Info luttes N°9 refusons toutes les contre-réformes et autres « ordonnances »

– refusons toutes les contre-réformes et autres « ordonnances » de Macron, l’apprenti-dictateur qui pourrait bien apprendre à ses dépens ce que veut dire le verbe: «dégage!– n° 9 – février 2018

 

 

 

Avant, pendant, après le 22 Mars grande journée nationale pour la convergence des luttes. Vers le TOUS ENSEMBLE EN MÈME TEMPS pour battre Macron-MEDEF et l’Europe du grand capital !

Bac national, conventions collectives, CDI, statuts nationaux, services publics (Education nationale,SNCF, fonction publique, salaires, retraites, Educ, hôpitaux, EDF, produire en France industriel et agricole…autant de « Zones à Défendre » (ZAD) pour aller au tous ensemble contre Macron-MEDEF et l’UE

Sur tous les plans, MACRON-Thatcher, l’arrogant proconsul du MEDEF, de l’UE du capital et de l’OTAN belliciste précipite et généralise la casse des conquêtes sociales et démocratiques issus de la Révolution française et du CNR. Code du travail, protections sociales, indemnisation du chômage, produire en France industriel et agricole, libertés syndicales et démocratiques, statuts et conventions collectives, CDI, Éducation nationale, hôpital public, Sécurité sociale et retraites par répartition, souveraineté de la nation, République une et indivisible, libertés communales et jusqu’à la langue française sacrifiée au tout-anglais patronaltout doit disparaître pour faire place à la toute-puissance des actionnaires, à l’UE de Merkel, au flicage généralisé, au « Pacte girondin » morcelant le territoire national et au néfaste « modèle » américain à base de violence, de loi de la jungle et de répression généralisée.

Mais un immense ras-le-bol monte du monde du travail, des jeunes et de la masse du peuple français qui en ont marre d’être écrasés par une poignée de financiers qui surexploitent notre travail, se gavent de cadeaux fiscaux et qui expatrient des milliards dans les paradis fiscaux. Déjà, nombre de luttes partielles (salaires, emploi, services publics, santé…) montrent la voie de la victoire. Le 22 mars prochain, sur la base des actions prévues par les cheminots, les étudiants en lutte et les syndicats du public, un immense mouvement peut germer. Jusqu’ici les directions syndicales enchaînées à l’UE par le biais de la Confédération Européenne des Syndicats, n’ont pas organisé la résistance. La responsabilité de la CGT et de la FSU en particulier, qui se réclament du syndicalisme de lutte et de la Charte d’Amiens, est grande dans le contexte actuel pour tirer les leçons des grands mouvements sociaux de ces dernières années.

Refusons de repartir pour une série de manifs espacées et sans lendemain. Imposons la généralisation de la lutte et de la grève, menons le mouvement démocratiquement, fédérons les travailleurs du public, ceux des transports, ceux du privé, ceux du public et du privé ensemble et à l’interpro ! UN POUR TOUS, TOUS POUR UN, refusons toutes les CONTRE-réformes de Macron. Tendons la main aux auto-entrepreneurs et aux travailleurs ubérisés, ces prolétaires forcés de se déguiser en patrons, ainsi qu’aux paysans travailleurs et aux petits commerçants écrasés par Carrefour et Cie. Joyeux 50ème anniversaire pour la Révolution française de 1848 et pour l’immense grève ouvrière et étudiante de Mai 68 !

Le PRCF appelle aussi à cette occasion à cibler clairement l’UE, cette prison des peuples dirigée depuis Berlin qui orchestre les mauvais coup à l’échelle de tout le continent et dont certains dirigeants clament que « pour construire (LEUR) Europe, il faut détruire (NOTRE) France ». Le PRCF appelle aussi à cibler l’OTAN, cette machine à exporter les guerres US et l’euro, cette austérité continentale faite monnaie. Alors que le fascisant FN a rallié l’euro pour courtiser l’ultraréactionnaire Wauquiez, osons le seul mot d’ordre qui effraie vraiment Macron, l’UE et le Capital : vive le FREXIT PROGRESSISTE. Car il faut sortir de l’UE/euro/OTAN par la gauche, pour nationaliser le CAC 40 et les banques, construire des coopérations internationales véritables, planifier la renaissance du produire en France, développer à égalité les territoires, élargir la démocratie populaire (y compris à l’entreprise !) et marcher vers la rupture révolutionnaire avec l’inhumain système capitaliste. Ce n’est pas en sortant de l’UE, de l’euro et de l’OTAN que nous ne nous en sortirons pas. Au contraire, c’est si nous n’en sortons pas à temps, et par la porte de gauche, que nous « y resterons » !

