Info luttes — Dialogue « social » un frein pour la lutte — n° 41 octobre 2018

Les Secrétaires généraux des Confédérations FO, CGT, CFDT, CFTC et CFE-CGC viennent d’envoyer un courrier aux Présidents de la CPME, Medef et U2P, concernant l’élaboration d’un agenda social autonome et indépendant de négociations et délibérations interprofessionnelles à établir dès cette année.

Ils indiquent dans ce courrier « que les organisations syndicales sont très attachées au dialogue social, à la négociation collective interprofessionnelle entre les interlocuteurs sociaux, facteurs de progrès social au bénéfice tant des salariés que des entreprises ». De quel dialogue parlent-ils et de quel progrès s’agit-il ? Et que fait la CGT dans ce rassemblement d’organisations réformistes comme la CFDT syndicat jaune qui vote pour le MEDEF pour la présidence de la CAF de Meurthe et Moselle qui, depuis des décennies ne font que dialoguer avec le patronat et freinent les luttes avec pour conséquence le démantèlement du code du travail, le blocage des salaires et des pensions de retraite, la chasse aux arrêts maladie, l’explosion des CDD, la dégradation des conditions de travail, l’apprentissage et la formation aux mains des entreprises privées au détriment de l’Éducation nationale avec en prime, l’introduction de l’Anglais obligatoire partout dans nos écoles, et cela le plus tôt possible, c’est-à-dire dès la maternelle et que les cours puissent être donnés directement en anglais, tels que des cours d’histoire, de géographie, de mathématiques, etc. Ce ne sont ni plus ni moins que les consignes d’anglicisation d’Emmanuel Macron, l’anglomane, lui-même étroitement lié, comme l’on sait, à l’oligarchie américano-euro-mondialiste qui veut angliciser le monde pour pouvoir mieux le dominer, l’asservir…

Macron président des riches, valet du MEDEF et de l’Union européenne poursuit le démantèlement de notre société en s’attaquant au statut des fonctionnaires, après la casse du statut des cheminots et d’EDF, aux services publics asphyxiés ou privatisés, aux barrages hydrauliques, poste, hôpital public et demain les routes nationales départementales, désindexe les retraites sur les prix qui ne cessent d’augmenter, veut accélérer la mise en place de la scandaleuse retraite à points qui démolira les retraites par répartition mises en place en 1946 par le communiste Ambroise Croizat. Il s’attaque à toutes les conquêtes sociales de 1936, 1945, 1968, obtenues par la lutte dans les entreprises et dans la rue grâce au « tous ensemble et en même temps ».

Malgré toutes ces attaques, nous devons rester optimistes, car on constate qu’un nombre grandissant de fédérations et d’unions départementales de la CGT, de syndicats de classe comme l’Union des Syndicats de Monaco rompent avec la Confédération européenne des Syndicats, au service de l’UE, et se tournent vers la Fédération Syndicale Mondiale, de lutte. Nous devrons être attentifs dans les mois qui viennent aux différents congrès confédéraux. Une poussée de la gauche syndicale s’est fait jour au dernier congrès de FO et à la CGT de nombreuses voix s’élèvent pour que le prochain congrès qui se tiendra en mai 2019 change d’orientation et de stratégie et retrouve ces fondamentaux d’un syndicat de classe et de masse.

Jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF

Les grèves en cours :

  • Dans les déchetteries de Grenoble depuis le 25 septembre 2018
  • Au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté depuis le 20 septembre 2018
  • A La Poste des Hauts-de-Seine depuis le 26 mars 2018

Les grèves à venir :

  • Générale et nationale le mardi 9 octobre 2018
  • Nationale dans les collèges et lycées le 12 novembre 2018

Revue de presse des luttes :

Les luttes gagnantes :

A – CF.R Vigneulles Fromagerie de Vigneulles en Meuse  (55)

Source : CGT – 30/09/2018

 Un service était en grève depuis 4 jours,  suivie par 90 % du personnel,  à l’appel de la CGT. Les grévistes ont arraché de 50 à 100€ d’augmentation (suivant le poste) , par mois plus une prime de délai de prévenance de 8,00€.

