Info luttes – Macron asphyxie nos libertés – n° 3 – Janvier 2019

Comme des centaines de milliers de mes compatriotes, le 31 décembre, je n’ai pas allumé ma télévision pour écouter les vœux de régression sociale annoncés par Macron.

Par contre, comme tous les jours, le 1er janvier j’ai fait ma revue de presse pour écouter ce qu’avait diffusé sur les ondes les chiens de garde de l’information Élyséenne (France Info, BFMTV, CNEWS, France-Inter, où défilent les ministres…) et Ils ne ce sont pas privés de passer en boucle les affrontements à Paris et en province entre les forces de polices et les gilets jaunes. Sans jamais se demander si la « violence » n’était pas d’abord le fait d’un pouvoir qui lamine tous les acquis sociaux, qui soumet la France à l’Empire européen (selon la propre expression de Bruno Lemaire) et qui a fait préventivement arrêter 4000 Gilets jaunes en décembre…

D’abord, un constat ! La répression des gilets jaunes après celles des syndicalistes de la CGT qui manifestaient contre la casse du Code du travail, a pour objectif de museler la contestation populaire pour faire passer les prochaines attaques contre les demandeurs d’emploi, les fonctionnaires et la contre-réforme des retraites.

À y regarder de plus près, la France sous le joug de l’UE est devenue un pays pré-totalitaireoù les lois liberticides s’accumulent depuis Sarkozy et où tout ou presque est fait pour enrichir une minorité au détriment des véritables créateurs de richesse que sont les travailleurs. Pour ceux qui battent le pavé depuis 8 semaines, la vie quotidienne est épuisante, stérile et les fins de mois plus que difficiles. Alors qu’un gouvernement dans une société libre et démocratique devrait œuvrer pour faciliter l’existence de sa population, en France, Macron et son gouvernement aux ordres de Bruxelles et plus encore de Berlin, utilisent la répression policière, asphyxient nos libertés, interdisent les manifestations et traduisent devant la justice de classe des gilets jaunes pacifiques qui ne réclament qu’une véritable répartition des richesses et comme l’affirme une affiche des Gilets Jaunes “La Police est partout la justice est nulle part”

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de “liberté”, réelle et véritable. » (Lénine)

Jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF

Les grèves à venir :

  •  Dans les écoles de Strasbourg le 15 janvier 2019

  •  Nationale des avocats le 15 janvier 2019

  •  Nationale des fonctionnaires territoriaux du 7 au 31 janvier 2019

  •  Des bus TUL à Laval dès le 9 janvier 2018

  •  Des bus et métros STAR à Rennes dès le 15 novembre 2018

Revue de presse :

Des luttes gagnantes :

A – La Direction désavouée !!! 2ème victoire pour les salariés  de VERRALIA France !

Source : CGT – 7/01/2019

Lorsqu’ils ont appris qu’un de leur collègue avait mis fin à ses jours, de très nombreux salariés ont fait valoir leur droit de retrait.

La direction qui aurait dû immédiatement réagir avec compréhension a préféré considérer qu’il s’agissait d’une grève !

La CGT VERRALIA et les salariés, tout en dénonçant de telles pratiques, ont agi et obtenu une première victoire.

Des grèves et manifestations :

1 – Préavis de grève dans la fonction publique

de 0 h à 24 h pour les journées des 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 janvier 2019

Lettre adressée par la fédération CGT des services publics à Madame et Messieurs les Ministres,

Le pays traverse une crise sociale et politique d’une gravité exceptionnelle. Le mouvement des gilets jaunes, la mobilisation lycéenne, les luttes engagées dans la période, démontrent que le monde du travail, la jeunesse, les retraités rejettent massivement la politique antisociale du gouvernement et sont disponibles pour la mobilisation collective. La Fédération CGT des Services publics s’en félicite.

Nous condamnons la répression féroce visant à mettre un terme à l’expression des revendications. Nous déplorons qu’il ait fallu des morts et des blessés pour que le gouvernement commence à entendre l’exigence de justice sociale que les organisations syndicales portent de longue date. Pour autant, les réponses apportées à ce stade ne sont clairement pas à la hauteur des attentes.

C’est une augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux qui est nécessaire, et qui doit être financée par une contribution fiscale accrue des plus fortunés.