Militants franchement communistes, progressistes insoumis à l’UE et au CETA,  syndicalistes combatifs, patriotes qui voulez une France Franchement Insoumise à l’UE du capital, saisissons toute occasion de contrer le projet d’esclavage capitaliste généralisé dont le pseudo-« moderne » Macron est l’exécutant. La SNCF, la Fonction publique, l’Educ, l’emploi chez PSA, Brico-Dépôt ou chez Carrefour, sont autant de « zones à défendre » (ZAD) qui doivent tenir bon et se fédérer. Démasquons les médias à genoux devant Macron : Macron, c’est 16% des inscrits au 1er tour de la présidentielle, c’est une victoire par défaut au second tour et c’est 56% des Français boycottant le second tour des législatives ! La démocratie, c’est de faire enfin respecter notre Non à la constitution européenne du 29 mai 2005. Car lorsque le peuple descend massivement dans la rue, ceux qui parlent en son nom n’ont plus qu’à partir ou à exécuter sa volonté !

Comme le disait l’appel du PCF clandestin le 10 juillet 1940, « JAMAIS UN GRAND PEUPLE COMME LE NÔTRE NE SERA UN PEUPLE D’ESCLAVES ». Réveillons-nous à temps ou nous perdrons pour longtemps notre  indépendance et  notre dignité !

Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes du PRCF, Gilliatt De Staërck, responsable des JRCF

Appel soutenu par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF, ancien député, Roger Silvain, métallo, responsable de la CGT à Renault-Billancourt en Mai-Juin 1968.


Les grèves en cours:

  • dans les magasins Pimkie dès le 26 février 2018

  • des facteurs dans des villes des Yvelines depuis le 21 février 2018

  • dans l’enseignement supérieur du 14 février au 22 mars 2018

  • chez SOS Médecins à Grenoble depuis le 12 février 2018

  • des éboueurs de Chalons-en-Champagne depuis le 9 février 2018

  • du RER E (Transilien) dès le 1er février 2018

  • illimitée des facteurs de Rennes depuis le 9 janvier 2018

Les grèves à venir:

  • des facteurs en Côtes d’Armor et Ille et Vilaine le 27 février 2018

  • nationale dans les Ehpad le 15 mars 2018

  • nationale des fonctionnaires le 22 mars 2018

  • nationale à la SNCF le 22 mars 2018

Revue de presse:

Des luttes gagnantes:

a – Belle victoire solidaire chez ESD Aulnay (93)

Source : CGT

Le 29 janvier la CGT ESD a lancé un préavis de grève illimité sur le dépôt d’Aulnay-Sous-Bois,à compter du lundi 5 février et sur les revendications suivantes :

§  Arrêt des sanctions et des licenciements injustes à l’encontre de 3 salariés dont deux syndiqués

§  Arrêt de toutes discriminations sur le site d’Aulnay-Sous-Bois

§  Réintégration des 3 salariés licenciés injustement

Un salarié a été réintégré suite à ce préavis mais pas nos deux camarades Decouré et Konaté

Le vendredi suite à une réunion à l’UL CGT d’Aulnay avec les salariés et le DS CGT Oumarou SIDIBE et après le refus de la direction de réintégrer nos deux camarades tous les salariés présents ont décidés de se mettre en grève le lundi.

Le lundi 5 février à 4h du matin c’est 100% des salariés qui étaient en grève d’où la présence du DRH et sous la pression de tous les salariés en grève, il décida de rouvrir les négociations.