La CFDT avait annoncé que le conflit était inutile et n’y appelait pas.

5 adhésions à la CGT ont été réalisées.

Il est à noter que ce service n’avait jamais (depuis 30 ans) suivi les appels à la grève  nationaux ou de la CGT du site, mais là ils ont dit stop !

Malgré les non participations aux différents conflits les militants CGT ont toujours continué à discuter avec les travailleurs de ce service  …cela a payé..

B – Des agents du CHU d’Angers (49)

Source : CGT – 30/09/2018

Les agents du Samu du CHU d’Angers menaçaient de faire grève  au sein du service d’aide médical d’urgence (Samu) ce mercredi 26 septembre, pour réclamer le maintien d’un poste contractuel.

Ils ont obtenu satisfaction le jour même.

Devant la mobilisation qui s’annonçait massive et reconductible à l’appel de la CGT-Sud et Cfdt la direction a été contrainte de reculer.

100% des effectifs étaient mobilisés pour demander à la direction du CHU le maintien d’un poste de remplacement au sein de l’équipe des assistants de régulation médicale (ARM), qui recueillent et orientent les appels, dans un contexte d’urgence et de détresse.

Les agents mobilisés avaient prévu de se rassembler en fin de matinée et observer une journée de grève.

Mais une réunion, le matin même, avec la direction des ressources humaines, a finalement changé la donne.

La direction a finalement accepté de prolonger le poste jusqu’au 31 décembre.

Le préavis de grève a donc été levé, dans l’attente des autres revendications en suspens   notamment sur les salaires et les conditions de travail.

C – La CGT plébiscité dans les activités du déchet !

A l’occasion des élections professionnelles, les 640 salariés de « SMN Nicollin Hérault» ont rendu leur verdict : cette année de nouveau et comme cela est le cas depuis 16 ans, ils ont plébiscité la CGT, le travail syndical local, l’engagement quotidien de ses militants !

Avec un taux de participation de 92 % à ces élections, la CGT est confirmée premier syndicat de l’entreprise et recueille 91 % des voix au premier collège et 100 % au second collège !

La CGT obtient 15 sièges sur 16 au nouveau CSE !

Ce résultat, ce n’est pas le fruit d’une tradition de vote ou d’un réflexe non réfléchi des salariés. Il est le fruit du travail de la CGT au quotidien, dans la proximité des travailleurs.

Une CGT qui agit en local et aussi au niveau de la branche, des entreprises donneuses d’ordre, du ministère du Travail et des transports, bref, une CGT qui conduit son action du local au global en lien avec les salarié.

Les grèves et manifestations :

1 – Les retraités CGT de Saône et Loire interpellent leurs confrères de la CFDT

Source : Union Syndicale des Retraités CGT de Saône et Loire – 30/09/2018

En lisant la presse départementale, nous venons d’apprendre que l’Union Territoriale des Retraités CFDT du département appelait les retraité.e.s à manifester à Chalon-sur-Saône ce jeudi 4 octobre contre la revalorisation à minima de 0,3 % des pensions au 1er janvier 2019, répondant ainsi à l’appel de leur Union Confédérale des Retraités.

Nous pourrions nous réjouir de cet appel à l’action qui rejoint la lutte des 9 organisations nationales de retraités (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR et Ensemble et Solidaires) qui, depuis plusieurs années, dénoncent le sort fait aux retraité.e.s et agissent pour exiger un niveau de pensions digne de notre temps. Mais voilà, nous ne pouvons pas ignorer que l’Union Confédérale des Retraités CFDT, comme sa Confédération, n’est pas opposée à l’augmentation de la CSG que viennent de subir plusieurs millions de retraité.e.s.

Comment peut-on d’un côté s’insurger contre le recul du pouvoir d’achat de cette catégorie de la population lourdement maltraitée depuis plusieurs années (blocage des pensions pendant 4 années, application de plusieurs mesures fiscales, instauration de la CASA, gel des complémentaires, etc …) et de l’autre accepter qu’elle subisse une baisse de leur pension par l’augmentation de la CSG qui, de plus, prive la Sécurité Sociale de ressources  et engage son étatisation ?