Dans la Fonction publique, le gouvernement a encore fait le choix le 21 décembre de ne pas répondre aux revendications salariales. Alors que le « grand débat national » annoncé par le président de la République comprend un volet relatif aux services publics, vous semblez également persister dans votre volonté de briser le Statut des fonctionnaires et de réduire drastiquement le périmètre des missions de la Fonction publique. Alors que montent les exigences de justice sociale et de renforcement des services publics de proximité, et la volonté de pouvoir tout simplement vivre sans la peur du lendemain, le gouvernement prévoit en particulier :

– de généraliser la possibilité du recrutement contractuel, c’est-à-dire de développer la précarité, d’accroître les inégalités entre agents, d’ouvrir les vannes au recrutement clientéliste ou partisan et de faire peser des risques majeurs sur l’égalité de traitement entre usagers ;

– d’affaiblir les libertés syndicales et les organismes de représentation, et de soumettre ainsi davantage les agents à l’arbitraire ;

– de généraliser l’individualisation et le caractère aléatoire des rémunérations, facteurs d’inégalités et de précarité pour les personnels ;

Montreuil, le 28 décembre 2018

Mme Muriel PENICAUD Ministre du Travail

M. Gérald DARMANIN
Ministre de l’Action et des Comptes publics

M. Olivier DUSSOPT
Secrétaire d’État chargé de la Fonction publique

Ces orientations sont combattues par toutes les organisations syndicales de la Fonction publique. Si la présentation du projet de loi relatif à la Fonction publique devait avoir lieu début 2019, cela confirmerait nos forts doutes quant à la volonté gouvernementale de tenir compte des résultats du « grand débat national ».

Les projets gouvernementaux concernant notre système de retraite sont également porteurs de reculs dramatiques.

Pour ces raisons, nous revendiquons :

– Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;

– Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune ;

– L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des services publics, la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, qui passe notamment par un développement du transport ferroviaire, par la lutte contre la concentration de l’activité sur les métropoles, véritables « territoires entreprises » au seul service des grands groupes donneurs d’ordres et de leurs actionnaires, par le maintien des départements et des compétences communales, et par le réengagement financier de l’État à hauteur des besoins exprimés ;

– Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture de postes nécessaires, à l’opposé des régressions contenues dans le plan Action Publique 2022 ;

– L’arrêt de toute augmentation du temps de travail et la réduction du temps de travail à 32h ;

-La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de notre système de retraite, à l’inverse du système par points voulu par le gouvernement ;

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose des préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées des 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 janvier 2019 pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et pour les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toutes négociations sur les revendications du personnel, tant sur le plan national que local.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.
Pour la Fédération CGT des Services publics,

Baptiste TALBOT Secrétaire général

2- Trois suicides chez Air France à Marseille

Source : L’Humanité du 7/01/2019

Trois employés de la compagnie aérienne à l’aéroport de Marignane se sont donné la mort ces dernières semaines. La CGT, FO et la CFE-CGC appellent à une journée de grève aujourd’hui.

Le lien avec leurs conditions de travail n’est pas avéré, mais la récurrence a de quoi interroger la compagnie aérienne. Entre mi-novembre et fin décembre 2018, trois salariés d’Air France à l’aéroport de Marseille Provence, à Marignane (Bouches-du- Rhône) – un mécanicien avion et deux agents de piste – se sont donné la mort à leur domicile, a-t-on appris par la CGT jeudi. La direction du groupe a estimé que ces suicides « correspondent à des situations personnelles différentes », se disant « aux côtés des familles, des proches et des collègues de ces salariés pour les soutenir », notamment via la mise en place d’un « dispositif d’accompagnement psychologique afin de sou- tenir les personnels qui le souhaitent ». Si Didier Pacione, délégué SNMSAC-Unsa à Marseille, ne voit pas un lien direct entre ces suicides et les conditions de travail, celui-ci affirme en revanche que le mécanicien avion décédé, qu’il connaissait personnellement, aurait confié à son épouse subir « du stress au travail » quelque temps avant de se donner la mort. « Il était en train de suivre un stage pour pouvoir intervenir sur les avions de Hop (filiale d’Air France – NDLR), dont nous avons récupéré le marché récemment. Il devait valider ce stage avec un examen » qui aurait pu être facteur de stress, explique-t- il, soulignant néanmoins que celui-ci était par ailleurs traité pour dépression pour des problèmes d’ordre personnel. Mais pour la CGT, qui appelle aujourd’hui, avec FO et la CFE-CGC, à la grève sur la plateforme marseillaise, la détérioration des conditions de travail provoquerait aussi un mal-être croissant chez les employés de la compagnie. Au niveau national, le syndicat a sollicité une entrevue avec le directeur général d’Air France-KLM, Ben Smith, rappelant le précédent suicide, en mars 2018, d’une salariée de la compagnie à Nice, qui pointait dans un courrier des pressions subies dans le cadre professionnel. Pour tenter de faire la lumière sur le lien potentiel entre ces trois derniers décès à Marseille et le management de l’entreprise, une réunion extraordinaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) se tiendra mercredi.