Au bout de deux heures de négociation la direction s’est engagée à revoir sa position et à réintégrer nos deux camarades de suite sur leurs postes de travail.
C’est une grande victoire gagnée grâce à la solidarité des travailleurs !!

b – Grève levée à la Métropole (37) Tours

Débuté le 8 février, le conflit social s’est achevé 15 février : agents et élus ont obtenu des garanties.

c – Remontées mécaniques de SAINT LARY  (65) – le rapport de force a payé !

Source : CGT

Les salariés avec les syndicats CGT des remontées mécaniques des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées Orientales ont élaboré collectivement un cahier revendicatif. Suite au dépôt de préavis de grève déposé pour le 18 février 2018, les négociations se sont ouvertes.

Ils ont obtenu les avancées suivantes :

§  Primes de langue  cumulables (53 euros/mois) : pour tous les salariés en contact avec le public (RM, Pistes, Contrôle, billetterie) + commercial dès le début du contrat.

§  Intéressement : maintien du montant sur le résultat (que la Direction voulait remettre en cause + insertion d’un 2nd critère sécurité sur la détection des situations dangereuses (qui reposait avant essentiellement sur le nombre d’AT)

§  Un abondement de 20% sur l’intéressement

§  Dès la saison prochaine (si les baisses de cotisations sont confirmées) retour à l’indemnité panier  supprimée il y a deux ans pour les personnels administratif/ billetterie  auxquels on avait imposé des Tickets resto

§  Astreintes radios : pendant les vacances de Noel et  février, les salariés maintenance / pistes restant à la disposition de l’entreprise pendant leur pause déjeuner (radio allumée et disponibles pour une intervention) se verront attribuer une prime de ½ taux horaire par jour impacté.

§  Pisteurs artificiers : les pisteurs artificiers et aides artificiers se verront attribuer une prime de 20€ par jour s’ils ont été sur un déclenchement manuel (hors gazex).

§  prises en charge des formations pisteurs grade 2, artificiers, maître-chien

§  doublement subvention  ASC du CE

Cet accord s’ajoute à l’accord NAO :

§  augmentation de salaire linéaire 1.5 %

§  prime aide artificier de 45 euros + formation de ces aides.

Grèves et manifestations :

1- Grève à Air France : 50 % des vols long-courriers au départ de Paris annulés jeudi

Source : La croix

Dix syndicats de pilotes, de personnels navigants et au sol d’Air France ont appelé à une journée de grève générale jeudi 22 février pour réclamer une augmentation de 6 % des salaires en 2018 « au titre de l’inflation perdue » depuis six ans.

Dans un communiqué diffusé mercredi 21 février, la compagnie aérienne, qui estime le taux de gréviste à 28 % pour cette journée, prévoit d’assurer au total « 75 % de son programme de vols » dont « 50 % de ses vols long-courriers au départ de Paris », « 75 % de ses vols moyen-courriers au départ et vers Paris-Charles de Gaulle » et « 85 % de ses vols court-courriers ».

Trafic perturbé

Mettant en garde contre « des perturbations et des retards qui ne sont pas à exclure », Air France a indiqué que le programme de vols serait mis à jour 24 heures à l’avance et invite les usagers à vérifier sur www.airfrance.com « si leur vol est opéré avant de se présenter à l’aéroport ».

2 – Alors que la maternité de l’hôpital de Creil pourrait bien fermer d’ici à l’an