Nous appelons tous les retraité.e.s du département à ne pas se laisser « berner » par cet appel. L’UCR CFDT, comme sa Confédération, a fait le choix depuis plusieurs années, d’un accompagnement des mesures libérales mises en œuvre par le gouvernement MACRON et déjà avant avec ceux de SARKOZY et HOLLANDE. Tout le monde se souvient notamment qu’ils ont accompagné la casse du Code du Travail des lois EL KHOMRI et des ordonnances MACRON.

De plus, face à la casse du système de retraites par répartition que veut engager le gouvernement MACRON, la CFDT est favorable au système par points qu’il préconise et qui va détruite notre système de retraites égalitaire et solidaire et entrainer une chute brutale des pensions pour les retraités futurs et actuels.

Depuis plusieurs mois l’UCR CFDT demande à rejoindre le groupe des 9. Mais comment cela peut-il être possible avec ces positions en totale opposition avec la plateforme revendicative commune ?

Retraité.e.s de Saône et Loire, nous savons que votre colère est grande : vous l’exprimez lorsque nous vous rencontrons sur les marchés et les lieux de vie. Pour vous, comme pour ceux de la France entière, l’heure est au rassemblement et à la participation à l’une des 3 manifestations départementales interprofessionnelles actifs et retraité.e.s, du 9 octobre à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de LSR :

  • à Chalon-sur-Saône à 15 h maison des syndicats

  • à Mâcon à 14 h place St Pierre (devant la mairie)

  • à Montceau-les-Mines à 15 h place de l’Hôtel de ville

Nous vous invitons également à rester mobilisés pour participer aux actions spécifiques retraités qui sont en préparation par les 9 organisations de l’intersyndicale le 18 octobre prochain.

2 – Travail dominical à Rennes : rassemblement des élus, syndicats et salariés devant un supermarché

Source : Le Monde – 30/09/2018

Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.

Salariés, élus de Rennes Métropole et syndicats se sont rassemblés, dimanche 30 septembre, devant le su- permarché Carrefour de Chartres-de- Bretagne (Ille-et-Vilaine) pour réclamer le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral. Près de 300 personnes étaient présentes à l’entrée du supermarché. Certains brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Le dimanche, c’est sacré, on ne veut pas travailler », « les balades en famille, c’est fini ».

Des élus de tous bords politiques, vêtus de leur écharpe, sont venus en soutien, ainsi que des salariés des grandes surfaces avoisinantes et des familles. Damien Gros, secrétaire général CFDT d’Ille-et-Vilaine, réclame « le respect du repos dominical ». « Il y a en qui sont favorables à travailler le dimanche pour gagner plus, mais en vérité il n’y a pas de véritable compensation parce qu’on les fait travailler moins en semaine », a-t-il dénoncé. « Nous sommes venus faire valoir le droit des salariés au repos dominical, la protection des commerces de proximité dans nos villes et nos bourgs et le respect du dia- logue social », a déclaré Emmanuel Couet, le président de Rennes Métro- pole.

Depuis une vingtaine d’années, des accords entre le patronat et les syndicats au Pays Rennes (77 communes) ont permis de réguler l’ouverture des dimanches dans les commerces. En moyenne, trois ouvertures étaient autorisées. Le dernier accord remonte au 2 mai 2016 où le préfet d’Ille-et-Vilaine a pris un arrêté ordonnant « la fermeture le dimanche des commerces de détail à prédominance alimentaire d’une surface de vente supérieure à 700 m2 dans le pays de Rennes ».

Mais le tribunal administratif de Rennes a annulé, le 6 avril, cet arrêté au motif « d’un vice dans la procé- dure de consultation des établissements concernés par l’arrêté ». Après une nouvelle consultation, « il res-sort que l’accord n’a pas recueilli l’assentiment d’un nombre d’entreprises correspondant à la majorité des établissements concernés », a précisé la préfecture d’Ille-et-Vilaine.

Faute de consensus, ce sont donc les dispositions du code du travail qui s’appliquent. Ainsi, les commerces de détail de denrées alimentaires peuvent bénéficier d’une dérogation au repos dominical, explique la préfecture.