« Les choses se sont aggravées depuis l’arrivée localement d’une nouvelle équipe dirigeante en 2016, qui nous a annoncé d’entrée de jeu vouloir sup- primer 180 postes équivalents temps plein », affirme Aimé Musto, secrétaire général adjoint de la CGT Air France et délégué syndical CGT sur l’escale de Marseille. « Ils ont commencé par casser les solidarités, individualiser les postes et changer nos grilles horaires », explique le syndicaliste, qui estime que la direction lo- cale a appliqué « avec zèle » l’accord d’entreprise de 2013 portant sur le temps de travail, signé par la CFDT, la CFE-CGC et FO. Ce texte permet à la direction de modifier les plannings des personnels au sol avec seulement sept jours de prévenance, et à tout moment avec l’accord du salarié. « Il arrive que la direction change les horaires d’un parent isolé pour le faire travailler un jour où il est censé avoir la garde de ses enfants. Nombre de salariés se sont exprimés contre ces pratiques à l’inspection et à la médecine du travail », rapporte Aimé Mus- to.

51% des salariés se sont dits inquiets pour la stabilité de leur emploi

À tel point que la CGT aurait tenté de déclencher un droit d’alerte pour danger grave et imminent dans le cadre du CHSCT, qui aurait échoué faute de majorité. Une étude de mesure de la satisfaction au travail me- née par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de tra- vail (Anact) et sa déclinaison régionale, l’Aract, en juin 2017, mon- traient par ailleurs que le méconten- tement au sein de la compagnie est réel, notamment chez les salariés du pôle client, et encore plus chez ceux du pôle avion, auquel appartenaient les trois agents décédés récemment. Dans ce dernier secteur, le taux de satisfaction des répondants concernant la reconnaissance de la qualité du travail et la prise en compte des problèmes personnels n’était que de 20 %. Toutes catégories confondues, ils étaient 49% à estimer que les conditions de travail étaient insatisfaisantes, jugeant à 54 % que la conciliation entre travail et vie personnelle était problématique. Ils étaient également une majorité (51 %) à se dire inquiets pour la stabilité de leur emploi.

Pour ne pas apparaître comme évacuant totalement le débat sur les conditions de travail, la direction d’Air France a annoncé la mise en place d’ateliers pour réfléchir à l’organisation du travail avec « tous les salariés volontaires de l’escale.

3 – La CGT de la centrale thermique de Gardanne répond à Emmanuelle Wargon

Source : La Marseille du 7/01/2019

SOCIAL Alors que la ministre Emmanuelle Wargon vient de réaffirmer dans nos colonnes, l’in- tention du gouvernement de fermer les centrales à charbon avant 2022, les salariés d’Uniper à Gardanne continuent de réclamer un moratoire. La CGT l’affirme : les salariés, en grève depuis le 7 décembre, ne lâcheront rien.

Ni moratoire, ni délai : dans nos colonnes ce week-end, la ministre à la transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, a confirmé la volonté gouvernementale de fermer les centrales à charbon avant la fin du quinquennat, sans autre forme de réflexion collective. Quatre sites sont concernés par cette décision portée dès 2017 par Nicolas Hulot puis son successeur au ministère de la Transition écologique, François de Rugy : les centrales thermiques de Cordemais et du Havre gérées par EDF, et celles de Saint-Avold et Gardanne appartenant à Uniper, toutes mises en service dans les années quatre- vingt.

« La ministre peut dire ce qu’elle veut, mais les délais sont insuffisants »

Sur le site de Gardanne, les grévistes -autant dire, la totalité de l’effectif- viennent d’inaugurer un espace collectif à l’extérieur du bâtiment qu’ils ont baptisé « Le Moratoire ». Un café syndical, en quelque sorte, où on se réchauffe et on se motive avant de repartir sous les drapeaux. Le mora- toire, c’est l’objet même du mouvement de grève. La CGT en est persuadée : sans moratoire, pas de délai. Sans délai, aucune réflexion possible

sur les solutions d’avenir. Pour l’instant, leur revendication n’est pas entendue.

Pour le syndicat, les déclarations d’Emmanuelle Wargon n’ont rien d’une surprise : « le 13 décembre quand nous sommes allés manifester devant le ministère, nous avons été reçus par la chef de cabinet de François de Rugy » témoigne Nicolas Casoni, secrétaire général CGT. « Sur le moratoire, ils nous ont clairement répondu non ». Par ailleurs, si la ministre a exclu la possibilité de développer le charbon propre tel que le prône la CGT sur le site gardannais, « on continue de travailler sur ce projet, avec le BERIM », groupe d’ingénierie que le syndicat a mandaté pour une étude sur, entre autre, le captage du CO2.