Source : L’Humanité

A lors que la maternité de l’hôpital de Creil pourrait bien fermer d’ici à l’an prochain, la mobi- lisation s’intensifie. Après une première manifestation le 27 janvier qui a rassemblé 700 personnes dans les rues de cette ville populaire de l’Oise, le comité de défense de l’hôpital s’active. Une page Facebook en faveur de la maternité a été créée et compte désormais 5 000 membres. Et plu- sieurs dizaines de milliers de signatures de pétitions sur papier ou en ligne ont été recensées. 50 000 auto- collants « J’aime ma maternité » ont également été distribués. Les initiatives sont nombreuses, résume le médecin-chef des urgences de Creil, Loïc Pen, à la veille d’une nouvelle manifestation, prévue samedi prochain. Une mobilisation portée par les syndicats CGT, FSU et FO et par de nombreux militants et élus du PCF, du PS, du PG, d’EELV, qui ont multiplié les interventions dans les différents conseils municipaux. « Cette fermeture est une aberration, explique Loïc Pen, également syndicaliste de la CGT. Il s’agit unique- ment de faire des économies face au déficit de 45 millions d’euros. » La co-ère est d’autant plus forte que Creil n’est pas la seule maternité à être sur la sellette. Pas très loin d’ici, l’avenir de celle de Clermont, dans le même département, est aussi sur la table. « L’objectif est de tout regrouper sur Senlis au risque de construire une usine à bébés », dénonce le médecin urgentiste. « Or, la fécondité est beaucoup plus dynamique à Creil et la maternité sera très isolée du reste du plateau technique. Si bien qu’on nous parle de navettes entre Creil et Senlis pour les patients Au final, ce sont les urgentistes et le Samu qui vont trinquer, alors que les urgences sont déjà saturées », analyse-t-il. « Globalement, tout est à refaire, à re- penser. Nous avons changé d’époque. L’équation qui consiste à baisser notre offre de soins pour tenir financièrement est intenable », conclut Loïc Pen. ■

3 – Vers une grève à la SNCF comme en 1995 ?

Source : Le parisien

Le gouvernement a lancé hier les consultations sur le chantier à hauts risques de l’avenir de la compagnie ferroviaire.

Les syndicats de cheminots ont-ils les moyens de mettre leurs menaces de grève à exécution ? Depuis la re- mise du rapport Spinetta, qui préconise la fin du statut des cheminots et la transformation de la SNCF en société anonyme, les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise publique — les plus dures, la CGT et SUD-Rail, comme les plus réformistes, la CFDT et l’Unsa — ont adopté un ton martial : haro sur le gouvernement en cas d’appli- cation de ce rapport. Certaines pré- disent même un nouvel automne 1995. Avec trois semaines de grève non-stop, la France connaissait son plus grand mouvement social depuis mai 1968.

« C’est souvent présenté comme le graal du combat syndical à la SNCF, analyse un fin connaisseur des relations sociales de l’entreprise. Les cheminots étaient en pointe et ont fait reculer le gouvernement. Certains rêvent de répéter l’histoire, mais le contexte est différent. Les cheminots avaient le soutien de l’opinion publique en 1995. Pas en 2018 ! » Et c’est bien là le problème pour les syndicats. La crise économique de 2008, avec la flambée du chômage, a amplifié l’image du cheminot « nanti », sûr de garder son travail, bénéficiant d’une évolution salariale régulière et de conditions de retraite plus confortables.

« C’est une caricature, tranche Fabien Villedieu de SUD-Rail. Si les conditions des cheminots sont si merveilleuses, expliquez-moi pourquoi la SNCF peine à recruter ! Aujourd’hui, on nous présente comme des nuls parce que les trains sont en retard et qu’il y a des pannes à répétition. Est-ce la faute des cheminots si les gouvernements successifs ont fait le choix du tout TGV au lieu des trains du quotidien ? » Le gouvernement compte bien, en tout cas, s’appuyer sur l’opinion publique pour faire céder les cheminots. Les syndicats pourront-ils y remédier ?

Un corps social moins politisé

« Il va falloir mobiliser le plus largement possible », affirme Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire. Il dénonce comme ses homologues un rapport qui « casse le train » en fermant des kilomètres de lignes, et préconise une augmentation des billets. A l’usager d’apprécier. Autre difficulté pour les syndicats de la SNCF, son corps social. « Il est moins politisé, se sent moins concerné », regrette un responsable de la CGT-Cheminots. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le début des années 2000, le nombre de jours de grève par cheminot diminue. Parallèlement, les syndicats contestataires ont vu leur représentativité baisser au profit des réformistes. De 46,54 % en 1996, la CGT est tombée à 34,33 %. Pendant ce temps, l’Unsa passait de 10,2 % à 23,86 % des votes.