Devant l’entrée du Carrefour de Chartres-de-Bretagne, des salariés ont distribué des tracts et fait signer une pétition. « Nous voulons impliquer les consommateurs, ils peuvent agir en ne venant pas faire leurs courses le dimanche, un jour aussi, ça sera leur tour », a déclaré Jean Dallé, de la CGT 35. Sollicité, le directeur du magasin s’est refusé à tout commentaire.

3 – Le syndicat CGT du CHU Dijon met la pression sur l’ARS

Source : CGT CHU de DIJON – 2/10/2018

Ce lundi soir, au terme de la première journée de grève des médecins urgentistes du SAMU et du CHU de Dijon, le syndicat CGT a envoyé une lettre à la direction de l’Agence Régionale de Santé. Il y est notamment question du transfert vers Dijon de la gestion des appels du 15 émis depuis la Nièvre. Le syndicat nous a envoyé une copie de ce courrier.

Ce lundi, les deux syndicats CGT des CHU et CHAN ont fait le point sur la situation dans le cadre de votre volonté de transfert du Centre 15 de NEVERS sur DIJON.

Dès l’annonce de transférer le centre 15 de Nevers sur Dijon dans le cadre du projet régional de santé, la CGT du centre Hospitalier de Nevers et celle du CHU de Dijon mettaient en garde contre les risques d’un tel choix pour la population, pour les conditions de travail des personnels et, en ce qui concerne la Nièvre, l’avenir du CHAN. Le risque est grand de fuite des médecins urgentistes, l’impossibilité de pouvoir former des internes dans la spécialité, accentuer le manque de médecins déjà criant dans nos hôpitaux et le département de la Nièvre.

La CGT faisait des propositions pour améliorer la réponse aux besoins des usagers sur nos territoires.

Faisant fi de tous les problèmes et dangers mis en avant, tant par les personnels de santé dont les médecins, les organisations syndicales, des élus, vous décidez du transfert du centre 15 de la Nièvre pour le 02 octobre. Or à la veille de cette échéance, malgré votre affirmation que « tout était prêt, au terme d’un an de travail sur ce chantier de grande ampleur, minutieusement préparé » force est de constater que la réalité est toute autre :

  • – 10 recrutements supplémentaires de permanenciers de régulations au CHU de Dijon sont pourvus à ce jour. Ce qui porte à 32 l’effectif total de répondant du service mais auquel il faut d’une part retrancher les trois départs non remplacés , sans oublier le temps de formation nécessaire pour les nouveaux embauchés, et d’autre part retrancher aussi 3 postes nouvellement dédiés à la supervision. L’effectif répondant est donc de 26 là où la situation antérieure était de 32 cumulés entre Nevers et Dijon.
  • Les recrutements médicaux prévus au CHU de Dijon dans le cadre du transfert du 15 de Nevers ne sont pas réalisés. Seulement 4 ETP sont prévus et non pourvus à ce jour alors qu’il en faudrait 7 pour assurer les permanences médicales H24.
  • Une salle de régulation du centre 15 ne permettant pas d’avoir dans de bonnes conditions la réception des demandes de secours.
  • Faut-il aussi vous rappeler l’incompatibilité des logiciels, mise en évidence entre le SDIS 58 et le CHU de Dijon. Ils ne permettent pas d’échanger les données sur interventions entre les deux structures en temps réel. Il faudrait donc attendre, selon vous, novembre pour que l’interconnexion soit réalisée. Entre temps, les professionnels de terrain travailleront en mode dégradé mis en place ou en cours de validation.

Le Centre 15 de Nevers, comme tous les autres services, souffre certes d’un manque de moyens humains, mais tout au long de ces années il a su montrer toute sa compétence et son professionnalisme. Il est encore aujourd’hui en capacité de répondre à l’urgence dans la Nièvre et le département limitrophe du Cher.

De plus, une récente enquête d’un journal national place le Centre 15 de Nevers en terme de performances au-dessus du centre 15 de Besançon, qui lui est régionalisé !

C’est pourquoi au regard de ces faits, nous vous demandons d’abandonner votre projet de transfert du Centre 15 sur Dijon et de tout mettre en œuvre pour améliorer l’organisation des secours à l’échelle de chaque département.

