Inde : le régime ultra- nationaliste veut faire taire les communistes, voix pour la paix au Cachemire !

En , le régime ultra-nationaliste de vient de faire révoquer par son parlement l’article 370 accordant un statut spécial au Jammu-et-Cachemire et adopter la loi 2019 sur le Jammu-et-Cachemire réorganisant l’État dans deux territoires de l’Union – le Jammu-et-Cachemire, sans Assemblée ni Ladakh. Réactivant le conflit avec le Pakistan voisin et les tensions et les confrontations militaires entre ces deux puissances nucléaires. Cette escalade nationaliste intervient alors que les tensions sociales sont vives dans le pays où les travailleurs ont mené ces derniers mois d’importantes luttes sociales.

On se souvient que les travailleurs indiens avec leurs syndicats et leurs partis communistes ont mené la plus grande grève de l’histoire contre les réformes anti- sociales du régime Modri (lire ici). Les communistes sont l’une des principales forces d’opposition en Inde, où ils gouvernent notamment l’état du Kerala.

Le 9 août dernier, alors que les secrétaires généraux des deux principaux partis communistes indiens, Sitaram Yechury [PC d’Inde(Marxiste)] et Doraisamy Raja (PC d’Inde) se rendait à l’aéroport de Srinagar, la capitale de l’État indien de Jammu et Cachemire, la police leur a refusé l’entrée dans l’État où les deux dirigeants devaient tenir des réunions et meetings en faveur de la paix avec les communistes et sympathisants du Jammu et Cachemire, notamment avec Modh Usuf Tariagami élu à quatre reprises du parlement du .

Ce 22 août, depuis New Delhi, le secrétaire général du CPI, D. Raja, est revenu sur la situation au Kashmir et la répression dont sont victimes les communistes en déclarant que l’abrogation de l’article 370 était antidémocratique et constituait un assaut à la démocratie et a averti qu’un sort similaire pourrait toucher d’autres États. “L’abrogation de l’article 370 n’était ni démocratique et constitue une attaque contre la démocratie. Le déclassement de l’État en territoire de l’Union (la scission de l’État en deux territoires – Jammu-et-Cachemire et le Ladakh) n’est qu’une tentative sinistre pour faire passer l’agenda Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS – groupe nationaliste hindou d’extrême-droite). Le gouvernement de Narendra Modi est sous le contrôle du RSS “, a-t-il déclaré devant une réunion organisée par le DMK au Jantar Mantar contre les démarches du Centre au Jammu-et-Cachemire.

Exprimant son inquiétude face à la situation au Jammu et au Cachemire, l’ancien député a déclaré: “Le Jammu-et-Cachemire fait partie intégrante de l’Inde. La question est devenue internationale et des tiers se préparent maintenant à une médiation, que nous condamnons totalement. Nous demandons certains efforts pour gagner les cœurs et les esprits du peuple. Ils sont notre peuple et nous devrions les atteindre. Le couvre-feu au Jammu-et-Cachemire doit être supprimé. Où est la démocratie? Où est la normalité? ” “À l’avenir, la même chose pourrait arriver aux habitants de Delhi ou du Tamil Nadu. L’Inde ne devrait pas être détruite par les partis communautaires et fascistes”, a-t-il ajouté.

Évoquant l’assignation à résidence d’Omar Abdullah et de Mehbooba Mufti, deux dirigeants communistes , Raja a déclaré: “Pourquoi les dirigeants politiques devraient-ils être assignés à résidence et pourquoi Ghulam Nabi Azad n’est-il pas autorisé à se rendre au Jammu-et-Cachemire?
Ce sera le début d’une lutte contre les forces fascistes. Nous ne leur permettrons pas de détruire la Constitution et la démocratie “, a-t-il ajouté.

d’après : https://morningstaronline.co.uk/article/w/indian-communist-leader-slams-denial-basic-democratic-rights-over-kashmir-detention et https://www.sify.com/news/abrogation-of-article-370-was-undemocratic–raja-news-national-tiwqbvajafghh.html