Reste enfin à savoir si un front syndical verra le jour. Si, jeudi soir, les quatre syndicats doivent se retrouver, certains à la CGT ne digèrent pas la signature de la CFDT qui a ouvert la voie à l’ouverture à la concurrence.

Du côté de la CFDT, pour l’instant, pas question de se lancer dans un mouvement social le 22 mars, comme proposé par la CGT. « Oui, le rapport Spinetta est une véritable saignée du ferroviaire, dénonce Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots. Mais on ne se lance pas dans une grève sans savoir. Il y a un piège. Ce que propose le rap- port, c’est la fin du statut pour les nouveaux entrants. Est-ce que les cheminots actuels vont nous suivre ? Il va falloir faire de la pédagogie. » Une chose est sûre, les prochaines élections professionnelles à la SNCF auront lieu en novembre. Cela entrera en ligne de compte. ■

4 – Un mois de mars en lutte dans l’énergie et les mines !

Source : CGT

Le mois de mars 2018 sera sous les feux de la rampe sociale. De nos mobilisations découleront la forme des décisions gouvernementale et patronale à venir. Nos emplois, nos garanties collectives et nos droits sociaux en dépendent. Dans ces conditions, la FNME CGT coordonnera les différentes initiatives d’actions décidées par les travailleuses.eurs avec la CGT. Le mois de mars 2018 sera un mois de luttes où tout converge pour que les salariés.es se fassent entendre.

    • 7 mars, mobilisation pour la retraite complémentaire des mineurs.

    • 8 mars, mobilisation internationale pour les droits des femmes.

    • 13 mars, mobilisation intersyndicale contre la mise en concurrence de l’hydroélectricité.

    • 14 mars, mobilisation dans les Industries Electriques et Gazières pour gagner sur le cahier revendicatif national de branche. Mise sous tutelle de la réunion de la Commission Paritaire de Branche. Elle traitera de la question des moyens bénévoles.

    • 15 mars, mobilisation pour les pensions de retraite à l’appel de la Confédération CGT et de 8 autres organisations de retraités.

    • 22 mars, mobilisation nationale et en territoires pour l’avenir du service public (Fonction publique, SNCF et Energie), pour l’avenir des entreprises et des industries, pour l’avenir des emplois, pour l’avenir des droits statutaires et règlementaires.

Le mois de mars 2018 sera sous les feux de la rampe sociale. De nos mobilisations découleront la forme des décisions gouvernementale et patronale à venir. Nos emplois, nos garanties collectives et nos droits sociaux en dépendent.

5 – 35 grévistes réclament leur régularisation

Source : Le républicain

Des travailleurs sans-papiers sont en grève pour demander l’aide de leurs entreprises.

Ce sont deux entreprises essonniennes qui sont touchées, depuis le 12 février, par un mouvement de grève. 20 travailleurs sans-papiers ont entrepris d’occuper les locaux de la compagnie de distribution de colis Chronopost, à Chilly-Mazarin, et 15 supplémentaires dans l’entreprise de collecte d’ordures ménagères Sepur, à Wissous. Epaulés par la CGT, ils sont environ 120 sans-papiers en Ile- de-France à réclamer leur régularisation avec, pour mot d’ordre, le slogan du syndicat « On bosse ici, on vit ici, on reste ici ». Car si celui-ci assume vouloir dialoguer avec le gouvernement directement, il demande que les entreprises apportent leur aide, notamment en fournissant les documents nécessaires à la mise en place des dossiers administratifs.

Deux rassemblements la semaine dernière salariés, anciens ou actuels, de l’entreprise. « La situation administrative particulière de ces travailleurs fait qu’ils ne peuvent pas prétendre aux mêmes droits que leurs collègues, ce qui les expose largement à une situa- tion de surexploitation, dénonce Raymond Chauveau qui gère la question des sans-papiers pour la CGT. Il n’y a d’ailleurs qu’ici que la situation est aussi tendue puisque la Sepur a renorcé son équipe de vigiles et empêche les dirigeants de la CGT de rencontrer les grévistes ou de mener des négociations. » Dans un communiqué, Sepur « tient à préciser qu’elle ne cautionne ni ne valide l’embauche de personnel en situation irrégulière » et « dénonce les accusations selon lesquelles l’entre- prise fermerait les yeux sur ces pratiques ». S’estimant victime de la situation, l’entreprise rejette la faute sur l’agence d’intérim ayant fait embaucher les grévistes.