4 – Réorganisation du centre courrier de Saint-Marcellin : les syndicats appellent à la grève illimitée
Source : article – Fil Info- 1/10/2018

Les salariés du centre courrier de Saint-Marcellin, dont dépendent seize communes de l’Isère, ont décrété une grève illimitée à compter du mardi 2 octobre pour dénoncer le projet de réorganisation des services. Assignée par le CHSCT ainsi que les syndicats Sud PTT et CGT, La Poste passera lundi 8 octobre devant le tribunal de grande instance de Grenoble.

Après celui de La Mure, c’est au tour du centre courrier de Saint-Marcellin de se mettre en grève contre la réorganisation de ses services. Dans un communiqué, le syndicat Sud PTT Isère-Savoie annonce un mouvement d’arrêt de travail illimité à partir du mardi 2 octobre pour s’opposer à la suppression de trois tournées et à la coupure de midi imposée au personnel.

« Les agents de Saint-Marcellin ne refusent pas le changement mais pas au sacrifice de leurs conditions de travail », écrit ainsi le syndicat. Qui rappelle que « cette réorganisation ne peut être mise en œuvre en l’état sans exposer les salariés à un niveau de risque inacceptable », comme l’indique un rapport d’experts sollicités par le CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

Malgré la demande du CHSCT d’une remise à plat du projet, La Poste n’en a pas moins réaffirmé sa volonté de réorganiser le centre courrier. C’est pourquoi le comité, mais aussi Sud PTT et la CGT FAPT Isère ont assigné la direction au tribunal de grande instance de Grenoble. L’audience doit se tenir le lundi 8 octobre à 13 h 45. En attente de ce jour, les deux syndicats lancent un appel à la grève pour exiger le respect des préconisations et la mise en place d’un dialogue constructif.

5 – Hôpital de Niort : la CGT et FO toujours en grève, la CFDT et l’Unsa signent un accord

Source : la nouvelle république – 2/10/2018

Le conflit commencé le 30 août 2018 au centre hospitalier lié à problème d’effectifs notamment en psychiatrie continue. FO et CGT continuent à négocier tandis que la CFDT et l’UNSA ont signé un protocole d’accord.

Devant l’entrée de l’hôpital de Niort ce lundi 1er octobre 2018, à 14 h 30, une cinquantaine de soignants et agents sont de nouveau rassemblés à l’appel de FO et de la CGT représentés par leur deux secrétaires généraux, Alain Rochette et Sandrine Fournier, dans le cadre la grève illimitée qu’ils ont lancée.

Il s’agit de faire le point sur les négociations du matin. Autour de la table de discussion, Bruno Faulconnier le directeur et Isabelle Ferreira de la direction du personnel ont ouvert la porte sur le retour à des effectifs minimum dans les services, associant cette volonté d’avancer à une date butoir, fixée à vendredi. 

En retour, les quatre syndicalistes ont élargi leur revendication non plus à la seule psychiatrie mais à l’ensemble des services : ce ne sont plus 25 postes supplémentaires mais 50 qui sont demandés aujourd’hui pour répondre aux besoins. 

Au 42e jour de grève, au 22d’occupation du site, Sandrine Fournier le clame haut et fort : ” Nous négocions actuellement  pour que les textes de lois soient appliqués à l’hôpital.” Evoquant un listing de tous les postes nécessaires dans tous les services. 

La négociation se poursuit ce mardi et une nouvelle assemblée générale des personnels est programmée jeudi 4 octobre en début d’après-midi.

Dans le même temps, les deux autres syndicats représentés à l’hôpital de Niort, l’Unsa et la CFDT ont signé un protocole d’accord avec la direction. A la suite du mouvement initial du 30 août, leurs représentants ont entamé la discussion avec la direction. Ce dialogue a abouti à l’écriture d’un accord qui porte notamment sur la durée des CDD transformables en CDI, sur les remplacements des arrêts de travail, sur l’amélioration des conditions pour les ambulances spéciales.