Enfin, sur les délais à tenir, « la ministre peut dire ce qu’elle veut mais ils sont insuffisants. Tous les experts s’accordent à dire qu’il sera impossible, d’ici 2022, de faire un projet qui permette de sauver la totalité des emplois ». D’ailleurs, les « emplois verts » promis par le ministère dans le cadre du contrat de transition écologique, la CGT n’y croit pas:«Si ça veut dire fabriquer des isolations pour les maisons, je veux bien, mais on est des énergéticiens, pas des maçons ou des plaquistes », lance Nicolas Casoni.

Depuis le début du mouvement, tous les salariés votent la reconduite lors d’assemblées générales – désormais sous « Le Moratoire ». Tous, y compris ceux qui, d’après Emmanuelle Wargon, n’ont « rien à craindre » : ceux de l’unité biomasse. « Il n’y a pas les chanceux de la biomasse d’un côté et les malchanceux du charbon de l’autre. On ne va pas regarder nos collègues partir au chômage ou dans des emplois où ils perdront leur statut, et les autres rester au travail. Ce sera tout le monde ou personne. La solidarité est totale. »

90 salariés travaillent sur la tranche charbon. Mais à l’échelle du département, 1 000 emplois sont menacés par la fermeture de la centrale.

4 – Les salariés de Bic en grève à Vannes

Source : Le monde su 4/01/2019

Les employés qui assurent la production de 100 millions de stylos par an vont être licenciés.

Chaque écolier français ou presque a eu un jour dans sa trousse un « quatre couleurs », ce stylo si emblématique de la marque Bic fabriqué depuis tou- jours en Bretagne, à Vannes, dans le Morbihan. Mais le bâtiment industriel qui en accueillait l’unité de production a été vendu récemment au groupe estonien Tahe Outdoors, qui a racheté la marque Bic Sport et ses productions de planche de surf et autres planches à voiles.

Comme la fabrication des stylos bleu, noir, vert et rouge demeure dans l’es- carcelle de Bic, cet article de papeterie ne peut plus continuer à être produit sur le même site, et sa production doit donc être transférée ailleurs, laissant sur le carreau ou forçant à déménager 39 employés qui fabriquent 100 millions chaque année.

La grande majorité d’entre eux a décidé de faire grève, depuis jeudi 3 janvier, pour protester contre un « plan de sauvegarde de l’emploi » qui se traduirait par 33 licenciements entre avril et juillet. Les six autres bénéficient d’un reclassement dans l’usine Bic de Montévrain (Seine-et- Marne) qui produit déjà une partie des fameux quatre couleurs et qui récupérera le reste de la production réalisée jusqu’à présent à Vannes. Le reste sera délocalisé en Tunisie. Une autre solution serait pourtant possible selon des salariés, cités par Ouest-France :

« La direction de Bic nous dit qu’elle a cherché un site sur Vannes pour déménager la production de crayons mais qu’elle n’en a pas trouvé. On n’y croit pas car en fait elle recentre une partie de la production à Marne-la- Vallée et délocalise l’autre en Tunisie. Un moyen d’augmenter ses marges alors que l’entreprise est largement bénéficiaire. La preuve : elle a redistribué 280 millions d’euros à ses actionnaires. »

5 – Guyane – Les avocats arrêtent leur grève

Source : France – Guyane 7/01/2019

Les avocats, réunis ce matin en assemblée générale, ont décidé de suspendre la grève totale des audiences. Le travail va donc pouvoir reprendre au tribunal, même si pendant ce temps, les avocats travaillaient toujours dans leurs cabinets. 

Une manifestation est prévue le 15 janvier.“L’assemblée générale des avocats a décidé de suspendre la grève totale des audiences et a mis en place un comité de suivi pour les échanges avec la juridiction” nous explique le bâtonnier maître Georges Bouchet.  Une manifestation aura lieu le 15 janvier, réponse nationale au projet de loi porté par la Garde des Sceaux Nicolle Belloubet. Ce mardi là, les avocats seront à nouveau, le temps d’une journée, en grève totale des audiences. Une nouvelle assemblée générale se tiendra le 8 février pour faire le point avec la commission de suivi qui vient d’être mise sur pied ce lundi. “Nous restons mobilisés et vigilants” a conclut le bâtonnier Georges Bouchet.