Des référés d’expulsion déposés

Le lendemain, c’est devant Chrono- post que les soutiens se sont rassemblés. Le secrétaire général de la CGT,

Philippe Martinez, était présent et a pu rencontrer les grévistes et la DRH du groupe. « Nous avons obtenu de pouvoir visiter les grévistes deux fois par jour afin de les ravitailler, appuie le “patron” de la CGT. Nous avons également un accord de principe de la part de la direction pour nous aider à faire certifier les demandes de régularisation. » Mais, dans le même temps, Chronopost déposait un référé d’expulsion des grévistes au tribunal d’instance d’Evry, qui sera rendu le 22 février. Même situation à Sepur où les travailleurs sans-papiers ont finalement été délogés : « Nous les avons évacués avant que la police n’ait à intervenir », précise Olivier Champetier, secrétaire de l’union départe- mentale CGT. Quant à un dialogue avec le gouvernement, « une rencontre aura lieu vendredi 23 février à 14h.»■

Philippe Martinez a apporté son sou- tien aux grévistes.

Des rassemblements de soutien aux 35 grévistes ont eu lieu, le 15 février devant les bâtiments de Sepur et le lendemain devant ceux de Chrono- post. Le premier a rassemblé une quarantaine de personnes dont

6 – Un accord mais pas de signature sur l’assurance chômage

Source : Le Parisien

Syndicats et patronat ont trouvé un terrain d’entente, notamment sur les contrats courts, mais ne signeront pas le texte si le gouvernement le modifie.

C’était leur dernière chance. Hier, vers 20 heures, patronat et syndicats se sont enfin mis d’accord sur un texte de quinze pages visant à réformer l’assurance chômage alors que quelques heures plus tôt, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait menacé de reprendre en main la réforme.

Si au Medef on se félicite d’un « dialogue social contraint mais de qualité », du côté des syndicats, pas question de crier victoire trop tôt. La plupart des responsables syndicaux — hormis la CGT — jugent le texte « équilibré » mais aucun ne s’est, pour l’instant, engagé à le signer. « C’est un texte qui crée un nouveau droit à la démission mais qui ne contraint pas beaucoup les entreprises », a ainsi réagi Michel Beaugas pour FO. « Nous craignons que le gouvernement ne soit un peu trop gentil avec les entreprises », raille de son côté Denis Gravouil, de la CGT, qui a une « appréciation assez négative » du projet. Tandis que la CGT rejette d’ores et déjà le texte, la CFDT, FO et la CFTC conditionnent leur signature à ce que le gouvernement respecte les engagements sur lesquels ils sont tombés d’accord. Notamment sur les deux points essentiels qui ont provoqué d’âpres discussions ces dernières semaines : l’ouverture de l’assurance chômage gérée en France par l’Unédic aux salariés démissionnaires mais aussi le système de « bonus-malus », c’est-à- dire la mise en œuvre de sanctions financières pour limiter le recours des entreprises aux « contrats courts ».

L’accord ouvre donc les droits au chômage aux démissionnaires par un « droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi projet ». Celui-ci est destiné aux salariés qui choisissent de quitter leur entreprise avec en tête un projet de reconversion professionnelle.

Il prévoit aussi de créer un « diagnostic » sur l’usage des contrats courts, c’est-à-dire des CDD de quelques jours. Certains secteurs professionnels, comme l’hôtellerie-restauration ou le spectacle, sont les principaux utilisateurs de contrats courts, mais « l’ensemble des branches » se verront contraintes d’ouvrir des négociations d’ici la fin de l’année. Michel Beaugas, de FO, a de son côté demandé avec insistance une reprise complète de l’accord sur la formation professionnelle, qui avait abouti quelques heures plus tôt ( voir encadré).

des responsables syndicaux irrités par les propos de la ministre

Selon lui, l’annonce, dans la matinée, par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qu’elle ne reprendrait pas dans sa totalité cet accord a « jeté un froid ». Nombreux étaient hier les responsables syndicaux irrités par les propos tenus dans la matinée par la ministre du Travail.