Bruno Faulconnier, le directeur du centre hospitalier, que nous avons contacté ce lundi après-midi  nous a expliqué sont point de vue : ” Nous avons signé avec les deux syndicats en grève, jeudi, un protocole de sortie de conflit, très proche du protocole d’accord établi avec l’Unsa et la CFDT. Ce matin, les revendications des syndicats grévistes se sont élargies à l’ensemble de l’hôpital et ce sont plus 25 mais environ 50 postes qui sont demandés. Je n’ai pas à mon niveau les moyens de répondre à cette demande, cela mettrait en danger l’équilibre de l’établissement.”

6 – Agglomération Grenobloise – Toujours la grève dans les déchetteries…

Source : Le Dauphiné/com – 4/1082018

Le mouvement de grève dans les déchetteries de la Métropole se durcit. Entamé le 25 septembre, à l’initiative du syndicat CGT, il se poursuit ce mercredi et, sauf surprise, devrait continuer ce jeudi et probablement jusqu’à vendredi, date à laquelle une rencontre est prévue entre la direction et les agents en grève. Ce mercredi encore, plusieurs déchetteries principales (sept, selon la direction et jusqu’à dix, selon le syndicat CGT) étaient fermées. Depuis le début du conflit, les agents grévistes dénoncent des « conditions de travail précaires », « un management autoritaire », une flexibilité « sans préavis » sur l’ensemble du territoire métropolitain, le « non-respect délibéré des règles d’hygiène et de sécurité » et le travail « obligatoire le dimanche sans majoration salariale ». La réunion de ce vendredi va-t-elle se matérialiser par une fin de conflit? Pas si sûr… « En fonction des réponses qui seront apportées à nos revendications, il faudra reconsidérer la situation et les agents décideront eux-mêmes », précisait, ce mercredi, le secrétaire général de la CGT-Métro. 

7 – Grève dans les bus de Reims et de Troyes

Source : Champagne Fm – 3/10/2018

Ça va un peu coincer dans les transports urbains de la Région prochainement.

A Reims, la CGT a déposé un préavis de 24h, qui débutera le mardi 9 octobre au petit matin.

Le syndicat dénonce pêle-mêle, la politique d’austérité dans le service public du transport, la casse social ou encore, l’insuffisance de moyens pour accompagner l’implantation de la nouvelle clinique à Bezannes.

Et puis, mouvement de grève également dans les transports en commun de l’agglomération troyenne.

Le syndicat UNSA de la TCAT a envoyé hier soir un préavis pour trois jours de grève, les 19 octobre, 16 novembre et 14 décembre prochains. L’organisation entend ainsi protester contre le licenciement d’un conducteur qui s’était battu avec un usager en juin dernier

8 – Les assistants de vol des hélicoptères du Samu ont déposé un préavis de grève le 5 octobre

Source : Le populaire du Centre – 4/10/2018

Un mouvement national devrait toucher l’ensemble des bases héliportées des Samu, vendredi, dont celle de Limoges.

Un préavis de grève national a été déposé par le syndicat représentatif des assistants de vol, ces membres d’équipage techniques qui aident les pilotes à assurer la sécurité et l’entretien de l’appareil.

Différences de traitement injustifiées

« Le métier d’assistant de vol a été créé depuis trois ans, or la profession n’a toujours pas de grille salariale conventionnelle, ni de reconnaissance statutaire », regrette Jean-Bernard Petroni, secrétaire général de la branche « transports publics » du Syndicat du personnel navigant de l’aéronautique civile (SNPNAC).

Ainsi en fonction des exploitants, un assistant de vol peut gagner entre 990 euros et 1.300 euros. Des différences de traitement qui semblent injustifiées.

« 1.500 euros seraient plus acceptables au regard de la forte amplitude de travail, soit 2.000 heures par an. » De plus, cela éviterait que cette rémunération soit une « variable d’ajustement lors des appels d’offres pour décrocher les marchés ».

Des négociations sont en cours avec le Syndicat national des exploitants d’hélicoptères (SNEH). « On espère ne pas aller jusqu’à la grève, mais il est nécessaire de prendre le rôle de ces assistants de vol au sérieux », insiste Jean-Bernard Petroni.