nôtre, prévient Luc Dubois. Selon le tract diffusé par FO, s’ils sont restés dans l’entreprise, c’est pour nous bercer d’illusions, pour que nous continuions à écouler la marchandise, […] tout cela pour que nos licenciements coûtent le moins cher possible.

Partir la tête haute

Le 19 septembre, la direction a annoncé aux représentants du personnel la suppression de 116 postes sur 1200. Selon le délégué FO, le plan prévoit la fermeture de 35 magasins sur 223, et la mise en vente du site de Lesquin (Nord) qui regroupe les bureaux du siège et un entrepôt. En avril 2017, les salariés avaient déjà été confrontés à un plan social fermant une trentaine de magasins et supprimant 88 emplois.

L’appel à la grève lancé par les syndicats FO, CGT et CFDT visait à obtenir les meilleures conditions d’accompagnement pour les salariés concernés. Ça a été une petite réussite, une vingtaine de magasins a mené des actions, grève, débrayage ou distribution de tracts, et une grande majorité de l’entrepôt était en grève, se félicite Luc Dubois.

Le délégué FO, qui a le soutien de la Section fédérale du Commerce & VRP de la fédération FEC-FO, appelle désormais les salariés à amplifier la mobilisation. On va devoir se préparer à mener la bagarre pour récupérer tout ce qu’on peut en matière de primes de licenciement extra-légales ou de formation, il ne faut pas attendre, prévient-il. Pour ceux qui ont 50 ans, ça ne va pas être facile de retrouver du boulot. Notre seule force pour les faire céder, c’est notre mobilisation. On a bien l’intention de ne pas être sacrifiés et de partir la tête haute.