La CFDT demande la tenue, dans les prochains jours, d’une réunion multilatérale pour connaître les intentions du gouvernement. Les syndicats consulteront leurs instances la semaine prochaine avant de prendre une position officielle sur le texte. ■

7 – SNCF, une sanction pour une tentative de suicide !

SOURCE : d’un militant CGT SNCF

Par SMS le PRCF à été informé que le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillage sur la région des Pays de Loire, a tenté de mettre fin à ses jours en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz. Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, la direction souhaite le sanctionner.

On pourrait croire à une blague, et pourtant. La direction de la SNCF a convoqué le 9 février 2018, dans le cadre d’un entretien préalable à sanction, un agent qui a tenté de se suicider. Une explosion accidentelle avait empêché ce dernier d’aller au bout de cet acte désespéré, lui causant toutefois de graves brûlures aux mains et au visage. Ainsi, la direction menace cet agent de 12 jours de mise à pied, ainsi qu’une mutation disciplinaire, pour avoir tenté de se suicider ! Si la direction de la SNCF devait persister dans cette posture, la Fédération CGT prendrait ses responsabilités, y compris en appelant à l’intervention des cheminots.

La direction avait envisagé dans un 1er temps de déposer plainte contre cet agent pour destruction de matériel.

8 – SNCF : le gouvernement évoque le recours aux ordonnances, les syndicats durcissent le ton.

Source : franceinfo

Les syndicats de la SNCF se sont réunis jeudi 22 février. L’idée de voir le gouvernement réformer l’entreprise publique via des ordonnances a fait monter la tension d’un cran. Chez les syndicats, le rapport Spinetta avait déjà suscité la levée de boucliers, mais jeudi 22 février, à l’intersyndicale, le ton a été encore plus ferme. Si le gouvernement envisage de recourir aux ordonnances pour réformer le ferroviaire, il va y avoir du grabuge. Même la centrale réformiste, plutôt modérée, comme la CFDT qui se disait ouverte au dialogue, voit dans les ordonnances une provocation. Elle a proposé jeudi 22 février le dépôt d’un préavis de grève reconductible. Jusqu’à présent, la CGT des cheminots et Sud Rail avait appelé à une mobilisation le 22 mars, en même temps que les fonctionnaires, mais on ne parlait pas de grève. Tous les syndicats vont envoyer au Premier ministre une mise en garde vendredi 23 février.

Attention, pour l’instant, l’option n’a pas été confirmée. Mais Christophe Castaner évoque l’hypothèse de manière très sérieuse. Lundi, nous serons vraiment fixés puisqu’Edouard Philippe doit annoncer la méthode et le calendrier. L’avantage des ordonnances, pour le gouvernement, c’est que ça lui permet de prendre de cours les organisations, ça va vite, ça permet de faire passer le texte avant l’été. Et quitte à avoir un conflit social, autant avoir une guerre éclair qui dure moins longtemps à une guerre d’usure. Et ce avec une opinion publique qui risquerait d’en avoir marre des trains bloqués et demande au gouvernement de lâcher.

Avec les ordonnances, l’exécutif est sûr d’avoir complètement la main sur le texte et évite le passage au Parlement où le lobbying peut s’exercer. La SNCF, mais aussi les syndicats, peuvent avoir des députés amis, des relais chez les parlementaires qui vont infléchir le texte. Mais le gouvernement ne pourra pas tout mettre dans les ordonnances. Par exemple, la question des petites lignes à garder ou à supprimer, qui est un sujet de tensions avec les élus locaux, ne pourra pas y figurer. Il est même probable que dans un premier temps, ce point de la réforme soit mis sous le tapis.

La SNCF est déjà, par essence, difficile à réformer socialement. Le problème risque désormais de prendre une tournure politique. On l’a déjà vu jeudi, quand Gérard Larcher, le président du Sénat a évoqué un déni de démocratie. L’opposition va se saisir de l’occasion pour faire valoir le manque de concertation d’Emmanuel Macron. Lundi, le Premier ministre devrait annoncer des ateliers, une consultation avec les parties prenantes. Mais il n’empêche, l’executif joue gros. Le 22 mars, la France risque d’être bien paralysée.

9 – Tavares et Lemaire accueillis par la CGT à PSA Mulhouse : les assassins sur les lieux du crime.

Source : Révolution permanente

Ce vendredi 23 février, dans le cadre du lancement commercial de la 508 et sa présentation publique, le groupe PSA a décidé de faire les choses en grand : l’usine de PSA Mulhouse a accueilli le PDG, Carlos Tavares, accompagné du ministre Bruno Lemaire, lesquels ont du faire face à la colère des salariés présents.

Faire croire que tous les salariés ont le sourire, comme aime le dire à la presse la directrice de l’usine de PSA Mulhouse Corine Spilios : voilà le sens du show médiatique organisée par PSA hier dans le Haut-Rhin. Mais cette présentation en fanfare avait oublié les militants CGT, qui entendaient bien donner un autre son de cloche à l’occasion de la venue du ministre et du PDG, et d’exprimer la colère de tous les salariés, qu’ils soient embauchés, intérimaires ou sous-traitants : alors que les suppressions massives d’emplois continuent, que les conditions de travail sont toujours plus pénibles avec des suppressions de poste régulières, que la précarisation va grandissante avec plus de 1400 intérimaires dont 800 seulement au montage, Carlos Tavares, payé 13 500 euros par jour, dimanche et jours fériés compris, arrive tout sourire à l’usine. En un jour, le PDG gagne le salaire annuel d’un intérimaire, et il ose affirmer tout sourire que tout le monde est heureux dans la boite !

Exprimer notre colère au patron de PSA et à son serviteur le ministre de l’économie

Si Tavares et Lemaitre pensaient pouvoir venir à PSA Mulhouse faire leur show sans embûches, c’était mal connaître les syndicalistes : dès leur arrivée, à 11h30, les militants ont interpelé le ministre, lui demandant ce qu’il venait faire à Mulhouse alors que PSA avait supprimé plus de 25 000 emplois en cinq ans et que dans l’usine, un ouvrier sur deux était en situation de précarité avec des salaires de moins de 1100 euros. Des situations inacceptables dénoncées par les syndicalistes, d’autant plus que le groupe a fait presque 3 milliards de bénéfices et propose une augmentation de 19 euros… Pourquoi êtes vous venue encore plus de fric à PSA qui continue à licencier les ouvriers malades qui ne peuvent plus tenir leurs postes ? Le tout intervient dans un contexte social chargé, après la publication du rapport Spinetta et de l’annonce gouvernementale du recours aux ordonnances pour attaquer les cheminots : décidément, tout le monde est attaqué.

La réponse de Le Maire : mépris et condescendance

Face à ces question, le ministre a répondu avec son mépris habituel, expliquant que si le groupe PSA était sur le point de fermer cette usines, ce sont aujourd’hui des milliers d’emplois de créés. Dans son mépris de classe made-in Macron, le ministre a aussi expliqué que si la France allait mal, c’était à cause des gens comme vous (les syndicalistes), et que le président, élu par les français, et non par trois syndicalistes archaïques, ne sera pas arrêté par ceux ci pour aller au bout de ses réformes.

Évidemment, nous n’attendions rien d’un ministre de Macron ni de Tavares qui sont les meilleurs amis du monde quand il s’agit de casser tous les acquis du mouvement ouvrier, et d’avancer à grand pas vers une plus grande « flexibilité » du droit du travail. Après-guerre, un dicton disait que « quand Renault éternue, la France s’enrhume »… peut-être un de ces jours les usines Peugeot seront les nouveaux coeur des grèves ouvrières, et les sourires de Lemaire et Tavares s’effaceront bien vite.